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    Somewhere
    note moyenne
    2,4
    3960 notes dont 793 critiques En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
    répartition des 793 critiques par note
    51 critiques
    113 critiques
    148 critiques
    134 critiques
    165 critiques
    182 critiques
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    793 critiques spectateurs

    🎬 RENGER 📼
    🎬 RENGER 📼

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    2,0
    Publiée le 19 janvier 2011
    Quatrième long-métrage pour Sofia Coppola qui décrypte à sa manière l'envers du décor, où derrière le feu des projecteurs d'Hollywood se cache des starlettes qui tentent de survivre dans un monde éphémère, où le luxe, le sexe, la drogue et l'alcool sont monnaies courantes. Sofia Coppola essaie de son côté de faire cohabiter dans ce même univers un acteur sur le déclin et sa fille de 11 ans qu'il n'a pas vu grandir. En grande partie tourné au coeur du mythique hôtel du Château Marmont à Los Angeles. Sofia Coppola s'est attelée ici à une mise en scène bien spécifique (et inattendue de ça part) où la caméra s'attarde (trop), rendant certaines scènes oniriques (ou ennuyeuses). Souvent inégal malgré de très bons acteurs (Stephen Dorff sort enfin du gouffre et s'offre un rôle titre qui devrait redonner du souffle à sa carrière) et quant à Elle Fanning, elle est la révélation du film), sans oublier la participation du célèbre groupe Phoenix à la B.O. Au final, on ne peut s'empêcher de se questionner concernant le Lion d'Or reçu lors de la 67ème Mostra de Venise, décerné par Quentin Tarantino qui présidait le jury et qui n'est autre que "l'ex" de la réalisatrice (était-ce une récompense justifiée ? Non !).
    Fabien D
    Fabien D

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    5,0
    Publiée le 8 janvier 2011
    Pour son quatrième film, Sofia Coppola reste fidèle à ses thématiques et à ses obsessions tout en proposant une oeuvre fort différente d'un point de vue esthétique et même narrative. Fillm sur le néant, la solitude, l'ennuie et la famille, Somewhere est une oeuvre âpre et difficile, lente et en suspens bercé de traits d'humour qui rappellent Lost in translation (lles scènes en Italie) mais toujours sur le point d'imploser. Les non-dits, le mal-être, la vision d'un Los Angeles artifciel et angoissant qui n'est pas sans rappeler l'univers de Bret Easton Ellis avec ces starlettes dépravées et ces nuits de débauche aux confins de la déraison. Peuplé de plans fixes qui n'est pas sans rappeler un certain cinéma américain des années 70,Somewhere est un film déconcertant, non-narratif qui refuse, malgré son sujet, se sombrer dans le mélo familial à deux sous pour proposer juste la vision désespérée d'un univers d'artifices qui part en miettes. Fascinant mais aussi poétique et émouvant quand il montre la jeune Elle Faning au détour d'une séquence magique patinée sur du Gwen Stefani, Somewhere est un film fort et osée qui déroterai la plupart des amateurs des films précédents de Sofia Coppola qui, en traitant toujours du même sujet, réussit à faire quelque chose de neuf, à la fois ultra-référencé et particulièrement personnel pour ne pas dire autobiographique. Magnifique!
    Trelkovsky
    Trelkovsky

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    2,0
    Publiée le 8 janvier 2011
    La face sombre de la gloire, le revers de la médaille, être malheureux malgré le succès ... ces thèmes là sont bien à la mode depuis quelques années. Et c'est donc au tour de Sofia Coppola de s'y atteler ... sans originalité. On ne peut pas lui reprocher un certain savoir faire dans la mise en scène, loin de là ... mais c'est banal. Et pourtant, il est intéressant de constater qu'elle ne semble pas chercher l'appât du gain : le film est lent, et certains plans sont particulièrement longs ... ce qui ne plaira sûrement pas au grand public.

    Pourtant, ça ne sort jamais des sentiers battus : l'homme désabusé par sa vie somptueuse, qui va petit à petit comprendre ce qu'est la "vraie" vie au contact d'un proche ... jusqu'au final qui restera un sommet dans l'histoire du manque d'originalité.
    C'est donc un film relativement paradoxal ... et assez lassant. On appréciera toutefois l'interprétaion de l'acteur principale, très touchante de naturel ...
    dominique L.
    dominique L.

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    0,5
    Publiée le 18 juillet 2013
    Film sans aucun intérêt très soporifique et superficiel. Je dois dire que je me suis endormie avant la fin !
    Lankaiyi
    Lankaiyi

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    4,0
    Publiée le 22 avril 2012
    Film qu'on aime ou pas du tout. J'ai aimé! On s'attarde sur les gestes et les expressions des personnages avec beaucoup de réalisme. Le film en soi est très lent mais c'est ce qui fait son charme, en plus d'une très belle BO.
    MC4815162342
    MC4815162342

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    4,0
    Publiée le 8 septembre 2014
    Après un bon "Virgin suicides", un sublime "Lost in Translation" et un "Marie-Antoinette" que je n'ai pas encore vu, Sofia Coppola revenait en 2010 avec une comédie dramatique qui n'est pas sans rappeler un film qu'elle avait sorti 7 ans plus tôt, "Lost in Translation" donc, où on suivait déjà un acteur qui n'a pas la grande forme, un acteur qui n'a rien à quoi se raccrocher, qui s'emmerde profondément, mais là où Bob Harris (Bill Murray dans LiT) trouvait du réconfort au près d'une jeune femme, Johnny Marco (Stephen Dorff dans Somewhere) lui trouvera le réconfort tout simplement au près de sa fille.Stephen Dorff n'est pas un acteur très connu et pourtant il excelle dans ce jolie "Somewhere", il y incarne un acteur très connu résidant au Château Marmont, un hôtel de Los Angeles, il est en pleine promotion de son nouveau film, mais à part ça sa vie n'a pas grand intérêt, il refait la même chose quasiment chaque jour, par habitude et ennuie, il n'a plus gout à rien, sa célébrité le soûle plus qu'autre chose, sa vie est rasoir, mais quand sa fille de 11 ans débarque il retrouve un peu d'espoir et prend conscience qu'il a un but, rattraper le temps perdu avec sa fille.Une histoire originale et bien traité, Sofia m'a épaté par son choix de mise en scène, une mise en scène très lente et c'est peu de le dire, les longs plans on en mange pas mal, rien que le premier plan, le film s'ouvre sur une partie de circuit automobile, on y voit passer une Ferrari qui fait 4/5 fois le tour avant de s'arrêter, le tout en plan fixe et ça dure je sais pas 2/3 minutes, c'est long mais je sais pas ça m'a captivé, et ces longs plans si fréquent dans le film représentent simplement à quel point la vie de cet acteur est chiante à mourir, avant l'arriver de sa fille la mise en scène est très lente et calme, il se passe peu de chose et j'ai trouvé ça très intelligent comme concept, le film à beau être très lent, il ne m'a strictement jamais ennuyé car l'histoire est tout simplement captivante, elle n'est pas incroyable ni bluffante, elle est juste simple, une simple histoire mais une belle histoire et très bien écrite à mon sens, et surtout très bien mise en scène, la réalisation est très soignée et posée, la photographie est superbe, avec un grain qui rend le tout vraiment très jolie, les musiques sont très peu présentes mais ça ne manque pas, en terme de casting, Dorff est vraiment génial et est accompagné par une jeune et déjà excellente Elle Fanning qui signe incontestablement le tremplin de sa carrière, les deux acteurs se complètent et forment un duo très agréable, Chris Pontius, un des Jackass fait ses vrais premiers pas en dehors de l'univers Jackass et même si on ne le voit pas énormément il reste très bon, il mériterait plus de rôle que celui du gars qui fait du ping pong avec sa bi..., enfin bref, des petits seconds rôles font également leurs apparitions comme Michelle Monaghan dont sa scène avec Dorff démontre bien l'envers de la magie hollywoodienne, c'est pas parce que deux acteurs font de grands sourires sur une photo qu'ils s'entendent forcement, et ce n'est qu'un exemple parmi d'autre, ce film montre vraiment le coté barbant et faux-cul de ce métier, comme quand Johnny Marco (Dorff) doit patienter 40 minutes la tronche pleine de je sais pas quoi pour un moulage de son visage, et Coppola traîne sur ce plan, pour bien montrer que ce moment est terriblement chiant pour l'acteur, et voilà quoi, ce film montre l'envers du décors tout comme "Lost in Translation" quelques années plus tôt, sinon il y a également Benicio Del Toro jouant son propre rôle qu'on aperçoit à peu près 20/30 secondes.Bref, pour son quatrième film Sofia Coppola nous livre une comédie dramatique fort captivante et fort bien mise en scène, un vrai petit régal qui se regarde sans aucun mal.
    selenie
    selenie

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    1,0
    Publiée le 6 janvier 2011
    Mais que s'est-il passé ?! Incroyable... Après 3 très grands films Sofia Coppola ne trébuche pas elle tombe ! Autant ses 3 premiers films racontaient quelque chose avec du fond et de la forme autant ici c'est le film du néant. Oui on comprend bien que Sofia Coppola s'identifie à cette star (jouée par un Stephen Dorff touchant) elle que ça reste sans doute un film assez personnel mais où est l'intrigue ?! Où est l'histoire ?! Où veut-elle nous emmener ?! Entre Ferrari les pouffes faciles et surtout la pub pour Wii sport on a fait le tour du film. Même la relation père-fille prend l'eau car jamais cette relation n'est approfondie. Il ne reste que quelques magnifiques scènes (les regards échangés père-fille) où la grâce surprend dans ce film inepte et sans intérêt. Une déception, une très grande déception la première de l'année 2011...
    ffred
    ffred

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    3,0
    Publiée le 9 janvier 2011
    Pour mon premier film de l'année, j'ai donc jeté mon dévolu sur le nouveau et très attendu film de Sofia Coppola. Ce quatrième opus a, apparemment, bien déçu la blogosphère, mais avec le recul je ne serai pas aussi dur que Chris ou pierreAfeu. Et je vais donc commencer l'année à contre-courant. Effectivement il ne se passe rien. Effectivement cela peut sonner creux voir très ennuyeux (je m'attendais tellement à l'être, ennuyé !). Plus que d'ennui ou de vacuité je parlerai de mélancolique, de mal de vivre, de tendresse. Alors oui, la vie de star est tellement dur : les palaces, les voitures de luxe, les voyages, les gens à vos pieds...qu'il ne faut, certes, peut être pas se plaindre la bouche pleine...Le spleen du personnage peut très bien être celui de n'importe quel homme divorcé lambda qui n'a pas été présent pour son enfant. Le côté autobiographique donné par la réalisatrice (elle y a mis beaucoup de ses souvenirs d'enfance) donne un côté plus touchant au personnage de la petite fille. Sans doute très proche de la réalité car elle l'a vécu. Techniquement c'est très réussi. Les images sont belles, la musique de Phoenix colle bien à l'ambiance, la mise en scène est sobre voir minimaliste mais telle qu'elle doit être pour ce genre de (non) histoire. Le pari de mettre Stephen Dorff en tête d'affiche était risqué. Acteur peu connu et à la filmographie bien palote, il s'en sort très bien, incarnant avec conviction les deux côtés d'une vie de star adulée qu'il ne doit pas forcément avoir. De plus il est très agréable à regarder ce qui ne gâte rien. Même si ce n'est pas la révélation annoncée Elle Fanning (sœur de Dakota) est très juste aussi. Alors oui, il ne se passe pas grand chose, oui il y a beaucoup de plans longs et sans doute inutiles, mais c'est tellement bien fait. Sofia Coppola nous montre l'ennui, le vide et la déprime avec tellement d'élégance. Ce quatrième film de la fille du grand Francis, n'est pas son plus marquant mais il complète une filmographie déjà somptueuse et qui ne demande qu'à prendre de l'ampleur. On attend la suite...
    Yetcha
    Yetcha

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    1,0
    Publiée le 3 janvier 2012
    Totalement inutile et inintéressant, une grosse déception pour moi qui adore d'habitude les films de Coppola. Un mec plein aux as, qui bai... tout ce qui est blond à forte poitrine et qui fait le gentil avec sa fifille. Vraiment à éviter. Seul petit point positif, la photographie est sublime, comme toujours avec Sofia!
    JimBo Lebowski
    JimBo Lebowski

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    1,5
    Publiée le 14 avril 2014
    "Somewhere" n'est que le quatrième film de Sofia Coppola mais il marque déjà la rupture avec son cinéma, son "Virgin Suicides" était excellent, "Lost in Translation" un peu moins et "Marie-Antoinette" plutôt déroutant, mais alors celui là c'est la chute vertigineuse ... Au bout de 10 petites minutes je savais que ça n'allait pas me plaire, la réalisatrice part dans de longues séquences contemplatives, filmant le vide, en plus, mettre en scène des gens qui s'emmerdent ça m'a toujours intrigué, elle espérait qu'on trouve ça d'un quelquonque intérêt ? (Ou alors que tout reste maîtrisé, coucou Gus Van Sant !). Ses autres films étaient plus ou moins rythmés et créatifs, je ne sais vraiment pas ce qui a pu se passer la concernant ... Au final le film ne commence jamais vraiment, les scènes s'enchaînent sans véritable trame thématique, on alterne des passages de vie de famille père-fille, le tout filmé avec une paresse assez insupportable. Autant filmer une salle d'attente d'hôpital, au moins on verra une palette de personnages, même si ils restent plantés sur leur chaise à se regarder en chiens de faïence. Au bout d'une heure j'étais à deux doigts d'arrêter le film, mais je me suis dis "Non, reste discipliné, il va peut être se passer un truc" ... mon œil, ça ne s'arrête jamais, on a bien compris que Mademoiselle Coppola voulait montrer la complexité du lien paternel, raconte t-elle sa propre vie ? S'adresse t-elle a son père ? Quel est le public visé ? Moi ça ne m'a pas vraiment parlé et ça ne m'a pas du tout ému. Par contre si il y a bien une chose que j'ai en commun avec la réalisatrice depuis le début ce sont les goûts musicaux (Phoenix, Air, Sébastien Tellier ...), heureusement qu'à ce niveau je suis bien servis, et encore c'est plutôt discret dans ce film, mais bon c'est déjà ça. Et puis je dois reconnaître que la mise en scène est souvent bonne, la jeune Elle Fanning s'en sort très bien, mais ça ne sauve pas la lenteur monstrueuse du film, qui a un mal de chien à se terminer (genre le mec fait ses pâtes et bouffe tout seul, putain sérieux ...) et la dernière séquence est complètement cliché avec son message de pseudo quête existentielle, pfff. "Somewhere" aurait finalement dû s'appeler "Nowhere" ça aurait été plus cohérent tellement ce long métrage ne va nulle part ...
    Sylvain P
    Sylvain P

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    3,0
    Publiée le 8 janvier 2011
    Il est agréable de voir que même les stars de ciné adulées ont une vie aussi pathétique que la mienne. Belle chronique désanchantée et lente, Somewhere ne se raconte pas.
    Requiemovies
    Requiemovies

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    4,0
    Publiée le 11 janvier 2011
    Le Nouveau Coppola « point » S attendu comme le messie dans les milieux indé-bobauteur-« f ée »genre. Somewhere ! . Et bien quelque part justement. Son film sans doute « le plus rien » et pourtant qui parle d’un tout. Formidable de sens par l’énergie mis dans la mise en scène, le sens du cadre, les références, telles des compositions picturales. Tout est détail tout est sens. Elle ose dans un non dit permanent décrire plus que dans un film dialogué au cordeau. On échappe ainsi à toute psychologie parent-solitude-enfant trop souvent filmée de bla-bla poncif et noiseux tant à en être poussifs. Ici c’est suggéré et sousligné, pas surligné. On aime ou pas, le tout agit comme un effet longue durée après être rentré dans l’univers de la réalisatrice il y a déjà de ça, quelques films. On parle toujours et encore de cette perpétuelle absence, de ce vide laissé par l’autre. Ce dernier métrage insiste encore plus sur l’absurdité de cette solitude, comment la remplir, la solution donnée, est salvatrice d’un départ et d’un sens couvert, comme le début et la fin de chacun de ses films. Par un effet d’un classicisme appuyé (parallèle entre le début et fin par la mise en forme de son sujet principal) Sofia Coppola clos son film de la meilleure des manières, mais pour cela il aura fallu attendre, patienter avec son « Héros » (Stephen Dorff parfait) pour déguster cette douce sensation d’abandon, de liberté, de bien être et de rédemption personnelle.
    defleppard
    defleppard

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    0,5
    Publiée le 1 mars 2011
    N'est pas la fille de son Père qui veut........................................
    loulou451
    loulou451

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    3,0
    Publiée le 28 décembre 2014
    On est loin ici de "Virgin Suicides" ou de "Lost in Translation"... Sofia Coppola apparaît assez maladroite avec ce thème hollywoodien : que faire de sa vie de star ? Renouer avec sa fille et tout ira pour le mieux. La réponse est courte, mais Sofia en fait des tonnes pour aboutir à cette réponse. Certes, la fille de Francis signe ici une oeuvre intimiste dominée par la belle interprétation de la jeune Elle Fanning, mais le film manque cruellement d'épaisseur pour convaincre. Bref, on est loin du cinéma d'Aldrich ("The big knife") ou de Wilder ("Boulevard du crépuscule"). On savait déjà que les stars vivaient dans l'excès, la drogue, l'alcool et les filles faciles, fallait-il faire un film pour ça quand il suffit d'ouvrir la presse à scandale ? Peut mieux faire évidemment.
    Patrick Braganti
    Patrick Braganti

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    1,0
    Publiée le 8 janvier 2011
    C’est donc le vide et l’ennui que Sofia Coppola choisit comme axes principaux de Somewhere. Notions fort intéressantes en elles qui posent néanmoins le délicat problème de leur mise en forme et du geste cinématographique qui doit en résulter. La question décisive se résume aisément : pour évoquer le vide, un film doit-il l’être lui-même ? Si la réponse est positive, Somewhere est une réussite ; mais si la causalité ne s’avère pas, ce qui dès lors remettrait en cause l’essence même de l’art, le dernier opus de la réalisatrice de Marie-Antoinette relève du ratage, pour ne pas dire d’une réelle imposture formelle, rapidement identifiable dès un premier plan putassier où l’option de stopper plein cadre le bolide de Johnny Marco après avoir exécuté des tours de circuit prouve à l’évidence la fabrication calculée de l’ensemble. Ce n’est pas tant l’absence de scénario ou le refus de toute psychologisation qui dérange que le manque d’audace et de parti pris en matière de mise en scène, ôtant par conséquent le caractère minimaliste que d’aucuns prêtent à l’œuvre. Par peur du vide elle-même ou tétanisée par son sujet, Sofia Coppola refuse très vite l’étirement des plans comme elle multiplie les scènes dans lesquelles finissent par se passer plein de choses : conférence de presse, moulage du crâne de l’acteur (moment clef qu’il aurait justement fallu saisir dans sa longueur), voyage de promotion en Italie à la limite de la caricature. Ou faut-il appréhender cette escapade milanaise en lecture psychanalytique, en tentative d’établir des passerelles d’inculture crasse et de vulgarité assumée entre le Nouveau Monde et la vieille Europe ? Plus prosaïquement, il ressortit du tout une impression de clichés, une peinture à gros traits, sans finesse et tellement convenue, du milieu du cinéma. S’adjoignant les services du chef opérateur de Gus Van Sant, à qui elle pique aussi la chemise à carreaux comme fétiche vestimentaire, Sofia Coppola déçoit encore davantage qu’avec son troisième opus, ce qui nous laisse de nous inquiéter pour la suite.
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