Il faut avouer que ces trois étoiles sont assez généreuses tant je ne lui ai rien trouvé d'exceptionnel au nouveau film d'Olivier Marchal. J'ai même trouvé le temps particulièrement long devant une scène d'ouverture interminable essayant de refaire celle du mariage dans « Le Parrain » sans le moindre succès. D'autant qu'on retrouve les défauts habituels du cinéma de Marchal : style visuel assez chargé, musique omniprésente... Malgré tout, j'ai fini par rentrer dans cette histoire de vengeance et d'amitié virile offrant des personnages d'une certaine tenue, correctement joué d'ailleurs par Gérard Lanvin et surtout Tchéky Karyo. De plus, ce procédé habituellement si casse-gueule de filmer à la fois la jeunesse des héros et leur présent s'avère pour une fois plutôt réussi, la reconstitution d'époque et l'évocation de certains faits (l'importance du SAC notamment) offrant une matière plutôt convaincante au réalisateur de « 36, Quai des Orfèvres ». Je n'en suis pas sorti emballé, mais à l'image d'une fin sobre et filmée assez subtilement, « Les Lyonnais » ne démérite pas, à défaut d'être le grand polar que l'on pouvait espérer.
Bon çà va, les lyonnais-- y'a pas qu'eux. J'en ai déjà plein dans la famille. Le rôle ne va pas trop mal à La vin mais l'histoire me laisse un peu sur ma faim. De toute façon il pleuvait alors...
Dire que j'attendais le nouveau Marchal avec impatience serait un doux euphémisme... Fort des moyens au niveau de ses ambitions, d'un casting de choix et d'une envie sans précédent, Marchal nous pond un film de voyous (biopic même) fort et prenant. Entre le présent et les flash backs, le métrage prend une tournure "italienne" qui n'est pas sans nous déplaire, proche d'un Michele Placido entre autres. On sent que Marchal laisse libre court à ses stars pour laisser ressortir un Lanvin absolument fabuleux, bourré de testostérone et de rage. Son alter ego 70s Storoge est tout aussi prenant et réaliste que l'histoire passe au second plan de cet ensemble d'acteurs et cette ambiance gitane. Pour une fois chez Marchal, le flic n'est qu'en arrière plan pour laisser le voyou s'exprimer. Marchal prend ici une nouvelle dimension de réalisateur, se rapprochant des grands du polar européen.
Les flashbacks sont d'un pénible... Le filtre ajouté sur les images 70 estd'un kitsch. Marchal n'a plus trop grand chose à dire et le dit de manière affligeante.
Tres bon film, passé un super moment. Lanvin est comme d'habitude excellent. Bonne intrigue et bonne idée du milieu et des de ses codes. J'ai toujours apprécié les films d'Olivier Marchal, celui la ne deroge pas a la regle.
nous avons retrouver les bons polars comme on en fait plus ou très rarement Merci O Marchal pour ce bon moment Tout est bien l'histoire les interprétations et la réalisation
Je ne suis pas forcément fan de ce genre de film mais j'ai beaucoup aimé et ai été prise par l'histoire dès le début. C'est bien ficelé et très bien joué, Bravo !
L'histoire d'un Gérard qui va reprendre du service pour sauver son pote de la zonzon. C'est sûr que sans Gérard Lanvin, le film serait moins vraisemblable, même si en Gitan, il n'est pas si crédible, les péripéties et les limites du personnage lui collent parfaitement. Les racailles de banlieue se sont un peu ennuyées, sans doute surprises de voir des braqueurs exhibant sans cesse leur croix argentée au torse, mais plus sûrement à cause du rythme particulièrement lent du film, sans oublier les scènes psychologiques ou de tendresse entre époux. Bref, on n'est pas chez Besson ou à Hollywood, Marchal nous ressort ses acteurs fétiches, ses Alfa Roméo et ses obsessions. Tout n'est pas si bien joué, les flash backs sont un peu scolaires, il ne sera peut-être jamais un très grand cinéaste, mais il nous donne tellement de plaisir et d'adrénaline que l'on peut tout pardonner. Les scènes des seventies sont bien sympathiques puisque l'on y voit les plus beaux spécimens de caisses de cette belle époque. Un Marchal correct, avec une histoire intéressante, que demander de plus ?
Très belle interprétation, lanvin est parfait comme d'habitude, on ne s'ennuie pas une seconde, le film ne fait pas l'apologie du banditisme même si les personnages sont plutôt attachants. A voir
Je manque sûrement d'objectivité, tellement j'apprécie le réalisateur, parce que j'ai tout aimé : le rythme, les acteurs, la musique. Bref on vibre, on est surpris, on vit le film.
Bon scénario, excellents acteurs, un polard "sombre", réaliste, et de plus une bonne morale: "sur cinq doigts d'une main, un seul suffit pour définir le nombre d'ami...et encore pas sûr!!"
Le début du film me semblait violent mais les couleurs, les acteurs et plus précisemment Gérard Lanvin et Dimitri Storoge m'ont vraiment scotché face à l'écran, Bravo Olivier Marschall
Olivier Marchal signe un film de gangsters soigné mais déjà-vu, où (seule ?) la construction narrative est intéressante (Flashbacks Seventies). On est tout de même très loin du "Mesrine" de Jean-François Richet...
Ils jouaient les meilleurs amis du monde quelques mois auparavant dans "Le fils à Jo", peut-être ont-ils sympathisé grâce à ce film qui sentait bon le sud-ouest et le rugby. Toujours est-il que la paire Gérard Lanvin/Olivier Marchal se reforme avec ce dernier derrière la caméra, ce qu'il sait finalement faire de mieux (qui a réellement cru à sa pauvre interprétation dans" Quelque chose à te dire" ?). Car une fois de plus, à l'instar de "36 Quai des Orfèvres" et de "MR 73", Marchal nous livre une nouvelle fois un polar somptueux et réalise encore un coup de maître. Cette plongée dans le monde du grand banditisme est en effet jouissive et on se passionne pour ce face-à-face oscillant entre honneur et réglements de compte sans pitié. Commençant par une longue séquence de baptème qui rappelle forcément "Le grand pardon" (vous trouvez pas, franchement ?), cette adaptation des mémoires d'un truand se situe dans la lignée des récentes évocations d'une certaine époque, comme "Le dernier gang" ou le dyptique de Jean-François Richet sur Mesrine. C'est d'ailleurs finalement à chaque fois quelque part la même histoire. Mais qu'est-ce que c'est bon !