"London Boulevard" démarre plutôt bien, avec un pitch saugrenu. Un criminel fraîchement sorti de prison refuse de ré-intégrer son milieu, et préfère prendre un emploi de garde du corps / homme à tout faire pour une starlette recluse, fatiguée de son statut et des paparazzi. Mais rapidement, il s'avère que le volet avec la célébrité tient de la sous-intrigue, tant celle-ci est sous-employée et laborieusement rattachée au reste du film (Keira Knightley fait le taff, mais elle n'est clairement pas mise en valeur !). Et le récit de se recentrer sur une histoire de gangsters londoniens qui n'a rien de bien originale, ni dans son traitement, ni dans son déroulement. Le film bénéficie tout de même de quelques bonnes têtes. Dont Colin Farrell dans le rôle du protagoniste. C'est néanmoins Ray Winstone qui vole la vedette à tout le monde, en boss des plus inquiétants. Une prestation qui là encore n'a rien de neuf, mais l'acteur en impose. "London Boulevard" est donc relativement anecdotique. On notera qu'encore auréolé du succès de "The Departed" dont il était scénariste, William Monahan s'est ici attribué les casquettes de réalisateur, scénariste, et producteur. Comme quoi, sans Martin Scorcese et sans contre-pouvoir, ça marche moins bien !
Un polar au ton décalé matinée de romance qui ne parvient jamais à trouver la juste mesure. Entre sérieux et parodie, dialogues et situations frisant l’absurde, à l’humour noir british. Mais l’alchimie ne prend jamais, même pour le casting, où aussi bien Colin Farrell que Keira Knightley paraissent transparents. Un film décevant.
Peu original, déjà vu le film se repose essentiellement sur une tentative de faire le choc entre les gangs (britanniques, jeunes violents de milieux populaires) et le star-system (incarné par la star Keira). Si les décors et les costumes ont été clairement étudiés le côté star-system reste sur un seul et même cliché (la chasse des paparazzis) et le côté gangster reste la plus intéressante notamment grâce à Colin Farrell et à quelques scènes très efficaces. Casting impressionnant mais mal exploité ; Keira Knightley est sous-exploitée, voire ne sert à rien, David Thewlis a un role complètement invraisemblable (SPOILER : un comédien râté qui se tranforme en 2sec. en tueur de sang froid pour un mec qu'il ne connait pas), Ray Winstone en fait des tonnes, il n'y a que Colin Farrell qui est vraiment à son avantage. Un melting-pot maladroit mais qui offre de bons moments et surtout une fin très réussie.
Le scénariste oscarisé des Infiltrés passe ici à derrière la caméra pour nous offrir un premier film, thriller original, stylisé et de bonne facture. Une mise en scène solide, sur un scénario bien écrit (il a du bien regarder certains des metteurs en scène pour qui il a travaillé...). Sans crier au chef d’œuvre, il arrive à nous tenir en haleine au long d'un récit sans baisse de régime ni faute de goût (c'est rare !). Le mélange people et pègre londonienne passe bien. De scènes d'une violence inouïe côtoient d'autres très drôles ou très romantiques, le tout fonctionnant très bien. Coups de théâtre et retournements de situations arrivent à bon escient. Un casting chic et choc pour une belle interprétation d'ensemble. Colin Farrell, de plus en plus sexy (les tempes grisonnantes lui vont très bien...), incarne à merveille cet anti-héros à la fois ange et démon, avec un naturel désarmant. Keira Knightley a un rôle secondaire et ne montre pas grand chose. David Thewlis, Ben Chaplin, Ray Winstone et Eddie Marsan assurent dans les autres seconds rôles, ils sont tous assez délectables. Un très bon thriller, qui, s'il ne révolutionne pas le genre, est parfaitement maîtrisé, et nous fait passer un moment très plaisant. Pour un coup d'essai, c'est un coup réussi pour William Monahan (américain contrairement à ce que le film pourrait laisser croire)...
Un film bien mal ficelé. Une sorte de sous Guy Ritchie. Dans la lignée des polars anglais un peu déjanté. Mais là on a du mal à accrocher, le scénario est trop décousu . Cela part dans tous les sens. L'intrigue ne tient pas la route. Même les acteurs ne sont pas tout à fait à l'aise dans ce genre policier -burlesque.
William Monahan, scénariste plutôt brillant des "Infiltrés" et de "Mensonges d’Etat", aurait peut-être dû se cantonner à l’écriture plutôt que de se lancer dans la réalisation. Non pas que son "London Boulevard" soit totalement raté… mais il est indiscutablement décevant. Comment peut-on livrer une œuvre aussi bancale et insipide avec un univers au potentiel aussi riche ? Tout était pourtant réuni pour donner un film de gangster crépusculaire teinté d’une touche de classe à l’anglaise et d’un soupçon d’humour décalé, à mi-chemin entre Martin Scorsese et Guy Ritchie. Au final, on a droit à l’intrigue ultra-classique de l’ancien voyou décidé à se ranger après un passage en prison mais qui va être rattrapé par son passé. Monahan semble d’ailleurs parfaitement conscient que son histoire a déjà été racontée des centaines de fois sur grand écran et tente d’apporter un plus avec cette histoire d’amour entre son héros et une star internationale cloîtrée chez elle. Une intrigue bien artificielle et surtout très mal exploitée puisqu’on ne comprend pas comment Mitchell (Colin Farrell, impeccable comme toujours) peut tomber aussi vite amoureux de cette pauvre Charlotte (Keira Knightley qui fait ce qu’elle peu dans un rôle relativement peu écrit), plus proche de l’autiste apeurée que du fantasme ambulant, pas plus qu’on ne comprend les motivations du personnage. Le réalisateur a alors tenté de soigner sa mise en scène et ses personnages secondaires. Une fois encore, le résultat est mitigé. Sur le plan de la réalisation, Monahan s’essaye, avec plus ou moins d’adresse, à quelques effets de style (split screen, ralentis…) mais se perd dans de longues séquences sans rythme (qui paraissent d’autant plus longues que le scénario est on ne peut plus prévisible). Idem pour la BO qui fleure bon la pop anglaise mais qu ne colle pas à l’ambiance du film. Enfin, les seconds rôles ressemblent à une accumulation de promesses non tenues (Eddie Marsan en flic magouilleur dégagé au bout de 2 scènes, Stephen Graham en petite frappe à la présence fantomatique, Anna Friel en petite sœur délurée qui ne se renouvelle jamais…). Même la prestation, pourtant ahurissante, de David Thewlis en artiste camé est entachée par les difficultés du réalisateur à l'intégrer correctement à l’intrigue, contraignant le spectateur à se demander continuellement l’intérêt de son rôle. Seuls Ray Winstone, terrible en parrain local, et, plus surprenant, Ben Chaplin, habituellement apathique et pour une fois formidable en complice pathétique, tirent leur épingle du jeu. "London Boulevard" est donc une déception qui souffre d’une structure narrative incertaine et d’un manque d’énergie certain mais qui peut se vanter de dresser un portrait assez fidèle du milieu londonien. C’est déjà ça…
Réaliser un film noir anglais après une vague anglaise comme Lock, Stock and Two Smoking Barrels, Layer Cake et autres, pour les plus récents, n’a que peu d’intérêt au mieux et est inutile au pire. On ressort alors avec la désagréable impression d’un film vu, fait et refait et sans être mauvais de réalisation et de jeu, est devient presque évident de dramaturgie sur un final qui confirme cette impression de « déjà-vu ». Le casting donnant cependant un intérêt détourné à l'ensemble.
William Monahan est plus connu pour son travail de scénariste. Le réalisateur a oeuvré sur quelques bons films comme Les infiltrés ou Hors de contrôle. On est donc en droit de s'attendre à quelque chose de correct pour ce London Boulevard. Dans ce film de gangsters londonien, il dirige Colin Farrell, un ancien détenu soumis à son passé et attiré par un avenir aux côtés d'une actrice à la recherche d'un garde du corps. C'est une Keira Knightley fragile qui lui donne la réplique. Ray Winstone vient s'ajouter au casting et l'acteur campe avec une assurance terrifiante un grand gangster. Si le film possède un certain charme et peut se satisfaire de son introduction et de sa conclusion, il reste malgré tout un peu ennuyeux dans sa première moitié. Doublé d'une bande originale de qualité qui oscille entre western moderne et scène anglaise, on reste malgré tout sur notre fin, un peu déçu par un film qu'on aurait aimé un peu plus mordant malgré quelques scènes réussies.
Un bon petit polar très british. Les dialogues sont très bons et les acteurs sont excellents. Le film manque un peu de rythme mais on passe quand même un bon moment. Le scénario réserve quelques surprises et le final est réussi.
pas apprécié, lent, je m'attendais à autre chose, peut d'apparition de Keira...celui qui tire son épingle du jeu, c'est l'acteur David qui joue le rôle de Jordan....le scénario est très mince, on s'ennuit
Premier long-métrage pour William Monahan (lauréat de l'Oscar du Meilleur scénario pour Les Infiltrés - 2006), qui adapte pour l'occasion le roman éponyme de Ken Bruen. Ce qui est intéressant dans London Boulevard (2011), c'est l'opposition entre l'univers de la criminalité et celui des tabloïds, avec d'un côté un caïd qui cherche à se reconvertir (en garde du corps) et d'un autre, une starlette persécutée par les paparazzis. Avec un casting dès plus alléchant (Colin Farrell, Keira Knightley, l'hilarant David Thewlis et l'odieux Ray Winstone, sans oublier Eddie Marsan), il y avait de quoi s'attendre à une trépidante comédie noire British comme on les aime, sauf qu'ici, c'est tout le contraire, le manque d'originalité et cette impression de déjà vu colle au film du début à la fin. Très balisé et prévisible, le scénario manque cruellement de saveur et on finit rapidement par se lasser malgré quelques petites idées disséminées ici et là.
Pas mal dézingué, je dois pourtant reconnaître avoir trouvé mon compte dans ce « London Boulevard ». Non pas qu'il soit parfaitement maîtrisé ou qu'on ne devine pas un peu ce qui va se passer, mais j'ai trouvé la forme et les personnages réussis, le ton parfois absurde donné par William Monahan s'avérant une vraie réussite. Car l'oeuvre ne cherche clairement pas à se prendre au sérieux, si bien que la gravité n'est que rarement de mise, le réalisateur préférant détourner nombre de situations obligatoires en quelque chose d'assez bizarre, mais vraiment pas déplaisant. De plus, cette relation si critiquée entre Colin Farrell et Keira Knightley (meilleure de film en film depuis qu'elle a quitté les Caraïbes et Jack Sparrow) m'a personnellement beaucoup plu, justement car j'ai trouvé qu'elle ressemble peu à ce que l'on peut voir aujourd'hui, entre répliques vachardes et tendres, mais toujours crédible et sans caricature. Le film peut enfin compter sur quelques seconds rôles savoureux, où un David Thewlis assez incroyable se taille la part du lion. Imparfait donc, mais non dénué de personnalité et de talent, « London Boulevard » s'avère une expérience séduisante, une des bonnes surprises de l'année 2011.
Vraiment un film sans originalité, sans nuances et sans intérêts. Je m'attendais à un bon thriller à l'anglaise avec un bon couple d'acteur en tête d'affiche et une touche d'humour subtile mais je me suis vite rendu compte que tout se jouait sur les apparences et qu'il n'y avait aucun fond... Le scénario est vide et réunit de nombreux clichés ; un ancien gangster, après avoir purgé sa peine, tente de revenir sur le droit chemin en devenant le garde du corps d'une actrice de cinéma harcelée par les paparazzis. Scénario classique sans rebondissements, pas d'atmosphère, de suspense ou de tension ni de scénario recherché... Qu'est-ce qu'on s’ennuie face au manque cruel d'action et de jeu d'acteur! Colin Farrel est très moyen car on a l'impression de le revoir dans un de ses anciens rôles, jouant parfaitement le bad guy et quelle déception pour Keira Knightley qui se repose sur ses lauriers en offrant une interprétation maigrichonne (c'est le cas de le dire!), un personnage stéréotypé et dont la relation très prévisible (ils tournent autour du pot pendant 107 ans!) avec le gangster est peu crédible! Les second rôles s'en sortent mieux mais sont banalisés par l'incohérence de leurs personnages, difficile à comprendre (David Thewlis, Ben Chaplin, Anna Friel et Ray Winstone). L'action se fait attendre et même en piquant du nez, j'ai l'impression d'avoir rien raté tellement c'est petit...
Pour son deuxième film en tant que réalisateur William Monahan adapte le roman policier de Ken Bruen écrivain irlandais de romans noirs avec deux pointures du cinéma britannique Colin Farrell (irlandais il est vrai !) et Keira Knightley ; autant dire que le film a retenu mon attention sans trop de difficultés. Cette excitation pré-visionnage est-elle finalement comblée par cette œuvre ? Eh bien, je dirais que oui. Le film n’est pas sans rappeler l’excellent « L’impasse » avec Al Pacino (en moins abouti néanmoins): un truand qui sort de prison avec la ferme intention de mener une vie honnête est poursuivi par ses amis qui, avec les meilleures intentions, ne cessent de le ramener à ces vieux démons. Même si elle figure en tête d’affiche Keira Knightley n’a finalement qu’un rôle moyen et si elle livre une prestation honnête en star de ciné traumatisé et assiégée par les paparazzi, elle reste loin de ses grands rôles. En revanche Colin Farrel avec une sobriété de bon aloi donne une prestation de grande qualité dans ce rôle d’ex-taulard qui essaie de rester dans le droit chemin malgré les sollicitations de ces anciennes connaissances du milieu. David Thewlis habite de façon bluffante son personnage de producteur-acteur-meilleur ami camé et cynique de Keira Knightley, il dynamite chaque séquence où il est présent. Le film est donc un polar noir qui fait la part belle aux acteurs. L’histoire en elle-même manque un peu de rythme et navigue parfois dans un certain flou un peu préjudiciable à la compréhension des actes du personnage de Farrell ; cependant elle reste agréable à suivre. En somme on peut dire qu’on affaire à un polar honnête qui bénéficie d’une excellente distribution qui réussie à gommer un peu les imperfections du film.