A partir d'un scénario dont on connait l'essentiel avant d'entrer dans la salle, le réalisateur a bâti un film destiné à éclairer nos esprits sur les sombres machinations du président Bush, de ses conseillers politiques, voire de la politique en général. Rien de neuf, donc, si ce n'est qu'on essaye au passage de nous faire avaler qu'on peut être un cadre éminent des services secrets américains et, en même temps, une oie totalement immaculée! Ah bon, il n'y pas de menaces, pas de chantage, pas de pot de vin, pas de meurtre à la CIA? Pour revenir au film, il est porté par un duo d'acteurs (Penn et Watts) qu'on retrouve avec beaucoup de plaisir. Sean Penn s'est fait une tête de prof de fac et, ma foi, on y croit presque à cette métamorphose du bad boy. Naomi Watts est toujours aussi resplendissante et émouvante.
Liman arrive après la guerre et enfonce des portes ouvertes tout en tirant sur une ambulance pour en faire des tonnes dans le démonstratif. Il use aussi d'une photographie lumineuse assez pénible. Cependant Naomi Watts et les seconds rôles y croient et amène un supplément d'âme inattendu permettant au film de fonctionner par intermittence.
Thriller politique plutôt bien ficelé, même si l’on connaît la finalité de l’histoire, les armes de destruction massive Irakiennes furent une chimère inventée par la maison blanche. Le véritable enjeu du film se situent plutôt au niveau intime, l’histoire de ce couple qui lutte pour la vérité face à une écrasante machine médiatique. Le duo Naomi Watts et Sean Penn fonctionne bien, comme ils l’avaient déjà prouvé dans « 21 grammes », leur combat est souvent émouvant. Doug Liman quant à lui, s’il n’égale pas un Pollack ou un Pakula dans le genre, fait du très bon boulot derrière la caméra.
Comment Valerie Plame a été lâché par l'administration Bush lorsque son mari, ambassadeur, a dénoncé les mensonges de celle-ci quand aux armes de destructions massives soit disant présentes en Irak. Une incroyable histoire de trahison au plus haut niveau de l'Etat. Quel culot de réalisé un film là dessus à peine 8 ans plus tard ! et avec les vrais noms des protagonistes qui plus est. Un film sobre et édifiant où l'espionnage n'a rien de spectaculaire et plutôt casanier. Presque un travail de bureau-métro-dodo. Avec impact sur le climat familial. La mise en scène de Doud Liman est sobre, où le drame couve à tous les plans. Le début n'est d'ailleurs pas stimulant. On y découvre le quotidien d'un agent de la CIA, très éloigné de "True Lies". Puis, l'intrigue se met petit à petit en place jusqu'au formidable final. Du cinéma politique à l'ancienne très réussi.
7 ans après la démonstration mondiale américaine du dysfonctionnement de leur "démocratie", l'Amérique est traumatisée. Nombreux sont les films traitant du sujet de la manipulation des masses. Avec Fair Game, on touche une corde sensible, puisque le film donne également les réponses afin que l'Histoire ne se répète pas : à chacun de faire son devoir de citoyen. Globalement, le conteste est bien traité et très réaliste.
Le film dossier sur l'affaire des armes de destruction massive et plus généralement sur l'ensemble des actions honteuses, voire illégales, commises par l'administration Bush est quasiment devenu un genre en soi. Mis à part le degré de cynisme des conseillers de Dick Cheney (notamment) et l'angle choisi pour en parler, il n'y a donc plus beaucoup de surprises sur le fond des affaires. Ici, un conseiller du Gouvernement dévoile dans la presse l'identité d'un agent de la CIA (Valerie Plame) pour décrédibiliser son mari (Joe Wilson), auteur d'un article dénonçant les mensonges de l'administration sur les raisons de l'entrée en guerre contre l'Irak. Pas vraiment de surprise, donc, mais le film amène tout de même à s'interroger sur le fonctionnement de la démocratie américaine et sur ce qu'autorise l'opinion publique quand elle a peur. Par petites touches, le réalisateur nous montre une civilisation américaine traumatisée par le 11 septembre et ayant perdu toute clairvoyance par crainte du terrorisme. La virulence avec laquelle les deux personnages principaux sont pris à parti par leurs concitoyens et, surtout, par des journalistes en témoigne. Il est aussi intéressant, et un peu effrayant, de constater que l'affaire a explosé durant le premier mandat de Bush, que le conseiller responsable de la fuite a été condamné (et amnistié) et que tout cela n'a eu aucune réelle influence sur la réélection du Président... Le film lui-même n'a pas un grand intérêt formel et l'on s'agace vite des tremblements constants d'une caméra inutilement agitée mais il déroule son histoire consciencieusement et développe même quelques idées intéressantes. Il propose notamment une vision sans caricature de la vie d'un espion ordinaire, montre plus particulièrement combien il est compliqué de mener une vie sociale et familiale lorsque l'on est presque toujours contraint de feindre l'ignorance, de dissimuler, voire de mentir.
Une histoire vraie plutôt intéressante sur la vie de Valerie Plame, agent de la CIA, qui fut littéralement lyncher par le gouvernement Américain, suite à la déclaration de son mari diplomate, sur l'inexistence d'armes de destruction massive en Irak. Un film qui malgré toute sa bonne volonté de dénoncer les manoeuvres de l'ancien gouvernement Bush et le jeu de qualité de ses interprètes principaux (Naomi Watts et Sean Penn) peine à être réellement prenant, tant le rythme général est parfois vraiment trop lent. Dommage, je m'attendais à mieux.
Une histoire vraie de qualité servie par des comédiens exceptionnels : tout était réuni pour un film coup de poing qui dénonce la politique de Bush .Hélas le résultat est décevant : la mise en scène est molle ; les scènes en Irak sont bâclées, la vie quotidienne de cette espionne n’est qu’esquissée…Film honnête mais sans plus.
Ce film basé sur des faits réells manque cruellement de rythme et d'intéret. Encore l'Irak en toile de fond. Si l'interprétation et la mise en scéne sont plutot convaincante, on a tendance à s'ennuyer ferme. heureusement que la 2° partie, où on découvre le complot sauve l'ensemble. A vite oublier
Excellent thriller politique sur la manipulation de l'information par la Maison Blanche, qui a conduit à la deuxième guerre en Irak, et en particulier sur l'affaire Valerie Plame. Le film suit de très près aux événements réels et s'appuie sur une documentation solide. L'intégration des vraies images de télévision rend le film encore plus crédible. La réalisation est impeccable et Naomi Watts et Sean Penn sont parfaits. On regrettera cependant un léger manque de rythme, et en ce qui me concerne, la fin abrupte (mais bien conclue) du film, car j'aurais aimé savoir ce qui s'est passé juste après le procès.
Un brulo assè bien construit qui ce reveil (et le spectateur par la meme occasion) qu'à la moitié du film... Sean Penn campe un mari saisissant tandit que Naomie Watts est toute simplement transparante! Inégal donc, mais passionant!
"Fair Game" s'attaque à l'administration bush en illustrant un cas de journalisme récent. Porté par un bon duo d'acteurs, l'oeuvre manque d'inventivité à la mise en scène et souffre de longueurs incessantes qui plombent les quelques moments intéressants. Malgré son sujet riche et passionnant sur le papier, "Fair Game" déçoit dans son ensemble et se révèle plutôt "oubliable".
Pour ma part, je suis quelque peu déçu par ce film que j'attendais plus mordant et plus rythmé alors qu'il n'y a quasiment aucun temps fort durant Fair Game. Certes le scénario est bon ainsi que les acteurs (bien que Sean Penn en face un peu trop) mais ce rythme trop mollasson imposé par Doug Liman à tendance à endormir, dommage.
Tiré d'une affaire très récente, assez ennuyeuse pour l'administration Bush et ses raisons d'aller attaquer l'Irak. Etant trop jeune à l'époque pour m'interesser vraiment à l'affaire, je l'ai découverte dans ce film.
Au film, maintenant. Sur un scénario qui condense trop et qui va beaucoup lentement au départ et qui explose d'un coup, pas très bien écrit par les Butterworth, Doug Liman promène sa caméra impersonnelle autour de deux acteurs exceptionnels, Naomi Watts et Sean Penn. Autour d'eux gravitent Sam Shepard, Michael Kelly, Noah Emmerich, Bruce McGill et Brooke Smith pour les moins discrets. Comme dit auparavant, la caméra de Doug Liman est bien impersonnelle et aucune émotion n'est procurée au spectateur. Le film commence pourtant très bien avec un générique sur fond de Clint Eastwood de Gorillaz mais perd son esprit contestataire juste après, comme si Doug Liman avait pris peur et était retourné à un simple docu-fiction.
La seule scène d'action du film est néanmoins très bien tournée, cela dit. Un bon film, sans plus.