The Assassin
Note moyenne
3,0
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180 critiques spectateurs

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Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 mars 2016
Aventure dans une Chine profonde du VIIIème siècle, Hou Hsiao-Hsien dépeint un cadre somptueux. Si l'esthétisme est au rendez-vous, c'est incontestable, le Mallick taïwanais aime lui aussi la collection de vignettes. Pour une demi-heure, c'est raisonnable. Mais pour une 1h45, on y est plus. La salle se vide, mais acte de résistance oblige, je respecte l'oeuvre. Si on y va juste pour une claque visuelle, on en a pour son argent. Pour ce qui est de l'histoire, bien que tout à fait compréhensible, elle reste d'un ennui abyssale. Les scènes de combat, bien que furtives, sont également superbes.
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 245 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 août 2019
The Assassin (2005, Hou Hsiao-Hsien). Un des plus beaux films qui existe. L'image comble toujours le regard que ce soit à l'extérieur ou dans les palais; comme Mizogushi ou Ozu. La musique chinoise à laquelle nous trouvons qu'il manque la mélodie, le rythme, l'harmonie, et pourtant il reste cet incroyable charme même pour nous avec les timbres étranges et les gestes qui cherchent la perfection. La pureté du kungfu qu'on devrait voir en ralenti. Le visage impassible de la belle Shu Qi (l'assassin Yinniang), qui sans un mot nous fait comprendre sa maîtrise de l'art de tuer, sa sensibilité, son amour, sa résistance à l'oukase inhumain puis son retrait du monde du pouvoir.
Certes, le film est lent, très lent pour qu'on puisse prendre le temps d'aimer les images, les sons, les dialogues, les personnages.
Certes on ne peut pas comprendre l'intrigue à la première vision du film, surtout sans comprendre le chinois ni connaître le haut moyen-âge des Tang, comme l'a dit Hou Hsia-Hsien (la troisième vision semble la bonne pour moi en tout cas, en ayant étudié le texte médiéval d'origine qui se passe au IXème s dans l'empire des Tang, lire si vous voulez http://www.chinese-shortstories.com/Reperes_historiques_Wuxia_Breve_histoire_du_wuxia_xiaoshuo_I_3a.htm ).
Laissez-vous porter et revoyez le film plusieurs fois.
Jean Douchet qui a introduit puis commenté le film pour nous en mai 19 au remarquable cinéma du Panthéon disait qu'on avait là une nouvelle façon de faire du cinéma donc qu'il fallait une nouvelle façon de regarder le cinéma. La beauté nouvelle toujours déroute et inquiète, à nous de l'accueillir.
The Assassin (Hou Hsia Hsien 2015) est au film de wuxia (films de chevaliers errants redresseurs de torts du moyen-âge chinois, genre chinois majeur) ce que Johnny Guitar (Nick Ray 1944) est au western, ce que Les Parapluies de Cherbourg (Demy 1964) est au musical, ce que Some came Running (Minnelli 1958) est au mélo, ce que La Soif du Mal (Welles 58) est au policier : un chef d'oeuvre qui le place au sommet du genre mais en même temps à la fois une épure et un détournement.
Quelques détails amusants d'ailleurs :
La musique de fin est "Duc de Rohan" par le Bagad Men Ha Tan dirigé par Pierre Tanguy et les musiciens de Doudou N'Diaye Rose interprétée par 17 musiciens bretons et 20 du Sénégal en 2000 à Dakar. Un morceau remarquable de musique bretonne qui exprime bien le climat médiéval. https://youtu.be/DnoFht_VBN8
Shen Fang yi Interprète deux rôles : la nonne et la princesse Jiacheng. C'est elle qui chante l'histoire de l'oiseau bleu ( Le roi met un miroir devant l'oiseau bleu qui refuse de chanter. Voyant un semblable il chante toute la nuit et au matin meurt.) Mais justement Shen Fang Yi est une danseuse soliste de la compagnie de Martha Graham ( 1894-1991). Elle joue aussi on le voit de l'étrange cithare chinoise guqin. https://youtu.be/txbwfuA3N3M
Peut-être a-ton oublié le début Millenium Mambo (2000) avec la musique planante de Yoshihiro Hanno (?) où Shu Qi, déjà superstar, semblait à la fois égarée et libre, présente et inquiète. En tout cas ce début a été célébré partout et la voir ainsi en chevalier vengeur contraste et en même temps rappelle à la fois son rôle dans ce film marquant et son aura glamour (même érotique pour le début de sa carrière) soudain pétrifiée. https://youtu.be/8ubt8JvykiQ
El B
El B

20 abonnés 13 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 mars 2016
La soi-disante brillante mise en scène ne sauve pas ce film qui bénéficie pourtant de somptueux cadres à l'esthétique léchée et académique. Un scénario en filigrane. Un prix pour la mailleure direction artistique en festival de Cannes aurait été sans doute moins choquant.
Frédéric M.
Frédéric M.

239 abonnés 2 154 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 janvier 2016
Il faut avouer le film est très beau , histoire pas mal , Shu Qi toujours magnifique mais le film est très lent , trop lent... parfois certains acteurs donnent l'impression de s'ennuyer dans le film... après l'affiche, l'histoire donne l'impression qu'il y aura beaucoup d'action, il y en a mais très peu.. et très vite ...Cela reste une curiosité à voir
Mirobole Pancrate
Mirobole Pancrate

49 abonnés 282 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juin 2018
Aussi élégant qu'ennuyeux. L'intrigue tient en 2 phrases mais la narration extrêmement succincte, quand elle n'est pas carrément elliptique, rend l'ensemble difficile à suivre. Reste la part d’envoûtement et de poésie que charrie la beauté de l'oeuvre. Un tableau plus qu'un film.
Angelina.J
Angelina.J

39 abonnés 265 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 mars 2016
Une pépite visuelle , les décors les plans , les costumes, l héroïne est magnifique, tout est très beau, la chorégraphie des combats, hélas le scénario est trop mince , et avare de dialogues, les personnages méritaient d être plus approfondis
stephanhome
stephanhome

5 abonnés 34 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 novembre 2017
Un film d'un ennui abyssal où on ne comprend à peu près rien si ce n'est le scenario de départ qui tient sur une feuille de papier à cigarettes.
Reste de superbes images de montagnes et de vallées embrumées, une belle photographie et la très grande beauté de l'actrice principale. ça fait peu pour du cinéma...
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mars 2016
Quel film sublime ! L'histoire m'a un peu échappé, mais peu importe, c'est tellement sublime ces images, ces couleurs, ces costumes ! Les scènes de combats sont elles aussi spectaculaires de fulgurance. Pour autant, ces combats mortels ne nous donnent jamais à voir les tués, seule l'entaille nous est montrée. C'est étonnant comme procédé. Tant de beauté, c'est stupéfiant. Le prix de la mise en scène à Cannes est parfaitement justifié.
Anne M.
Anne M.

85 abonnés 658 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 mars 2016
Je mets une étoile pour les décors, les images, les costumes, les coiffures somptueux et soignés jusqu’au moindre détail, pour la beauté des visages et des gestes.

J’ai à peu près compris l’histoire, mais pas les subtilités du scénario, et j’ai trouvé l’ensemble décousu et peu fluide, ce qui a rendu la concentration difficile.
bernoc
bernoc

7 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 avril 2016
Si vous allez voir The Assassin, laissez votre esprit cartésien au vestiaire, vous risqueriez de vous perdre.
Trouvez tout ce qu'il y a de plus asiatique au fond de vous. Allez dîner, avant, de nouilles sautées, lancez des pétards dans la rue, sortez votre cerf-volant. Ah, n'oubliez pas un flacon d'alcool de riz.
Lisez quelques poèmes Tang. Ces poèmes dont pas deux traducteurs parmi des dizaines ne nous offrent la même logique. On vous confie l'image d'un reflet de pleine lune sur un lac, le croassement d'une grenouille, quelques indices encore et ingrédients, qui feront naître ici votre solitude, là votre sentiment accueillant le grand âge ou la nostalgie de votre pays natal que vous n'avez pourtant pas quitté.

Ce n'est pas vrai qu'il n'y a rien à comprendre dans The Assassin. Dans comprendre, pensez d’abord à prendre.
Quand vous admirez une étendue d'eau semée d'îlots, est-il nécessaire de savoir où, sous la surface, ils se rejoignent pour embrasser le paysage?

The Assassin est un pas japonais, ces lignes sinueuses et ponctuées de grandes pierres plates espacées, qui n'ont aucun lien entre elles je veux dire, mais qui vous conduisent jusqu'au bout du chemin.

Vous suivrez le destin de YinNiang, croisant le long du film, une princesse, un empereur, quelques conseillers militaires, une nonne, un oiseau bleu, deux pièces de jade jumelles, une concubine, un masque en or, des enfants princiers, un mage, un polisseur de miroirs, un criquet... Et le vent.

YinNiang commence sa vie d'adulte en tenant d'une main un poignard et son incroyable virtuosité au combat héritée de sa tante, de l'autre un anneau de jade et la fidélité au projet pacifiste que sa mère lui a confié.
Lourds fardeaux. Mais la petite saura orienter son destin.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 30 mars 2016
Belles images mais a ce compte je préfère voir des photos :P
Presque pas de paroles, ni de musiques ....
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 18 juin 2016
J'ai décidé d'aller voir ce film attiré par son esthétisme. Il s'agit d'une plongée renversante dans l'histoire médiévale de Chine. Les décors et les costumes sont somptueux. Je n'ai pas très bien suivi l'intrigue car j'étais fatigué mais elle est développée comme un conte avec sa part de légende, de fantastique... Shu Qi est absolument incroyable, à la fois glaciale et délicate, son personnage est à la fois humain et hors du monde, comme un fantôme hésitant entre le royaume de l'ombre et celui de la vie.

Cette oeuvre se distingue par sa narration, sa beauté naturelle, rappelant le style de Terrence Malick. C'est un film qui prend son temps, apaise sans perdre son frisson. Vous ne regretterez pas de l'avoir vu même s'il ne vous plaira peut-être pas. Ne vous attendez pas à assister à un déferlement d'action et de castagne, le cinéma de Hou Hsiao-Hsien propose une vision différente. De bon augure !
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 août 2019
Nous pourrions regarder The Assassin sans les sous-titres, tant la mise en scène donne à ses splendides images suffisamment de précision et de souffle pour porter le récit de cette vengeance qui unit par la douleur d’anciens amants. Véritable acte de foi dans le cinéma, le film ne construit pas ses images à partir du verbe ; ce dernier ne vient que les relever, formant de petits tableaux où le mouvement, parfois infime, inscrit ses personnages dans une époque aux lourds cérémonials. Rarement le geste cinématographique aura été aussi conscient et minutieux, rarement les combats se seront montrés aussi passionnels et brutaux. La musique crée une suspension de l’action, une attente du coup fatal qui doit être porté et qui pourtant ne vient pas. Car les attaquent tombent sans avertir et tranchent le rythme jusqu’alors figé, traduction parfaite des tourments intérieurs auxquels se livrent les protagonistes. Épopée du silence où le huis clos n’est pas loin, The Assassin déplace les conventions de représentation du film de sabre dans l’intériorité troublée d’une demeure et de ses habitants, capte la poésie de chacune de ses pièces pour mieux y rejouer une tragédie amoureuse, la plus belle qui soit. Le long-métrage de Hsiao-Hsien Hou, par bien des aspects, adapte au pays des passions humaines ce récit de l’oiseau qui, parce qu’il a perdu sa bien-aimée, chante et danse jusqu’à mourir d’épuisement. Sublime.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 août 2019
Un film très particulier, voire étrange, tant le soin apporté à la forme l’emporte sur le « fond ». Hou Hsiao-Hsien, le « maître » Taïwanais, livre en effet ici une œuvre visuellement somptueuse, dans les scènes d’intérieurs, avec d’omniprésentes bougies, comme dans celles d’extérieur, avec une représentation magnifique de la nature. Bon nombre de plans imprimeront durablement la rétine, et une sorte de fascination se dégage du film. Si l’on retient que la « mise en scène » se limite à « l'organisation matérielle de la représentation » d’une œuvre, et non sa conception, le prix qui lui a été décerné est parfaitement justifié. Mais il manque à mon goût ce qui fait les grands films : des idées, novatrices ou passionnantes, ou des émotions naissant des situations, des motivations, des sentiments des personnages : il n’y a là aucune empathie avec eux, qui défilent sous nos yeux comme des marionnettes déshumanisées. Sans doute faut-il rompre avec nos habitudes de spectateurs de cinéma, pour regarder ce film comme nous déambulerions dans une galerie ou lirions de la poésie….
White Fingers
White Fingers

29 abonnés 1 237 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 février 2024
« The Assassin » est une œuvre cinématographique captivante qui illustre la maîtrise de Hou Hsiao-hsien dans l'art de la mise en scène. Le film est une fresque visuelle éblouissante, mêlant habilement les genres et s'inscrivant dans une tradition esthétique riche. Bien que la trame narrative puisse sembler complexe et parfois obscure, avec des personnages éphémères et des éléments de scénario taillés, l'expérience visuelle est enchanteresse. La beauté du film réside dans sa capacité à capturer l'essence de la perfection à travers des images, des mouvements, et des costumes magnifiquement chorégraphiés, tout en offrant une réflexion sur des thèmes plus profonds. Cependant, son approche minimaliste et son rythme lent peuvent ne pas plaire à tous les spectateurs, ce qui rend le film aussi sublime que potentiellement déroutant. « The Assassin » est une œuvre d'art cinématographique qui, malgré certains aspects déroutants (dont le besoin de lire le dictionnaire des dynasties chinoises), brille par sa grâce esthétique et son originalité. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
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