Somewhere
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Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 janvier 2011
A l’engorgement stylistique de «Marie-Antoinette», Sofia Coppola répond par une mise en scène feutrée dans «Somewhere» (USA, 2010). Auréolé d’un Lion d’or à Venise, le quatrième long-métrage de Coppola fille accomplit le plus simplement possible le programme esthétique de la cinéaste : des personnes riches de leur célébrité plient sous le spleen des jours creux. En l’occurrence, Johnny (un ersatz croisé entre l’élégance tranquille de Johnny Depp et la carrière mainstream de Nicolas Cage) passe son temps au Château Marmont, lieu de villégiature californienne pour toutes les stars en stand-by, Benicio Dek Toro –en caméo- y compris. Johnny ne se morfond pas dans son attente ; il est sollicité par le New York Times, doit participer à une conférence de presse, est invité en Italie pour la promotion de son nouveau film, se saoule dans les soirées, au point de s’endormir la tête entre les jambes nues d’une occasionnelle partenaire sexuelle. «Somewhere» ne se réduit pas à des creux, il oscille entre activité et passivité. Mais Coppola refuse de filmer l’un d’une autre manière que l’autre. Ainsi tout y est dérisoire. Le jeu mutin et enfantin de Stephen Dorff participe de cette impression que le monde du spectacle, qu’il bouge ou qu’il stagne, est une mascarade évidée de l’intérieur. Plus précisément, le découpage de Coppola donne à comprendre l’incommunicabilité qui atteint les habitants d’Hollywood. Tout dans «Somewhere» n’est que jeu de regards : qui se croit regardé, qui regarde mais ne comprend pas, qui est regardé mais mal perçu… Chaque regard que les personnages posent sur les autres est malhabile. Dans le désert californien, les individus sont aveuglés. C’est cette impossibilité de chacun des personnages à correctement identifier la personne qui le côtoie qui fait la modeste beauté tragique du film. Mais le plan final, qui assimile la star Johnny à l’émancipation d’un Gandhi, par l’analogie de leurs vêtements blancs, est on ne peut plus grossier. Coppola met les pieds dans le plat à la fin alors que tout le film faisait plaisir à n’aller nulle part.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 851 abonnés 8 176 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 janvier 2011
Quatrième long-métrage pour Sofia Coppola qui décrypte à sa manière l'envers du décor, où derrière le feu des projecteurs d'Hollywood se cache des starlettes qui tentent de survivre dans un monde éphémère, où le luxe, le sexe, la drogue et l'alcool sont monnaies courantes. Sofia Coppola essaie de son côté de faire cohabiter dans ce même univers un acteur sur le déclin et sa fille de 11 ans qu'il n'a pas vu grandir. En grande partie tourné au coeur du mythique hôtel du Château Marmont à Los Angeles. Sofia Coppola s'est attelée ici à une mise en scène bien spécifique (et inattendue de ça part) où la caméra s'attarde (trop), rendant certaines scènes oniriques (ou ennuyeuses). Souvent inégal malgré de très bons acteurs (Stephen Dorff sort enfin du gouffre et s'offre un rôle titre qui devrait redonner du souffle à sa carrière) et quant à Elle Fanning, elle est la révélation du film), sans oublier la participation du célèbre groupe Phoenix à la B.O. Au final, on ne peut s'empêcher de se questionner concernant le Lion d'Or reçu lors de la 67ème Mostra de Venise, décerné par Quentin Tarantino qui présidait le jury et qui n'est autre que "l'ex" de la réalisatrice (était-ce une récompense justifiée ? Non !).
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 14 octobre 2012
Un film qui ne sert à rien, mais très stylisé, voire artistique. Je ne le conseillerais pas mais suis content de l'avoir visualiser. A.F
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 janvier 2011
Somewhere est avant tout une atmosphère dans laquelle on se sent bien.Une oeuvre intimiste et des personnages attachants...
S. DORF trouve la juste mesure dans son jeu,sans aucune surenchère.
S.COPPOLA a voulu demontré que la reussite,la célebrité et le succès
ne garantissent pas toujours le bien etre de soi.
Avec "lost in transaltion",la réalistrice affirme sa véritable personnalité,des plans et une photographie qui lui permettent de s'affirmer .
Bref ,Somewhere est un moment d'évasion,une invitation au voyage et donne matière a reflechir sur les choses simples de la vie
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 janvier 2011
Ayant beaucoup aimer Virgin suicide et adoré lost In translation j attendais le nouveau Sofia Coppola avec impatience ,ce n'est pas l'avis de tout le monde mais j'ai trouvé le film
tres bons ,les acteurs sont excellent surtout stephen dorf ,ces merveilleusement bien filmé ,j ai trouvé ses long plan sublime mais je comprend qu il peuvent être soporifique pour certain
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 janvier 2011
Je ne comprend pas la critique, en voyant le nombre d'étoiles j'ai même hésité à aller voir ce film.. C'est fou comme les gens ont besoin d'aller au cinéma pour voir des plans rapides, à profusion pour être stimulé par l'image, sans prendre le temps de réfléchir au sens de l'histoire. (Rhaaa mais c'est vraiment n'importe quoi, un plan sur une ferrari qui roule pendant 3 minutes!) Ces plans longs font partie du rythme du film, et ils ne sont pas là pour rien. L'ennui, la monotonie et la remise en question du mode de vie décadent de l'acteur Johnny Marco sont très bien retranscrits, il est gavé par tous ces plaisirs "illimités".. Il ne s'en rend compte que grâce à la fragilité de sa fille, le plan final sur son nouveau départ donne alors tout son sens au titre du film : "Somewhere".
La qualité photographique des plans et les musiques donnent vraiment une ambiance légère et sensible qui nous donnent le temps d'observer et de réfléchir le film, sans dialogues superflus.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 18 janvier 2011
Les premières minutes de ce nouveau Sofia Coppola sont réellement éprouvantes. On rentre en effet dans le vif du sujet, dans le « feu de l’action », et ceux-ci se révèlent être très lents… Mais le doute laisse vite place à l’attention que l’on porte pour le personnage principal, interprété avec brio par Stephen Dorff. On découvre la vie d’une star du cinéma, un peu paumée, qui passe ses journées à boire, fumer et regarder des strip-teaseuses quand il n’est pas en train de faire des films ou leur promotion. C’est principalement pendant les scènes entre ce personnage, Johnny Marco, et sa fille, qu’on peut ressentir de l’émotion. L’histoire est touchante, même si en apparence elle semble simple ; mais les longs silences en disent beaucoup plus que les mots. Les deux acteurs arrivent à merveille à nous transmettre le lien entre ce père et sa fille, et Stephen Dorff est particulièrement épatant à la fin. Une belle œuvre qui prouve une fois de plus que Sofia n’a rien à envier à son père, quoiqu’en disent ses détracteurs.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 18 janvier 2011
Si vous avez froid , que vous etes dans la rue , que vous souhaitez vous reposer ,voir dormir dans une salle chauffée de cinéma ce film est a conseiller.Inutile d'attendre un évènement particulier rien ne se passera.Que des longueurs.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 mars 2011
Le nouveau Sofia Coppola est, c'est peu dire, un film que l'on avait beaucoup attendu.

Les parallèles que l'on peut faire avec ses précédents films, et notamment Lost in Translation, sont nombreux. On retrouve la marque Coppola avec ce cinéma "vrai" et pas seulement réaliste, cette lenteur de réalisation caractéristique de la cinéaste et cette représentation de "l'ennui". Comme dans Lost in Translation, Somewhere est basé sur une relation. Et malgré la complicité de Stephen Dorff et Elle Fanning à l'écran, cette relation ne marche pas aussi bien que le couple Murray/Johansson. Ce père et sa fille se connaissent peu et une vraie affinité va naître tardivement, nous laissant un peu sur notre faim.

Je comprends que le cinéma de Coppola, par sa lenteur, puisse communiquer l'ennui à son spectateur. Mais l'authenticité de son travail ne peut pas laisser indifférent.
De plus, pour Somewhere, la BO est magistrale avec notamment The Strokes ou Phoenix, évidemment.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 18 janvier 2011
"plombant"; plan pour gâcher son temps et expérimenter la sortie du cinéma avant la fin du film !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 janvier 2011
L'ambiance dans laquelle voulait nous plonger S. Coppola est très réussie. Encore une fois, on est dans une atmosphère formidable, on vit complètement le film.
A quoi s'attendaient ceux qui sont allés le voir et qui ont détesté? C'est du Sofia Coppola, il ne fallait pas s'attendre à un film d'action!!!!
Pour profiter pleinement de ce film, il faut se laisser porter, et ne rien attendre. Par ailleurs les photographies sont superbes.
Une belle réussite cinématographique.
geygey26
geygey26

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 janvier 2011
le film....NUL....bon pour endormir une salle,comment un film comme celui la peut recevoir un prix ?
Zio84
Zio84

44 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 janvier 2011
La longueur des plans fixes indique que l'équipe de monteurs, tout comme les spectateurs, a due s'endormir devant la pauvreté et le manque d'inventivité du scénario
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 17 janvier 2011
Ce film m'a fait penser à la série des "Martine", version drogues, sexe & rock'n'roll. On peut suivre un peu de tout: "Johnny fait la sieste", "Johnny conduit sa Ferrari", "Johnny joue à la Wii", "Johnny regarde un show de pouffes", "Johnny déprime en fumant", etc. Bref, que des activités palpitantes... ! J'ai regardé avec curiosité, en attendant d'être éblouie par le talent de S. Coppola mais je n'ai pas été vraiment récompensée de ma patience. Je n'ai ressenti aucune émotion, aucune palpitation, je suis restée insensible à ce que je voyais. Il faut reconnaitre qu'elle filme très bien l'ennui et qu'elle évoque des choses qu'elle connait pour les avoir vécues mais, à part de rares moments, on en retient peu. Les dialogues manquent cruellement, seule la BO est fantastique et à souligner. Les scènes s'éternisent (la première est d'une longueur inutile), se répètent, on peut en deviner la conclusion presque à chaque fois (notamment la scène finale plus que prévisible). Le mec passe à côté de la vie de sa fille, qui grandit sans lui, et se prend une grosse claque quand il s'en aperçoit. Sans plus.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 17 janvier 2011
Erreur fatale, je n'ai pas lu les commentaires avant d'aller voir ce film. Et oui cela aurait pu m'éviter 1h40 d'ennui. Un film ou il ne se passe rien, si ce n'est une ferrari que l'on voit rouler pendant de longues, très longues minutes.
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