5150, Rue des Ormes
Note moyenne
3,2
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52 critiques spectateurs

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Marc T.

312 abonnés 615 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 31 juillet 2015
Décidément j'ai un peu de mal avec le cinéma québécois (et non avec nos amis québécois).
Malgré un pitch qui semblait prometteur et une première moitié bien amorcée, le film se perd dans quelques délires fantastiques sans intérêt et une fin guignolesque.
Et je passe sur l'accent québécois lui-même car désolé de le dire mais les 3/4 des dialogues sont incompréhensibles. Ce n'est pas un reproche à nos amis d'outre-atlantique, c'est juste le constat d'un cinéphile qui a eu un mal fou à suivre et aurait aimé des sous-titres.
ChroniqueMécanique
ChroniqueMécanique

350 abonnés 214 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 décembre 2011
Au démarrage, l'accent québécois peut créer un léger décalage, voir nuire à la crédibilité. C'est vrai, les expressions et insultes made in Québec, par chez nous, c'est plutôt un objet de plaisanterie, alors dans un film à suspense, vous imaginez... Mais ici, très vite, on est plongé dedans, et une fois habitué, cela accentue sans aucun doute le charme et l'originalité de l'ensemble. Le propos de départ est assez banal pourtant, mais fort bien exploité par la suite pour en faire quelque chose de plutôt inattendu. Un jeune homme lambda frappe par hasard à la porte d'une petite maison de banlieue comme il en existe des millions à travers le Globe, et bascule violemment dans une situation des plus extrêmes : être enfermé sans raison par des inconnus, parqué dans une chambre-prison sans savoir ce qu'il va nous arriver, ni combien de temps cela va durer... Un huis-clos en somme, comme Mère Cinéma en a nourrit des dizaines et des dizaines en son sein. A titre personnel, c'est d'ailleurs un de mes genres de prédilections, bourré de charmes, car le huis-clos exige un combat mental, psychique, fait de malice, d'intimidations et de persuasions pour l'emporter. Une lutte où les armes et les muscles ne servent à rien.
C'est Marc-André Grondin, déjà remarqué (et remarquable) dans C.R.A.Z.Y., un autre très bon film québécois, qui tient le rôle du captif. Au fur et à mesure de sa détention au cœur de cette curieuse famille comme on aimerait pas en rencontrer, le réalisateur nous plonge dans les méandres de son esprit. On assiste à ses délires, ses pétages de plombs, ses espoirs, ses épreuves, sa névrose grandissante au fil des jours, comme à travers ses yeux. Tout cela notamment grâce aux sublimes métaphores à la limite du fantastique et autres figures de styles visuelles qui nous sont distillées, et qui ajoute un charme indéniable à l'ensemble. Face à lui, c'est Normand D'Amour qui incarne son geôlier. Inflexible et déterminé, il fait penser à un mélange entre les « méchants » du « Martyrs » de Pascal Laugier, et un certain Dexter. Habité par une mission qu'il compte mener à son terme coûte que coûte, il campe avec force un personnage manichéen à la philosophie extrême, rongé par les paradoxes de ses convictions et de sa morale ambiguë. Ce patriarche autoritaire et le jeune homme qu'il emprisonne font belles figures parmis les rôles distribués ici, mais les autres ne sont pas laisser en reste. De l'adolescente insoumise qui cherche à s'affirmer, à la fillette au regard glacial et au silence si parlant, en passant par leur mère paumée et éprise de liberté, aucun d'eux n'est relégué au second plan. Incontestablement, le grand soin accordé aux mœurs et à l'évolution des protagonistes, à leurs caractères détaillés tout en subtilité, est l'arme majeure du « 5150 rue des ormes », et lui confère énormément d'intensité. Cette descente crescendo dans l'horreur ne se contente pas uniquement d'être distrayante et efficace, elle fait allusion à un rapport au père à la fois conflictuel et séducteur, à la remise en question de ses propres valeurs, le grand jeu de la vie étant allègrement (et génialement) comparé à une partie d'échec géante. Le tout sans arrogance, avec la grande modestie que l'on connait à nos cousins d'Amérique du Nord.
Outre des interprétations vives et sans faille, et un script intelligent ponctué d'échanges mémorables avec un accent et des expressions improbables chers à Céline et son « mââââri » René, le thriller d'Éric Tessier profite de la solide mise en scène de ce réalisateur au talent certain. Construite sur une ligne de sobriété et de maîtrise du cadre, elle est agrémentée d'un montage fluide, de mouvements de caméra par instant intéressants, et d'effets réussis, sans pour autant verser dans l'esbroufe. Les fondements de tout cela sont bons, et des codes du film de rapt sont souvent brisés pour en emprunté d'autres au cinéma d'épouvante. Parfois déroutant, plein de tension et jusqu'au boutiste, on aime ou aime pas, mais ce genre de film ne peut laisser complètement indifférent. Je sais qu'il comporte quelque slégères imperfections et qu'il manque d'un léger grain de folie par moment, mais ayant été vraiment conquis sans que cela ne se montre insupportable, je ne lui en tiendrai pas rigueur. Donc si vous avez un peu moins de 2 heures à perdre, n'hésitez pas à venir toquer au 5150 rue des ormes...
D'autres critiques, avec photos et anecdotes, disponibles sur mon blog cinéma http://soldatguignol.blogs.allocine.fr/ Merci !!
NeoLain

5 888 abonnés 4 743 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 mai 2012
Thriller Québecquois de bonne facture en tout cas pour le première partie, le dénouement final est audacieux mais ne procure pas l'attente escompter. Un jeune s'equestrer par un type, même une famille assez déranger, le type est un fou d'échec et n'a jamais perdu une partie, il décide de faire des duels avec le jeune pour lui démontrer qu'il est imbattable et bien plus encore car il y à intrigue là-dessous. De pièce en pièce le film s'embourbe aussi dans du fantastique. A la fin, nous spectateurs tout autant que l'histoire est échec et mat à rester sur une déception. A retenir l'excellente prestation de l'acteur Normand d'Amour.
Uncertainregard
Uncertainregard

140 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 septembre 2010
Un thriller canadien dont l'accent ne passe pas pour ressentir le moindre frisson.
yeuce
yeuce

38 abonnés 1 051 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 juin 2010
film psychologique avec le jeu d'echec en toile de fond, bien morbide pour la dernière partie mais ce putain d'accent quebecois c'est difficile pour nous français
Gabith_Whyborn
Gabith_Whyborn

44 abonnés 842 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2013
Un thriller canadien qui mériterait d'être bien plus connu!
Perso j'ai vraiment bien aimé car le film démarre très vite, la tension monte et l'atmosphère devient de plus en plus inquiétante.
Le scénario est très original, les acteurs jouent très bien.
C'est une vraie réussite, un film que je ne suis pas prêt d'oublié de si tôt!
C'est dommage qu'il ne soit pas disponnible en français, j'ai du le voir en québécois et j'ai seulement compris les 3/4 des dialogues.
Le final est vraiment bien aussi, je n'ai vraiment pas été déçu.
Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mars 2013
Très scolaire sur la forme, 5150 rue des Ormes est néanmoins un bon film claustrophobique. On a toujours l'impression d'être devant un premier film ou un film de fin d'étude. Tout paraît appuyé, y compris le jeu des acteurs, mais le côté théâtral de l'histoire permet ce décalage.
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 février 2011
C'est à l'adresse typiquement résidentielle du 5150 Rue des Ormes que le destin de Yannick va basculer ; début d'un long calvaire pour le jeune adolescent, confronté à la torture physique et psychologique d'une famille aux principes moraux peu ordinaires... Le long métrage de Eric Tessier s'affirme d'ores et déjà comme une relecture du genre du film de torture, empruntant la voie du thriller pour mieux secouer les références. Ainsi on pense à des films aussi divers que le Martyrs de Pascal Laugier, le Funny Games de Michael Haneke ou encore le Assassin(s) de Mathieu Kassovitz. L'ensemble est très plaisant bien qu'assez inefficace sur le plan émotionnel, malgré des personnages racés et dignes d'intérêts. Cependant la métaphore échiquéenne a de quoi faire sourire, à ce point improbable qu'elle transforme presque à elle seule ce sympathique petit suspense en un machin-truc-bidulo-fantastique pratiquement grotesque. 5150 Rue des Ormes parle d'obsession et d'idéaux justiciers en pariant sur la fable à tout prix : c'est là son audace et sa maladresse, cette façon un brin puérile de bifurquer vers une dimension chevaleresque dans ses instants les plus ( pauvrement ) visuels. Ca reste assez bien foutu et d'un potentiel indiscutable mais terriblement inabouti, comme en témoigne cette fin en queue de poisson...
Louis V
Louis V

31 abonnés 198 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 octobre 2013
Un film très malsain , tant du côté de l'insalubrité de la maison que de la perversité du père de famille . Un homme est manipulé , violenté pour une raison ignorée de tous , et tout dans ce film passe par la violence , l'ignorance , ne laissant aucune place à l'humanité . Psychopathes dégénérés , poursuivant un but inutile , la façon dont le personnage principal est anéanti , animalisé, nous fait sortir de ce film avec un arrière goût d'amertume et de déception , la nausée restant présente à chaque fois que nous regardons un plateau de 64 cases . Ce qu'on retiens de ce film , c'est la mort pour la mort , haine pour haine , oeil pour oeil , dent pour dent , sang pour sang ... Glauque . Si vous êtes une âme sensible , ou que vous aimez les films d'horreurs torrides , je ne le vous conseille pas .
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 173 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 avril 2010
Eric Tessier adapte le roman de Patrick Senécal et en restitue une oeuvre oscillant entre le thriller et le fantastique.
Si dans un premier temps, le film nous fait penser à Mum & Dad (2009), l'oeuvre de Eric Tessier change radicalement en court de route, privilégiant les scènes à répétition et sans grand intérêt, ajoutez à cela, des séquences non pas oniriques mais fantastiques, peu réussies.
La présence de Marc-André Grondin dans le rôle titre ne sauve pas les meubles, plus habitués aux comédies ou drames familiaux, le retrouver ici dans la peau d'un jeune adulte séquestré par un psychopathe, il peine à être crédible.
5150, Rue des Ormes (2009) est un drame pseudo horrifique, divertissant mais sans réel intérêt majeur, puisque ce dernier ne révolutionne pas le genre.
BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 septembre 2016
Super film: Ambiance hyper tendue et stressante avec une excellente mise en scène de Tessier qui arrive à nous faire capter ce que ressent ce pauvre Grondin arrivé au moment et dans la mauvaise rue: Celle de ce virtuose des échecs persuadé d être un justicier qui doit éliminer les "mauvais"... Tirée d'une histoire vraie le film est vraiment captivant et ce, dès les premières minutes jusqu'au dénouement assez dramatique pour marquer les esprits d'autant plus que l'interprétation est excellente particulièrement celle de Grondin tjrs aussi juste et convaincant...
wesleybodin

1 255 abonnés 3 864 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 janvier 2011
Un thriller qui met en avant l'étroitesse de la frontière entre le bien et le mal et de ses conséquences sur une famille entière. Les acteurs sont convaincants, la mise en scène honnête mais l'ensemble manque cruellement de rythme. En découle un métrage passable qui ne laissera pas de trace impérissable dans notre esprit.
Cine vu
Cine vu

162 abonnés 580 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2014
Echec et mat chez les dingues

Marc-André Grondin joue Yannick, il est prodigieux, complètement déstabilisé par la situation, il semble fragilisé par son histoire personnel .
Normand d'Amour est le père de famille déglingué, il est sur une autre planète. Son jeu est subtil entre folie et démesure, le tout en père de famille tranquille .
Sa fille ne rêve que de lui ressembler, elle est le fils qu'il n'a pas eu.
Michelle (Mylène St-Sauveur) est violente et encore plus délirante que son père, une actrice à la Millenium.
La mère est une brave femme dépassée par la situation et on la comprend.

Un film original et éprouvant entre fiction et réalité sordide.
Un jeu qui prend une dimension totalement barrée et dont tous les participants pètent les plombs.

Eric Tessier est un réalisateur atypique et ça donne un autre regard à la catégorie "triller psychologique".
xavierch
xavierch

54 abonnés 1 167 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 février 2016
Un film étrange, où Yannick, jeune apprenti réalisateur, se fait capturer par une famille parce qu'il est trop curieux, le postulat de départ est bon, et le fait que le tueur principal emmène toute sa famille avec lui, et soit un génie des échecs aussi, mais le héros a 15 fois l'occasion de se barrer, et se démerde comme un manche. Ce manque de crédibilité m'a un peu gêné, et j'ai trouvé le film un peu trop barré dans la 2ème partie, même si on devine que c'est pour montrer la folie qui envahit Yannick. A noter l'accent québécois assez dur à suivre par moment, Tabernacle.
Hannoy
Hannoy

43 abonnés 305 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 août 2021
Je n'ai pas lu le livre, mais ce thriller psychologique se suffit à lui-même. On plonge tout de suite dans l'univers, sans sueur froide mais de bout en bout sur un fil de folie qui ne cesse de rapetisser. Le scénario parvient à parfaitement décrypter la psychologie des personnages laissant aux acteurs le loisir de s'exprimer dans leur rôle. Le père, mi ange mi démon donne le ton.
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