Le pitch de départ est à la fois original et intriguant. Une poupée gonflable prend forme humaine et découvre les aléas de la vie sous un autre angle. Si l'idée de départ s'avère intéressante, Air Doll (2010) est hélas plombé (très rapidement) par une mise en scène complètement amorphe, plus de 120 minutes de contemplation à vous faire sombrer dans un lourd sommeil et ce, malgré d'excellents interprètes et une qualité photo soignée.
Kore-Eda Hirokazu,à qui l'on doit les magnifiques "Nobody Knows" et "Still Walking" revient avec une nouvelle chronique de la société japonaise,mais vue sous un angle poétique."Air Doll" raconte l'éveil à la vie d'une poupée gonflable.L'occasion de nous interroger sur l'aliénation urbaine,sur la solitude,sur la peur de vieillir,sur le côté éphémère de la vie,et tout simplement sur son sens.Kore-Eda surprend par sa mise en scène éthérée,non exempte de longueurs,mais installant solidement une ambiance mélancolique et désenchantée.Doona Bae,actrice sud-coréenne de talent,incarne avec la candeur nécessaire et le regard d'un nouveau-né la découverte du monde par cet objet d'air.Il y a cependant 2 points plus négatifs:Kore-Eda a du mal à allier harmonieusement froid constat social et poésie fantastique.De plus,on passe à côté des destins secondaires racontés,par manque de connaissance des us et coutumes nippons.Malgré tout,quelques scènes distillent une grâce incroyable et d'autres un apaisement certain.On a envie de croire en cet éveil à la vie,à la fois beau et douloureux.La pureté de l'oeuvre laisse une impression durable après le visionnage,faisant oublier les quelques scories d'un cinéaste précieux.
Air doll est un film étonnant qui ne peut laisser indifférent.
Il regorge en effet de qualités (une photographie magnifique, une actrice incroyable) et de défauts (un scénario poussif, une musique insistante et trop sucrée, des facilités et lieux communs à la pelle).
L'histoire racontée n'est pas des plus originales : une poupée se transforme en être humain. Ici, il s'agit d'une poupée gonflable, dont le caractère sexuel est affiché dès le prégénérique. On suit les émerveillements de l'éveil, la découverte d'une certaine forme d'amour, la naissance de l'orgasme (à base de dégonflage / regonflage) et l'approche de la mort.
C'est beau, par moment envoutant, et Tokyo est filmée avec une maestria extraordinaire.
L'actrice Doona Bae réussit une prestation scotchante. Si au départ son jeu "orientée poupée" peut dérouter, voir exaspérer, on finit par y croire et elle parvient au bout du compte à nous émouvoir.
Au rayon des moins, on dira que le scénario connait un gros coup de mou au milieu du film. La galerie de personnage secondaire n'est pas non plus très excitante. Enfin le film n'évite pas quelques écueils d'une énormité peu pardonnable tels que la scène d'adoption d'une jolie petite poupée, ou le vol des fleurs blanches vers tous les personnages, dans les dernières scènes.
Au final, l'impression qui prédomine est tout de même celle de l'enchantement plutôt que celle de l'ennui, même si je ne me risquerais pas à conseiller le film, tant sa réception peut être variable suivant les spectateurs. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666blogsallocinefr.over-blog.com/
Il regorge en effet de qualités (une photographie magnifique, une actrice incroyable) et de défauts (un scénario poussif, une musique insistante et trop sucrée, des facilités et lieux communs à la pelle).
L'histoire racontée n'est pas des plus originales : une poupée se transforme en être humain. Ici, il s'agit d'une poupée gonflable, dont le caractère sexuel est affiché dès le prégénérique. On suit les émerveillements de l'éveil, la découverte d'une certaine forme d'amour, la naissance de l'orgasme (à base de dégonflage / regonflage) et l'approche de la mort.
C'est beau, par moment envoutant, et Tokyo est filmée avec une maestria extraordinaire.
L'actrice Doona Bae réussit une prestation scotchante. Si au départ son jeu "orientée poupée" peut dérouter, voir exaspérer, on finit par y croire et elle parvient au bout du compte à nous émouvoir.
Au rayon des moins, on dira que le scénario connait un gros coup de mou au milieu du film. La galerie de personnage secondaire n'est pas non plus très excitante. Enfin le film n'évite pas quelques écueils d'une énormité peu pardonnable tels que la scène d'adoption d'une jolie petite poupée, ou le vol des fleurs blanches vers tous les personnages, dans les dernières scènes.
Au final, l'impression qui prédomine est tout de même celle de l'enchantement plutôt que celle de l'ennui, même si je ne me risquerais pas à conseiller le film, tant sa réception peut être variable suivant les spectateurs. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666blogsallocinefr.over-blog.com/
de très beaux moments dans ce film qui malheureusement aurait gagné à être bien raccourcit pour éviter l'ennuie, faute d'avoir suffisamment de choses a raconter... et une fin détestable (question de gout)
Au delà de la parfaite illustration de l'imaginaire érotique débridé du Japon, où le plus trivial le dispute en permanence au plus symbolique, Air Doll est un questionnement assez réussi sur les rapports humains, et une nouvelle mise en évidence de la tendance au repli sur soi dans la société Japonaise. Plus qu'une simple curiosité, ce film attachant et poétique, même s'il est loin d'être totalement maîtrisé, est à découvrir.
Une poupée gonflable qui prend vie du jour au lendemain... Il n'y a vraiment que les japonais pour nous pondre un concept pareil !!! L'originalité de l'histoire participe à la création d'une ambiance trés poétique, romantique voire même érotique. Cet univers est toutefois entaché par un manque d'intensité sur certaines scènes. Et cela en dépit de bonnes musiques.
Avec "Air Doll", Kore-Eda abandonne de manière inattendue son réalisme minutieux (qui l'ont fait comparer à un Ozu) pour aborder un fantastique poétique qui ne lui convient pas vraiment : il y a dans la partie du film montrant la découverte de notre monde par une poupée encore "vierge" de sensations, bon nombre de scènes simplistes, naïves - pour ne pas dire un peu niaises - prouvant que Kore-Eda n'a pas vraiment su comment les aborder, et s'est contenté de clichés. Heureusement, il y a aussi, grâce au sens exquis du détail et à la parfaite maîtrise de la "durée cinématographique" qu'on connaît à Kore-Eda, un bon nombre de scènes magnifiques, bouleversantes, justifiant pleinement notre admiration pour lui. La dernière partie de "Air Doll", furieusement pessimiste (à quoi se réduit donc une vie, si le corps humain n'est au final qu'une ordure incinérable ?) nous fait retrouver nombre de thèmes très "japonais" (la trivialité du sexe, l'amour qui donne la vie et la reprend, la solitude urbaine) mais ici parfaitement maîtrisés...
Comme c'est bien vu cette histoire de poupée gonflable qui prend vie et découvre le monde alentour. Très bien interprétée et filmée avec beaucoup de poésie. Une curiosité à découvrir pour son originalité et l'intelligence de son scénario...
Très joli film, l'interprétation de l'actrice principale est excellente. Cependant il me semble que sujet a été abordé dans un autre film, en tout cas on s'attend un peu à tout ce qui va se passer, ça reste néanmoins touchant.
Un film particulièrement inventif et poétique... tout y est admirablement traité et on ne peut qu'être épaté par l'actrice principale... dse moments d'émotion, des moments d'humour, des moments plsu dramatiques... on passe de l'un à l'autre sans véritable explication, sans véritable lien... c'est magique, c'est un vrai émerveillement...
Choses remplaçables, abandonnés facilement, négligemment, dans lesquels on choit et vit : ordures combustibles / ordures non-combustibles. Il faut accepter le vide comme structure composante essentielle de ce film. On n’est pas moins stupéfaits, interdits, émerveillés, choqués, violentés que Nozomi, qui gambade quand même à la découverte du monde, des autres, de l'amour, en faisant tintinnabuler sa bouteille de verre. Ça vaut le coup de sauter dans le vide, se rendre disponible à cette vacuité aérienne, ouvrir la fenêtre à ce souffle inédit, vertigineux, léger et inquiétant, passer outre les critères habituels, courants, un début, un déroulement et une fin déroutants, étranges, lents, flottants, ces travellings clairs, transparents, cette musique. Parce qu’on est tout bonnement estomaqué, puis déchiré aux larmes par des scènes absolument hallucinantes et bouleversantes, celle de la blessure et de l’échappement de l’air par l’interstice ; la confrontation avec l’interchangeabilité des êtres et des choses ; la visite au fabricant ; l’expérimentation de l’ouverture d’une fente sur Jun’Ichi, recherche de la valve ; l’anniversaire… Quelle effroyable émancipation pour Nozomi que de devoir nettoyer elle-même son vagin escamotable, cette candeur, cette facilité déconcertante à utiliser un objet. Cet air, ce néant qui la compose est tellement abyssal en fait, la rend incernable, et pourtant, maintenant, elle a un cœur nous dit-elle. Sont-ce vraiment des paroles mécaniques, ces phrases que la poupée répète, fausse conscience, apparente seulement, d’être un ersatz qui résout la misère sexuelle ? « Qu’y a-t-il dans le vide qui puisse nous faire peur » demandait déjà Pascal dans ses Pensées…
Ersatz de « Pinnochio » Un film qui part d’une bonne idée mais qui rate complètement son scénario au profit d’une poésie de Supermarché digne de « Edward aux mains d’argent » On aurait imaginé une histoire bien plus développée entre la poupée gonflable et son propriétaire, mais il n’en est rien. La narration se perd dans la miêvrerie la plus inconsistante. Des incohérences à la pelle Encore on aurait mieux imaginé la chose avec une sexy-doll en silicone et motorisée, mais dans le cas présent, ça ne passe pas. Allégorie des êtres vides à l’intérieur, et ceux qui ont un cœur,, mais c’est d’un cerveau dont il faudrait parler, pour quelqu’un qui sait lire et écrire, qui comprend de nombreuses choses et certaines autres qui servent le discours relationnel comme par hasard, réceptacle de l’analyse et des émotions. Si elle avait un cœur elle en se dégonflerai pas. Pour l’embaucher on ne lui demande rien
C'est mon deuxième Kore-Eda, après "Still walking". Ce dernier m'avait paru d'un abord si rude que j'avais bien failli décrocher ; avec un peu de persévérance, l'oeuvre du Japonais m'avait laissée éblouie. "Air Doll" m'a fait l'effet inverse : la fable (la poupée gonflable Nozomi qui s'anime et découvre la vie, mettant en évidence avec la redoutable naïveté de l'étranger la solitude de la métropole, la vacuité de ses habitants - chape de plomb du quotidien) est abordable d'emblée, mais ses développements, oniriques (variations sur le vent et l'air en général) et sensuels, voire licencieux, m'ont laissée totalement déconcertée. Ajoutez à cela une galerie de personnages secondaires, dont la contribution au propos central n'est pas toujours d'une parfaite lisibilité ..... Sans doute faut-il ici maîtriser à la fois la culture manga, les codes les plus sophistiqués de l'érotisme nippon, et avoir de toute façon une solide connaissance de la civilisation et des traditions de l'Empire du Soleil levant pour apprécier ce curieux objet filmique ! Hélas, ce n'est pas mon cas.
Voir la jolie Bae Doona habillée en soubrette dans ce qui ressemble au premier abord à une version live du Pinocchia de Gibrat est une motivation suffisante pour vouloir visionner Air Doll. A travers les yeux de Nozomi, une poupée vide à l'intérieure et donc métaphoriquement vierge, Hirokazu Kore-Eda tente dresser un portrait de la société tokyoïte en pointant du doigt la solitude et l'individualisme de ses habitants.Pour que ce portrait soit pertinent, il aurait selon moi fallu que le réalisateur fasse évoluer son héroïne dans un monde réaliste plutôt qu'un univers absurde et décalé où personne ne s'étonne qu'une poupée gonflable prenne vie. L'auteur de Nobody Knows opte ici pour un récit en forme de fable et fait ce que je n’aime pas chez beaucoup d'auteurs asiatiques. Il confond poésie et gnangnan. Nozomi ne dit que des évidences et le film brasse beaucoup de vide. Je reprocherais enfin à Air Doll son pessimisme excessif. Lorsque son créateur lui demande si depuis qu’elle a un cœur, elle a vue des belles choses, Nozomi répond à l’affirmative. Je suis curieux de savoir de quoi elle parle, de l’amour qu’elle porte à son collègue de travail qui ne vaut pas mieux que son propriétaire originel ? Reste quand même une belle photo et quelques scènes de nue sympatoches.
Ce bluette naïve sur le même thème que la fable de Pinocchio transforme ce qui aurait pu être l'occasion de donner un regard neuf sur un monde parfois absurde en un défilé de lieux communs: la vacuité de nos existences ou encore le manque de considération à autrui. Malgré tout, le film accroche un tant soit peu sur ses parties les plus troubles: quid de l'allégorie de la femme-objet, ici à peine esquissée?