2,5 étoiles pour le fond. La journée de la jupe c'est un peu comme entre les murs, sauf qu'au moins le réalisateur a le mérite de faire un film et non un docu-fiction. Je m'attarde un peu sur le fond, montrer la réalité des lycées et collèges de France. Tout est ici repris, certes un peu trop condensé dans une seule classe ce qui nous fait croire que tout est tout le temps comme ça mais il n'en demeure pas moins que cela est réel. Et montrer cela au cinéma ce n'est pas évident (les politiques n'en parlent jamais): la place de plus en plus importante de l'islam à l'école, le retour du sexisme, la violence, le non-respect de l'autorité, etc. La journée de la jupe montre admirablement bien cela. Le fond du film justifie à lui-seul sa vision, d'autant que les rebondissements savent nous tenir en haleine. Sinon du côté de la forme, le scénario de la prise d'otage ne sert que de prétexte finalement. La réalisation est anecdotique. Et enfin du côté des acteurs Podalydes est à côté de la plaque, comme d'hab, et a la fâcheuse tendance à rendre non crédibles ses personnages, à tel point qu'il arrive à me faire rire. Isabelle Adjani ressemble à un loukoum passé au lifting, elle hurle plus qu'elle ne parle. Dommage que la réalisation et le jeu d'acteurs soit autant délaissé car le film aurait pu être vraiment bien, mais on se retrouve finalement avec un film français, avec ses défauts habituels dans la réalisation (absence de surprise et de spectacle). A voir pour le sujet traité, mais ne pas disserter sur le reste...
Drôlement culotté de nous montrer quelque chose d'aussi politiquement incorrect. De nous montrer un de ces collèges dans une banlieue pourrie, où tout le monde a démissionné, à commencer par le Principal, par lâcheté, par peur d'être mal noté, et aussi grâce au laisser-faire de la hiérarchie. Jusqu'aux professeurs, qui se réfugient dans la démagogie, inénarrable celui qui pour tenter de persuader ses élèves, en grande majorité musulmans, de lui obéir, a toujours un Coran dans sa poche -dans un collège de la République! et tente de trouver le passage adéquat. C'est caricatural -mais c'est la caricature de quelque chose qui existe, et en particulier de cette honteuse démission devant le pseudo islam de petites brutes. Ce qui est terrible c'est qu'en agissant ainsi, on annihile toute chance, pour ces enfants, d'accéder un jour à une vie professionnelle, puisqu'ils n'ont pas les codes de la vie en société. Une prof de français qui essaye désespérément -mais sans aucune autorité- de faire son métier se retrouve avec dans les mains, une arme tombée du sac d'un élève et perd les pédales. Elle croit à la culture, elle croit surtout à la laïcité et aux droits des femmes de montrer leurs mollets (!!) sous une chaste jupe droite sans être traitées de putes. On comprendra à la fin que ce droit d’être laïque et de porter une jupe, elle l'a chèrement payé dans sa vie personnelle, et ce n'est pas un hasard si c'est Isabelle Adjani, dont le père on le sait est algérien, qui interprète -très bien- ce personnage. Bravo, merci, Jean-Paul Lilienfeld, merci, l'ennui, c'est que votre film n'est pas terrible. Vous avez oublié la première règle du bon scénariste: "dans un film jamais ne t'embarqueras, sans savoir comment tu le finiras". D'où, des rebondissements inutiles et une fin mélodramatique -nulle. Dommage. Mais j'espère que ce film va être vraiment un vecteur de réflexions et de discussions.
Voilà un de ces films, courageux, qui me réconcilie avec le cinéma français : il y a encore dans ce pays quelques metteurs en scène, quelques acteurs qui refusent de ne nous raconter que de belles histoires touchantes sur le bonheur de la banlieue et la richesse de l'immigration. Avec "Entre les murs" et "La journée de la jupe", le sous titre pourrait donc être "bienvenue dans le monde réel". Personne n'est épargné, pas même le prof syndicaliste lâche ; un grand moment de vérité. Voilà deux films, coup sur coup, qui nous livrent ce qu'est un cours dans une classe de 30 collégiens dont 28 enfants issus d'une immigration non intégrée. Chapeau !
En voilà du cinéma français efficace ! Le sujet est vraiment original, Isabelle Adjani est impeccable dans son rôle de prof à bout et Denis Podalydès complète le tableau. Les répliques fusent et en plus, on nous épargne une fin joyeuse. Vraiment très bon.
Un bon film au suspense haletant, dans la lignée de "Panic Room", mais en milieu scolaire et avec une veine sociale. Curieusement, les professeurs sont ici plus caricaturaux que les élèves, ce qui est assez inhabituel, bien que, si certains comportements sont bien avérés en France, il est difficile de concevoir qu'une seule classe recèle d'autant de cas désespérés. L'interprétation des jeunes est d'ailleurs très convaincante, de même que celle d'Isabelle Adjani, encore que celle-ci soit de temps en temps un peu gênante. Quant au scénario, il fait parfois preuve d'une bonne dose de subtilité mais en manque d'autres fois cruellement. Cela dit, le film reste vraiment appréciable et intéressant.
L'histoire d'une professeure qui va donner le cours de trop. Vous avez eu la version soft avec racaille de Paris et encadrement masculin, voici la version hard avec racaille de banlieue et professeure. Ce n'est pas sympathique d'oublier l'extraordinaire film avec Depardieu, mais il ne boxait pas dans la même catégorie. Voici enfin le film que tous ceux, qui ont été au moins une fois confrontés à la misère intellectuelle des racailles, ont eu envie de voir. Sinon de vivre ! La situation est originale, et même si tout est fait pour la meilleure démonstration possible, presque pédagogique, les dialogues et le casting donne un plaisir fou. Tout a été fait pour être politiquement correct sans l'être. Sous entendu aucun risque de procès pour racisme primaire, alors que le script flirte avec la limite des situations sans dépasser la ligne jaune des paroles. Le casting est génial, même si les jeunes ne sont pas toujours très doués, les adultes relèvent le niveau a chaque fois. Adjani est vraiment pas mal mais Podalydès casse la baraque dans un rôle inattendu. Et Jacky le pleutre est parfait. La dénonciation de la crasse cérébrale des jeunes de banlieue est limpide tandis que la qualité des dialogues et des raisonnements emporte tous les défauts mineurs sur son passage. Car le plus fort, c'est que pour une fois, le gauchisme est omniprésent mais ne trouve aucune excuse à la connerie ni à la paresse. Et encore moins au communautarisme. C'est le phénomène de tribu qui est démonté, la peur d'être différents de ... la différence. Car en plus d'être exclus de la république, ces débiles mentaux cherchent à se couper définitivement de la société, comme s'ils imaginaient qu'il n'y a pas besoin d'un minimum de culture juridique ou comptable pour devenir un grand dealer. Et pour ça il faut au moins savoir lire le français et baragouiner l'anglais, l'espagnol et l'arabe et tenir ses comptes. Il n'y a rien à tirer de cette sous classe de la République, qui fait honte à tous les immigrés, clandestins ou non, qui bûchent tous les jours pour un jour accéder à notre niveau de vie qu'ils n'ont pas eu à la naissance. C'est aussi l'intelligence du scénariste de montrer que le pire de tous n'est pas le plus « basané ». C'est bien le problème de la tribu de la sous culture US et religieuse qui est disséquée ici et le comportement de mouton suiveur, autant par soumission que par ambition. Attention ce n'est vraiment pas drôle mais simplement indispensable !
quel dégoût de voir un film aussi médiocre. ça vol vraiment très très bas... quoi dire de ce film, vraiment là je ne sais pas, c'est un très grand navet.
Un drame social au concept original et captivant. Isabelle Adjani et Denis Podalydès y sont excellents. Ça aurait pu être vraiment réussi si ça n'avait pas été autant basé sur une montagne de clichés. Artistiquement c'est pas bien intéressant mais le plus fort du film c'est son côté satirique et critique : tous les personnages sont des caricatures de personnes qui malheureusement existent vraiment. Il aurait seulement fallu être un peu plus réaliste pour maximiser le côté dramatique.
Bouleversant ! Je ne m'attendais pas du tout a une fin comme ca en fait , film important par rapport a tout ce qui se passe actuellement dans les banlieues et tout . Isabelle Adjani est meconnaissable , excellente interpretation , acteurs touchants
Certains le voient avec leur classe, d'autres proposent le diffuser "dans tous nos quartiers abandonnés à leurs sort dans le but de redonner espoir aux enseignants"! Mais vous êtes fous ! Vous ne connaissez sans doute rien à la banlieue ni au métier d'enseignant! On nous ressort tous les clichés du prof (depuis combien de temps n'êtes vous pas allés à l'école?), Adjani enseigne bien sûr Molière à des élèves qui bien sûr n'en ont rien à f... (la prochaine fois essayez Ionesco ou Sartre, les élèves adorent et on n'a pas besoin d'utiliser une arme pour les forcer à jouer des scènes de théâtre) et surtout elle joue faux! On croirait un doublage de série australienne! Navrant, désolant. Et il y en a pour croire que ce film va à l'encontre de la pensée unique!
Un EXCELLENT long-métrage avec une histoire qui tient le fil, malgré quelques choses restées flous, et surtout avec des très bon acteurs ! (Il y a surtout Jackie Berroyer que j'adore, bien qu'il n'ait pas un rôle important, j'admire tous les films ou il joue ^^)