Somewhere
Note moyenne
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801 critiques spectateurs

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Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 janvier 2011
Etant donné les critiques désastreuses après le Lion d'or obtenu par Somewhere, je craignais un film assez mauvais. La surprise fut donc bonne. Certes on reste dans le registre de la pauvre petite fille riche, certes elle est toujours blonde à nez retroussé. Mais le propos et la forme sont beaucoup plus consistants que dans Lost in Translation ou l'épouvantable Marie-Antoinette. Il y a un sujet intéressant dans cette solitude surpeuplée des stars et dans la relation à la fois père/fille mais également mère/fils ou mari/femme contenue dans ce qui se joue entre le beau Johnny et Chloé. Les deux acteurs dégagent un charme inoui et portent le film de bout en bout à égalité.
NammJones
NammJones

139 abonnés 1 719 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 mars 2013
On ne peut pas faire mieux pour un film qui parle d'ennui qu'un long métrage aussi ennuyant. Sur ce coup là, bravo c'est réussi, on s'ennuie pendant 2h !
Stephen Dorff avait disparu du grand écran et aurait dû rester caché puisque son apparition n'était pas nécessaire.
Quant à Elle Fanning, suivre sa sœur ne l'aidera pas à être meilleure actrice.
Fabrice G
Fabrice G

137 abonnés 389 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 janvier 2011
Pour ouvrir le bal de cette nouvelle année ciné 2011, c'est donc Miss Coppola junior qui nous propose son 4ème film. Evénement (ou plutôt non-évènement) du dernier festival de Venise où il a reçu le prestigieux Lion d'Or, on était en droit de s'attendre à autre chose que ça... Parce que là, franchement, on se demande bien en sortant du cinéma ce qu'il va en rester...
On a compris depuis Lost in Translation que la demoiselle était fasciné par l'ennui, le spleen, le vague à l'âme... appelez ça comme vous voudrez... mais là, la mayonnaise ne prend pas. Johnny Marco, le héros du film est donc une pseudo star hollywoodienne en stand by au (très moche) château Marmont où entre 2 douches, il va recevoir la visite de sa fille de 11 ans qu'il n'a pas vu grandir et avec qui il va passer quelques jours.
Et après, bah pas grand chose, c'est un peu gentil et surtout très ennuyeux, la réalisatrice évite de peu de nous raconter une relation père-fille qui pourrait virer au trauma mais du coup elle décide de ne pas raconter grand chose et crée un nouveau genre : le film qui vous met tellement dans la peau de son héros que vous avez l'impression de vous faire chier avec lui.
Car Johnny s'ennuie, sauf quand il est avec sa fille, et Johnny n'est finalement qu'une sorte de beauf richissime qui ne fait pas grand chose à part conduire sa Ferrari, jouer au jeux vidéos et baisouiller à droite et à gauche... Du coup, quand il se remet en cause et qu'il commence à geindre parce que finalement il n'est grand chose, on est pas touché, on s'en fout et on a surtout pas envie de le plaindre...
Heureusement, il y a quand même quelques scènes qui sauvent l'ensemble (le lap dance des deux blondes, le massage, la promo en Italie...) et on apprécie le fond sonore du génial groupe Phoenix. Mais au bout du compte, on se dit que la prestigieuse récompense obtenue est un peu usurpée et que si elle n'était pas la "fille de", ce film n'aurait sans doute pas vu le jour.
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2011
Ce n'est pas "Lost in Translation". Le film n'a pas la même puissance et la même poésie sur des thèmes un peu communs. Certaines scènes se ressemblent d'ailleurs: le passage à la télévision étrangère en plein décalage culturel par exemple. Même si le charme agit moins, si les personnages sont moins attachants, il n'en demeure pas moins que Sofia Coppola sait filmer son histoire. Les plans sont tous magnifiques, soulignés par une B.O à tomber. C'est grâce à sa mise en scène que le sens du film prend vie: l'ennui et la vacuité de l'existence d'une star sur le retour. La première scène met en exergue tout le propos: une voiture de luxe qui tourne en rond. Que faire d'autre ? Une fois encore Sofia Coppola fascine avec très peu.
gabdias
gabdias

120 abonnés 2 000 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 janvier 2011
Hollywood s'ennuie et perd de sa splendeur en tout cas c'est l'envers du décor que nous montre Sofia Coppola au travers de cet acteur pommé, le trop rare et impressionnant Stephen Dorf. Avec une mise en scène sobre et minimal, Somewhere s'impose comme un vrai film de sentiments et de simplicité.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 11 mai 2013
Mon rêve hollywoodien ce n'était pas ça. D'ailleurs, ce n'était pas un rêve de lieu, c'était un rêve de vie. Elle ressemble à quoi ma vie maintenant que j'ai tout ? Je suis quoi ? Je possède le maximum, je suis le maximum, j'ai été au maximum, j'en ressens quoi ? Le minimum, c'est bien possible. Ma fille ? Je l'aime et c'est suffisant. Si je suis là pour elle ? Je fais de mon mieux. Le maximum ? Non, bien sûr que non. Je ne fais pas grand-chose. Je ne suis rien de plus qu'un minimaliste en fin de compte. Je ne suis rien. Je ne fais rien. Si je vais bien ? Je crois qu'on va s'arrêter là pour les questions.
nestor13
nestor13

74 abonnés 1 222 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 janvier 2011
Sofia Coppola n'a pas réellement fait dans l'originalité avec ce "Somewhere". La ressurection mentale et morale d'un homme blasé, qui possède tout ce qu'il veut mais redécouvre ce que sont les vraies choses au contact de quelqu'un qui lui est cher, ça ne me semble pas franchement neuf comme sujet. C'était d'ailleurs vaguement le thème de ce qui reste à l'heure actuelle son film référence, à savoir "Lost in translation" (tu m'étonnes, Bill Murray quand même). Toutefois, les aventures de cet homme qui tourne en rond au début mais qui va au final se remettre dans le sens de la marche ne m'ont pas tout à fait laissé insensible. Je ne dis pas cela forcément eu égard aux quelques jolies meufs qui aguichent le héros et le spectateur et dont certaines nous montrent quelques fermes paires de seins. Mais surtout parce que Stephen Dorff et Elle Fanning (soeur de Dakota), qui est une fort belle révélation, arrivent à créer une réelle étincelle de malice et de tendresse. Cette production familiale à tous les sens du terme (Roman et Francis Ford ont apporté leur écot) arrive ainsi à être parfois touchante, même si sa portée me semble assez pauvre. Bref, ailleurs c'est toujours quelque part...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 mai 2012
Encore une belle réussite pour Sofia Coppola, elle nous offre ici un film d’une beauté envoûtante et d’une émotion palpable. Le duo d’acteurs Stephen Dorff / Elle Fanning est tout simplement magique, leur complicité est réellement touchante et nous embarque vraiment. C’est un film qui, personnellement, m’a totalement bouleversée, cette mise en image de la solitude et du néant de la vie est d’une beauté et d’une tristesse remarquables.
NicoMyers
NicoMyers

71 abonnés 302 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 janvier 2011
La vie banale et les tourments quotidiens d'un jeune, riche et bel acteur qui s'ennuit. Voilà à quoi peut se résumer Somewhere de Sofia Coppola. Expérimentant de manière jusqu'au boutiste son cinéma de l'inaction, du petit questionnement, qu'elle avait déjà mise en scène de manière légèrement plus rythmée ou "ludique" dans Lost in translation, Sofia Coppola réalise ici un film singulier qui ne peut que diviser ses spectateurs ou en laisser de nombreux indécis.

Arnaque prétentieuse et vide ? Oeuvre unique sur l'absurdité de nos vies ? Difficile de trancher, en effet. Si l'on prend au sérieux la première proposition, il est évident que l'indécision et l'ennui du héros, un acteur hollywoodien de films d'actions, n'est réservé qu'à une certaine couche social. Difficile, pour certains, de s'attacher aux tourments psychologiques d'un personnage qui a tout, confort, argent, conquêtes féminines. Or ce serait une erreur de condamner le film pour cela (certains critiques s'en sont donné à coeur joie, rapprochant le sujet du film à la vie personnelle de Sofia Coppola, qui se voit affublée d'un nouveau surnom, la "pauvre petite fille riche" du cinéma). Car la réalisatrice montre un certain recul, étonnant compte tenu de la part autobiographique du film, et qu'il est important de bien saisir. Coppola est bien consciente de la nullité de son personnage, Johnny, qui se goinfre, se vautre dans son lit, s'enfonce dans un train-train jusqu'à se vider de tous sentiments. Au fur et à mesure du film, au cours des différentes rencontres qu'il peut faire, lui-même constate qu'il est un adolescent attardé qui gâche le peu de temps qui lui est offert par la vie. A la toute fin, il décide de sortir de sa Porsche, et de marcher vers de nouveaux horizons. Johnny devient enfin adulte, décide de se prendre en main, et probablement ses problèmes ne seront plus des petits questionnements existentiels bourgeois. C'est ce que semble dire la toute fin, malheureusement trop symbolique, trop attendue et surfaite pour conclure en beauté le film. Sofia Coppola fait également le choix de ne pas nous livrer clairement quel est le chemin que Johnny s'est décidé à prendre : celui d'une paternité enfin assumée ? On peut le deviner, ainsi peut-être qu'une ouverture aux autres, mais il s'agit là d'élucubrations somme toute personnelles. Peut-être ne le sait-il pas lui même, bien que décidé à changer de vie.

Somewhere, tout comme l'existence de son personnage principal, n'est donc pas aussi vain qu'il en a l'air, il mène "quelque part" : derrière les longs plans silencieux de Stephen Dorff les yeux perdus dans le vague, il y a aussi un parcours qui se dessine tranquillement. Cela étant dit, il est évident que l'essentiel du travail de Sofia Coppola s'applique à retranscrire l'intime et le quotidien, ici souvent jusqu'à l'absurde. Comme dans la vie, on ne sait jamais trop ce qui peut nous arriver (Johnny voit, en sortant de son appartement, une voiture accidentée), mais généralement rien ne se produit d'exceptionnel - si ce n'est, au pire, un masseur qui se déshabille dans votre chambre d'hôtel. Cette lenteur, ce flottement qu'on trouve dans les films de la jeune réalisatrice peuvent rappeler le style de Jim Jarmusch (le lien stylistique est évident entre Lost in Translation ou Somewhere et Broken Flowers). Certains détails, comme l'auteur des SMS anonymes et le mystérieux conducteur du 4x4 noir, resteront inexpliqués et finalement sans importance. Ce choix artistique met en valeur l'humain et les relations entre les personnages, qui, perdus dans l'absurdité de la vie, se retrouvent grâce aux autres. "A deux, on va forcement quelque part" disait Madeleine dans Vertigo. L'amour mène quelque part (somewhere), qu'il soit homme-femme (amour apparemment impossible pour Johnny, trop volage pour maintenir un couple en équilibre), ou bien père-fille, comme c'est le cas ici. Johnny se décide progressivement à aller quelque part, hésitant, s'offrant des allées et venues. Somewhere peut se voir comme un film initiatique experimental, un road-movie éclaté. En Italie, face à l'absurdité des remises de prix auxquelles il ne comprend rien ("remake" du tournage de la publicité Japonaise dans Lost in translation), il désobéit aux conventions et part plus tôt que prévu. C'est tardivement qu'il part effectivement rejoindre ce "quelque part", sans trop savoir s'il l'atteindra, ni quel chemin il devra parcourir pour y parvenir. Encore une fois, il est regrettable que cette fin, scène majeure du film, soit traitée de manière caricaturale, avec pathos et musique qui s'amplifie, tuant le réalisme et la profondeur du film. Un silence, peut-être, aurait mieux convenu. Le reste du film est quant à lui est plus cohérent, semblant parfois abscond car moins poétique dans la description du banal que Lost in translation, mais assez envoûtant et élevé par sa très belle photographie (...), ainsi que par les performances de Stephen Dorff et Elle Fanning, remarquables.
WardStradlater
WardStradlater

70 abonnés 469 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mai 2011
Comme la plupart des films de Sofia Coppola, Somewhere est un film minimaliste, et ne se regarde qu'une seule fois. Le rythme, très lent et voulu, veut mettre en évidence le mode de vie de ces "stars" hollywoodien, nouveaux totems ou dieux du XXe siècle. Cela parle de l'abondance et de l’accessibilité de chaque chose, dans un univers complètement déconnecté des réalités. Sur simple demande, tout est à portée de main. Alors on s'ennuie, et la liberté devient une illusion, puisque la personne est prisonnière de son contexte matérialiste.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 février 2011
Comment montrer la solitude d'un homme qui posséde absolument tous et entouré sans arrêt de pleins de personnalité qui ne souhaite devenir son ami ou sa maîtresse d'un soir?
Et bien demandé à Sofia Coppola qui film avec une certaine réussite ce film sur la solitude et dont le seul bien fait de sa vie est sa famille.
Très bien interprété, ce film pourrait en stopper plus d'un à cause de sa lenteur assez marquante par des plan fixe très long (la scène d'ouverture donne le ton d'entrée d'ailleur).
Mais un final, malgrès un ennui certain, on se laisse porter par les sentiments de l'acteur principal et sur les nombreux plan magnifique de ce film.
Un film mineur et qui ne va pas marquer notre époque mais qui mérite sa chance d'être vu.
jeremie747
jeremie747

48 abonnés 484 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 février 2011
A mesure que son oeuvre s'agrandit, il semble de plus en plus évident que Sofia Coppola se fait une spécialité de filmer l'ennui. Dans "Somewhere", on suit une star hollywoodienne, un acteur en promo qui ne fait absolument rien d'autre que s'ennuyer. Rien ne semble jamais le tirer de cet état un peu second dans lequel il est perpétuellement plongé : qu'il soit en train de faire l'amour, de regarder des jumelles faire du pole dance, de faire la promotion de son film, de recevoir un prix,... il ne quitte jamais sa mine triste et désintéressée de tout. On imaginerait que l'irruption de sa fille, qu'il voit très rarement et avec qui il a l'occasion de passer plusieurs jours, marquerait une rupture, un retour à la vie et au plaisir ; mais si le film oscille parfois dans cette direction, il refuse finalement cette respiration à son personnage. Très similaire, "Lost in Translation" était réussi car il proposait la rencontre de deux consciences et qu'il construisait de la matière, une relation, à partir du vide existentiel dans lequel évoluaient les personnages. C'est ce qui manque à "Somewhere" où les relations entre le père et la fille se résument à la mise en parallèle de deux ennuis qui n'arrivent jamais à se rencontrer. Il manque aussi cette touche d'humour que "Lost in Translation" devait sans doute plus à son casting (Bill Murray et Scarlett Johansson) qu'à son écriture. "Somewhere", filmé avec beaucoup d'élégance et enrobé par une bande originale aérienne, confirme certes le talent esthétique de sa réalisatrice mais le risque pour un film dont l'unique sujet est le vide et l'ennui, c'est, très vite, de devenir lui-même vide et ennuyeux. En définitive, on a le sentiment que Sofia Coppola dissimule l'absolue vacuité de son propos derrière un authentique savoir-faire pop, et ce film finalement sans scénario ni dialogues ressemble fort à une vaste fumisterie.
Charles G
Charles G

35 abonnés 627 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 janvier 2011
Épurer. Le maître mot de Sofia est là. Pas de parole ni d'actions superflues. Étirer. Les plans, les séquences, les cadrages. Pour renforcer la solitude, l'ennui. Répéter. Les scènes, toutes semblables, pour renforcer la futilité, l'absurdité. Le tout dans un style trop académique (la première et la dernière scène en écho trop évident). Et puis à trop épurer, on se risque à proposer une œuvre un tantinet vide. Mais, cependant, le film touche du doigt la perfection à certains moments, comme lorsque Sofia parvient à filmer le regard incroyable d'Elle Fanning lorsque celle-ci tente de faire comprendre à son père que leur intimité a été violée par une jeune femme frivole.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 janvier 2011
Malgré un scénario qui en apparence peux paraitre sans grand intérêt, le film devient intéressant asses rapidement même si le début du film est confus, car on ne voit pas bien ou la réalisatrice veut en venir, le principal atout de Somewhere est que l'histoire est simple mais trés efficaces car il n'y aucun superflus malgré le scénario qui pourrait paraitre superficiel, certaines scènes entre le pére et la fille sont émouvantes par leurs simplicités et par la qualités d'interprétations des deux acteurs.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 18 mai 2013
La forme donne le fond, c'est long, un peu trop mais il y a ce qu'il faut par moments pour ne pas en faire un film d'auteur pompeux et trop chiant. Les deux acteurs sont charmants et attachants, d'ailleurs tout tourne autour d'eux. L'art de filmer l'ennui, sans être un chef d'oeuvre, Sofia Coppola prend des risques ici et ça ne plaira pas à tout le monde.
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