"La Journée de la Jupe" est un film à voir absolument. Isabelle Adjani est une immense actrice, et il faut aussi saluer la prestation des jeunes acteurs. Tellement réaliste qu'il en est bouleversant, c'est un film que je recommande chaudement.
Tenant la route grâce à l'interprétation magestueuse d'Adjani et de jeunes acteurs épatants, "La Journée de la jupe" est une vraie claque dans la sphère de l'Education Nationale. D'une intensité rare, poussant la réflexion très loin (peut-être de manière un peu poussée) sur la condition de la femme en banlieue, en patriculier quand elle est prof, ce film est une expérience cinématographique dont on ne sort pas indemne.
La Journée De La Jupe est un projet ambitieux, coup de poing, qui donne à réagir et à réfléchir. Un projet ambitieux qui n’aurait certainement pas été poignant sans la maîtrise quasi inconcevable de son réalisateur (quand on connait ses autres réalisations) au niveau de la direction des acteurs, de la mise en scène d’une rare justesse, des dialogues souvent gras mais témoignant d’un réel travail. La Journée De La Jupe nous a réconcilié avec ce réalisateur qui n’a pas froid aux yeux en exposant de manière crue, sans œillères ni faux semblants, ces problèmes de société croissants, et qui se révèle par la même occasion un fin dramaturge. On attend désormais avec impatience son prochain projet, en espérant que l’on ne devra pas attendre 8 ans. (critique complète sur : http://www.leblogducinema.com/2009/07/30/critique-la-journee-de-la-jupe/)
Pour avoir travaillé dans un collège, je peux dire que la mentalité de certains jeunes sont très bien dépeints tout comme le corps enseignant. Il n’y a rien d’exagéré même si le trait peut paraître un peu surligné. Justement, « La journée de la jupe » surligne les problèmes et ne propose pas de solution. Et c’est là l’horreur de ce film, l’horreur de la réalité : il semblerait qu’il n’y ait que des problèmes, aucune solution. La seule qui pourrait être proposée c’est le respect. Respect des jeunes envers le corps enseignant qui se démène pour dispenser un savoir ; respect du ministère de tutelle envers ses enseignants ; respect du monde des adultes envers des jeunes qui n’ont plus de repères et qui sont corrompus par des clips, le sport et qui ne sont rien d’autres que des miroirs aux alouettes de l’argent facile ; et que « sale pute », « va niquer ta mère » ne deviennent plus des langages galvaudés ou des ponctuations de phrases ; respects des garçons envers les filles. Et surtout l’abandon de toute connotation religieuse dans le laïque. Enfin, Adjani est comme d’habitude, rayonnante de réalisme et un hommage appuyé à tous ces gosses qui ont joué leur partition avec brio. Quand on a Adjani au premier violon, ça ne peut être que réussi.
Ce film est complètement caricatural. Tous les élèves ne sont que des fils d'immigrés, voleurs, violeurs à l'occasion, et sympathisants du fondamentalisme musulman. Les enseignants sont tous décrits comme des couards qui se laissent taper dessus par les élèves. C'est une honte de montrer une telle réalité, quand on sait les efforts héroïques qu'accomplissent quotidiennement les enseignants dans les zones difficiles, et la bonne volonté admirable de la majorité des élèves (je le sais, parce que je suis moi-même enseignant dans ces zones difficiles). Adjani est complètement hystérique du début à la fin, et rien que ça c'est éprouvant. Franchement, on comprend les élèves qui la martyrisent. Pris dans la spirale de la caricature outrancière, le film hésite entre le ton de la comédie beauf et celui de la tragédie extrême. Malgré une fin exagérément larmoyante, il ne parvient pas à choisir entre les deux, et nous avons affaire à une histoire tiraillée entre la bouffonnerie et le drame moralisateur. Tout cela est nauséabond. Je ne serais pas surpris d'apprendre que le réalisateur vote pour l'extrême droite.
Faire un huit clos n'est jamais chose aisé, car il faut retenir le spectateur, le divertir encore plus qu'à l'accoutumé, ainsi je comprend pourquoi le film a d'abord été diffusé sur Arte avant de sortir en salle, car il faut le reconnaître : La journée de la jupe fait figure de téléfilm. Je pense que plein de profs ont été en extase en le regardant, et moi de même je dois dire ; les collèges/lycées difficiles je connais, j'y est étudié. Il fallait un film comme ça pour dénoncer ce problème constant qu'on les jeunes envers l'autorité et le corps enseignant, mais bon, je ne pense pas que ça va faire changer les mentalités, ça reste que du cinéma après tout. Isabelle Adjani est parfaite et convaincante comme toujours.
Tres mauvais film, surjoue de facon assez impressionante !! Comment Isabelle Adjani (que je ne deteste pas) a t-elle pu recevoir un cesar pour un role ou elle en fait des tonnes.... Non vraiment decue, ..
Mon dieu que c'est mal joué, j'ai à peine tenu une vingtaine de minutes devant ce navet. Les personnages sont insupportables et sonnent faux pour la plupart. On se croirait devant une mauvaise VF alors qu'il s'agit malheureusement de la performance même des acteurs qui laisse à désirer.
Formidable "petit film " qui malgres un sujet casse gueule arrive a flirter entre des scenes de comedie et d'autres beaucoup plus grave . Une excellente Adjani bien seconde par les autres acteurs.Un film a mettre au programme dans tous les colleges.
Un film époustouflant! Certes c'est engagé mais tellement bien emmené qu'on ne peut rien reprocher au réalisateur tant le choc qu'il nous offre est fort..