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Un visiteur
4,0
Publiée le 19 février 2012
Film dramatique mais réalisé avec tellement de poésie. Une grand mère qui se bat pour son petit fils, un lien étrange qui les unis mais qui les distances en même temps, aucune communication entre les deux. L’évènement dramatique qui se passe avec son petit fils la chamboule. Une envie soudaine d'écrire un poème lui vient, surement pour raconter tout le bonheur qu'elle a vécu avant ce drame et pour oublier celui ci. Les acteurs sont vraiment très bons, malheureusement je n'ai pas vu le film en VO et je pense que je l'aurais plus apprécié ainsi.
Film MAGNIFIQUE ! abouti, complexe, profond, ou la Poésie devenue, presque ridicule, reste une façon de "regarder la vie" pour mieux l'embellir (?
À côté, la réalité quotidienne, bien décevante...... Le petit-fils, abruti par la télé et les jeux vidéo, semble imperméable à la moindre remise en cause. Les parents des violeurs, et les responsables du collège, ne pensent qu'à enterre l'affaire pour sauver les apparences. Le travail de la vieille dame et son vieux patron lubrique...
Bref, c'est la vieille dame, originale, qui donne toute la dimension humaine du film. La rencontre, avec la maman de la jeune fille disparue est très belle... Quelle subtilité
Mija, la soixantaine, élève son petit-fils, et travaille en tant que femme de ménage et aide de vieilles personnes en difficulté. Elle tente de vivre au mieux tout en profitant des petits plaisirs de la vie, mais des événements tragiques vont se produire. "Poetry" est un film gorgé de bonnes intentions, révoltant et touchant, parfois drôle. Mais totalement handicapé par sa mollesse, sa lenteur, sa longueur.
superbe film, captivant, actrice formidable, très belle leçon de vie, tout est dans la douceur, mais aussi dans la volonté car malgré son environnement implacable ( petit fils indifférent, société macho...), cette dame toujours si joliment vêtue réalise le rêve de sa vie au moment de mourir: écrire un poème et quel poème! Malgré queques longueurs, ce film nous tient en haleine et ce malgré l'absence de bande musicale, ce qui montre à quel point le réalisateur a réussi son film
Je redis ici que la qualité homogène des réalisateurs coréens font de ce pays le plus grand pourvoyeur de Cinéma pur au monde, comme le furent en leur temps l'Italie et les Usa. Respect man! Un nouvel et bel exemple avec Poetry. Le rythme lent qui peut souvent être répulsif pour nous humbles occidentaux, surtout dans les films asiatiques, cache une telle puissance feutrée sous son calme, une telle justesse non seulement psychologique mais carrément dans les "mouvements de l'âme", que ça me cloue sur place par le coeur. Les images s'enchainent, aucune prise séparément n'exsude le chef d'oeuvre, les acteurs sont parfaits mais pas comme des stars ou aspirant à l'être. Chaque chose sert l'histoire, c'est un pur travail d'équipe. Et ce n'est qu'une fois cette coquille ouverte que l'on s'attardera sur l'élaboration sublime du déroulement de l'histoire, et la splendeur du jeu d'actrice, et surtout le lien entre ce cinéma et nous, le plus universel d'être si individuel, nous parlant à nous seuls, le rêve de tout cinéaste que peu atteignent, avec l'étrange particularité de toucher en masse qualitative en cette décennie tout un pays coupé de sa moitié, même si évidemment il ne suffit pas d'être coréen pour pondre une magnificence, pour preuve les quelques navets très ch...ts qui sortent annuellement sous le label pseudo culturel de cinéma coréen. Là, c'est du bon, label rouge!
"Poetry", c'est le portrait d'une vénérable grand-mère, Mija, qui élève seule son petit fils. Cette femme courageuse, toujours tirée à quatre épingles, veut rester d'un optimisme indéfectible malgré sa vie difficile et décide de s'inscrire à des ateliers de poésie à la maison de la culture de son quartier. Mais tandis qu'elle s'initie à scruter la beauté dans les choses les plus simples, plusieurs malheurs frappent son existence. Elle est victime de petites pertes de mémoire, et le spectateur devine là, bien avant elle, les premiers signes de la maladie d'Alzheimer. Ensuite, elle découvre avec horreur que son petit fils a participé au viol collectif d'une condisciple, qui s'est jetée dans le fleuve après le drame. Alors que la plupart des parents de l'école veulent étouffer l'affaire, Mija ne l'entend pas de cette oreille et veut à tout prix faire éclater la vérité...
Avec un tel cortège d'évènements tragiques, "Poetry" avait tout pour sombrer dans le mélodrame le plus glauque. Le cinéaste coréen Lee Changdong a évité cet écueil, bien aidé par l'interprétation pudique et sensible de Yun Junghee, véritable icône de son pays (c'est en quelque sorte la Jeanne Moreau coréenne) qui fait ici un retour à l'écran après des années d'absence. Hélas, Lee Changdong se perd parfois dans de pénibles longueurs : ainsi, les interminables cours de poésie suivis par la brave Mija alourdissent inutilement le récit, qui aurait mérité des ellipses plus franches et plus efficaces.
Plutôt que le prix du scénario, "Poetry" aurait mérité d'être distingué à Cannes pour son interprète féminine, qui joue avec finesse ce rôle pourtant guetté par tous les excès... Mais à Cannes, les jeux semblaient faits d'avance pour consacrer cette année Juliette Binoche...
Un scénario et une mise en scène qui a l'élégance et la force de ne pas afficher pompeusement son génie... Pourtant, qu'on ne s'y trompe pas, il s'agit bien là d'un chef-d'oeuvre.
A l'ouest rien de nouveau... mais pas en Extrême-Orient! "Oncle Boonmee" et là, "Poetry". Que dire, si ce n'est géniall! Le ton, les sentiments, les caractères, les comportements, tout est juste dans ce film bouleversant. Et puis... vous ne voulez pas croire qu'on peut tomber amoureux d'une sexagénaire? Allez donc voir ce film!
Filmé simplement, loin du côté esthétisant fréquent dans le cinéma asiatique, « Poetry » est un beau portrait de femme, magnifiquement interprétée par l’actrice principale. Le prix obtenu à Cannes pour le scénario est amplement mérité, la construction de l’histoire étant remarquable elle aussi. On est parfois étonné devant les réactions face à certains évènements, sans doute nous manque-t-il quelques codes culturels de la société coréenne. Seul défaut à mon avis de ce film : il est un poil trop long.
Magnifique métaphore de la POESIE dont la finalité est de sublimer notre humanité. La musique, absente du film, est intérieure, tout comme les émotions, bien que les sentiments soient sensibles. La vieille dame accède à la POESIE par la perception et surtout la conscience. Elle trouve sa voix au-delà de la démence sénile, et en donne ...une à la jeune victime au-delà de la mort. Un film juste et fort, servi par une actrice magnifique !
Magnifique, d'une intelligence rare et très bien joué avec un tableau humain remarquable. Une note particulière a l'actrice principale qui nous émeut tout au long du film en jouant le rôle de mija, une femme douce, emplie de poésie et de délicatesse; d'ailleurs, elle aurait largement mérité la récompense de la meilleure actrice.
Le film de Lee Chang-Dong rend un hommage magnifique à la poèsie. A travers des images recherchées et magnifique, on se laisse emporter et émouvoir par Mija, vieille femme atteinte d'Alzeihmer mais qui continue à vivre...Son désarroi face à l'inspiration, sa difficulté à trouver les mots pour écrir ce poème est visible dans sa relation avec son petit-fils, accusé de viol. Cette pauvre femme se retrouve confronté à la masculinité qui veut se débarasser des problèmes et qui la force à attendrir la mère de la victime qui s'est suicidée... Yoon Jung-Hee donne à son personnage toute la beauté et la force qu'il mérite...On se pose des questions: Où est-elle? Où va-t-elle? Une poésie visuelle et audio, un scémario pointu et une mise en scène magnifique...Un film qui mérite plus que le prix du scénario au festival de Cannes!!!
Actuellement en pleine forme le cinéma Sud-Coréen à ces dernières années multiplié les réussites.Le film de Lee Chang-Dong, "Poetry" se positionne plus comme anecdoctique dans ce constat. Pas mauvais, le lyrisme teintant le film peine à le faire décoller. Si quelques plans saisissent par leur beauté, trop souvent "Poetry" semble rester dans une auto-contemplation, ne parvenant pas à transmettre suffisamment d'émotions pour rendre le scénario captivant. Pour autant, la trajectoire du personnage de la convaincante Yun Jung-hee reste un minimum intéréssant. Coté réalisation Lee Chang Dong assure, notamment en instaurant un rythme lent en accord avec un film qui se veut poétique. Dans un genre proche bien que versant dans le pure drame, le "Mother" de Bong Joon Ho sortie en début d'années se révèle bien plus bouleversant.