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Arnaud L.
41 abonnés
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5,0
Publiée le 10 avril 2009
Excellent film qui soulève de réels problèmes contemporains et qui doit, malheureusement, être très proche de la réalité. Les acteurs sont justes. Globalement, pas de réelles fausses notes. Bref, un film à voir, bien au delà du simple divertissement.
Comprends pas trop ces critiques dythirambiques sur la prestation d'Adjani. Personnellement, je trouve qu'elle joue faux, et c'est bien la première fois que je vois cette grande actrice se planter. Mauvaise direction d'acteur ? Pour le reste, chacun se prononcera sur le message du film, mais j'ai trouvé le scénario bourré d'invraisemblances et de grosses ficelles chevènementistes. Quitte à voir un film sur nos wesh-tête-à-claque made in France, vaut mieux voir l'Esquive ou à la rigueur Entre les murs, quand même plus subtils. Parce que là, ça taille à la hache de bûcheron, et c'est bien connu, tout ce qui est excessif est insignifiant.
Pour un jeune il fut peut pour qu'il soit comble un film x, un peu d'action des gague à la pipi caca mais la moi qui est 16 ans adore ce film ouvre les yeux enfin à beaucoup de personne je ne suis pas raciste ce film ne l'est pas non plus il est triste émouvent poignant intriguant Isabelle Adjani au plus au de sa forme
Au plan purement technique et artistique le film est vraiment pauvre mais c'est loin d'être le problème. Le problème c'est le propos nauséabond de cet anti "Entre les murs"! On peut bien sur ne pas cautionner la pensée à la Bégaudeau, disant presque, que tout se vaut : un bon slam plutôt que Voltaire et les enfants de la République seront bien éduqués... Dans La journée de la jupe, Lilienfield développe sans subtilité aucune une pensée inverse qui touche à l'extremisme. Adjani, héroine finalement positive voudrait pouvoir enseigner Molière sans aucune pédagogie, façon "Les choristes", à une classe de cité. Or ce ne sont que des barbares misogynes, antisémites et crétins. Elle les prend donc en otage (sur un malentendu). Les réactions du proviseur communiste et démissionaire, du prof collabo qui enseigne finalement le Coran ou de l'autre, ethnophile, qui parle de communication loupée quand on le tabasse sont d'un caricatural insoutenable. Côté collégiens barbares c'est encore pire. Pour Adjani comme pour le spectateur, rien à rattraper chez les anti-héros. On évacue en 40 secondes l'aspect social de la vie en cité. D'ailleurs quand le film parle social c'est pour ajouter une charge de plus sur le dos de nos collégiens : la trahison paresseuse envers le sacrifice positif de leur parents (on est en 1988?), les gentils arabes bien corvéables des usines Citroën. Tentative de rattrapage pathétique, Adjani islamophobe ? Non! Musulmane! ses parents sont des personages echappés de OSS 117, ils baragouinent humblement, sont très gentils et adorent René Coty. En conclusion un film à voir pour se convaincre que la pensée féministe, laïque et républicaine peut aussi être prise en otage par un extremisme crétin.L'islam et les cité lui servent alors d'ennemi utile pour dissimuler sa vacuité.
Vraiment 0 car tout dans ce film est déplorable, la mise en scène est absolument inexistante, aucune idée de mise en scène ou de point de vue (caméra tremblotante, montage approximatif du pire effet) et la thèse du film est carrément nauséabonde. Inutile d'applaudir Arte pour avoir financer ce film. Mes amitiés cependant à la très grande Isabelle Adjani mais elle mérite mieux que ce nanar du niveau d'Esprits Rebelles...
A la base uniquement destiné à la télévision pour la chaîne Arte,"La journée de la jupe"(2008) est finalement sorti sur grand écran. Traitant de la désintégration sociale au sein de l'institution scolaire,il remet sur le devant de la scène une Isabelle Adjani étonnante en prof de Français qui pète les plombs,mais qui se croit toujours au théâtre. Le point de vue de Jean-Paul Lilienfield,a priori consensuel,et oeuvrant à démontrer la sécheresse des relations hommes/femmes,les ignorances religieuses ou les comportements violents,penche plus du côté du réac'. Les jeunes acteurs,la plupart issus des minorités,sont appliqués,peut-être trop,pour qu'on y croit. Toute la partie extérieure au huis clos dans l'amphithéâtre,c'est à dire les négociations policières et ministérielles semblent tout droit sortis d'un épisode de Julie Lescaut. Ca sent la démagogie à plein nez. Malgré tout,quelques vérités sont dites,il est toujours indispensable de les rappeler à défaut de les contrer et la désespérance d'une prof livré à elle-même et qui cache un secret finit par faire passer un message significatif.
La journée de la jupe fait par celui a qui l‘on devait le scénario de L’œil au beur noir, durant 1heure 30, il nous décrit les difficultés de l’enseignement en ZEP et la violence noyé dans ses propres contradictions, que celle-ci soient par rapport à la religion ou autre. Le film repose donc sur une bonne idée e départ, montrer alors que des directives vont être pris pour réduire la durée des stage pratique des enseignants, sans fausse artifices la galère que rencontre au quotidien les profs en zones sensibles enlisés dans des situations dépassants de très loin leur compétences dans ces domaines. Et l’utilisation afin d’apporter une ambiance huis clos psychologique qui permet de façon originale de traiter un sujet devenu important « comment comprendre ces jeunes de banlieues qu’on semble laisser pour compte », souvent déchirés entre des cultures différentes et leur montrer la place qu’ils peuvent occuper dans une école dite laïque (le sujet a pas mal fait débat) et le fait de mettre dans une salle polyvalente les lèves et la prof permettra donc de laisser entrevoir les idéologies se confrontées, des personnalités qui apparaissent et des vérités parfois difficiles à avouer sortir. La journée de la jupe, malgré son affiche et son titre pas très racoleur est donc une véritable surprise de l’année 2009 qui arrive donc a réussir à jouer sur deux tableaux différents : la partie sociale et l’autre un peu plus inattendue, du divertissement qui a aussi l’audace d’instruire et rester intelligent. On pourrait prendre le film pour un nouveau « entre les murs » mais Lilendeld nous montre ici que histoire et sujet peut être conjointement associé pour donner un excellent film, arrivant à faire du cinéma conscient tout en l’enrobant dans un récit , car la journée de la jupe n’est plus ni moins un film exposant une prise d’otage respectant tout les codes propres à ce type de sujet... critique sur:cthiboy.blogs.allocine.fr
Quant une prof de Français pète les plombs en plein cours au point de prendre en otage ses élèves, cela donne une toute autre vison du système éducatif ! Très loin de l’image que pouvait nous donner Entre les murs (2008), La Journée de la jupe nous plonge de plein fouet dans une salle de classe où des élèves de divers origines (blacks, blancs, beurs) se déchirent à base d’insultes. Leur prof n’est hélas pas épargnée et va en prendre pour son grade. Las de devoir supporter ce genre de brimades à longueur d’année, elle craque et les prend en otage. Jean-Paul Lilienfeld ne cherche pas à faire du politiquement correcte, on s’en rend compte très rapidement. Pris au cœur de ce cercle infernal et impuissant face à cette descente aux enfers, on reste de marbre, interloqué et surpris de la tournure que prennent les évènements. Si le scénario va trop loin à de nombreuses reprises, on y fera abstraction, face aux excellentes prestations de Isabelle Adjani & Jacky Berroyer.
Grosse surprise ce film, moi qui m'attendait à un film porté par la hype ce n'est pas le cas. En effet ce film est touchant, profond, sensible et profondément humain. Isabelle Adjani excelle dans son rôle et les jeunes acteurs pas connus sont très bons, tout comme Denis Podalydès. Le point fort de ce film c'est qu'il ce déroule à huit clos et qu'il est passionnant, il ne perd jamais son rythme. Et surtout j'ai aimé le fait que le spectateur ce place à la fois pour la prof et à la fois pour les élèves. C'est cette dualité qui fait pour moi que c'est un chef d'oeuvre. On comprend les motivations des deux parties. Ensuite ils y a des petits détails qui font le sel de ce film comme avec Podalydès et sa situation conjugale. Pour finir la fin est vraiment magnifique.
Très simple, très vraie, sans prétentions. Adjani talentueuse dans ce pétage de plomb en règle. Le tout est bien orchestré. Très bon p’tit film en somme.
Film visant à dénoncer la souffrance des filles des cités, "La journée de la jupe" déçoit. Si la critique est juste, elle est bien maladroitement mise en scène. Le casting tout d'abord étonne par son approximation. Jackie Berroyer, principal d'un collège de ZEP ? Absolument aucune crédibilité. Il possède la charisme d'un poulpe. Idem pour les flics. Le raffiné Denis Podalydès en poulet, c'est une mascarade. En revanche, lorsqu'il revêt le costume du négociateur, on y croit. Par contre, la relation qu'il entretient avec son supérieur sonne elle-aussi archi-faux. Enfin, Isabelle Adjani en professeur, c'est un peu comme si Ribéry obtenait le prix Goncourt. Si le casting de "La journée de la jupe" est raté, le contenu laisse aussi à désirer. Un film tragi-comique ? Si vous cherchez le comique, ça risque de vous prendre du temps. Quelques moments sont effectivement savoureux, mais ils se comptent sur les doigts d'une seule main. Le tragique lui-aussi mal-dosé. Pendant plus d'une heure, on assiste au délire adjanesque avec autant de tranquillité qu'une mère de famille à la pièce de théâtre de fin d'année de l'école primaire de son enfant. Le baromètre de la peur affiche désespérément zéro. Ce n'est qu'à la fin que le côté tragique de "La journée de la jupe" s'affirme, mais à ce moment-là ça fait longtemps que le spectateur s'est endormi. Prometteur, "La journée de la jupe" se révèle donc une déception.
Certes le film ne restera pas dans les annales du cinéma français, handicapé qu'il est par une mise en scène poussive et une série de clichés "gros comme une maison", mais il vaut surtout par l'interprétation éblouissante d'Isabelle Adjani. Chacune de ses apparitions marque une évidence. Elle est et reste la plus grande actrice française de ces trente dernières années !
Pour moi, la Journée de la Jupe c'est déjà une actrice, au sommet de son art. Tantôt flippante, tantôt émouvante, Isabelle Adjani est complétement incarnée. Ensuite, il s'agit d'un drame psychologique, d'un thriller, d'un drame sociologique, d'un "fait divers" contemporain. De ce dernier point de vue, ce drame ouvre la porte à de nombreuses interrogations et débats de société : la place des femmes, l'éducation, les inégalités sociales, les "barrières" générationnelles, la vindicte populaire...