The Grandmaster
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492 critiques spectateurs

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norman06

429 abonnés 1 839 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 avril 2013
Wong Kar-wai est fidèle à son style élégant dans cette fresque historique, hommage au kung-fu.
En dépit d'un zeste d'académisme, le récit est très prenant.
Eldacar
Eldacar

64 abonnés 357 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 avril 2013
Après plusieurs années d'absence, Wong Kar-wai revient enfin avec "The Grandmaster", film pour le moins atypique. Pas vraiment un drame, pas non plus un biopic et pas tout-à-fait un film de kung-fu, mais un peu tout ça à la fois. "The Grandmaster" peut être classé dans la catégorie des grands films malades car il n'est pas à la hauteur de son ambition démesurée mais n'est pas pour autant sans qualités. Prenant la forme d'un récit éclaté, sont mêlés les destins de Ip Man et de Gong Er (cette dernière me semblant être le vrai personnage principal) à l'histoire de la Chine avec un grand H, les deux étant étroitement liés. Il y avait matière à faire plusieurs films et ont sent que des coupes drastiques ont étaient effectuées. Par conséquent, un certain nombre de sujets et de périodes sont tout juste survolées et de nombreuses zones d'ombres parsèment le film, le rendant parfois un peu confus. Le personnage de Ma San reste très mystérieux et ont aurait aimé en savoir plus sur lui de même que ne nous est pas dit pourquoi Ip Man fuit à Hong Kong. Et ce ne sont là que quelques exemples. Ces lacunes sont toutefois en partie comblées par la mise en scène de Wong Kar-wai, qui est d'une grande beauté malgré des ralentis omniprésents parfois jusqu'à outrance. Et contrairement à un certain nombre de film de kung-fu où ont a l'impression que le scénario et l'intrigue servent de prétexte à montrer des combats, dans "The Grandmaster" ils sont parfaitement justifiés et n'empiètent pas sur la construction des personnages.
Flore A.
Flore A.

36 abonnés 518 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 avril 2013
Un film à l'esthétique parfaite, de superbes chorégraphies de combats filmés comme autant de corps à corps, des dialogues très beaux sur la philosophie du kung fu, un zeste de romantisme et des acteurs irréprochables mais j'ai parfois eu l'impression de "juste" voir se succéder des scènes sublimes. 20/20 pour la forme mais le fond m'a moins convaincue.
Anaïs M
Anaïs M

4 abonnés 53 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2013
Un monstre de beauté et d'esthétisme, on est epoustouflé devant les quelques scènes de combats qui sont d'une extreme qualité et la prestation des acteurs, malgré quelques longueurs et difficulté à suivre l'histoire si on ne s'y connait pas déjà un minimum on en ressort avec un bon
ressentiment... Surtout pour les fans d'arts martiaux. Les amateurs d'action qui s'attendent à voir un bon film de baston risquent d'être deçu par contre.
satheadz
satheadz

10 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 avril 2013
Des images magnifiques
Mais une bouillie d'événements chronologiques, d'ellipses a n'en plus finir et encore un réalisateur qui fait s'entrainer ses acteurs comme des malades pour au final nous servir des plans ultras rapprochés et donc des combats qui en plus d'êtres rares sont impossibles a suivre
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 avril 2013
"The Grandmaster" est un film fascinant, en ce qu'il nous montre combien la personnalité d'un réalisateur peut phagocyter le film de genre. On le sait, Wong Kar Wai porte ce projet depuis plus de dix ans, il y a eu 360 jours de tournage étalés sur trois ans, Tony Leung s'est fait deux fractures, la construction du décor de la maison de plaisir a nécessité six mois, le tournage de la seule première scène a pris un mois : tous les ingrédients sont là, mis en avant dans le dossier de presse, pour faire de ce film une légende, au côté de "Fitzcarraldo" ou de "Apocalypse Now". Et effectivement, on en prend plein les yeux de la première à la dernière image ; chaque plan est travaillé, quand bien même il ne dure que quelques fractions de seconde, et c'est le cas de nombre d'entre eux vu le montage syncopé et presque abstrait des scènes de combat chorégraphiés par Woo Ping Yuen ("Tigre et Dragons" et "Matrix").

À travers le destin de Ip Man, Wong Kar Wai voulait raconter l'histoire des maîtres d'arts martiaux dans la Chine divisée entre le Nord et le Sud, ravagée par l'occupation japonaise et la guerre civile, et comment la plupart de ceux-ci ont pu pérenniser malgré tout leur art grâce à leur morale. C'est cet axe (et accessoirement le talent) qui différencie "The Grandmaster" de "Ip Man" (2008), de Wilson Yip, qui voulait faire de son personnage un héros de la résistance contre les Japonais, réduite à un affrontement sur les tatamis. Wong Kar Wai a donc centré son intrigue autour de la préservation et de la transmission d'un art, et cela nous vaut par moment des enjeux difficiles à suivre entre les tenants du Wing Chun, du Ba Gua, du Xing Yi et du Hung Gar. De plus, la structure narrative habituelle du réalisateur de "In the Mood for Love" faite de flashbacks emboîtés, de voix off et d'intertitres ne facilite pas toujours la compréhension littérale de l'intrigue, sans évoquer la ressemblance de Zhang Ziyi avec l'actrice coréenne Song Hye Kyo qui interprète l'épouse de Ip Man et qui m'a fait les confondre pendant la moitié du film !

Mais les enjeux se décantent progressivement, et se résument à deux éléments : celui centré sur le personnage de Gong Er, la fille du vieux maître Baosen interprétée par Zhang Ziyi qui sacrifie son destin à la défense des enseignements de son père, et celui centré sur la relation entre Ip Man et Gong Er. Et c'est là où on retrouve la quintessence du cinéma de Wong Kar Wai, celui qui fait dire à Gong Er lors de sa dernière rencontre avec Ip Man : "Sans regrets, la vie serait dérisoire". La scène de leur première rencontre au cours du combat dans le Pavillon d'Or annonce leur destin, à l'image de ce ralenti sur leurs visages et leurs bouches qui se frôlent, suspension du temps et suspension dans l'espace qui évoquent violemment le désir inassouvi. Et ce n'est pas un hasard si c'est à Hong Kong qu'ils confrontent leurs regrets dans des scènes splendides : Gong Er confiant ses secrets à un mur tel M. Chow face à un arbre au Cambodge, ou les deux protagonistes filmés à contrejour et au ralenti dans la nuit de Hong Kong sur la musique de Shigeru Umebayashi.

La suite sur les Critiques Clunysiennes
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 avril 2013
Ça faisait longtemps, depuis In The Mood For Love en 2000 pour être précis, que je n’avais pas été touchée par un film de Wong Kar-Wai. Le romantisme esthétisé à l’extrême de 2046 m’avait laissée de marbre, et My Blueberry Nights était un film mignon mais décevant.
Wong Kar-Wai a eu l’idée de The Grandmaster il y a environ dix ans, et il a commencé à se documenter alors qu’il tournait In The Mood For Love. Il y a du In The Mood For Love dans The Grandmaster. Il y a des plans qui pourraient s’échanger, une même atmosphère, une même langueur.
Wong Kar-Wai voulait rendre hommage à Ip-Man, maître de kung-fu et mentor de Bruce Lee, dont il suit la vie des années 30 au début des années 50. Son histoire se confond avec l’histoire de la Chine, puisqu’il connaît la dernière dynastie, l’invasion japonaise, la guerre civile et l’occupation britannique à Hong-Kong où il est réfugié. Cette histoire chinoise, on la connaît mal en France. The Grandmaster n’a d’ailleurs rien d’un film occidental, si l’on considère que l’occident aujourd’hui, c’est l’Amérique et son formatage culturel. C’est un film sur les arts martiaux, mais ce n’est pas un film d’action. Il y a des bons et des méchants, mais personne ne gagne à la fin. Le film n’est pas linéaire, il suit Ip-Man, puis Gong Er, la fille du grand maître Baosen. Au seuil d’un dénouement ou d’un combat, parfois au milieu d’une scène, on change de lieu, de personnage, ou même d’année. On revient en arrière, on repart. Cette construction est si étrangère aux habitudes du spectateur occidental que c’en est déroutant. Les dialogues aussi, faits de proverbes, de métaphores et d’aphorismes, sonnent bizarres à nos oreilles. L’oeil-démiurge, esthète et perfectionniste de la caméra de Wong Kar-Wai vagabonde au milieu des détails, entre les corps. Il est toujours en mouvement, d’un mouvement qui ralentit le temps pour mieux chercher et comprendre ce qui se passe, là, la vie. Les personnages sont souvent derrière quelque chose, un panneau sculpté, un voile, une grille, ou filmés en plongée, coincés entre deux murs. Le paysage est un décor, une série de détails et d’objets à briser, une vitre qu’un corps qui tombe fait éclater. Et on passe ailleurs, dans le hors-champ, que le combat a fait apparaître. À un moment du film, Gong Er visite une maison close et demande à son père pourquoi il l’a emmenée là. Il répond quelque chose comme ”Ce que tu ne vois pas existe quand même”. Voilà ce que la caméra de Wong Kar-Wai cherche à faire, à montrer ce qui est là, ce qui existe devant nos yeux, mais qu’on ne voit pas. On est parfois perdu dans les flous et les tremblements de l’image, mais il faut se laisser aller à cette perte, et y prendre plaisir.
ffred

1 995 abonnés 4 306 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 avril 2013
Après son escapade hollywoodienne pour My Blueberry nights en 2007, Wang Kar-waï rentre au pays. Ce Grandmaster était donc très attendu. En tout cas par moi, car depuis Chungking Express je suis assez fan (sauf de 2046). S'il y a bien un point où tout le monde peut s'accorder sur ce nouvel opus, c'est sur sa réussite formelle. La beauté de l'ensemble est à couper le souffle...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 22 avril 2013
Je suis un grand fan des films asiatiques et encore plus fan des films d'art martiaux asiatique. Première surprise le nombre de personne dans la salle. Ravi de voir que le genre attire du monde. Concernant le film, on démarre très fort avec un combat vraiment très jolie. Malheureusement les plans serrés nuisent pas mal à la compréhension du combat. Après ça on a le droit a une photographie vraiment sublime ! The Grandmaster n'est pas un film accès sur les combats comme Ip man, mais plus sur l'esprit du Kung Fu, avec une "belle" histoire. Alors voila ceux qui veulent de la baston entre asiat devrait plus se tourner vers Ip Man. Je reste vraiment charmer par l'ambiance du film et sa photo. ça me donne envie de voir d'autre film de ce réalisateur.
Piwi47
Piwi47

63 abonnés 246 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 avril 2013
Dire que « The Grandmaster », nouveau film du talentueux réalisateur Hong-Kongais Wong Kar-Wai (« In the Mood for love », « Happy Together », « 2046 », « Les Cendres du temps », « My Blueberry Nights »), est attendu relève de l'euphémisme. Sa sortie en salles cette semaine est l'occasion de vérifier si l'espérance est démesurée ou justifiée.

« The Grandmaster » se tisse comme une fresque historique éblouissante par son impressionnisme et la beauté d'une histoire romanesque, non soporifique comme on a pu le lire ci et là. La virtuosité est hélas plombée par une réalisation en demi-teinte, oscillant entre un romantisme insoupçonné et des combats mal fagotés avec un montage à la truelle.

Wong Kar-Wai voulait avant tout « réhabiliter le kung-fu ». D'une démarche sincère et ambitieuse, il tire un film esthétique et majestueux, qui ne respecte malheureusement qu'à moitié ses engagements. Car si nous sommes agréablement surpris par la trajectoire inattendue qu'empreinte son long métrage – le 'biopic romantique' plutôt axé sur la relation unissant les personnages de Gong Er et d'Ip Man – nous demeurons en revanche dubitatifs quant à la méthode employée.

L'image est certes magnifique – félicitations au directeur de la photographie Philippe Le Sourd et au directeur artistique William Chang – la poésie répond également présente, la musique du japonais Shigeru Umebayashi embellit merveilleusement l'ensemble, mais la dualité des combats opposant immobilité / rapidité flagelle le spectateur, avide d'un cinéma martial dont la somptuosité ne perce que rarement, ou alors seulement à l'occasion d'une séquence dantesque aux berges des rails d'un train. Les affrontements sont ultra-chorégraphiés, cadrés de traviol', bétonnés à l'aide de saccades abjectes et dramatiquement répétitifs.

Wong Kar-Wai retrouve son acteur fétiche Tony Leung Chiu Wa – 7 films ensemble – qui se démarque une nouvelle fois dans la peau du sage Ip Man, incarné avec sobriété et grâce.
Zhang Ziyi complète le casting en interprétant l'insondable Gong Er, digne héritière du style Ba Gua. La comédienne mono-mimique ne tire hélas jamais son épingle du jeu et livre une prestation fade pour un personnage pourtant haut de gamme. Quel dommage !

Bilan : Wong Kar-Wai se paye le luxe de réaliser davantage un biopic ciblé sur la spiritualité des arts martiaux et l'histoire d'amour entre Ip Man & Gong Er qu'un simple film de kung-fu. Chapeau pour la surprise ! Quand l'esthétisme, certes minutieux, prend le pas sur le scénario, les choses se gâtent un peu. L'un et l'autre communient maladroitement ici.
cylon86

2 840 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 avril 2013
Wong Kar-Wai réalise là un film ambitieux retraçant la vie d'Ip Man, reconnu comme l'un des plus grands maîtres de kung-fu qui sera plus tard professeur de Bruce Lee. Le projet avait de quoi faire saliver mais le problème est qu'en tant que spectateurs occidentaux, notre connaissance du sujet est assez limitée et ne nous permet donc pas de profiter pleinement du film, profondément ancré dans l'Histoire de Chine et dans l'enseignement et la transmission du kung-fu. Certes, cela ne nous empêche pas du tout de profiter des magnifiques scènes de combat que Wong Kar-Wai nous offre (celle d'ouverture sous la pluie, celle sur le quai de gare) mais cela nous gêne un peu dans la compréhension de l'histoire en général d'autant plus que le scénario pratique beaucoup l'ellipse et nous perd parfois dans les personnages. On se retrouve alors avec un film au fort potentiel mais qui n'arrive jamais à toucher au cœur du sujet même si c'est autant un film sur Ip Man que sur la philosophie chinoise. Et puis, avouons-le, sans Christopher Doyle à la photographie, "The Grandmaster" a quelque chose qui lui manque. Il n'est pourtant pas dénué de talent, il suffit à Wong Kar-Wai d'une seule scène pour affirmer son statut de grand metteur en scène.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 23 avril 2013
Loin d'être mauvais, il m'est difficile de juger ce film tant au final il me laisse indifférent, comme ce fut le cas avec 2046. Je trouve que Wong Kar-Wai est assez surestimé, sans être mauvais. The Grandmaster est surtout une grand brouillon, un fouillis de bonnes idées, mais mal dites. D'ailleurs, ce cher Hongkongais serait déjà repartis dans les salles de montage pour faire le film comme il devrait être... une version bâclée pour une sortie ciné ? Vu le résultat, je ne serai pas surpris. Pour ce qui est des combats, je retourne voir les films de Zhang Yimou, d'avantage maitrisé, et dont l'esthétique m'est plus beaucoup plus sympathique. Là, je reconnais, c'est une pure question de gouts, car Wong Kar-Wai n'est pas un mauvais réalisateur. C'est juste que ses films ne me parlent définitivement pas...
marseyopolis
marseyopolis

19 abonnés 259 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 avril 2013
J'ai pas tout compris à ce film ampoulé, finalement ennuyeux. L'histoire tient sur un paquet de clopes, et les effets à répétition (sonores, visuels) lassent très vite. On etouffe un peu, le montage sent l'esbrouffe… je sais pas, serait-ce une grande fumisterie ?
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 avril 2013
Une pure merveille. Grand spectacle, magnifique histoire, grands acteurs, excellente réalisation.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 21 avril 2013
bof bof de belles images, des combats bien filmés. Mais que de longueurs, aucun scénario tangible.
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