Le film ne commence pas mal, pas de temps mort, c’est punchy et provocateur, et là on se dit pourquoi pas un peu de « parler vrai » dans les sempiternels films sur la banlieue type « Dossiers de l’Ecran ». Et puis au bout de vingt minutes, on se rend compte que le bureau des scénaristes a été victime d’une révolution de palais, et que c’est désormais Zemmour qui est à la manœuvre. Je sais ce qu’on va me dire : « Mon beau-frère est prof dans le 93, et ce qu’on voit là, ce n’est encore qu’une version édulcorée », etc. Merci, je ne suis certes pas prof, mais je prends les transports en commun dans l’est parisien, et je me rends bien compte qu’ils ne sont pas peuplés que de jeunes Gandhi et Voltaire. Mais là, c’est la fête au cliché : le black violeur et fourbe, le Turc victime mais un peu con-con, la petite Algérienne qui a vu sa famille se faire égorger en Kabylie sous ses yeux, l’autre black plus gentil et qui se fait libérer, le céfran à casquette et à l’œil vicelard , etc. Adjani est en fait assez crédible en prof qui aurait dû depuis longtemps atterrir dans les maisons de repos de la MGEN au lieu d’osciller entre Lexo (subtil, le petit plan « discret » en début de film… ) et hystérie. Là-dessus vient se greffer une improbable histoire policière digne des Bleus de M6, mais avec humour involontaire. Podalydès semble échappé de Versailles Rive Droite et n’arrive jamais à faire croire à son contre-emploi de super-flic. Le ministère de l’Intérieur devrait d’ailleurs faire un procès au film, qui ne donne pas une idée glorieuse des forces de l’ordre françaises, entre l’amateurisme des soi-disant brigades d’élite et une ministre MAMesque ordonnant tout et son contraire. Dommage, un film un peu politiquement incorrect et trash aurait été intéressant, et on final on n’a qu’un Joëlle Mazart rewrité par Finkielkraut.
La journée de la jupe est un très bon film. Huit clos oppressant, on se demande tout le long du film comment ça va se terminer. Et la fin ne déçoit pas. Adjani est superbe dans ce film!
exelent film j'ai tro kiffer on reste sur le fil tout au long du film une fin qui tourne au drame mais sisi srx ça c'est un zeeeeeee filmmmmmmmmmm a voir et a revoir sisi
Difficile de mettre moins de trois étoiles à un film bien réalisé, bien joué et traitant d'un sujet haut combien complexe. Pourtant...
Le déroulement n'est pas des plus palpitants puisqu'il nous inflige les poncifs de la prise d'otages avec ses rebondissements habituels.
Reste le sujet : la violence, l'éducation, l'éducation nationale, l'adolescence, la laïcité, la pauvreté.... énorme. Bien trop grand en fait et si le film montre bien ce qu'est une classe très difficile en banlieue défavorisée, on reste largement sur notre faim quand il s'agit de prendre position sur ce qui dysfonctionne et ce qu'il faut faire (donner un flingue à chaque enseignant ?).
Un film qui met en scène Adjani, en prof qui pète les plomb dans une classe de français d'un collège situé en ZEP. Le ton est juste, les répliques sont percutantes, et sans démagogie, on nous montre la difficulté de l'enseignement dans ces milieux défavorisé socialement. Le spectacle est un coup de poing qui frappe juste dans le plexus, on en sort hors d'haleine mais très heureux de l'avoir vu.
L’interprétation d’Adjani méritait bien un César. Elle nous désoriente, tantôt burlesque tantôt tragique, la morale de ce film fait doucement son chemin et laisse le spectateur à sa propre réflexion. Il y a des films qui, une fois sortie de la salle, perdent de leur impact, celui-ci n’en est pas. Une fois sorti de la salle, on s’interroge à la fois sur le message du film et également sur la façon dont ce film le transmet. Au final, 1h27 qu’on est fier quelque part d’avoir passé devant l’écran.
L'un des films les plus surestimés que j'ai jamais vu... Grâce à une actualité brûlante et à une promo intelligente le film a pu réunir à la fois le public et la critique dans une dose de démagogie nauséabonde. Si l'idée de départ n'est pas mauvaise encore eut-il fallut un scénario solide et une mise ens cène plus ambitieuse. En effet ce film n'a rien de commun avec le 7ème art tant tout sent le téléfilm pseudo-pédagogique. Une Isabelle Adjani très investie n'est pas suffisante aux côtés de flics très peu crédibles dont Denis Podalydès ; les dialogues sont dénués de tous termes policiers dignes du réalisme dont ce film se détenteur... Et je passe sur le déroulement décisionnaire de l'assaut... En résumé il y avait de l'idée mais que l'idée et surtout c'est un film qui n'a aucune qualité digne du grand écran des salles obscures.
Extra! Une solide alliance entre le cinéma et le théâtre, portée par Adjani et Podalydès au mieux de leur forme, et surtout par des jeunes acteurs aussi convaincants que des pros. Noter que les fans de la série Kaamelott retrouveront avec plaisir Anne Girouard comme ils ne l'ont jamais vue. L'ambiance cliché qui peut faire un peu peur au début n'est là que pour se disloquer au fur et à mesure que l'action avance, faisant ressortir les faiblesses de chacun. Ou comment naviguer entre film à message et tragédie sans tomber dans l'excès. En bref: à voir absolument!
Intéressent . Un côté réel pour un scénario bien trouvé , mais seulement le côté trop français prend totalement forme avec l'arrivée des policiers et tout ça. Isabelle Adjani , qui a un rôle qui prend plus en plus de rigueur , perd totalement le sens de son interprétation de professeur ,et si elle a reçu un César , elle ne m'a absolument pas subjugé . Pis , les élèves sont peu crédibles et pour le moins mauvais . Mais bon , soyons exigeant avec eux , ce n'est que leur premier film. Dès le début du film , la tension monte et peut-être trop tôt , car il n'y a plus effet de surprise , puisqu'il faut attendre 1 bonne heure pour trouver des scènes différentes . La fin est plus troublante que touchante ,et la musique de fond fait bien ressortir la douleur de cette fin . Ennuyeux et trop peu différent aux fils des minutes , La journée de la jupe reste un film atypique au destin peu glorieux .