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mazou31
133 abonnés
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5,0
Publiée le 5 novembre 2019
Bienheureux sera celui qui comprendra quelque chose à ce bel objet laqué. Histoire sinueuse, tragédie embrouillée, combats épurés, mais putain que c’est beau ! Un enchantement, une splendeur. Tout bon cinéphile doit le voir au moins deux fois, même si l’histoire est toujours hermétique la seconde fois… mais on n’est pas là pour apprendre l’histoire de Chine au IXe siècle !
Ne surtout pas s'engager dans ce film en imaginant un film d'arts martiaux avec une héroïne badass qui multiplierait les coups d'éclat et les performances chorégraphiques du genre. Au delà de ce malentendu possible et probable, ce film est un véritable bijou, travail d'orfèvre magnifiquement ciselé où chaque plan, chaque image, chaque mouvement ou déplacement semble avoir été travaillé dans les moindres détails. Ainsi on a une œuvre esthétiquement sublime et on pourrait multiplier les louanges et exemples pour ce qui concerne les lumières, couleurs, premiers et arrière plans, clair obscur avec une attention incroyable apportée au moindre détail pour que chaque moment soit un tableau mais pas une nature morte même si les images de nature sont très présentes. Un film fait de lenteur et de silence ce qui pour le coup donne une force immense au moindre bruit, son ou musique et qui est chargé de sens et de symboles avec cette jeune femme assassin sur entraînée avec une forme d'élégance à donner la mort mais qui fait face à un combat entre son bras, ses capacités, son entraînement et son âme, ses sentiments, ses hésitations. Tout ceci est souvent très subtil et il faut s'attarder sur les moindres détails d'une image lente qui traduit ce dilemme. Shu Qi on le sait est une actrice sublime et talentueuse hors norme et incarne à la perfection cette héroïne mystérieuse, énigmatique, dangereuse, mais aussi touchante, émouvante, avec beaucoup de poésie et de psychologie omniprésente pour un film chinois qui tout en gardant ses fondamentaux culturels se démarque par son rythme et sa limitation des scènes d'action et d'arts martiaux. Hypnotique, captivant, une lenteur et une langueur qui nous envahit mais avec un ravissement assez peu traduisible en mots et qui divisera forcément les spectateurs avec des avis tranchés.
The Assassin une œuvre d'art, un tableau grandiose. Chaque scène est étudiée, mise-en-scène à la perfection. La scène de la princesse Jiacheng jouant d'un instrument de musique, est d'une beauté absolue, digne des plus beaux tableaux du peintre chinois Tang Yin (1470/1523). L'architecture admirable du film nous bouleverse. Toutes les scènes avec les personnages féminins mélangent beauté et élégance. Que ce soit Nie Yinniang, Jiaxin, Dame Tian, Huji, et bien sûr Jiacheng, toutes ces figures ont une beauté naturelle, mais aussi magnifiée et extraordinaire (n'oublions pas le conte). Le film touche au plus profond de notre âme. Nous ne sommes pas des spectateurs mais des visiteurs. L'autre élément important du film est la méditation, sa spiritualité. Nous devenons des observateurs des arts-martiaux. On étudie chaque mouvement, chaque geste des combats. Ce qui change profondément notre approche par rapport aux films asiatiques d'arts martiaux. Les personnages doivent trouver la paix mentale. Leur cheminement vers cette paix spirituelle, les mène vers la méditation. L'exemple le plus évident étant celui du personnage principal Nie Yinniang (sublime Shu Qi) guidée vers un processus méditatif (les scènes de combat font partie de ce dispositif de méditation, de quête de soi) pour que Nie Yinniang puisse atteindre à la fin du film la connaissance d'elle-même. Qui est-elle finalement ? C'est son parcours initiatique.
J'ai essayé vraiment, je me suis dis :"allez c'est peut-être lent mais c'est beau et puis le film à quand même reçu le prix de la mise en scène à Cannes !" Mais bon plus soporifique tu meurs. Et l'histoire ? Ennuyante à souhait. Alors j'ai luté une bonne heure et puis après plus rien : normal je m'étais endormi....
De la beauté visuelle, des fonds de paysages romanesques tout comme sa passionnante intrigue de profondeur politique, cela se passe dans la Chine des Tang au 9eme siècle, l’empire est en difficulté face à la révolte qui gronde. Les rebelles refusent de se soumettre à l’autorité, rongée par la corruption, ils sont la cible des assassins envoyés par l’Empereur, en situation de faiblesse et dépasser par les événements, l’héritage à l’origine des ninjas. La romance chinoise transcende le temps et les âges, la femme espionne prête à tuer pour des raisons politiques soit tiraillée par ses sentiments éprouvés pour sa cible, un amour de jeunesse, jadis séparé par la dramaturgie. Les arts martiaux sont indissociables dans la sphère chinoise, la conclusion est émouvante, des histoires personnelles du moyen âge, très belle culture animée pour le générique de fin de fanfaron.
Le cinéma est d’abord un art de l’image. Chaque film donne à voir, même s’il est vrai que parfois que sommes tentés de fermer les yeux… Là rien de cela tant le film « The Assassin » de Hou Hsiao Hsien est une splendeur visuelle permanente. Chaque plan est une offrande pour le regard du spectateur; et ceci en simplicité, contrairement à un Zhang Yimou parfois tonitruant dans l’esbroufe.
Chine, 9e siècle… Un empereur, ses provinces, ses gouverneurs, leurs femmes, leurs concubines. On peut résumer « l’intrigue » ainsi en y ajoutant cependant le retour d’une jeune femme, exilée, en formation chez une nonne, laquelle n’ignore rien des combats d’arts martiaux.
Adoncques, HHH nous tend dès lors une douce épure de cinéma à la mise en scène splendide de bout en bout. Enfin un prix cannois mérité (cela arrive parfois!) en attendant que débarque sur nos écrans le médiocre palmarès annoncé de cette année…
La caméra de Hou Hsiao Hsen est toujours fluide, les mouvements d’icelle délicats. Avec son film -d’autres avaient déjà merveilleusement précédés: « Good men and good women » « le maître de marionnettes » « goodbye South, goodbye »- HHH rappelle l’essentiel du cinéma : l’image ! Et la mise en scène est une action déterminée dans un cadre défini et éclairé comme de juste.
Tout est à l’unisson dans « The Assassin ».
Évidemment les costumes, la photographie, les décors tant intérieurs qu’extérieurs. La photo de ce long-métrage enchaîne merveille sur merveille tant chaque plan nous happe dans sa profondeur, guidés par une mise scène qui maîtrise même le vent, les voilages; c’est parfois d’une beauté inouïe!
L’ensemble dans un tempo lent comme il faut mais pas trop, le temps pour nous du ravissement.
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1,0
Publiée le 18 février 2021
Je me considère comme une personne qui n'a généralement pas de mal à comprendre ce qui se passe dans les films même ceux qui exigent une certaine réflexion de la part du spectateur. Mais pendant cette histoire je n'ai presque jamais su ce qui se passait. Cela semble absurde quand je le dis mais dans beaucoup de scènes du film je ne savais vraiment pas qui étaient les personnages ou ce qu'ils essayaient d'accomplir. Le rythme du film est extrêmement lent ce qui aurait pu être acceptable s'il avait été réalisé de manière correcte ce qui n'est malheureusement pas le cas. Les séquences d'action sont bien faites et je ne peux pas blâmer le jeu des acteurs mais ils ne peuvent pas sauver ce film terrible...
Je pensais passer un bon et grand moment dans le genre "action"......qu'elle déception !!!! je me suis ennuyée à mourir, il n'y a quasi pas de dialogue. J'ai été jusqu'au bout du film en attendant de l'action, j'attends encore ! si vous attendez du grand film d'action, attendez vous à rien de tout cela.
Si les décors et les paysages sont souvent splendides, cela ne suffit pas à masque le vide d'un scénario. Une lenteur et une absence d'incandescence féminine qui laisse sur sa faim.
Attention chef d'oeuvre. The ASSASSIN est un film d'une grande beauté formelle : une image comme de grands tableaux, des plans sequences époustoufflants de virtuosité, et surtout une approche du sonore rare... qui peut parfois rappeler le travail d'un Tarkovski. C'est dire.
L'histoire est un peu difficile à suivre, il faut bien faire attention à tous les personnages.
C'est en gros : un film qui demande de l'attention, qui se mérite. Vivement conseillé.
Tout se résume à la beauté dans the assassin,l'image et les plans sont incroyablement envoutant. Le film possède une profondeur de champ que l'on voit rarement au cinéma. Alors oui l’histoire n'est pas de plus passionnante elle en fera même somnoler plus d'un. Mais s’arrêter à ça serai renier toutes les autres qualités que possède ce film et notamment la maestria avec laquelle le métrage à été mise en boite. Tout est réfléchit du moindre plan d'arbre dans lequel le vent vient s'engouffrer pour faire bouger les feuilles aux attaques meurtrières,rien n'est laissé au hasard ici.
L'image est vraiment captivante et peu de réalisateurs sont capables d'atteindre un tel rendu esthétique. Un rendu donnant l'impression au spectateur d’être immergé en plein cœur de la scène,on croirait presque sentir le vent souffler sur notre peau. Il est fort possible que beaucoup s’ennuie ferme devant ce métrage aux dialogues éparses et à l'intrigue illusoire. Mais passer à coté de la prouesse technique dont fait preuve Hou Hsiao-Hsien en tant que réalisateur serait une grossière erreur que tout bon cinéphile ne peut pas commettre.
Prix de la mise en scène au Festival de Cannes 2015. Le cinéaste donne sa vision du film de sabre chinois dans une épure somptueuse et une mise en scène virtuose.
Histoire incompréhensible. Changement de format sans raison apparente. Mise en scène hermétique. Lenteur non justifiée. Dialogue poétique mais dénué de sens. Motivation des personnages floue. Il n'y a que le jury du festival de Cannes pour trouver des raisons de se pâmer devant tant de prétention. En même temps c'est chinois. Un autre monde. Une autre façon de voir les choses et d'aborder l'art.
D'une plastique exceptionnelle, "The Assassin" est un voyage visuel et narratif de toute beauté. Son ambiance profondément mélancolique, son rythme d'une lenteur irréelle et sa photographie digne d'un De La Tour, font de ce film magnifique une expérience cinématographique rare !
"The Assassin" ouvre un portail d'images fabuleuses, à l'intérieur même de notre propre monde. Après avoir vu ça tout vous paraîtra plus fade. Notre rétine est constamment transcendée, à la vue d'une lumière sculpté par un certain spectre savant, du nom de : Hsiao-Hsien. Un univers fantasmagorique que nous croyions oublié, se relève d'entre les morts, pour nous servir une offrande spirituelle. Accordée à cette imaginaire, l'histoire se prive de mot et se comprend aux sens. Une œuvre à apprécier deux fois, afin de passer un véritable cap cinématographique. Somptueux et inoubliable.