Film coup de poing et si (admettons le) la réalisation n'a rien d'extraordinaire (sans toutefois déméritée) c'est surtout de par son fond que ce film fait mouche. Ben oui, messieurs les autruches, ce n'est pas du racisme ou de l'ostracisme que de montrer une vérité que nous ne voulez pas voir. Des classes transformées en garderie sociale et livrés à loi des caïds, ça existe. Je sais on va dire que ce n'est pas comme ça partout, mais l'arbre ne saurait cacher la forêt. On peut raconter tout ce qu'on veut et trouver des excuses à tout le monde, c'est tellement facile, mais le maître mot de ces situations c'est bien la perte du respect. Et tant que le respect ne sera pas rétabli, la situation ne fera que s'empirer. On va nous dire "il y en a qui s'en sortent…' encore heureux, mais ceux qui s'en sortent ne sont pas le nombre, ils sont l'exception. Un mot sur l'interprétation, Adjani nous fait une prestation remarquable, Denis Podalydès s'en sort bien. Un film fort, dur mais nécessaire.
Très bon film sur les problèmes dans les Zones Rep et le problème des citées. L'enseignement dans ces milieux c'est un enfer Mais c'est aussi parcequil n y a aucune mixité sociale .
Mon dieu que c'est mal joué, j'ai à peine tenu une vingtaine de minutes devant ce navet. Les personnages sont insupportables et sonnent faux pour la plupart. On se croirait devant une mauvaise VF alors qu'il s'agit malheureusement de la performance même des acteurs qui laisse à désirer.
Dans un registre nettement moins performant que « Entre les murs », ce film de Jean-Paul Lilienfeld brosse le portrait d’une génération de collégiens en échec scolaire. Avec une mise en scène très pauvre, on a le droit à un huis-clos théâtral décrivant la prise d’otage d’une classe par une enseignante dépressive (Isabelle Adjani, obtenant ici le César de la meilleure actrice en 2010). L’intrigue ne présente guère d’intérêt mais permet d’aborder les thèmes du respect et de la considération de la femme avec des propos rudes et percutants. Bref, une description sans fioriture d’un contexte social et culturel rarement exposé au cinéma.
Petit addendum avant d’entrer dans le vif de notre critique, Mais les films parlant des banlieues de Paris ou de Marseille, on est contraint de tomber dessus pour peu que l’on se mette à s’intéresser à la vie scolaire décrite par le cinéma (français ici). De là à penser que ce sont les seuls lieux dignes d’intérêt pour filmer la vie au collège ou au lycée, la marge est ténue. Ce qui nous est systématiquement montré est délétère, dégueulasse, d’une manière de s’exprimer insupportable, asservi à des idéologies farfelues et où l’on utilise à foison un mot dont on ignore la signification « respect ». Une population le plus souvent stigmatisante quand elle n’est pas exécrée mais qui nous est à chaque fois dépeinte en victime. De ce pot pourris nous sortent comme à l'accoutumée quelques fulgurances de bons sentiments, rassurants pour ceux qui regardent je présume. Cela étant, le film n'est pas mauvais, L'idée d'une prof excédée qui prend ses élèves en otage est originale. Le pistolet trouvé dans le sac du meneur de la classe étant l'élément déclencheur de la véritable histoire. les jeunes acteurs et Isabelle Adjani tiennent très bien leur rôle, la tension et l'hystérie sont palpables. le conciliateur du RAID est convainquant dans un rôle pas facile entre être menaçant et rassurant. Par contre j’ai trouvé son supérieur bien conciliant avec lui, alors qu’à ses dires il n’avait qu’une envie, celle d’intervenir. Mais ce qui m’a choqué fut tout de même la prestation de la ministre de l’éducation… ou de l’intérieur, totalement réactionnaire, à coté de la plaque et d’une vulgarité qui est une honte pour la nation, Si c’est le reflet du comportement des « élites » dirigeantes, pas étonnant que les quartiers populaires soit dans une telle déliquescence face à une telle non crédibilité.
On ne dirait pas une seconde que c'est un téléfilm. Quelle actrice fantastique. Quel scénario. Pas de manichéisme pas de politicaly correct. Juste l'émotion une et la vérité des sentiments.
Un prof disjoncte dans l’ambiance d’un de nos collèges républicains, malheureusement décrite avec réalisme. La suite se dilue dans des complications simplificatrices peu crédibles.
Un très bon film qui fait penser au roman "Rage" de Stephen King. La mise en scène en est clairement inspirée. Un angle plus "moderne" toutefois, maintenant ce sont les profs qui pètent des câbles en ZEP.
12 ans plus tard un Samuel Paty finit décapité... Pas de soutien de ses collègues, du directeur et du ministère, élèves et parents d'élèves complices.... Il suffit de voir les critiques presse pour voir ce qu'est l'islamo-gauchisme
En tant qu'enseignante je peux témoigner de la justesse de ce film qui portraie une jeunesse en déliquescence, une notion de respect tombée aux oubliettes et un désarroi viscéral face aux réactions, postures ou idées adolescentes. Même si certaines péripéties peuvent sembler excessives voire invraisemblables aux profanes, j'affirme mon empathie totale avec cette femme qui ne veut qu'exercer son métier pour instruire et aider ses élèves. Isabelle Adjani campe avec force et sensibilité une professeure confrontée à une violence banalisée, cachée et bien peu assumée face à de jeunes acteurs convaincants. Reprocher à l'intrigue les divers fils thématiques qu'elle entremêle c'est nier la réalité des problématiques multiples auxquelles nous pouvons être confrontés sans disposer nécessairement des outils pour y remédier. Une fiction qui manifeste une fine compréhension d'un univers décrié et dédaigné par manque de compréhension et de connaissance. Utile.
Une tension dramatique intéressante mais on assiste là à la fête des clichés. Stéréotype sur stéréotype, dans un climat volontairement anti-banlieusards, anti-pauvres et anti-immigration... Isabelle Adjani, agneau de Dieu offerte en sacrifice avec ses yeux bleus tout ce qu'il y a de plus tendre et de français de souche, est érigée en victime ultime souffrant d'une situation infernale. La nausée remonte.
Il n'y a pas que la performance d'Isabelle Adjani mais le travail de toute une vraie équipe de comédiens dans ce film . Sa force c'est d'être filmé très proche des acteurs ce qui en fait quasi un documentaire . Un vrai film coup de poing .
Comédie tournant au drame. La prof confisque spoiler: un pistolet d'un étudiant et l'utilise pour reprendre le contrôle, jusqu'à ce que les choses prennent le contrôle. Moins pire que les fusillades des États-Unis quand même.
Je n’exagérerai rien en disant que "La journée de la jupe" est très probablement le film le plus mal joué que j'ai pu voir de ma vie, et qu'au delà de ça, la mise en scène et les événements qui se produisent sont d'un ridicule tellement affligeant que je ne pouvais que me poser la question "C'est vraiment en train d'arriver? Je vois vraiment ce que je vois?" Et bien oui, ce film transpire l'incompétence du réalisateur, de l'équipe technique et encore une fois de l'équipe de recrutement du casting. J'avais l'impression de voir une salle de théâtre mal éclairée remplis d'acteurs débutant ne sachant jamais où placer sa phrase ni quelle gestuelle avoir. Une catastrophe incroyable.
Pour moi, la Journée de la Jupe c'est déjà une actrice, au sommet de son art. Tantôt flippante, tantôt émouvante, Isabelle Adjani est complétement incarnée. Ensuite, il s'agit d'un drame psychologique, d'un thriller, d'un drame sociologique, d'un "fait divers" contemporain. De ce dernier point de vue, ce drame ouvre la porte à de nombreuses interrogations et débats de société : la place des femmes, l'éducation, les inégalités sociales, les "barrières" générationnelles, la vindicte populaire...