Quant une prof de Français pète les plombs en plein cours au point de prendre en otage ses élèves, cela donne une toute autre vison du système éducatif ! Très loin de l’image que pouvait nous donner Entre les murs (2008), La Journée de la jupe nous plonge de plein fouet dans une salle de classe où des élèves de divers origines (blacks, blancs, beurs) se déchirent à base d’insultes. Leur prof n’est hélas pas épargnée et va en prendre pour son grade. Las de devoir supporter ce genre de brimades à longueur d’année, elle craque et les prend en otage. Jean-Paul Lilienfeld ne cherche pas à faire du politiquement correcte, on s’en rend compte très rapidement. Pris au cœur de ce cercle infernal et impuissant face à cette descente aux enfers, on reste de marbre, interloqué et surpris de la tournure que prennent les évènements. Si le scénario va trop loin à de nombreuses reprises, on y fera abstraction, face aux excellentes prestations de Isabelle Adjani & Jacky Berroyer.
Excellente interprétation et récit non linéaire aux rebondissements inattendus. De la quasi comédie du début, aux dialogues acides (le principal, le prof d'espagnol...), le récit évolue lentement en une tension croissante et les équilibres vers une instabilité qui va tout aussi crescendo. Les nombreux thèmes abordés font ressortir l'illogisme du comportement humain : un scénario bien ficelé.
Ce film aborde les sujets qui font mal avec intelligence. Rien que le titre du film reflete cette façon de traiter les sujets (Evidement pour comprendre il faut voir le film et la réaction de la ministre qui ne comprend pas que les libertés doivent etre dans tous les sens). Il devait etre vu par des tas de personnes afin qu'il y ait une meilleure compréhension de certaines problématiques vécues. Non seulement le fond est construit mais la forme est aussi parfaite pour faire ressortir le dramatique de la situation. Et nous passons du rire aux larmes. Alors que demander de plus ...
Beaucoup mieux que le raté et surestimé " entre les murs " " la journée de la jupe " marque le grand retour de Adjani . Toujours autant de talent elle reste une des plus magnifique actrice française . Tout le film repose sur ses épaules ,bien secondé par de jeune comédiens amateurs . Denis Podalydès et Jackie Berroyer sont aussi excellents . Dommage que le film soit sorti sur arte avant sa programmation au ciné ce qui le condamne a un faible nombre d'entrées
Un excellent film. Un psychodrame à huit clos au sujet du pouvoir: qui le prend? Qui le gère? J'ai beaucoup aimé les rebondissements. Isabelle Adjani joue bien. Un peu d'appréhension avant à cause des critiques. Convaincue et bouleversée après. Recommande fortement.
Pour moi ce film est devenu un film culte. Je l’ai vu sur ARTE la 1er fois et j’ai tellement était scotché par l’ensemble du film, autant par sa réalisation, que par son scenario et bien sur ses acteurs, que je suis allée le revoir au cinéma (difficile de trouver une salle hélas). Tout simplement magnifique. Un film anti langue de bois qui pour la première fois enfin au cinéma nous montre la vérité, ayant plusieurs amies professeur, je peux vous dire qu’il n’ya aucune caricature derrière ce film. Les acteurs, jeunes comme moins jeunes sont bluffant de vérité, que dire de l’époustouflante Isabelle Adjani qui n’a jamais été aussi bonne depuis l’été meurtrier. Mais comment peut-on boycotter un film aussi beau ! J’ai versé ma petite larme et j’ai gardé la bouche ouverte tout le long de sa diffusion. Bien sur COCO est moins dérangeant bien sur alors évidemment on peut le trouver dans toute les salles de France. L’autruche c’est le symbole de la France, oublions le coq…
La journée de la jupe voit son plus gros avantage être son plus gros défaut. Je veux parler d'Adjani, principale artisante de la réussite du métrage mais aussi de ses défauts. L'explication est simple : la performance qu'elle délivre est d'une telle puissance de perfection émotive qu'à côté, la réalisation paresseuse et les grosses ficelles à message du scénario sont tellement apparentes qu'elles laissent un arrière goût de déception. Une demi-réussite principalement dû à sa comédienne investissant un personnage de prof ne s'interdisant aucune liberté de ton qui gagne à faire réfléchir.
Si au départ on fait face à une accumulation, voire une pluie d'insultes, de comportements grossiers de la part d'eleves, qui à mon sens, frise l'excès, voire la caricature, l'histoire est quand meme prenante, avec une Isabelle Adjani que je connais assez peu, mais qui domine largement son sujet! Dommage q'elle se fasse autant désirer et qu'on ne la voit pas plus souvent à l'écran...
Les comédiens en herbe qui l'accompagnent tout le long du film et qui apportent nombres de rebondissements au scenario ne sont pas en reste non plus, j'ai trouvé leurs prestations tres réalistes, bienqu'en fait, je ne suis pas issue du milieu qu'ils sont sensés représenter dans le film.
"La journée de la jupe" est un film à voir, plein de messages, humain, tolérant mais aussi dénonciateur des paradoxes de notre société, de notre jeunesse, du monde éducatif etc... à voir!
Adjani théatrale au possible, les jeunes aussi crédibles quelle , c'est à dire pas du tout, des dialogues pour quiconque connait le language des jeunes actuels, parfaitement nullissime ,bref une belle connerie dans la lignée d' entre les murs , à savoir faussement courageux , et atrocement démagogue .
Jamais un film ne m'avait autant bouleversé que celui-ci !
Ce film est une réussite sur plusieurs plans — mis en scène, choix des acteurs, — Isabelle Adjani est merveilleuse, mais les jeunes sont bouleversants et que dire des autres qui s'effacent si subtilement en se reléguant au niveau des grands seconds rôles — le scénario est maîtrisé de main de maître...
En tout cas, ce film va me donner à réfléchir — j'ai grandi en banlieue et j'ai souvent été déçu par les films abordant ce sujet si délicat à traiter. Là, le ton est juste et les mots manquent pour dire toute mon admiration !
Donc merci à Jean-Paul Lilienfeld de l'avoir réalisé et si justement ! et surtout Bravo, mille fois bravo !
Ce film fait parti de mon panthéon! c'est sur! savez vous qu'il dénonce une réalité, que certains ne veulent pas entendre ou voir? Le jour où ça va arriver (une balle perdue) notre compassion ne servira à rien...la réalisation, l'interpretation (les jeunes sont aussi formidables, vraiment!) et le scenario vous laisse libre d'interpretation tout en dénonçant notre propre impuissance. A voir absolument pour agir, a voir avec les grands parents qui voient autrement cette réalite et avec les ados!!!!! Adjani? foutez-lui la paix! elle incarne parfaitement l'institutrice, en phase avec ses émotions! les autres Podalydes et compagnie ne sont pas en reste/ Longue vie au "journées de la femme" et pour un rapprochement entre generations et milieux socioculturels!A VOIR ABSOLUMENT
Certains films sur l'école – je pense surtout à celui qui a reçu l'honneur suprême, ce dont je ne m'explique toujours pas la raison - sont moins des films que des docu-fictions dont on se demande quel message ils veulent porter et qui n'apprennent rien que l'on ne sache déjà sur l'école de la démission, du laxisme, côté enseignants, et de l'insolence, de la provocation, de l'ignorance du côté élèves. Le message dominant pourrait être celui-ci : danger d'une méthode pédagogique qui établit une relation symétrique avec ses élèves et conduit à un fiasco relationnel. L'autorité et le respect ne se gagnent pas dans le copinage et l'usage d'un langage identique à celui de ses élèves. L'échec pédagogique et les malentendus sont inéluctables lorsqu'on donne abusivement la parole à des jeunes qui n'ont pas acquis la langue. Cependant reste l'impression de parti-pris en faveur d'un public d'élèves dissipés et arrogants certes, mais attachants et tellement maltraités par la société et l'institution. Aucune démagogie de cette sorte dans "La Journée de la Jupe". La prof veut amener ses élèves vers le haut, vers le savoir et la découverte, refuse de copier leur mode de relation, mais s'épuise et commet l'irréparable. Comme L'Esquive de Kechiche, La Journée de la Jupe de Lilienfeld est un vrai film, un récit à suspense, à rebondissements, à engrenage tragique, selon les règles antiques des trois unités, avec d'excellents acteurs qui nous livrent une histoire réaliste sur le difficile métier d'enseigner. C'est un film riche car il a deux niveaux de lecture et de sens. En effet, au-delà de l'histoire dramatique et psychologique d'une situation scolaire bloquée, c'est l'histoire plus générale d'un huis clos d'êtres humains, dans lequel l'enfer c'est les autres, mais où surviennent pourtant quelques notes optimistes de rédemption. Bref La Journée de la Jupe, c'est du vrai cinéma, du niveau d'une vraie Palme d'Or du cinéma mondial.
J'ai vu ce film dimanche, j'ai été très touché par le jeu si fort d'Adjani. Tous les comédiens jouent vrai. La situation n'est pas embellie ou noircie car tous les professeurs des quartiers abandonnés vous le diront, ce film décrit hélas leur réalité quotidienne. Faire de l'angélisme avec ces problèmes nous a mené à la situation désespérée qu'à à affronter le prof Adjani. On vit cela dans certains quartiers des grandes villes même en primaire: c'est terrifiant! Ce film est hélas presque un documentaire.
Derrière ce titre mystérieux se cache un film qui accumule les clichés (profs complices, principal démissionnaire, la banlieue difficile, les élèves agressifs) et une idéologie violente, terriblement réactionnaire. Le film joue sur la peur, l'angoisse des profs, des familles, pour véhiculer des propos graves et irresponsables.Les enfants des banlieues d'origine étrangère sont, selon le film, violents et idiots, il est impossible de leur communiquer quoi que ce soit. Esthétiquement en plus, le film ressemble à un téléfilm TF1 avec une musique insupportable qui commente lourdement le propos du film. C'est un film, qui déclare la guerre à l'école et à sa mission d'instruction et d'éducation de tous et au lieu de souligner finement la difficulté de cette mission dans des contextes économiques et sociaux complexes, propose d'ouvrir des prisons.