Attention si vous pensez voir un film avec Benoît Poelvoorde il n'en est rien ! On le voit à peine cinq minutes au début (mais il y est très bien). Voilà encore un petit ovni comme la Belgique nous envoie régulièrement depuis quelques temps. Celui-ci sur un sujet très noir, le suicide, arrive à nous faire rire (jaune). Avec un petit budget et quatre bouts de ficelle, ce second long métrage de Olias Barco (Snowboarder) a tout du film culte. Moins mordant que C'est arrivé près de chez vous (auquel l'affiche fait référence), on a tout de même notre lot de noirceur, de trash et de loufoquerie. Ça commence plutôt calme, avec tout de même une scène de suicide assez dérangeante. Puis à partir d'un inexpliqué incendie avec un tout autant inexpliqué cadavre ça part carrément en vrille et ça tourne au jeu de massacre incontrôlé. Le scénario est un peu léger mais c'est tellement barré que ça passe. Idem pour la mise en scène. On sent que ça a été fait un peu dans l'urgence. Le noir et blanc accentue l'impression d'ambiance glauque et bizarre. Les acteurs sont tous excellents. Bouli Lanners est tête. Son duo avec Saul Rubinek est assez savoureux. Virginie Efira est pour une fois très sobre, et Aurélien Recoing domine tout son petit monde de main de maître comme il sait si bien le faire. Chacun appréhendera le film selon son propre rapport avec la mort mais c'est vrai que cela peut mettre mal à l'aise, même sur le ton de la comédie décalée. En tout cas cela sort de l'ordinaire et on ne va pas s'en plaindre...
Une clinique perdue dans la campagne accueille des personnes dépressives et fortunées pour les accompagner jusqu'à la mort. Passée la première scène plutôt drôle et réussie, on déchante rapidement. Cette histoire n'a ni que ni tête, pas vraiment d'histoire, se révèle incompréhensible sur la fin (mais qui sont ces gens armés ?) et réduit le film à un délire entre amis. C'est vraiment dommage car le pitch était sympa et les acteurs vraiment bons.
Les amateurs et passionnés de « C’est arrivé près de chez vous » ne doivent en aucun cas se faire d’illusion, « Kill Me Please» ne ressemble en rien au chef d’œuvre de 1992, dans lequel Benoît Peolvoorde livrait probablement le meilleur rôle de sa carrière. Ce récent Olivier Barco n’est autre qu’un navet indigeste dans lequel l’humour noir est très mal dirigée et exploitée. Si le synopsis paraît à première vue particulièrement intéressant, l’ennuie prend rapidement le pas sur les ambitions du spectateur. Très surestimé (2 prix, et 4 nominations), « Kill Me Please » est un film d’une tristesse rarissime.
Une toute petite idée originale qui aurait méritée un vrai scénario et des moyens pour nous éviter ce pseudo film expérimental noir et blanc où l'on sent que les producteurs se sont dit que Benoit Poelvoorde suffirait pour refaire le buzz de "C'est arrivé près de chez vous"...
En Suisse l'aide au suicide est tolérée, si du moins la motivation de l'"aidant" est strictement altruiste. Le réalisateur français Olias Barco, en partant de ce point de droit, a bâti un scénario qu'il porte à l'écran pour un deuxième "long" renversant. Sa fiction dépasse largement la réalité helvétique : là où seulement des associations proposent leur aide à des malades en phase terminale, Barco imagine un suicide médicalement assisté, et même subventionné sur fonds d'état. Le Dr Krüger (Aurélien Recoing) a ouvert une clinique d'un genre particulier au coeur des montagnes suisses, où il accueille des candidats au suicide sélectionnés sur Internet. Certains de ses pensionnaires peuvent être cancéreux, mais beaucoup sont simplement dépressifs - il y a même un "addict" au sucide (Virgile Bramly, alias "Virgile"). Le suicide a un lourd coût "sociétal" (environ 1 million de morts par an, tous pays confondus), ce qui explique la prise en charge et la surveillance étatiques dans la Confédération façon Barco ; mais les risques de dérapage sont évidents, d'où la présence d'une inspectrice de la Brigade Financière (Vrginie Efira) enquêtant sur le docteur Krüger soupçonné par les autorités de se faire léguer des sommes importantes par ses "suicidés". Les autochtones sont également plus que méfiants vis-à-vis de cette clinique hors normes : ils vont en faire la démonstration éclatante en envoyant un incendiaire sur les lieux, puis en organisant une sanglante séance de ball-trap sur cibles vivantes. Ce "Kill me please" franco-belge est une sorte d'"objet filmique non identifié", un petit bijou d'humour noir, où il est question à tout moment de la mort (que l'on se donne et que l'on donne) sur un ton unique, encore au-delà du simplement décalé. A découvrir rapidement (grandes craintes de déprogrammation accélérée, c'est si spécial ! Pourtant, la - petite - salle où je l'ai vu hier était comble). Dans un noir et blanc de circonstance, Barco nous donne à voir une galerie pourtant très colorée de personnages remarquables. Outre les quelques noms déjà cités, on retrouve avec jubilation deux très grands de l'humour belge, si délectable : Benoit Poelvoorde (qui a les honneurs de la scène inaugurale) et Bouli Lanners, et on découvre d'autres "figures", spécialement dans le rôle de "Mme Rachel" la transsexuelle "Zazie de Paris". Il y a même, pour la touche "internationale", le Canadien Saul Rubinek, à la riche filmographie nord- américaine, cinéma et télévision, souvent de complément.
Une rasade d'humour très noir (et blanc) qui arrache la gorge, mais qu'attendre d'autre des tarés derrière C'est arrivé près de chez vous? Le casting alterne l'attendu (Poolverde), l'inattendu (Virginie Efira?), la révélation (le personnage de Virgil, complétement taré) ou encore les valeurs sûr présentes dans tous les films franco-belges qui font du bien là où ça fait mal (Bouli Lanners). Bref, un défilé décousu de vignettes pince-sans-rire plutôt qu'une vraie réflexion sur le suicide ou l'euthanasie. Probablement que regarder les (mé)faits du Dr Krüger en écoutant le groupe du même nom pourrait s'avérer presque aussi jouissif qu'une petite mort au champagne empoisonné.
Ce film est d'un ennui... terrible ! Certes les meurtres (durant la seconde partie) sortent légèrement le spectateur de leur torpeur, cela dit la sauce ne prend pas. Jamais ! Ni marrant (ou si peu), ni triste, ni poignant ni émouvant, Kill Me Please (dont on n'attendait pourtant rien) est un film juste ennuyeux dont on se demande l'utilité. Courage à celles et ceux qui, comme moi - je me demande encore comment j'ai fait -, iront jusqu'au bout du métrage. À noter, pour les spectateurs qui seraient tentés de voir l'objet à cause de la présence de Benoît Poelvoorde au casting : ce dernier est présent (durant la séquence d'ouverture) moins de dix minutes à l'écran, ni plus ni moins.
A se pendre d'ennui. Passé l'intro pas drôle de Poelvoorde (lui, pas drôle, c'est déjà un signe), on sombre dans une léthargie dont nous ne sortirons pas les meurtres de la seconde moitié. Lénifiant.
Un merveille du cinéma franco-belge... "Kill Me Please" est une œuvre exceptionnelle, a la mise en scène astucieuse et d'une grande beauté, au scenario parfait et a l'humour bien aiguisé ! Une production fauchée mais sincère, qui possède un charme extraordinaire et fait énormément rire ! Et du tres bon monde présent au casting avec surtout Benoit Poelvoorde, Bouli Laners et un personnage (malheureusement discret) tenu par Philippe Nahon, le légendaire boucher de "Carne" et "Seul Contre Tous" (seul petit problème niveau casting, c'est Virginie Efira, m'enfin bon, c'est pas grave...). Pas beaucoup de musique, beaucoup de silence, des gags terribles, de l'émotion également, beaucoup d'émotions, des scènes tres fortes en sens... Un film brillant !
Malgré son pitch intéressant voire intelligent, cette comédie noire se rate complètement. Le docteur Krueger dirige une clinique qui accueille des gens voulant se suicider. Il examine leur cas et décide si oui ou non, il accède à leur demande. Mais cet établissement n'est pas au goût de tout le monde... La réalisation est particulièrement ratée: une caméra qui bouge presque sans arrêt, un cadrage pas terrible, des prises de vue molles... Le scénario commence plutôt bien mais devient très vite incohérent, de moins en moins drôle et d'une lenteur exécrable pour finir sur un climax complètement grotesque. Les acteurs sont plutôt convaincants, mais leurs personnages sont mal écrits, impossible de s'attacher à eux. Les répliques ne font pas toujours mouche et les dialogues sont creux. Le noir et blanc du film est très laid, il y a du grain sur l'image qui est désagréable et la lumière est terne. Le montage est linéaire et d'un ennui profond. Les décors ne sont pas mauvais, les costumes un peu plats et l'absence totale de musique rend le tout encore plus lourd et désagréable. Kill Me Please aurait pu être très drôle si le rythme avait était beaucoup plus rapide . Dommage.
Ce n'est pas un chef-d'oeuvre comme "C'est arrivée près de chez vous" mais ce film est au dessus du lot comparé aux autres films sortant actuellement. A voir !
nul mais alors nul je dirais meme d'une nulité incroyable en noir et blanc en plus l'histoire d'une clinique de suicide avec des acteurs tous aussi nul les uns que les autres surtout avec efira mdr seul benoit poelvoorde vaut le coup d'oeil (5minutes) lol!!!!!
Un ovni du cinéma belge où l'humour noir va de paire avec une folie environnante qui croît au fil des minutes pour finir en apothéose. Kill Me Please est ce que l'on peut qualifier de très bonne surprise aussi bien dans le fond que dans la forme.