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Dik ap Prale
299 abonnés
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2,5
Publiée le 11 juin 2013
Une bizarrerie intéressante et glaçante mais qui s'explique et se dénoue difficilement. A voir - ou à écouter car il pourrait être le seul film qui s'écoute plus qu'il ne se regarde - pour son originalité et pour Stephen McHattie.
Dans la station radio d’une petite ville canadienne isolée par le blizzard, trois animateurs tentent de comprendre et d’émettre les bribes d’informations qu’ils reçoivent concernant une étrange contagion qui semble sévir au dehors. La transmission est due au contact auditif et à l’interprétation des mots prononcés en anglais, et transforme les gens en pantins bavards et hébétés avant d’en faire des zombies cannibales et suicidaires. Ce film surréaliste se présente par une succession de métaphores, tant rhétoriques que factuelles. Presque tout se devine et s’imagine, avec ce que cela suppose d’angoisse, de malentendus et de drames provoqués, entre les personnages, avec les auditeurs, les malades à l’extérieur, et même le reste du monde. L’aboutissement converge vers la critique du langage parlé, de la domination de l’anglais, et de la « compréhension » des hommes, qui les mènent de l’incompréhension au chaos. Un peu facile le style qui consiste à balancer un scenario insensé pour que chacun se fasse sa propre petite histoire, mais ce thème illustre finalement bien la volonté du film. Selon sa sensibilité on pourra apprécier ou pas, et même interpréter largement, ce genre de spectacle clairement abstrait et déjanté.
Une assez bonne surprise ! Un genre nouveau, entre le huit clos et la terreur, laissant la panique et l'horreur prendre peu à peu le spectateur, sans pour autant ne quasiment rien montrer, en nous laissant le choix d'imaginer à notre guise ! Quelques incohérences, mais une réussite dans l'ensemble !
Superbe, on réussit a nous faire tenir dans un studio avec un "héros" grandiose, super jeu d'acteur pour le grand Stephen McHattie. L'histoire est très bien guidée, ambiance froide mais chaleureuse. Avec en plus des frissons, et une énigme à découvrir. La classe !
Quelle surprise Ce film est génial. Le mec qui joue Grant est vraiment incroyable. Il a un charisme fou, et une voix vraiment cool. Et les passages en français démontrent que ce film ne peux pas se voir en VF. Visionnez ce film en VOST !
L'ambiance huit-clos est très prenante. Dès que la "situation" commence à se mettre en place, ça devient vraiment cool.
Au niveau de l'histoire en elle même :
spoiler: Un virus qui se transmet par le langage, c'est bien trouvé. Ce virus naît de l'incompréhension qu'un certain mot génère dans notre esprit, c'est bien ça ? Il n'y a pas de message caché ou une morale là dedans ? Ou alors le film nous fait comprendre qu'en suivant la masse, on devient des infectés ? Réfléchir réfléchir réfléchir, c'est peut être ça le message.
En tout cas, superbe découverte. J'ai pas vu le temps passer. A proprement parler, c'est pas un film de zombies, mais si vous êtes fan de huit-clos avec une ambiance assez pesante, jetez-vous sur ce film.
une première partie intéressante et intriguante avec de bons acteurs. en revanche la deuxième partie et trop confuse et se perd dans des explications imcompréhensibles. dommage.
Idée de départ plutôt sympa, un huis-clos avec des zombies dans une station.. Mais à aucun moment on ne croit à l'histoire et ce truc avec le français.. c'est d'un kitch. Il y a vraiment des producteurs pour ce genre de film? Plutôt déçu au vu des critiques que j'ai pu lire.
Un scénario original décevant dans sa conclusion. L'idée d'un virus se transmettant par les mots (et leur sens) était intéressant et le film parvient à créer une ambiance pesante qui même si elle ne suffit pas à vraiment nous effrayer a l'honnêteté de refuser les jump scares faciles. Malheureusement la conclusion romantico-facile m'a laissé sur la faim.
Film de zombies atypique réalisé par Bruce McDonald, Pontypool est un bon film. L'histoire nous fait suivre Grant Mazzy, l'animateur d'une station de radio située à Pontypool, un petit village de la province canadienne de l'Ontario, qui, comme chaque matin, déroule sa matinale assisté de Sydney Briar, la directrice de la station, et Laurel-Ann Drummond, l'assistante technique. Seulement, dans la matinée, ils reçoivent un témoignage inquiétant de leur reporter Ken Loney au sujet d'une émeute au cabinet du docteur Mendez. Mais cela n'est que le début d'un véritable cauchemar, puisqu'un virus meurtrier transmis par le langage pousse alors les habitants à s'entretuer. Ce scénario, adapté du roman de l'auteur Tony Burgess, s'avère prenant à visionner tout du long de sa durée d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue prenant le temps de se mettre en place, peut-être un peu trop. Mais plus les minutes défilent, et plus le récit monte crescendo et devient haletant, à la faveur de l'incertitude qui règne et de la tension qui émerge de cette menace incontrôlable et incompréhensible. Cela donne lieu à des scènes saisissantes durant lesquelles on est pendus aux lèvres de l'animateur et à l'écoute de chaque mot prononcé. Car le sujet est franchement ingénieux avec ce virus transmis via le langage. Le métrage n'est pas très riche en action et en hémoglobine, et est un film de zombies très sobre. Il se concentre davantage sur la cause de la transmission et aborde une thématique universelle avec le langage et les mots prononcés, remettant en question leur sens. Surtout, ce bilinguisme raisonne fortement avec l'origine du métrage provenant du Canada, là où le langage anglophone et francophone se font face. Cette double culture est ainsi écrasée l'une par l'autre et tout le sel de la narration joue là-dessus. Hélas, quelques courtes séquences sont de trop et un peu nanardesques, mais n'entachent pas pour autant le reste. L'ambiance est, pour sa part, angoissante et fonctionne très bien. L'ensemble est porté par des personnages peu développés mais tout de même appréciables, car peu nombreux et au cœur de l'événement. Des rôles interprétés par une distribution convaincante comprenant un Stephen McHattie charismatique derrière son micro, entouré par Lisa Houle et Georgina Reilly. Ce trio entretient des rapports de panique et de sidération, soutenus par des dialogues fleuves, hypnotiques, de bonne facture, qui sont au centre de tout. Là où c'est très fort, c'est que selon qu'on regarde le film dans la langue de Shakespeare ou de celle de Molière, cela change la langue dominante rendue coupable et ça fonctionne aussi bien dans les deux versions. Sur la forme, la réalisation du cinéaste canadien s'avère bonne. Sa mise en scène est faite d'une caméra faisant souvent le même mouvement mais qui parvient à ne pas se montrer redondante pour autant, malgré le fait que l'on soit dans un huis clos, enfermé dans le studio avec les protagonistes. L'étalonnage travaillé et soigné confère, lui, une esthétique singulière ayant son propre cachet. Ce visuel propret est accompagné par une bande originale de qualité dont les compositions emplies de tension renforcent grandement l'atmosphère angoissante. Reste une fin satisfaisante débouchant sur un générique jusqu'au-boutiste, malin, à l'image de son introduction, venant ainsi mettre un terme à Pontypool qui, en conclusion, est un film au propos intéressant méritant d'être découvert.
On peut faire bien avec peu d'argent, et ce film en est l'illustration pour la qualité de l'image, de la réalisation et du jeu des acteurs. Mais pour l'essentiel, le scénario, il passe totalement à côté de son sujet. Alors que l'idée du hui-clos dans une radio, des témoignages venus de l'extérieur forçant le spectateur à faire marcher son imagination plutôt que de lui montrer des images gores, semblait avoir du potentiel, les dialogues abscons et les explications incompréhensibles détruisent tout le potentiel.
Le film se base sur idée très forte : l'aliénation par les mots! Le tout est traîté avec une rigueur rare, mais il faut avouer qu'il reste cette impression troublante qu'on ne sait pas si le réalisateur est conscient du ridicule de certaines scènes... ou pas. Un film intéressant, bizarre mais dont je ne suis pas sûr qu'il soit abouti.
Pontypool est un huis clos canadien qui traite d'un sujet très à la mode en ce moment (une menace virale ?) mais d'une manière subjective et décalée. On sent la tension monter au fur et à mesure du film. Une dose d'humour, d'amour, d'angoisse bien réussie. Une petite réussite avec un Stephen McHattie Smith qui est parfait dans ce rôle. [14,5/20]
Bruce McDonald adapte le roman "Pontypool Changes Everything" de l’écrivain Tony Gurgess et en restitue une œuvre tout bonnement décevante. Vendu comme étant un film de zombies, en réalité, on ne peut pas vraiment dire qu’il en est un. Ce qui est sûr, c’est que l’on a affaire à une œuvre « low-cost » où le manque de moyen flagrant se voit tout au long du film. Pontypool (2008) est un huis-clos où toute l’action se passe à l’extérieur d’une station de radio (et pourtant, le film restera centré à l’intérieur de celle-ci, ce qui est encore plus frustrant puisque l’on ne voit jamais ce qu’il se passe, on l’entend simplement).