Le hasard a voulu que je revois juste avant « L'Armée des Ombres », LE chef-d'œuvre du cinéma sur la Résistance française par un Jean-Pierre Melville au sommet de son art. J'ai beaucoup de respect pour Claude Berri et je ne doute pas un instant de sa sincérité ou de son implication, mais là, ce n'est juste pas possible. Déjà que sur le sujet le cinéma a rarement tendance à faire dans la finesse, mais là, à ce niveau de didactisme et d'académisme, on frôle l'exploit. Tout est lourd, appuyé, démonstratif : on se croirait dans un cours d'Histoire pour des élèves de 4ème, l'indulgence en moins. D'autant que si Daniel Auteuil s'en sort honnêtement, Carole Bouquet fait bien pâle figure dans le rôle-titre, seule la figure de Jean Moulin, excellemment interprété par Patrice Chéreau, venant apporter un peu d'émotion à ce spectacle froid et au fond terriblement banal. Avoir un bon sujet, c'est bien. Le traiter correctement, c'est beaucoup mieux.
Contrairement à ce que le titre laisse croire, "Lucie Aubrac" est plus proche du témoignage historique que du biopic. L'intérêt d'une telle œuvre, adaptation cinématographique du livre de Lucie Aubrac, est double : porter un éclairage sur un épisode crucial de l'Occupation, id est l'arrestation de Jean Moulin, et de façon plus secondaire fournir aux gônes un catalogue des lieux de mémoire lyonnais des années noires. On pouvait légitimement s'attendre à des révélations choc, des scènes rocambolesques et de l'émotion en barre. Pourtant, le résultat s'avère plus que banal, la qualité générale étant celle d'un téléfilm. Claude Berri a clairement sacrifié l'intérêt dramatique sur l'autel du respect historique. Carole Bouquet a beau livrer une prestation admirable, on somnole un peu. Par ailleurs, on ne baigne pas vraiment dans l'atmosphère Occupation. Ecouter la TSF le soir, faire l'amour, aller à des réunions tupperware... telles sont les activités quotidiennes qui s'offrent à nous. Ambiance musicale elle-aussi proche du néant, la recherche de réalisme semblant annihiler toute possibilité d'un vrai décorum. Un peu déçu donc.
Le caractère essentiel du message de ce film et ses intentions plus que louables ne peuvent pas occulter les grandes carences de cette grosse production française. Outre l'académisme de la mise en scène, c'est avant tout le scénario, qui privilégie l'histoire d'amour au détriment du fait historique, qui pose problème. Les comédiens s'en sortent bien. Cette fresque historique aurait mérité un traitement moins académique.
Plonger dans le Lyon de 1943, ses rues désertes, la suspicion envers chacun, ressentir l'oppression de la gestapo et de la milice, vibrer devant le courage des femmes et des hommes de la Résistance, voilà tout ce que ce film magnifique offre. Les décors, les costumes et les maquillages sont superbes. Les acteurs sont justes. Le scénario laisse la part d'ombre sur les conditions de l'arrestation de Jean Moulin. 77 ans plus tard, les historiens ne semblent toujours pas avoir réussi à faire émerger la vérité, que nous ne saurons peut-être jamais. A voir absolument pour vivre par procuration les horreurs de l'occupation pendant la deuxième Guerre Mondiale.
Un film fort sur la période de la Résistance française par le prisme du regard d'une femme amoureuse. De grands acteurs qui donnent de la consistance à une œuvre poignante par moment, comme l'arrestation de Jean Moulin à Caluire avec l'état major de la Résistance.
Claude Berri relate l'histoire de Lucie Aubrac et de son mari, couple de résistants durant la seconde guerre mondiale. L'histoire est prenante et très touchante notamment grâce à l'excellent duo Auteuil/Bouquet. Le scénario tient toutes ses promesses dommage que la réalisation soit parfois trop froide et manque parfois d'émotions.
Un personnage féminin très fort pour ce film sur la Résistance à la mise en scène froide et impersonnelle, au jeu d'acteurs sans relief (à part peut-être l'excellent Jean-Roger Milo). Manque cruel d'envergure dans la réalisation. Sans plus.
Certes Lucie et Raymond Aubrac ont été de courageux résistants à l'ennemi, certes le film essaye de transposer cette belle histoire mais sans apporter la moindre émotion, ni le moindre relief à la réalisation
En revanche à force de vouloir magnifier l'histoire de Lucie et Raymond Aubrac, résistants communistes et de vouloir les glorifier concernant Caluire et l'arrestation de Jean Moulin, le parti pris du film occulte l'essentiel de l'histoire: Qui a vendu jean Moulin?
Quel a été le rôle exact des époux Aubrac, des différents courants d'une résistance courageuse et glorieuse , mais divisée.
La réalité historique que l'on découvre, grâce à la découverte de nouvelles archives fait froid dans le dos, où certains résistants, non seulement luttent contre un ennemi nazi impitoyable mais sont parfois vendus, trahis par leur propre compagnons d'armes afin de les éliminer au profit d'une autre faction
Film historique assez bien réussi qui nous plonge dans la résistance et l'horreur de la guerre. Une femme prête à tous pour faire libérer son homme. Des acteurs convaincants