Une comédie sympathique (une habitude avec Klapisch) avec une idée de base originale et un portrait de femme plutôt touchant. Garance Clavel, qui n'a aucun mal à tenir ce statut de rôle principal pendant une heure et demi, incarne donc cette jeune femme qui n'aurait peut-être jamais pensé à chercher l'amour avant de chercher son chat. À la fois perdue et déterminée, elle est souvent au centre de situations comiques peu communes. On note un humour parfois un peu trop simple mais jamais lourd, un plaisir de filmer le détail dans le cadre et des seconds rôles solides (Simon Abkarian en grande forme), des éléments qui font de "Chacun cherche son chat" une comédie modeste et plaisante.
Ce que j'adore chez Klapisch, c'est sa manière de traiter les problèmes de société. A partir d'un simple prétexte, il jongle entre les sujets simplement et avec une grande légèreté. Les acteurs, dont parmi eux beaucoup de débutants dans le monde du cinéma, donne du neuf au film, qui fait que l'ennui ne nous gagne jamais. Il faut dire aussi que le timing est parfait, le réalisateur nous expose des faits et termine son empreinte réaliste aussi brillamment qu'il l'avait annoncer pour sonner des plus percutant. Un film épanouissant, invoquant des idées retrouvables dans notre cher pays, visant à critiquer et alerter ou plutôt simplement rappeler aux personnes, d'une mentalité attristante qui court les rues de nos villes. Un régal à la française.
Ce film fait partie de ceux que j’ai grand plaisir à revoir de temps en temps. L’atmosphère d’un quartier parisien populaire (derrière la Bastille) est très bien rendue. On peut rapprocher cette atmosphère du film « Faut que ça danse » de Noémie Lvovsky. Cela change des films sur Paris qui se passent dans le Boboland (« Doutes » de Yamini Lila Kumar, « Le Prénom » d’Alexandre de La Patellière, pour tous ceux qui aiment les trentenaires mal rasés) ou dans le XVIème arrondissement (« Le Prix à payer » d’Alexandra Leclère) ! L’interprétation de Garance Clavel est touchante de fragilité, on a envie de la prendre dans nos bras pour la protéger. Que dire également de la prestation tout en justesse de Renée Le Calm dans le rôle de Madame Renée. Repéré par Klapish par hasard, Renée joue quasiment sa propre vie dans le film (il s’agit bien de son propre appartement, de son chien, de ses chats qui apparaissent dans le film !). Renée n’est pas seulement UNE petite mémé parisienne, non, elle représenta LA mamie parisienne dans toute sa splendeur : râleuse et avec de la gouaille mais également touchante. Et ce n’est pas facile de trouver des personnes comme cela comme l’a bien dit Klapish : « Très peu de gens sont comme tout le monde. Renée est comme ça. » J’ai aimé aussi la prestation de Romain Duris dans un rôle de rasta soi-disant sympathique. Bravo à Klapish d’avoir montré qu’on peut porter des dreadlocks et être un gros co..ard ! Un film donc bien sympathique à voir et à revoir !
Le "Chacun Cherche son Chat" (double-sens sexuel ?^^) de Cédric Klapisch m'a surtout marqué par les performances de Zinedine Soualem, vraiment très touchant, et de Garance Clavel, absolument adorable. Il y a aussi une véritable pertinence dans l'idée de cette succession de rencontres où l'intéressement de chacun prédomine... Et on a finalement l'impression que si chacun cherche son chat, ce n'est pas forcément celui de l'héroïne... On ne va pas grimper aux rideaux certes, mais cette comédie, bien plus acerbe qu'il n'y paraît, est un petit bonheur dont il serait dommage de se priver. Mignon.
Chacun cherche son chat est une comédie qui se laisse regarder mais qui aurait pu être bien mieux, autant la première partie est sympathique, les personnages sont plaisant à suivre et l'histoire est loufoque mais l'histoire devient vite moins bonne, du moins moins attachante et captivante, le casting reste en tout cas bien garni et très bon.
Catégorie ; « film de quartier » ! Comme le sera six ans plus tard l’inénarrable et ampoulée « Amélie Poulain »… Sauf que Klapisch, dans ce court devenu long, ne nous inflige pas le consensuel jeunetien et ses affèteries optiques : pas de visages filmés au grand angle, point de sursaturation pour faire film d’auteur, pas de « bondieuseries » et de mamours pour délivrer un message « popoètique» : « qu’est-ce que c’est bien quand on s’aime tous !» Moins de loufoqueries, mais le charisme d’une mémé éperdue d’avoir égarée minou et celui de Zinedine Soualem, grand comédien s’il en est ! Et puis la vedette, le chat, c’est… l’arlésienne ! Je veux dire: on le cherche, on en parle beaucoup et on ne le voit pas ! Belle idée : cette quête sert le propos du film… La description de la vie réelle du quartier Bastille/st Antoine… Et c’est sympa comme tout, simple et populaire dans le bon sens du terme… Une curiosité. Un film d’auteur au sens plein !
Très beau film toujours aussi complet sur la vie en général, avec ses hauts , ses bas, mais aussi ses gros bonheurs , au moment où l'on ne s'y attend pas forcément ... Très belle prestation de l'actrice que je ne connaissais pas du tout ! A ne pas regarder pour la beauté de Romain Duris, il joue vraiment un rôle de junkie ;D
Je n'ai pas pu aller au dela de 30 minutes de visionnage. Désolé, mais je n'ai pas accroché du tout. C'est trop lent à se mettre en place et sans grand intérêt.
A l'origine,"Chacun cherche son chat"(1995)devait être un court-métrage pluriel,avis au fil des anecdotes et rencontres glanées ici et là par Cédric Klapisch,il en deviendra un long. Cette chronique chorale prenant naissance dans le quartier de la Bastille à Paris,alors en pleine transformation,est l'occasion de croiser une galerie de personnages cocasses,pathétiques et résolument humains. Zibeline Soualem,éternel complice du réalisateur,est particulièrement mis en avant,alors que la gentille Garance Clavel se révèle bien transparente,au contraire de Renée Le Calm,mémée très en verve! Le film en lui-même est assez décousu,et souffre d'un rythme en forme de montagnes russes. Difficile ainsi de dépasser le stade de l'anecdotique sympathique.
Cela faisait plus de 15 ans que j'attendais de voir ce film, jugé par mes pairs comme un chef d'œuvre du film social, unanimement reconnu comme une très juste description de notre environnement urbain et des changements profonds qui marque notre capitale. Et pourtant. J'ai découvert un navet politiquement correcte, une vision de Paris comme une ville insalubre et recouverte de chantiers pullulant comme des boutons d'acné sur le visage d'un ado si cher à Klapich. Il n'y a aucun dialogue, le scénario est simplement minable et l'actrice principale sans aucun charisme ni avenir, comme l'histoire l'a rétrospectivement démontré. Bref, l'archétype du film français lamentable, un de plus, un de trop.
Chacun cherche son chat tient surtout par sa galerie de portrait de personnages. Madame René est un vrai personnage à elle toute seule,une petite mémé qui n'a pas sa langue dans sa poche. Elle incarne à la perfection ce genre de femmes vivant en ville. Certes il ne faut pas s'attendre à un scénario d'une grande inventivité,car ici c'est le ton d'un quartier et sa vie qui prédomine.
Meme si je lui prefere "riens du tout",je dois reconnaitre que encore une fois dans ce film,tout les personnages apportent un naturel et une humanité qui fait que l'on s'attache a cette histoire.Klapish arrive a nous faire des films prenants avec une histoire de rien du tout.