Wong Kar-Wai pond une " suite " hypnotique à Chungking Express, tantôt séduisante ou au contraire un tantinet austère, ce film marque et travail l’âme. Plus charmant dans son histoire mais plus conceptuel dans la fabrique, moins vif et tonifiant que ces précédents long métrages mais toujours aussi beau ! Une sacrée expérience, pas la dernière ...
Ok il est vrai que le style fait tout mais ce film me fait penser au tournant des années 2000 pour la mieuse en scène des opéras. Il fallait faire décidément autre chose. Et même si parfois il valait mieux fermer les yeux et écouter la musique, on avait le droit à tout et n’importe quoi. Là c’est une avalanche de prises de vues au service d’une histoire plutôt incompréhensible. Je crois que je me suis arrêté au noir et blanc dans le bar à la moitié.
Une déception. J'en attendais beaucoup de ce premier Wong Kar-Wai, j'ai apprécié sans plus car une tenace impression de superficialité m'a envahi pendant et après le visionnage de ce film. Pourtant il y a une chose qui m'a beaucoup plu dans ce film c'est son atmosphère nocturne. L'ambiance est particulièrement plaisante, bien rendue grâce à des jeux de lumière très appréciables. Mais la mise en scène dans sa globalité m'a gêné. Ca m'a gêné dans le sens où j'ai trouvé que WKW en faisait trop. Trop d'effets tourbillonnants,trop d'effets clipesques, trop d'images trafiquées... Je regrette amèrement que le cinéaste ne se soit pas contenté de quelque chose de plus sobre. Si je ne nie pas qu'il y a parfois de belles trouvailles et que l'ambiance reste particulièrement délectable, je pense que dans la grande majorité du film ce n'était pas nécessaire de trouver ces quelques instants épileptiques (notamment avec le tueur) et ce côté trop tape-à-l'oeil. Pour autant il y a quelque chose de poétique qui se dégage de ce film, ces âmes perdues qui se croisent et s'entrecroisent je trouve ça beau. Mais le procédé technique m'a paru artificiel et m'a plutôt gonflé sur la durée.
Malgré sa structure de film choral, j'ai trouvé aussi qu'il y avait un déséquilibre au niveau des personnages. Les passages avec la fille à perruque m'ont ennuyé. Ca reste personnel sur le coup, mais j'aurais préféré que le personnage de l'associée du tueur soit plus développé. D'autant plus qu'elle est magnifiques à en pleurer. Le traitement des personnages m'a paru superficiel, j'avais cette triste impression que WKW survolait son sujet, ne prêtait pas attention à ses personnages. J'ai trouvé ça froid malgré la touche poétique de certains passages comme le Jukebox ou encore une scène de masturbation féminine. Là où ça pourrait paraître vulgaire chez certains, j'ai juste trouvé ce passage très beau. Mais dans l'ensemble, mon avis reste teinté d'amertume. Je n'ai pas su saisir là où WKW voulait en venir. Peut-être aurais-je dû démarrer par Chungking express dans la filmo du réalisateur, c'est prévu que ce soit mon prochain d'ailleurs, mais en tout cas je me suis senti désarçonné et rarement impliqué dans le film malgré la tristesse ambiante de certains passages. Je pense le revoir un jour, avec plus de bagage chez WKW mais pour le moment je reste amer face à un film que j'aurais aimé adorer vu l'ambiance et le sujet. Dommage, je reste quand même assez confiant pour le reste des WKW qu'il me reste à voir.
Esthétiquement très intéressant; profondeur de champ incroyable, noir et blanc magnifique, objectif incurvé... Wong Kar-Wai nous livre avec Les anges déchus un précieux exercice de mise en scène. Les histoires de ces personnages qui se croisent sont une excuse pour nous lancer dans un perpétuel mouvement, ponctuées par des voix-off au questionnement existenciel. Etrange et difficilement compréhensible, le cinéma de Kar-Wai vaut tout de même le détour, rien que pour y découvrir son style tellement unique. Malgré cela, l'immersion est atrocement difficile.
Très déçu par les Anges déçus. On suit à tour de rôle différents personnages qui n'ont rien à voir les uns avec les autres et cela donne l'impression que le film n'a aucun sens et ne sait pas où il va. Ça rend le tout difficile à suivre et assez fatiguant, d'autant plus que le montage très rapide et les nombreux plans en grand angle rendent le film encore plus fatiguant à suivre. Bref, une déception de mon côté.
Hormis pour son étrange scène récurrente et glauque des 'jarretières' superbement filmée le script partant dans tous les sens, ce film vaut essentiellement pour son coté esthétique, décalé et clip: sympa sans plus.
Pas mal, il y a de la poésie. C'est joli, un peu bateau par endroit. Maintenant c'est assez plaisant à regarder, l'ambiance du film étant sa principal réussite. Autrement c'est un film d'effet, il s'amuse, ça va dans tous les sens sans pour autant avoir quelque chose à raconter. C'est un sentiment qui ne m'a pas empêcher d'apprécié le film. Au final c'est d'avantage un clip qu'un film. Et il y a de belles choses. Seulement je trouve que ça fait beaucoup de paillette pour quelque chose qui gagnerai à avoir plus de choses à dire. Le film est donc un peu immature sans me toucher plus que cela.
5 étoiles ne sont pas suffisantes pour qualifier ce film sensible de Wong kar-wai. Honk-Kong est labyrinthique, "sombrement lumineux" completement inqualifiable, une sorte de nouveau monde à la merci du rêve eveillé. le destin croisé des acteurs est lui aussi surréaliste, tonique et dechirant... rien que ça!! c'est mon film référence. Ce long métrage vous laisse dans un vide contemplatif Attention.. ce film ne s'arrête jamais.. il restera à vie dans votre definition de l'esthétisme
Un peu comme si WKW avait voulu faire des vidéos clips avec le nouveau joujou qu'on lui a refilé, à savoir une lentille fish eye qui lui permet de déformer les visages de près tout en laissant vaquer le monde alentour au sein de la même image. Pas mal utilisé, mais un peu fatiguant à la longue. Le film ne vieillit pas très bien, un Terence Malick a depuis lors utilisé le même procédé mais de manière bien plus intelligente et recherchée. Une scène d'action bien réussie tout de même, où l'art de la fugacité et de la suggestion tient ses promesses. Comme si d'ailleurs c'était, à l'inverse, Malick qui avait fait jouer son influence auprès de WKW en récupérant le procédé du cutting particulièrement bien élaboré dans les Moissons du Ciel.
"Les anges déchus" peut se voir comme le contrepoint désenchanté de "Chungking Express".Dans les 2 cas,Wong Kar Waï réussit des leçons de mise en scène.Il utilise tous les artifices à sa disposition(cadrages floutés,animation saccadée,couleurs travaillées,musique recherchée)pour donner une belle ampleur à cette errance nocturne,où plusieurs personnages solitaires se croisent et se recroisent dans un Hong Kong guère chaleureux.Un tueur à gages désillusionné enchaîne les contrats,organisé par son agent,femme fatale qui s'est éprise de lui.Il fait la rencontre d'une paumée excentrique,puis d'un sourd-muet farceur en recherche d'affection.Tous cherchent à sortir de leur anonymat,ou aspirent à être aimés.Tous savent aussi que leur condition les en interdit.Ne reste plus que l'espoir d'une vie meilleure,et du bonheur fugace.Si l'association des histoires frôle parfois le brinquebalant,la recherche d'une atmosphère hypnotique et obsédante,urbaine et poétique,captive plus qu'on aurait pu l'imaginer.Le talent de Kar Waï est de transformer le trivial en romanesque,de distiller des images marquantes et répétitives,dans un élan pop et libertaire.
Dans une magistrale mise en scène redoublée d'une envoûtante bande-son dont la nervosité et le tournoiement illustrent les émois de héros esseulés, éprouvés, incomplets, les tranches de vie de caractères très (trop?) divers nous entraînent dans un Hongkong nocturne où espoirs, douleurs et épiphanies se manifestent au hasard de rencontres ou d'événements imprévus. Bien que l'une soit hystérique et qu'un autre soit coupable de harcèlement (comment accepter que personne n'ait porté plainte?), les personnages touchent grâce à la poésie sensible qui se dégage des chutes émotionnelles ou psychologiques ici dessinées. D'une délicate originalité dissonante.
Une succession de scènes et de personnes sans trop de liens entre elles. La touche du réalisateur est là mais l'histoire est incompréhensible. Dommage.
Les femmes crient beaucoup et gémissent beaucoup , toutes, les hommes saignent et geignent, tous,  l’histoire n’a pas une importance capital dans ce petit kaléidoscope hongkongais où aucune rencontre ne semble destinée à durer. Un film dispensable dans la filmographie de WKW
Un film vraiment particulier où l'on suit différents personnages. Un film très décousu et étrange par moment où il serait très difficile d'y trouver un scénario réel si ce n'est une suite d'événement. Et pourtant le film est surprenant car sans réelle explication, la magie opère et on est pris au jeu. Très fort de la part du réalisateur dans un style décalé. Un film dure à noter et qu'il faut voir pour se faire un avis, je le conseille!!