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Alain Nicola
25 critiques
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5,0
Publiée le 14 septembre 2025
Un film noir remarquable, emblématique du genre. La mise en scène brillante mais très épurée est magnifiée par le jeu du duo Bogart/Bacall. Ce film a instauré les codes du noir: femme fatale belle et manipulatrice, détective privé viril aimant le whisky, les clopes et les coups de poing. Un petit point pour finir sur la complexité de l'intrigue. Oui, c'est vrai, elle est confuse et il n'est guère aisé de comprendre les motivations des personnages. Toutefois, le roman de Chandler est tout aussi confus et Faulkner, scénariste du film a expliqué à Chandler qu'il n'avait pas tout compris. L'auteur a alors répliqué:"Moi non plus!". La deuxième raison à l'origine de cette confusion est liée aux convenances très strictes du cinéma hollywoodien d'après-guerre qui obligeaient les réalisateurs a suggérer les choses sans les montrer. Il en est ainsi de l'attirance entre Bogart et Bagall, même si la tension sexuelle transparaît à l'écran. Il en va de même du personnage de Carmen, victime d'un chantage pour avoir fait des photos osées. Et ce n'est pas forcément évident à comprendre.
Le scénario est plus qu'original. On rentre directement dans l'histoire, mais au fil du film elle s'efface pour laisser la place a l'histoire du duo Bogart/Bacall. Il ne faut pas chercher à trouver les tueurs car même Hawks n'y arrivait pas.
Une perle noire, Un chef d'oeuvre. Bien que la narration soit complexe, le scénario est, sans être retors, efficace, et les acteurs, la mise en scène et la lumière sont formidables... LE film noir par excellence
Hawks est un magnifique raconteur d'histoire, il le prouve encore une fois avec "Le grand sommeil". La réalisation a la fois sobre et a la fois merveilleusement pensée, ce qui est aussi impressionnant chez Hawks c'est la manière ou il arrive à faire des scènes de chansons (que je suis pas vraiment fan à général) à priori banal ou quelque chose d'adorable (qui après, par exemple, celle dans Rio Bravo est aussi inoubliable) , l'écran est illuminé par le célèbre couple Bogart-Bacall qui marche aussi bien que dans "Le port de l'angoisse" dont on sent une grand complicité et sans oublier ces dialogues ultra-fouillés et parfois sur des allusions sexuelles. Le film est fascinant c'est surtout grâce à cet enquête que je met au défi quiconque le comprendra au premier coup. Un chef-œuvre du Film Noir.
Je n'ai rien compris. J'exagère, évidemment, mais la complexité narrative tentaculaire de ce film rend tout de même assez difficile toute lecture limpide de son histoire, comme si elle était constamment tapie derrière un voile de fumée de cigarettes. Je suis présentement incapable de vous expliquer comment les choses arrivent à leur terme. J'aurais sans doute besoin pour cela de le revoir une fois ou deux, voire même de lire le roman ; chose dont je n'ai nulle envie, puisque le charme du film de Howard Hawks réside en partie dans son caractère insaisissable.
Je ne suis ni détective privé, ni enquêteur d'aucune sorte, ni même scénariste de polars. En somme, je ne suis pas qualifié pour comprendre aisément une enquête policière complexe. Toutes les histoires ne sont pas simples ; pourquoi alors les simplifier ? Et surtout, pourquoi absolument chercher à tout comprendre ? Au cinéma, le déroulement de l'histoire n'a aucune importance. Ce qui compte, c'est la manière de raconter, c'est l'atmosphère qui se dégage du film, c'est l'épaisseur des personnages et les émotions qui en résultent. Marlowe est un personnage incroyable, profondément odieux, mais attachant, et surtout drôle. Laissons-lui résoudre tout ce qui nous échappe.
Film totalement incompréhensible dû principalement à la censure Mc Carthiste Américaine qui a fait des coupes importantes dans ce film (la bien-pensance américaine d'après guerre). On regrette de ne pas avoir la version intégrale (si elle existe encore) Dommage
Avec Le Grand Sommeil, Howard Hawks atteint l’essence même du film noir, un territoire où l’intrigue devient presque secondaire face au charme trouble des personnages et à l’atmosphère qui les enveloppe. Humphrey Bogart impose un Philip Marlowe d’une élégance désabusée irrésistible, avançant dans un labyrinthe de mensonges avec autant d’ironie que de lucidité. La complicité électrique entre Bogart et Lauren Bacall illumine chaque scène commune, donnant au film une sensualité et une vivacité qui transcendent largement le simple récit policier. Hawks orchestre ce chaos narratif avec une fluidité souveraine, transformant la confusion même de l’enquête en composante essentielle de son pouvoir de fascination. Un classique absolu, où le mystère, l’humour et le romantisme noir fusionnent dans une perfection de ton quasiment inégalée.