Cosmopolis
Note moyenne
1,9
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1 110 critiques spectateurs

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Florian Malnoe
Florian Malnoe

142 abonnés 557 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 septembre 2016
Je ne m'attendais vraiment pas à un film aussi brillant et maitrisé. Je n'ai pas vu le temps passer et cela faisait longtemps que je cherchais un film comme ça. C'est une sorte d'anticipation fataliste et étonnante sur le cybercapitalisme et sur ses limites (tranche de vie et d'histoire prenant place, on le constate, pendant son point de rupture et pendant son éclatement et s'inscrivant donc dans un instant T) , et donc un réquisitoire édifiant sur le tout-technologique et la deshumanisation qui en découle. L'écriture et la narration, reprient de l'œuvre littéraire très ambitieuse, y sont remarquablement ciselés, doctes, cyniques, rythment le récit d'une manière soutenue et fluide, mais sont aussi très fidèles au matériel de base. Les films à dialogues qui amènent des réflexions existentielles et réelles sur notre société, j'adore ça, et là j'ai été servis. Le débit des dialogues est notamment là pour mettre en exergue ce besoin irrépressible qu'ont les haut-placés (de la finance ou autres) à tout verbaliser, informer, préméditer, rationnaliser... Ces dialogues sont aussi largement compréhensibles (au moins dans les largeurs) pour peu que l'on y mettent de la bonne volonté. A part ça j'ai beaucoup apprécié la mise en image qu'a réalisé Cronenberg pour son adaptation. Il retranscrit cet univers complexe et ce monde en feu et à sang d'une manière presqu'exclusivement dans la suggestion et l'intimiste depuis le cadre de cette limousine s'apparentant à un huis-clos, s'autorise même parfois des ellipses bien senties pour les dérives majeures de l'histoire, et d'autres fois, il choisit la carte du frontal et de l'explicite avec des situations et des péripéties proches de la parodie et de l'ironie dans le ton. Une manière pertinente de jouer sur le contraste avec le sérieux du contexte et des enjeux. Les rares fois on ont peut apercevoir le dehors nocturne on peut d'ailleurs se rendre compte que la déchéance est très bien rendue avec ces bâtiments délabrés austères et avec ces jeux de couleurs et de lumières désaturés. La mise en scène du cinéaste est aussi réflechie et ingénieuse dans sa faculté à servir le récit, puisque, outre ce sens du cadrage d'une froideur chryrurgicale et monocorde, ses plans entreprennent par exemple la métaphore de la personnalité et du mode de vie matérialiste et uniformisé de Pattinson, tout dans la retenu. Ce dernier est d'ailleurs très convaincant dans son interprétation ambiguë et fascinante de ce mégalomane richissime qui va tomber dans une auto-desctruction non sans rappeler "Fight-club" (il y a aussi des similitudes d'esthétiques et de thématiques avec le film de Fincher). Après ce n'est clairement pas le rôle qui puisse permettre de cerner l'étendu de la palette d'expression et d'émotion de son jeu d'acteur mais ce qu'on a ici est pour moi à saluer puisqu'on on essaye et réussis, non sans plaisir, à s'identifier en ce personnage, pourtant si loin de nous et de tout. A noter également dans la mise en scène les savoureux échanges qu'entretiennent Eric Packer et ses proches lors des visites incongrues dans sa limousine. "Cosmopolis" est définitivement une franche réussite effroyablement sous-estimée et incomprise par le grand public qui ne voient le rythme qu'à travers l'action et le visu'. Œuvre à la fois dans le constat d'urgence contemporain, et visionnaire d'un futur que l'on espère le moins proche possible, ce film est un petit coup de cœur, prenant de bout en bout et sans temps-mort, que je me re-visionnerais avec plaisir pour déceler d'avantage de subtilités, quelles soient narratives, de mise en scène, ou encore filmiques...
Bidou B
Bidou B

14 abonnés 206 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 novembre 2012
olala mais qu es que c est que ce film !! le scenariste a fumé un arbre....faudra lui dire d arreter de sans mettre plein les narines !!! un gros navet dommage pour pattinson qui s en sort admirablement....a vomir...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 janvier 2014
Lors de sa présentation au Festival de Cannes 2012, "Cosmopolis" avait clairement fait jaser. De un parce que la tête d'affiche n'était autre que Robert Pattinson, l'interprète du vampire c*n comme un balais dans la saga "Twilight", de deux parce qu'il marquait le retour de Cronenberg sur la croisette et qu'il était surprenant de le voir collaborer avec une "star pour midinettes", de trois parce que le film en lui-même a déstabilisé ses spectateurs. Adapté du roman jugé inadaptable de Don DeLillo, "Cosmopolis" se déroule, durant les 3/4 du temps, dans une limousine ou un jeune homme d'affaires voit son empire financier s'écrouler, tandis qu'un climat de révolution et d'apocalypse règne en dehors. Je dois admettre que lorsque le film est sorti, ça m'a fait un peu ni chaud ni froid, même si j'apprécie énormément le travail de Cronenberg. Puis les critiques arrivèrent, une partie détestant le film, l'autre l'acclamant. Cette division m'a donné un intérêt envers ce long-métrage. Toutefois, j'ai encore mis du temps avant de le voir. Maintenant, c'est chose faite. Et je dois dire que je fais partie des gens qui acclament ce film. En effet, "Cosmopolis" n'est pas le plus abordable des films, tout d'abord de par son quasi unité de lieu, en outre une limousine, puis de par son rythme, très lent. "Cosmopolis" est un film bavard et lent. Pourtant, si on se laisse porter par l'ambiance véhiculée par le film, on assiste à l'un des films les plus ingénieux. Cronenberg parvient à instaurer un véritable climat de chaos sur la ville, porté par les réactions nonchalantes de Pattinson, ce qui donne une drôle d'ambiance. De plus, la technique et la mise en scène innove, du fait que, comme le personnage principal, l'on assiste à la destruction du monde financier, tout en restant dans la limousine. Un gros travail par rapport à l'espace a été fait, et c'est ce travail qui apporte une touche particulière au film. Le scénario, lui aussi, est très bon, laissant planer un certain mystère quant aux événements qui surviennent dans le quotidien de notre jeune homme d'affaires. "Cosmopolis" est un film très particulier, auquel tout le monde ne pourra pas accrocher. Pourtant, pour ceux qui le peuvent, l'expérience apporté par le film est formidable. Cronenberg innove dans cette découverte du chaos, et dans la destruction d'un homme qui a tout réussi en apparence, comme le démontre les dernières vingt minutes portées par un Paul Giamatti excellent. Une expérience cinématographique originale et peut-être pas très accessible, mais qui vient parfaitement s'ajouter dans la filmographie de Cronenberg.
Vincent P
Vincent P

29 abonnés 40 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 novembre 2012
Je ne comprend vraiment pas pourquoi le public rejette violemment ce film... c'est abérrant!!
Y a-t-il vraiment si peu de gens sensible à l'art, franchement...
Le film est traversé tout du long par des désirs, des pulsions, de sexe, de mort, d'autodestruction, perpétré par une jeunesse aliéné subtilement incarné par Robert Pattinson...
Le langage est en perpétuel mutation et contamine ce monde pervers et malsain (qui est le notre) dont les déviances de la finance ont élu un rat en monnaie unitaire, d'une maladie insidieuse "qui ne demande qu'a s'exprimer". La musique y est sublime et irradie douloureusement le film.
La mise en scène claustrophobique y est aussi pour beaucoup avec cette limousine qui se meut langoureusement . Jamais Cronenberg n'aura aussi bien filmer les visages (quand j'y repense, ça en ai bouleversant). Mais le plus grand choc reste vraiment le texte de De Lillo.
"Un spectre hante et irradie notre monde", celui de deux grand artistes dont la rencontre est fulgurante, et dont l'onde de choc produite n'est pas prête de se dissiper.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 14 novembre 2012
Hallucinant. C'est le mot qui résume le mieux ce film. Il n'a aucun sens, il se veut "érudit", je ne vois rien d'autre que de la masturbation intellectuelle. Lire les critiques "professionnels" se pâmer devant ce film... C'est d'un tel ridicule que ça en devient divertissant.
Ce qui m'aura marqué : voir un homme se tirer une balle dans la main et dire "J'ai la prostate asymétrique". Ça se passe de mots. O_o
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 août 2012
Si j'avais dû noter « Cosmopolis » uniquement avec mon cœur, je lui aurais sans le moindre remords enlevé une étoile. Oui mais voilà : dire que le dernier-né de David Cronenberg est un navet serait mentir. Beaucoup de choses intéressantes s'en dégagent : au-delà d'un aspect visuel assez remarquable, il faut avouer que de voir ce trader enfermé quasi non-stop dans sa luxueuse voiture ignorer totalement le chaos qui règne à l'extérieur fait froid dans le dos, d'autant que le réalisateur de « Scanners » ne s'arrête pas là. Sexe, désir, violence : on retrouve l'univers et les obsessions du cinéaste, auxquelles viennent s'ajouter une réflexion sur le capitalisme et plus généralement le monde dans lequel nous vivons, notamment quant à la lutte entre les « puissants » et le « peuple ».
Reste que si un mot devait le mieux résumer ma pensée en sortant du film, ce serait « chiant ». Le sujet a beau ne pas se prêter à la jubilation, certains signes ne trompent pas. Ainsi, dans la salle, pas moins de huit personnes sur une trentaine sont parties avant la fin : tout est dit. Il y a bien tout au long de l'oeuvre quelques répliques qui claquent, mais celles-ci sont tellement perdues dans un bavardage limite imbuvable qu'elles en deviennent anecdotiques, comme chacun des personnages croisés par Eric Packer, joué par un Robert Pattinson honorable. La rencontre finale entre ce dernier et Paul Giamatti résume à ce titre parfaitement le film : ça a de le gueule et le propos n'est pas inintéressant, mais elle est beaucoup trop longue et surtout fort ennuyeuse. Bref, si l'on voit bien où a voulu en venir Cronenberg, on regrettera fortement que celui-ci ne l'aie pas fait de manière très différente, avec beaucoup moins de blabla et nettement plus d'intensité. Une grande déception.
lhomme-grenouille

3 615 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 août 2012
Bon... Dans mon cimetière des cinéastes de talent qui nous ont quitté, je vais maintenant pouvoir rajouter David Cronenberg. Franchement, quand je regarde d'un côté ma collection de DVD où les films cultes du roi David ont une place de choix, et quand de l'autre je repense à ce que je viens de subir en voyant "Cosmopolis", eh bien ça me rend vraiment triste. Alors OK, c'est vrai qu'il y a là-dedans un véritable parti pris formel où la désincarnation générée par le monde de la finance est particulièrement bien rendue. Cette rupture entre l'intérieur de cette limousine livide, où tout se dit et se fait machinalement d'un côté, et de l'autre cet extérieur en feu qu'on n'entend même pas et dont on ne se soucie guère, je suis d'accord pour dire qu'elle est assez géniale et qu'elle a su produire son petit effet sur moi... Mais à part ça ? Un film de prêt de deux heures sur cette seule idée ? ...Parce que le reste – je préviens car mieux vaut ça que guérir – ça se résume une accumulation hallucinante de bavardages in-ter-mi-na-bles. Ça parle sans arrêt, et ce n'est pas exagéré de dire ça. Le pire, c'est ce que ces dialogues sont verbeux et abstraits, dénués presque de toute logique de communication. Là encore je veux bien entendre qu'il s’agit d'une volonté de l'auteur pour peindre l'univers de son film comme un monde désincarné, mais au final quel résultat imbuvable ça donne ! Désolé Crony, mais autant je trouve que la démarche de ce film était bien plus intéressante que celle du précédent et piteux "Dangerous Method" autant j'ai au final plus souffert à ce "Cosmopolis" tant il était sec, répétitif et entêtant. Alors autant je dis « oui » aux films audacieux, autant je ne peux que dire « non » à ce genre de démarches formalistes lorsque celles-ci se révèlent si abstraites et outrancières.
Flex07
Flex07

102 abonnés 1 705 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 mai 2013
On ne voit pas l'intérêt d'un tel film et rien ne donne envie. Il ne se passe rien...................
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 9 novembre 2012
Je l'ai vu dans une salle très confortable, j'ai donc bien dormi. Merci à la carte UGC Illimité pour cette petite sieste.
hamasiblan
hamasiblan

27 abonnés 449 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 juin 2012
navet prétentieux, Pattinson n a AUCUN charisme. attention pur arnaque pseudo visionnaire très nulle. très déçu par Cronenberg.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 mai 2012
Un monument d'ennui sans intérêt, un film statique (même si l'on voyage en limousine), bavard et prétentieux et plein d'incongruités... Je ne comprends pas comment les critiques ont pu apprécier ce navet.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 avril 2013
Juste pour dire c'est le meilleur film que j'ai jamais vu!
Je comprends que les gens n'aiment mais arrêtez de dire que c'est nul vous avez juste rien compris et pas accroché, je n'ai pas tout compris non plus (ni Cronenberg et Pattinson d'ailleurs) et alors? C'est un plus même! Un film de merde où on comprend tout non merci! L'alliance inattendu de Pattinson Cronenberg et DeLillo est une pure réussite!
Véronique Wion Gelz
Véronique Wion Gelz

5 abonnés 1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 mars 2014
au bout de 10 minutes, je voulais déjà partir. Je n'ai jamais vu un film plus nul que celui-ci. Tout le monde s'est fait piégé par la bande-annonce et pour voir Robert Pattinson.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 10 octobre 2012
Quel honte d'avoir sortie un film pareil. Meme BFM tv nous informe mieux sur le monde. Quelle ennuie.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 mai 2012
Ce que j'aurais bien voulu voir c'est la tronche des midinettes de "HIIIIIIIIIII, ROOOOOOOOOOOOOOOBBBBBBBBBBBEEEEEEEEERRRRRRT !!!" et de "Twilight" devant ce film. Il y a aucune moquerie ou condescendance dans ce commentaire, juste de la lucidité. Enfin, moi je dois bien avouer que je ne suis pas tellement mieux. Généralement devant un Cronenberg, je ne pige pas 90/100 de ce qui défile sur l'écran. Mais bon en même temps on n'est pas obligé de comprendre entièrement un film pour l'apprécier. Donc ce n'est pas pour cela que je suis mitigé face à cette oeuvre, mais parce que le cinéaste oublie totalement pendant près de 110 minutes qu'une image peut remplacer 1000 mots. Enfin pour dire, c'est juste du blabla très vite soûlant et lourd, voilà le très gros défaut de l'ensemble selon moi, avec heureusement quelques fois des réflexions pertinentes sur le capitalisme et le rapport de chacun à celui-ci. Quand à Robert Pattinson, sans le considérer comme l'acteur du siècle je suis bien obligé de reconnaître qu'il se démerde pas trop mal sortant courageusement et totalement du registre d'acteur pour jeunes filles en pleine crise d'adolescence auquel il était jusqu'ici cantonné. Bon pour résumé, c'est dommage que Cronenberg oublie sur ce coup que le cinéma est un art visuel sinon on pouvait avoir un bon film.
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