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    Polytechnique
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    38 critiques spectateurs

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    BeatJunky
    BeatJunky

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    4,5
    Publiée le 4 août 2014
    je me suis attaqué à ce film après avoir découvert "Incendies" et "Prisoners" ensuite. J'étais donc impatient de voir ce qu'il avait pu déjà faire et ce "Polytechnique" confirme que Villeneuve a du talent et pas qu'un peu! Des films traités de façon différentes mais avec autant d'intensité. L'utilisation du noir et blanc est drôlement bien vu, et installe un climat bien spécial , "froid", adéquate au récit de l' évé film relate parfaitement les faits et faid froid dans le dos. J'ai beaucoup aimé le fait de revenir sur certains moments sous différents angles de vue, ca prolonge et donne encore plus d'impact à la tuerie qui ne dure que quelques minutes. Un film terrible qui fait prendre conscience qu'il y a franchement un souci dans nos sociétés où des personnes sont amenées à ce genre de faits divers qui ont la fâcheuse tendance à se répéter....
    Scorcm83
    Scorcm83

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    4,5
    Publiée le 10 novembre 2015
    Je n'aurai jamais pu penser que les débuts de Denis Villeneuve soient aussi prometteurs. Ses quatre derniers films ont démontré toute sa maîtrise et son savoir faire dans la construction dramatique et la mise en scène, mais ce **Polytechnique** était déjà un fort grand indice des capacités du bonhomme. Le film est très court (1h15), pourtant, on a l'impression de sortir d'un film de 2h, pas parce que celui ci suscite l'ennui, mais parce qu'en un court laps de temps, Villeneuve construit un trio de personnages que l'on voit évoluer, au sein d'allers et retours dans le temps, tous réunis par un seul et même événement : la tuerie à l'arme à feu d'un étudiant à l'école Polytechnique de Montréal le 6 décembre 1989. Cependant, le film est une fiction, s'inspirant de faits réels certes, mais celui ci reste bel et bien une fiction.
    Polytechnique m'a beaucoup fait penser à Sicario par moments, notamment dans sa gestion de la violence et son jeu avec le champ / hors-champ; le bien et le mal, limite manichéen, Villeneuve se positionne en tant que scénariste mais également dramaturge du cinéma contemporain, comme nous le verrons également dans Incendies, Enemy, Prisoners ou encore Sicario. Ses films sont pétris d'une grande "fatalité", et ce film ne déroge pas à la règle. Certains trouveront l'effet facile, je considère personnellement qu'il contient le parfait dosage entre réalisme et fiction. Le noir est blanc est magnifique, crémeux, à mi chemin entre le surréalisme poétique de ses deux premiers films et le réalisme de ses quatre suivants, la photo en elle même est extraordinaire, proposant des cadrages extrêmement propres, des mouvements de caméra maîtrisés et plus que pertinents. Enfin, ce qui fait l'une des grandes forces du film, c'est l'interprétation de ses comédiens principaux, qui nous captivent à la seconde où ils apparaissent à l'écran.

    Un grand film, meilleur qu'Elephant selon moi (qui traitait du même thème) car en position de quasi antithèse, qui n'a pas eu le succès qui'il mérite.

    A voir de toute urgence !
    Eowyn Cwper
    Eowyn Cwper

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    3,5
    Publiée le 18 août 2019
    Je remonte toujours dans la chronologie de Villeneuve. Un choix discutable mais révélateur notamment quant aux liens qu’entretient le réalisateur avec Maxim Gaudette, déjà maître de l’interprétation noire avant Incendies dans Polytechnique, où il interprète le tueur dans l’histoire vraie du massacre montréalais de 1989.

    Tourné en noir et blanc pour ne pas avoir à montrer de rouge, le film trouve tout seul sa métaphore, la mort qui rampe sous l’épaisse neige canadienne. La photographie rend, comme toujours chez lui, hommage aux expressions comme aux objets, peut-être même plus que dans ses productions subséquentes parce qu’elle se concentre ici sur le huis-clos et l’astuce. Vous savez, celle qui consiste à passer par une porte qui n’existe pas, et qu’on voit bien fermée quand la caméra se retourne.

    Ce genre de trucages bénin établit une complicité monstrueuse entre nous et l’équipe, et par conséquent un lien fort entre le spectateur et le drame. Sous la coupe du criminel sombre de Maxim Gaudette, un héros blanc se lève sans faste en la personne de Sébastien Huberdeau ; deux hommes qui se font némésis et walkyries sur le champ de bataille doublement inégal d’un attentat fomenté par antiféminisme, nous mettant grotesquement devant le ridicule des coups de feu hollywoodiens salvés par des pros, quand la poigne tremblante et amateure de Gaudette est si glacement précise. Quand je parle de grotesque, ce n’est pas péjoratif : c’est d’un réalisme froid (ça m’arrange parce que la notion est réchauffée) et c’est ce qui est parlant.

    Dommage, parfois le contemporain d’Inception fait un peu passer ses amusements caméristiques pour du remplissage dans une œuvre courte (77 minutes) où il n’y a finalement pas grand chose. Le vide est criant dans les connexions que le scénario tente d’établir non-linéairement avec l’extérieur de sa trame claustrophile. On dirait qu’il manque de la matière, ce qui rend difficile d’imprimer le film dans nos mémoires, pourtant Villeneuve rend hommage à celle des victimes sans donner l’impression de se forcer ; le déroulé est agréable, juste peu dense.

    https://septiemeartetdemi.com/
    Pierre E
    Pierre E

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    5,0
    Publiée le 20 avril 2010
    Retour sur la tuerie du 6 décembre 1989 du lycée polytechnique de Montréal.
    Son sujet effroyable, son décor enneigé, son atmosphère hivernale et son esthétisme noir et blanc suggèrent la froideur. Mais la caméra de Denis Villeneuve, spontanée et bien vivante, parvient à capter l’essence des êtres. Elle est parfois un peu tremblante, et l'on sentirait presque le cœur de ses victimes qui palpite. POLYTECHNIQUE est loin de l’impression contreplaquée que suscitent la fluidité des travellings de « Elephant » ou la stabilité des longs plans fixes à la Haneke ; sous le déversement de violence dont il est l’objet, il y a une humanité que l’on ne trouve pas chez les autres. Et c’est une belle part d’humanité que de faire un film pour rendre hommage à toutes celles qui, ce jour-là, ont trouvé la mort et toutes celles dont l’âme, en tant que femme, a été blessée.
    On admire la parfaite sobriété du point de vue, POLYTECHNIQUE évite le film à thèse sur le féminisme ou l’élaboration subjective du portrait psychologique d’un meurtrier. Plus que cela, son scénario est subtilement divisé en dytique masculin/féminin : le point de vue d’une femme victime désignée au nom de toutes les autres d’un acte effroyable de sexisme pur, et celui d’un homme, qui voit s’abattre sur ses épaules au même moment toute la culpabilité portée par les hommes de l’époque - celle d’être un homme.
    Le choc qu’a suscité la tuerie en décembre 1989 se répercute vingt ans plus tard, dans un véritable choc cinématographique.
    Bertie Quincampoix
    Bertie Quincampoix

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    3,5
    Publiée le 22 juin 2018
    Ce film court (1h15) revient sur la terrible tuerie de l'école Polytechnique de Montréal en 1989 au cours de laquelle un jeune homme "antiféministe" exécuta de sang-froid 14 femmes choisies au hasard. Efficace et percutant, ce long-métrage politique tourné en noir et blanc bénéficie d'une mise en scène solide signée Denis Villeneuve. Il est un témoignage précieux et intéressant sur le Québec de la fin des années 90.
    Manu711
    Manu711

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    3,5
    Publiée le 3 février 2015
    J'aimais déjà beaucoup Denis Villeneuve et je l'aime encore plus maintenant. Il s'agit d'un mec qui a sacrément du courage pour faire un film aussi réaliste et dur pour que les générations futures se rappellent de ce qui s'est passé en 1989, à l'école Polytechnique de Montréal. Plus qu'un devoir de mémoire, Villeneuve a transformé cet hommage en une véritable œuvre d'art cinématographique. Les prises de vue sont dingues, les angles justement calibrées, et on a cette impression que la caméra a été envoyée dans le passé pour virevolter sur les scènes du crime. D'ailleurs, le noir et blanc est d'autant plus justifié car il permet de montrer plus, tout en choquant moins que si cela était en couleur. Attention cependant, il s'agit d'un film très dur, et très réaliste, et dont certaines images font vraiment froid dans le dos. Une sacrée expérience.
    MC feely
    MC feely

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    4,0
    Publiée le 8 octobre 2015
    J'ai adoré!c'est filmé un peu à la Elephant mais avec son identité propre quand même comme le noir et blanc qui marche très bien avec l'état d'esprit de l'histoire ainsi que le froid et la neige qui colle bien avec l'ambiance glacial.La haine au paroxysme jusqu'à en perdre toute humanité et devenir une machine à tué et dans tous ça des victimes la au mauvais moment et au mauvaise endroit,et pour les blessés des séquelles à vie irréversibles qui pour certains seront fatales et pour d'autres seront une raison d'avancées.Une très bonne maitrise du sujet et un bon jeu d'acteur!je vous le conseille 4/5
    BlueSkull
    BlueSkull

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    4,0
    Publiée le 16 février 2014
    Après mon coup de cœur de l'année 2013, Prisoners, et l'excellent Incendies, je m'intéresse logiquement au long métrage qui a précédé ces deux films de Dennis Villeneuve. Polytechnique, retraçant une fusillade dans une école de Montréal, se révèle être une franche réussite également. Il est avant tout captivant de par les visions qu'il propose. En effet, nous suivons tour à tour trois protagonistes différents : le tueur et deux élèves embarqués dans ce cauchemar. Le réalisateur essaye d'expliquer le geste du tireur, sans pour autant le justifier, et de montrer les répercussions sur les multiples victimes de ce massacre. De plus, visuellement, Polytechnique offre un rendu très esthétique, notamment à travers des plans superbes. Le noir et blanc s'adapte et contribue parfaitement à l'ambiance froide et tendue se développant dans le film. On peut rajouter à cela d'excellentes performances d'acteurs et une musique judicieusement choisie. En définitive, on obtient un film brutal et choc, qui nous expose à l'imprévisibilité et la cruauté du monde extérieur. À travers cette œuvre, Dennis Villeneuvre montrait déjà l'étendue de son talent et cela confirme son statut de réalisateur à suivre de très près dans les années à venir. On pourra néanmoins regretter que le film soit aussi court.
    Vinz1
    Vinz1

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    4,0
    Publiée le 3 janvier 2017
    6 ans après "Elephant" de Gus Van Sant, Denis Villeneuve s'empare d'un sujet similaire, à savoir un massacre dans une université d'Amérique du Nord perpétré par un étudiant. Mais le traitement, même si les meurtres sont tout aussi froids et filmés de façon clinique, est différent car le métrage parle aussi de "l'après", comment certains survivants gèrent le drame vécu et c'est en cela que le film brille car il parle d'un sujet fort délicat avec pudeur tout en étant sérieux. Très prenant.
    Nico591
    Nico591

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    3,5
    Publiée le 18 janvier 2015
    Un peu comme Gus Van Sant et son "Elephant", Denis Villeneuve retrace le massacre perpétré dans une école à Montréal.
    Optant pour le noir et blanc afin de filtrer quelque peu la violence, le réalisateur nous met dans la peau du tueur de façon réaliste et stylée.
    Néanmoins la courte durée du film empêche l'attachement aux personnages, ainsi que des va et viens dans le temps qui cassent le rythme du film.
    Des lacunes que Denis Villeneuve saura corriger dans ses derniers films.
    Kubrock68
    Kubrock68

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    3,0
    Publiée le 8 mai 2015
    La terrible histoire vraie d'un massacre qui a eu lieu à l'école polytechnique au Canada. Le film est quasi chirurgical, très dépouillé, sans musique. Très peu de psychologie ou d'explications ou encore de leçons de morale. On se souvient de l'acteur impénétrable, probablement comme le vrai tueur, qui agit comme un robot auto-programmé. Le réalisateur fera après "prisoners" et "enemy" plus réussis selon moi.
    I'm A Rocket Man
    I'm A Rocket Man

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    2,5
    Publiée le 29 septembre 2016
    Film très sombre sur une folie meurtrière comme il y en a beaucoup trop de nos jours !! Le début est prometteur avec la lettre du tueur qui explique ses motivations et on est saisi par un drôle de sentiment quand les fusillades commencent mais malheureusement ensuite, le film se perd dans une lenteur incroyable et c'est bien dommage !!! Plus rien n'est vraiment creusé et les scènes de canardage se répètent et on finit par s'ennuyer ! L'hommage était indispensable mais la réalisation est un peu décevante
    S M.
    S M.

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    5,0
    Publiée le 27 septembre 2013
    Un film dramatique et malheureusement très réaliste qui traite de la tuerie de l'école polytechnique de Montréal en 1989. La réalisation est soignée, les acteurs très justes et ce Noir et Blanc renforce le côté cru et glacial. Un film superbe, à découvrir et qui fait froid dans le dos!
    Benjamin L
    Benjamin L

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    4,0
    Publiée le 6 janvier 2015
    Quelques longueurs, mais ce film retrace néanmoins avec une grande force des faits terribles ainsi que les ravages engendrés chez les survivants directs et indirects du drame. Le parti pris du noir et blanc colle parfaitement à l'ambiance glaciale de l'hiver canadien et à la détermination froide et méthodique du tueur. 4/5
    Remi S.
    Remi S.

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    4,5
    Publiée le 1 décembre 2019
    La neige recouvre Montréal en ce mois de décembre. Les examens approche dans les grandes écoles supérieurs. Celle de Polytechnique, sera marqué par horrible drame qui va lui être indélébile.

    Sorti en 2009, Denis Villeneuve retrace avec Polytechnique la tuerie de L'Ecole polytechnique de Montréal, à travers le prisme de deux étudiants, Valérie ( Karine Vanasse ) et Jean-François ( Sébastien Huberdeau ).

    Le cinéaste Canadien n'est plus à présenté aujourd'hui, s'étant vraiment fais un nom parmi les meilleurs réalisateurs nord-américains. Polytechnique s'avoue véritablement comme fondateur, en prenant un parti pris qui va l'inspirer pour ses prochaines œuvres : l'humain, ses rapports et sa complexité, en plein cœur du chaos.
    C'est comme cela qui l'aborde cette histoire tragique, à travers se qu'on pourrait qualifier de trois partis : l'avant, le pendant et l’après tuerie. Et c'est dans cela que le film se démarque d'une autre œuvres traitant du même propos : Elephant de Gus Van Sant.

    La premières partie se distingue par son traitement de l’ébullition au sein de cette université. La période des examens approche, énormément d'étudiants sont présent sur place, les entretiens pour des stages s’enchaînent ... et de là s'extrais à la caméra ce sentiment de stress ambiant qui touche les personnages. Mais l'énervement et le dégoût d'une facette réaliste de la société entre vite en scène. Le personnage de Valérie, participant à un entretien d'embauche pour un stage dans le but de devenir ingénieurs dans l’aéronautique, se voit subir des réflexions sexistes de la part du recruteur. La surprise de celui-ci face à la volonté d'une femme voulant travailler dans ce milieu; des questions privé concernant sa volonté d'avoir un enfant et son aptitude à être tous le temps présente ... Valérie se voit dans l'obligation de mentir concernant ses projets maternels pour obtenir le poste, et une rage intérieur voit le jour face à ce mécanisme sexiste généralisé dans le monde professionnel.
    Loin de cette ''agitation'' étudiante, il y'a le personnage de Marc Lépine ( Maxim Gaudette ), ou le tueur. Son monologue de début sur son dégoût des femmes, et de son acte qu'il qualifie de purement politique nous amènent à cerner les motivations du personnage. On suit ses errances dans le campus et chez-soi. Mais aussi ses questionnements dans la voiture, amplifié par les gros plans de Denis Villeneuve.
    L’addition de tous ces sentiments avec la connaissance de la tuerie à venir dégage une certaine tension dans le long-métrage. Le temps est comme figer lorsque Jean-François tombe face à Guernica de Picasso. Les cris et la peur qui se dégage de cette toile, ne peuvent qu'annoncer la tempête à venir.

    Le tueur, fusil à la main, est en face d'une porte de classe. En arrière fond, une pub représentant le pont de Montréal. Marc Lépine n'a plus qu'a le traversé pour arriver vers un acte irréversible. Le cours qui y est donné porte sur la transformation d'un système lorsque la pression extérieur est beaucoup trop forte. Une référence assez facile je vous l'accorde.
    De là l'horreur et l'irréparable se produit. On le comprend , les femmes sont les principales prisent pour compte par la folie meurtrière de Marc Lépine. Les errances des personnages continuent, surtout celles de Jean-François et du tueur. Mais là, il n'y a plus personnes, si ce n'est des blessés et des corps sans vies. Les exécutions sommaires continuent, dans ce triste noir et blanc.

    Mais Polytechnique continuent son récit avec l’après tuerie et le post-traumatisme des personnages. Que cela soit quelques minutes, ou des années après. Jean-François rentre de l'université avec le bus, du sang dans les mains. Il retrouve sa mère, on imagine des mois ou des années plus tard. Il retourne comme en enfance, coupe du bois et profite de se contact maternel rassurant, avant de repartir. L'horrible choc revient, il s’arrête prés d'un arbre à la vue panoramique magnifique, et se suicide.
    Quant à Valérie, elle se réveille en pleine nuit des suites d'un cauchemar. Le choc est toujours là, mais l'amour et ses perspectives d'avenir réussies dans l’ingénieure, lui ont permis de continuer à vivre malgré les difficultés.

    La mise en scène de Denis Villeneuve très appréciés pour son calme et son esthétisme, ne peut rester éternellement posé face au chaos ambiant. Il propose aussi à travers Polytechnique des plans assez originaux, comme celui de fin qui nous fais bien comprendre que le monde continue d'avancer, mais à l'envers. Le sexisme ambiant et la non-prise en charge des personnes en détresse psychologique, ne peut pas nous emmener vers un monde meilleur.

    A travers deux personnages qui ne se connaissent pratiquement pas, si ce n'est quelques paroles échangées concernant la simple photocopie d'une feuille, Denis Villeneuve reconstitue la tuerie de l'Ecole polytechnique de Montréal. Malgré quelques signes symboliques peut-être trop appuyés, Polytechnique se démarque par son étude ne va pas se porter particulièrement sur l'ensemble d'une école et d'une ville meurtrie, mais sur ces deux personnages. Leurs vies avant, pendant et après les balles tirés. Ici il n'y a que peu de paroles, que des visages a jamais traumatisés.
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