Admirable...Un des plus beaux films vu depuis quelques mois...Une métaphore sur nos conditions humaines...Il faut se l'avouer nous sommes creux, remplis d'air et avoir du coeur est lourd à porter...Le film est d'une poésie sublime (rappelant assez celle de DOLLS de Takeshi Kitano)...Réflexion sur l'amour, sur le temps,sur les relations éthèrées et anonymes entre les êtres humains le film a quelques passages quasiment incompréhensibles mais c'est ici une qualité...Le regard du réalisateur poète est lui aussi stratosphérique et insondable....La technique est irréprochable autant au niveau musique que photographie ou cadrage...Un film insondable mais on en sort bouleversé...A voir absolument...
dès le titre, le ton est donné : traduit trivialement par "poupée gonflable" (AIR DOLL), "qi kong ren xing" signifie aussi, plus philosophiquement : le souffle (qi) du rien (kong) est la nature (xing) de l'être parlant/la personne humaine (ren)...
ensuite, la musique de World's End Girlfriend transcende l'émotion de chaque plan... ainsi :
jamais un film n’avait traité des liens entre vide et vie avec autant d’originalité, de pertinence et de perfection formelle.
l’air comme vide soufflé, respiration, animation des corps, plastiques, jetables, déchets fous de reflets fous.
solitudes citadines. éternité ou destin. ou alors, peut-être, la sortie vers le beau, lorsque le “I’m off” rencontre le “beautiful”… mystérieux et improbable.
“la vie, il faut la croire sur parole” : cette phrase incroyable de Sony Labou Tansi pourrait, aussi, résumer le film, tant là où ça parle, ça inspire et ça aspire, ça opacifie la peau…
c’est contemplatif mais c’est frissonant, ça hypnotise mais ça fait sursauter, ça pointe du détail mais ça explore l’invisible, c’est plein de plans liants et riants, découvrant l’espace au gré des rencontres, des accidents, des jeux…
les secrets de l’enfance, de la naissance, du mourir, du sourire, du soupir, de la puissance, et puis…
Un film raté pour moi qui nous laisse de marbre avec des lenteurs et un scénario platonique malgrès un concept plutôt intéressant sur le papier. A oublier!!
Mais c'est une poupée qui fait non, non, non, non. Toute la journée elle fait non, non, non, non. Personne ne lui a jamais appris. Qu'on pouvait dire oui
J'ai eu un cœur, un jour. Mais c'était très pénible finalement.
Encore une superbe réalisation de Kore-Eda! Un conte merveilleux et triste qui nous offre en seconde lecture l'aspect torturé de la société japonaise avec des poupées gonflables non recyclables mais des humains qui le sont. Doona Bae est tout simplement parfaite et l'enchantement est grand. Une grande et belle réussite!!!
Le cinéma asiatique est capable de nous donner un film au sujet incroyablement casse-gueule avec une pudeur et une délicatesse renversante. Les sentiments en déliquescence, la solitude des personnages nous touchent tout simplement. Une simplicité qui n'avait d'évident.
J'ai toujours été impressionné par la capacité de certains artistes asiatiques (pas seulement nippons) à faire de la réalité un matériau brut, qu'on peut s'approprier, présenter comme une brique ou transformer à volonté, voire retourner comme un gant, jusqu'à arriver à une baby doll qui s'éveille en faisant grincer son corps de plastique. Qu'il est beau ce personnage avec son vagin pneumatique ! Ce qu'elle voit autour d'elle en se levant n'est naturellement qu'absence d'amour, l'hyper solitude de gens vide de substance à l'intérieur, plein d'air comme elle. Elle n'est qu'une métaphore en creux de leur existence, et en cherchant à s'en remplir, ne se remplit que d'illusions et se brûle. Les mouvements de caméra sont lents, continus, la suivent dans les rues en soubrette de porno, s'élèvent vers le ciel, s'attardent sur des graines de pissenlits portées par le vent, et comme dans un rêve, le souffle d'un esprit passe au dessus du fatras de notre modernité. C'est splendide et simplissime. Il n'y a pas de radicalité dans le cinéma de Kore-eda, pas de fascination pour l'esthétique qui guette. un cinéma du vivant. Simplement il y a ce petit quelque chose de shintoïste qui consiste à donner de l'âme au réel avant même toute tentative de l'expliquer, et qu'il faut accepter comme on lirait une poésie.
Un grande nombre de scènes magnifiques, une très belle musique. Une réflexion sur la société : la femme-objet .. le vide ("I'm Empty"). Le film manque de rythme et pourra rebuter quelques personnes, mais au final c'est une vraie poésie à la japonaise que nous livre Kore-Eda.
Un joli petit conte, très poétique et très bien accompagné musicalement, qui peut s'apparenter à une sorte de Pinocchio adapté à notre époque et à notre société. Doona Bae, l'actrice principale, est vraiment très convaincante en poupée gonflable ayant pris soudainement vie et qui va découvrir le monde de manière candide, elle porte le film à merveille. En revanche, le tout souffre de quelques longueurs et selon moi de quelques incohérences, mais c'est incontestablement le genre de film devant lequel il faut de temps en temps se poser pour profiter d'un petit moment de magie, de légèreté et d'insouciance.
Une profonde réflexion philosophique sur la vie et la mort, un film plein de poésie, une fraicheur incroyable dans la mise en scène, Bae Doo-na belle et sensationnelle. Quelques trouvailles scénaristiques ingénieuses. Du grand art.
Bae DooNa m'a époustouflée dans ce film ! Elle joue à merveille et surtout dans ce film :) C'est une histoire assez bizarre mais elle m'a touchée ... Le compositeur World'sEndGirlfriend a encore fait un travail de génie et je ne me lasse pas de l'OST ... Ce film est innocent et touchant alors que son sujet de base est sale et tabou !
Air Doll est un film pour le moins déroutant de la part de Hirokazu Kore-eda. Le pitch est très fantasque : un objet prend vie du jour au lendemain … sauf que cet objet, c'est une poupée gonflable. Ça donne lieu à des interactions assez loufoques avec les humains. Bon malheureusement, au-delà de certains scènes cocasses, le film est un peu moins emballant que le pitch ne le suggère. En revanche, l'actrice Doona Bae est très bien dans le rôle principal.
Une fable moderne sur le thème du vide, de l'aliénation et de la solitude de notre société (thème déjà rencontré dans le très beau "Nobody Knows") à travers les yeux d'une poupée gonflable soudainement amenée à la vie et de ses différentes rencontres. Entre émerveillement, naïveté et situations plus glauques, le film distille quelques moments de grâce singulière mais manque de ce petit grain de folie et se fait finalement rattraper par la morosité ambiante. Dommage, on aurait aimé rêver davantage !