Prix Spécial du festival d'Avoriaz en 86, qui se souvient de ce festival aujourd'hui ? levez la main !
Toujours est-il que ce film mérite toute notre attention. Le gentil singe, rigolo du début du film, avec cette petite musique qui l'accompagne, celui auquel on a envie de s'attacher, qui s'habille comme un homme, qui accompagne la sympathique Elisabeth Sue dans sa chambre comme un groom d'hôtel, tout cela est bon enfant, et presque amusant, et puis, son instinct de survie le pousse en peu de temps, à devenir un singe psychopathe, il fallait oser. Et ils l'ont fait. Film assez bien construit, où le suspens monte crescendo, où l'héroïne se retrouve seule, isolée dans ce grande manoir, face à un singe aussi malin qu'inquiétant. On est dans un huis clos déguisé, où tout est plus suggéré que montré, on ne voit aucun meurtre, tout ce qui se passe reste hors cadre, à nous d'imaginer la force de ce singe, même si une démonstration est faite lorsque Link soulève la voiture avec son passager au volant.
Est-ce que le film a le même impact aujourd'hui qu'à l'époque, certainement pas, on arrive à déceler certains trucages, des cascadeurs prenant la place des singes dans des scènes à haut risque, confronté au feu, par exemple.
Mais, le tout reste quand même bien maitrisé, avec une bonne BO, qui rythme l'action et il y a surtout ces gentilles bébêtes qui sont attachantes malgré tout, de toute façon, c'est de notre faute, on n'avait pas à les sous-estimé, un point c'est tout. Sur ce, à vos lecteurs et bon visionnage.