4020 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
769 critiques spectateurs
5
100 critiques
4
179 critiques
3
131 critiques
2
101 critiques
1
73 critiques
0
185 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
0,5
Publiée le 21 avril 2010
Consternant ! On part d'une belle idée sur la recherche d'un passé et on aboutit à ça ! La morale défendue par ce gâchis est que les petites gens sont c.., entourés de c..., aimés par des c..., et qu'ils n'engendrent que des simples d'esprit ! Et s'ils n'étaient que c..., cela pourrait être comique mais ils sont obsédés en plus. Nul de chez nul.
Deux ou trois bonnes scènes ne suffisent pas à sauver ce film de l'ennui. En plus il est déprimant. Gérard Depardieu est souvent agressé et insulté par des gens qu'il rencontre, comme le gars à la boucherie de superette ou le type de la boite de nuit. A un moment il tombe sur son cousin qui l’accueille avec le sourire, je me dis alors : "c'est bien le premier gars sympa ...", je n'ai pas fini que spoiler: les voilà en train de se branler mutuellementspoiler:
Inutile et laisse une mauvaise sensation. Affreux.
Fan de Groland depuis toujours et même de depardieu, mais là je dois avouer que j'ai eu énormément de mal. ça démarre plutôt bien et l'idée de base est sympa mais il y avait surement autre chose à faire avec cette idée. Je peux comprendre qu'on puisse aimer ce film mais je n'ai pas réussit à me mettre dedans au bout de 20 minutes c'était presque un supplice de voir la fin. Je l'ai vu jusqu'au bout en espérant au moins une chute correcte qui n'est jamais arrivée. Grosse déception.
encore une fois les mecs de groland prouvent qu'ils savent faire du ciné qui transpire un certain réalisme avec des dialogues qui vont droit dans le mille et des acteurs géniaux.
Au bout de la troisième scène dégueulasse, les trois quarts de la salle était déjà dehors. Peut-être ne voulaient t-ils pas plonger leurs mains loin dans la merde pour dénicher le "joli message poétique" qui y était dissimulé? L'expression artistique à ses limites, et subir toutes ces horreurs pour un peu de lyrisme caché ne relève plus du plaisir. Ne parlons pas du jeu d'acteur, des scènes dépressives gratuites et sans fondements, et des scènes crades et baufs à souhait. Si il y a un tant sois peu de poésie dans ce film, il faut se faire beaucoup de mals pour la trouver.
Un road movie social, tendre et en même temps une réflexion sur le siècle et la société. L'accroche du film est un prétexte à une envolée lyrique étonnante et généreuse de la part de cet homme qui découvre la liberté au-delà des contraintes administratives. Il laisse derrière lui une génération nouvelle mais il découvre une autre vie, témoin cette image de lui sur sa moto, bras ouverts; l'amour aussi est nouveau. C'est beau
Serge a 60 ans, et après une vie à enchaîner divers emplois, décide de partir à la retraite. Problème : plusieurs de ses anciens employeurs ne l'ont pas déclaré, et le voilà parti sur les routes pour réclamer ses feuilles de salaires. Le duo Benoît Delépine & Gustave Kervern livre ici une vision cynique de la retraite et du monde du travail en général. "Mammuth" a le mérite d'avoir un humour caustique, et une forme peu académique. Tourné sur pellicule 8 & 16mm, le film a tout d'abord un grain qui lui donne un coté 80's. Ensuite, le scénario se veut une série de rencontres abruptes et parfois étonnantes avec des personnages singuliers, entrecoupées de séquences de rêves. Un choix qui ne plaira pas à tous, et qui lasse parfois (trop de personnages ahuris tue l'effet de la plaisanterie...). Il est cependant agréable de voir Gérard Depardieu, sobre dans ce rôle de gros nounours pas très fin mais attendrissant.
Le ton doux-amer propre au duo Kervern-Delépine plane encore sur ce road-trip mélancolique porté par un Depardieu parfait dans le rôle. Si le postulat est excellent et le démarrage réussi, le film patine violemment dans sa deuxième partie. Les rencontres se font moins intéressantes, les dialogues moins incisifs, et l'intrigue ne trouve jamais son second souffle. On termine le visionnage en roue-libre et un peu désabusé par ce potentiel gâché.
Un road movie tendre et touchant où ce jeune retraité fait face à des tracasseries administratives et retourne dans son passé pour chercher de la paperasse utile pour son dossier de retraite. Mais si les papiers ont disparus avec l écoulement des années, les souvenirs sont restés
Un film énorme , très surprenant , qui arrive sur un non sujet, sur un faux road movie, à nous toucher au plus profond. Depardieu est un brave type , un peu simplet et gentil qui veut se reconstituer ses points retraite, pour finaliser sa demande . C'est tout simple , et pour cela il doit aller à la recherche de ses anciens employeurs . On aura alors à faire à un catalogue complétement déganté , de personnages plus surréalistes les uns que les autres , et très originaux. Peut - être la scène la plus "crazy" est celle de la tentative de gâteries manuelles , avec le père Delpy. Enorme ces deux vieux sexagenéres qui veulent se rappeler leur adolescence et la découverte de la sexualité, et se faire un petit plaisir. C'est à la fois tendre , poètique et misérable. Le personnage de la nièce est ausi énorme, elle mutile les poupées, fait des oeuvres d'art oniriques et macabres. Yolande Moreau joue aussi très bien ,et on découvre avec des flash backs intéressant comment son amour pour son gros Mammuth est né, c'est tendre et romantique et Depardieu est formidable , juste, tout en finesse ( ce qui est maintenant très rare) . Une galerie de portrait incroyable, pour un film plus tendre que "le Grand soir", plus poétique mais tout aussi révolté. C'est un cinéma jouissif, hors des sentiers battus , dans la grande tradition du cinéma libertaire des années 70. Un vrai souffle d'oxygène .
juste magnifique. visuellement parlant, on a l'impression de voir des photos, avec un réel parti pris graphique. Niveau scénario, cette tranche de vie ne cesse d'épater. Il ne se passe finalement pas grand chose, mais ce pas grand chose est juste exceptionnel. Et le couple Depardieu - Moreau n'a rien à envier à certains épisodes de Strip Tease / Confessions Intimes. Bref, à voir absolument.
Mammuth est une comédie assez loufoque dans le style bien connu de Gustave Kervern et de Benoît Delépine. L'intrigue : Mammuth se retrouve à la retraite que certains trimestres n'ont pas pu être déclarés et doit du coup traverser le pays pour récupérer des justificatifs administratifs auprès de sociétés dans lesquelles il avait travaillé plusieurs décennies de cela. Ce micmac administratif est un prétexte pour rire de ce genre de situation ubuesque mais également pour rencontrer des personnages humains et touchant. Gérard Depardieu s'amuse dans ce rôle et son duo avec Yolande Moreau fait mouche. Quelques très bons seconds rôles (Benoît Poelvoorde ou Isabelle Adjani pour ne citer qu'eux). Une comédie humaine comme ne sait le faire que le duo Kervern – Delépine.
Un humour des plus décalés auquel on accroche ou pas du tout ! Impossible de rester indifférent en tout cas! Une histoire très originale dans laquelle on retrouve un Depardieu qu'on avait jamais vu comme ça et c'est un vrai plaisir ! Il est incroyable dans ce film qui malgré ses situations grotesques peut aussi, en cherchant bien, être touchant et émouvant! Des rencontres toutes plus dingues les unes que les autres qui vont en faire marrer certains, toucher quelques autres, parfois les deux en même temps ! Un style qui ne ressemble à aucun autre qu'il faut absolument voir pour se faire sa propre idée... vous pourriez être surpris d'accrocher à l'univers décalé de Délepine/Kervern. Et voir Depardieu de cette façon vaut forcément un coup d'oeil !
Traumatisé, désœuvré par son départ à la retraite, Mammuth est l'archétype du cas social jusqu'au jour où il renoue avec l'origine de son surnom : sa moto. Ce qui devait être une descente aux enfers vers une retraite misérable et malheureuse se transforme en road trip inattendu pour l'attachant gros bourru. Il va découvrir qu'il n'est jamais trop tard pour se trouver soi-même tandis que les réalisateurs se chargent de confier à Moreau, sa femme, la mission presque initiatique de l'y aider derrière ses airs de mégère acariâtre.
Prévoyant toujours un moment de répit musical, Kervern et Delépine soignent leur spectateur plutôt que de le jeter dans l'eau froide. Caricaturalement dramatique mais loin de tourner le dos à l'humour, leur style trouve ici son potentiel dans le genre du "aide-toi toi-même".
Ils arriver à tracer la voie du salut spirituel dans une classe sociale pour qui, éducation oblige, elle est souvent vue comme inaccessible. Ils lui créent une rédemption nouvelle, une strate intellectuelle et artistique aussi poétique que pragmatique, une philosophie si terre-à-terre qu'elle ne peut que lever les yeux au ciel. C'est du BA-b.a. moral mais ce n'est pas condescendant et c'est si limpide qu'à 12 ans, je n'avais pas moins compris le film. Pourtant, à l'inverse de son protagoniste, il est loin d'être pauvre.