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Jean-philippe N.
126 abonnés
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4,0
Publiée le 12 août 2013
Polar "à l'ancienne" d'excellente facture malgré quelques incohérences parfois poussives, qui sera certainement plus apprécié par des spectateurs d'âge mûrs ou des amateurs de classiques que par les jeunes générations plus habituées aux films remplis d'effets spéciaux servant à compenser l'anorexie de leurs scénarios. Comme il est dit à deux ou trois reprises dans "The company you keep": les temps changent...
une belle enquête par un jeune journaliste électron libre, la soif de vengeance du FBI, une histoire d'amour, de beaux paysages,une belle B-0, dans la lignée de Zodiac. superbement filmé,magnifique.
Bravo Robert Redford de nous offrir un film intègre plein de suspense avec des bon rebondissements. On avance avec nos héros jusqu'au bout du film au fur et à mesure des découvertes de notre journaliste très bien interprété.
Bien dans son ensemble. Un très grand casting. Redford assure en acteur comme en réalisateur. Le sujet traité est intéressant. Une jolie fin. Gare au titre, il y a peu de suspens mais on fini pas s'accrocher au rythme.
Sous Surveillance est un film vraiment réussi, qui renoue avec les films politiques des années 70’s dans sa documentation et sa précision. Robert Redford revient en forme.
On ne peut pas reprocher grand-chose à l'histoire en elle-même, les rebondissements passent plutôt bien, le tout est globalement un minimum solide, bref il n'y a pas de réelle "faute" dans ce film. Peut-être si, en revoyant quelques éléments. Déjà virer ce sous-acteur qu'est LaBeouf, définitivement, ce n'est pas possible d'avancer dans un film avec une merde pareille, sincèrement ; ensuite ba si le problème de cette histoire, bien qu'elle soit solide, est qu'elle réduit le film à une simple description, d'une histoire, de personnages, sans jamais aller en profondeur des choses, sans jamais s'intéresser au vrai problème (qu'on aurait pu espérer envisager avec l'intro), simplement la petite destinée de petits personnages, alors que derrière tout ça il y a quelque chose de grand, et on s'en désintéresse totalement. Enfin Redford me confirme les craintes que j'ai quand un réalisateur se filme, je ne mets pas en cause son talent, mais vu son personnage, sa petite idéologie anarchiste tempérée, petit gaucho de bas-étage, et sa morale à la noix qui va avec, on s'en fout.
Et n'est-ce pas malsain de voir un homme qui fait 70 balais avec une fille de 11 ans qu'il prétend être sa fille ? Rien que pour ça dans un souci de réalisme il aurait pu choisir un acteur, parce que franchement... Enfin à l'heure où l'humain se perd dans pas mal de considérations, plus rien ne nous étonne faut croire.
Même si dans l'ensemble , le film est plutôt agréable , bien réalisé, Redford ne sait pas quel film faire , il part sur le film engagé pour finalement basculé sur le policier . Autre souci , les personnages assez insipides . Bon sinon des activistes écologiques anti capitaliste avec du botox c'est un peu fort de café .
Le dernier film est excellent pour son scenario, les acteurs, les paysages. Un grand film d'action que je conseille à tous les cinephiles qui aime Redford dont je fais partie.
Sur une base de thriller très classique (un fugitif traqué par le FBI), le film se charge au fur et à mesure de mélancolie et devient une sorte de rétroviseur dans lequel l'acteur et réalisateur Robert Redford se regarde avec lucidité et tendresse. Le film est un puzzle qui se reconstitue en se doublant d'un jeu de pistes qui sillonne le quart nord-est des É interroge en creux les notions de renoncement, de résignation et de retour à la norme, en invoquant avec hypocrisie et lâcheté les liens de la famille et l'inconscience de la jeunesse. Et, du coup, il manie avec finesse ce paradoxe étrange qui lie optimisme (le happy end incontournable, qui prouve toujours la frilosité des producteurs et l'influence des valeurs maison) et pessimisme (la possibilité même du happy end étant directement liée à l'abandon final et définitif des dernières utopies, le signe le plus tangible qu'on est enfin devenus adulte et vieux). On sait gré au beau blond (qui a, somme toute, de beaux restes) de ne pas jouer les héros et de camper avec modestie et justesse un homme au soir de sa vie, qui fut mouvementée, pensant quelque part à passer le témoin, à sa petite fille qu'il doit élever seul comme au jeune journaliste, opiniâtre et intelligent. En pariant sur la qualité et l'intensité des dialogues, ainsi que sur la rigueur de la construction d'un récit qui sait tenir en haleine, en dépit de quelques longueurs, Sous surveillance demeure un film honnête et prenant. On ne lui en demandait pas davantage.
Contrairement à bon nombre de ses pairs dont l'engagement artistique rime avec stratégie de carrière, Redford est toujours concerné par ce qui se trame autour de lui. Les actions commises par son gouvernement l'inspire encore aujourd'hui. Dans cette chasse à l'homme des membres d'un groupuscule américain terroriste des années 70, Redford tire à vue sur un nouvel acteur d'une histoire baignée dans l'injustice et l'oppression ; le journalisme. Dans quel film aujourd'hui entendra-t-on que le journalisme est mort ? Dans quel film aujourd'hui, cette profession est réellement pointé du doigt compte tenu de son importance et de la rigueur à la fois morale et professionnelle qu'elle devrait pratiquer ? Comme un trait d'union avec ses films contestataires des années 70 (Les trois jours du Condor ...), "Sous surveillance" est le cri du cœur d'un vieux lion enragé et toujours pas à bout de souffle. Et c'est tant mieux, car le cinéma c'est aussi et surtout ça ; remettre en question la société et le système en racontant une histoire. Bizarrement, la presse (En France tout du moins) n'a pas trop apprécié le film. Surprenant ...
Elles étaient mère et fille dans "Arbitrage", sympathique thriller avec Richard Gere sorti il y a quelques mois. Elles jouent également ensemble dans ce film même si elles ne s'y croisent jamais. Je veux bien entendu parler de Susan Sarandon et Brit Marling, jolie blondinette au regard craquant. Ici, c'est un autre genre de suspense mais tout aussi palpitant avec cette traque à l'homme menée sur un excellent rythme. Le toujours bien conservé et souriant Robert Redford nous montre en effet que son talent est intact, que ce soit devant ou derrière la caméra. Le canevas de cette aventure n'est pas des plus originaux mais il fonctionne à plein, faisant de "Sous surveillance" un solide exercice de style.