Ce film a clairement pour ambition d’émouvoir son public. Il met en scène des personnages en situation de handicap, dont la simplicité et la sincérité sont censées rappeler aux spectateurs, même aux plus cyniques, comme ce « requin de la finance » interprété par Daniel Auteuil, ce qui fait l’humanité. Le problème, c’est que le film bascule rapidement dans la mièvrerie. Les moments véritablement touchants, parce que crédibles, se comptent sur les doigts d’une main : à mes yeux, seule la scène où ils rendent visite à la sœur échappe à la caricature. Le reste, hélas, sombre dans le cliché, avec une esthétique volontairement sucrée, presque sirupeuse. La fin du film en est d’ailleurs l’exemple le plus caricatural : elle illustre parfaitement ce que ça donne de vouloir trop jouer sur la corde sensible sans vraiment avoir de fond. Pour moi, elle n’a tout simplement aucun sens. Malgré ces défauts, le film atteint tout de même son objectif : il reste captivant, et l’on se laisse porter par l’histoire. Et comme je suis plutôt bon-publique, j’ai particulièrement apprécié les clins d’œil musicaux, notamment à Luis Mariano. Sans être une œuvre exceptionnelle, le film a donc le mérite de ne pas tomber dans l’oubli.
J’ai découvert le film qui a inspiré “Un p’tit truc en plus” et c’est une boule de douceur ! Dans ma mission de rattraper les grands films du cinéma belge, je ne pouvais pas passer à côté de celui-ci, et il était justement retransmis sur la chaîne principale.
Je salue le jeu de l’acteur Pascal Duquenne, qui en plus d’être drôle, est très touchant, avec des réflexions à la fois innocentes et justes. Daniel Auteuil, quant à lui, ne jure que par son travail, avant cette rencontre qui changera sa vie. Le duo nous propose des scènes très comiques (le camion, ou le magasin de chaussures) mais nous fait aussi réfléchir sur le sens qu’on donne à notre vie. Il allie joie et tristesse de manière très bien dosée, avec poésie. Malgré un bon jeu de Daniel Auteuil, c’est Duquenne qui porte tout le film, avec sa façon d’être si spontanée.
Les seuls points m’ayant un peu perturbée sont les apparitions de Luis Mariano (mais je suppose que c’est en rapport avec les pensées plus enfantines de Georges) et la fin qui m’a laissée un peu “paf”.
C’est avant tout une belle histoire d’amitié entre deux hommes que tout oppose, et un film important sur la tolérance. Un prix d’Interprétation totalement mérité grâce à ces deux personnages très attachants.
Oui, ce film permet de remettre en cause notre jugement sur les gens handicapés. Mais il s'arrête pas là. En effet, il nous montre aussi combien certains (ici Auteuil), on substitué leur vie personnelle à leur boulot. "Tu es devenu ton système" lui dit même sa femme ... Car le trisomique dans sa naïveté ne tient pas n'a que faire du matérialisme et de la conquête du pouvoir qui obsèdent la plupart des hommes. Avec Georges, il attache à nouveau de l'importance à l'essentiel : les arbres, les coccinelle, le chant des oiseaux, la nature, sa femme, ses enfants. Harry était prisonnier de son monde, de sa routine. Au-dela de cela, le jeux des acteurs et la musique magnifique nous permette de vivre des moments de rares émotions. A voir !
Très beau film. Bons acteurs, j'ai découvert un film bourré d'émotions certes de gros clichets mais beaucoup de réalité ! Je suis sensible mais de là à pleurer comme une madeleine c'est fort, peu de films arrivent à me procurer une telle émotion ! Film à découvrir, même si il a quelque années =)
On pourrait s'attendre au pire avec cette idée de film sur l'anormalité et faisan intervenir un acteur trisomique. Mais c'est une réussite, vraiment émouvante, les personnages sont tous justes et complexes - l'humanité de l'homme "anormal", "handicapé", "déficient" n'est pas moins grande que celle du personnage joué par Daniel Auteuil. Elle l'est même parfois encore plus forte, car moins calculée.
Plutôt décevant avec une morale finale plutôt douteuse : pour vivre dans ce monde, il faut être dans la norme, ou riche... Si les acteurs sont plutôt convaincants, le scénario du type "Edification hollywoodienne" est plutôt alambiqué. Mention pour Miou-Miou qui dans ce rôle de femme fragile est étonnante de vérité. Pour le reste, plutôt ennuyeux.
Très beau film sur les relations entre les êtres ordinaires et les êtres extraordinaires, porteur de trisomie21. Le jeu de rôle des acteurs est excellent. Il permet de voir à quel point les personnes "mongoliennes" ont une simplicité attachante, leur émotions ne sont pas cachés et cela les rends si gentils et authentiques. La morale devrait être que si nous changeons notre regard face à la différence et la peur de celle-ci, si nous apprenions à accepter les personnes handicapés comme des êtres à part entières faisant partie de la société, sans les mettre à l'écart, avec la création de centres qui leur sont destinés, comme s'ils étaient des monstres auquel les humains dits normaux n'ont pas le droit de s'approcher, le monde deviendrais plus riche par ce grain de gentillesse et d'humanité que les êtres extraordinaires ont à nous apporter.
Bon film, émouvant et drôle. Mais les scènes psychédéliques peuvent paraître un peu légères... Le sujet aurait certainement pu être encore mieux exploité.
Beaucoup de poésie suinte littéralement de ce film, de nostalgie des temps perdus aussi, d'humanisme certes un peu évident entre le jeune trisomique insouciant et le vieux commercial n'ayant pas trouvé de sens à sa vie, mais finalement l'un succombera à la perte de sa mère qu'il n'a jamais supporté et l'autre ne cèdera plus aux sirènes de l'argent et du luxe qui n'apportent finalement que du vide dans sa vie (divorce, relations superficielles, désamour de ses enfants...) pour redonner un sens aux valeurs profondes dont l'amour est le seul lien... Bref, pour moi un grand film, un des seuls qui arrivent à me tirer des larmes. Quel dommage que certains n'y voient que des images faciles et du mélo à bon marché, il faudrait parfois laisser tout simplement parler son coeur.
Je m’attendais à tout au lancement du film, sauf à Daniel Auteuil. Je ne peux même plus te dire pourquoi je n’ai pas changé de chaîne. L’emprise que ce qui se révéla s’appeler Le Huitième jour a immédiatement eu sur moi ? La flemme ? Toujours est-il que ce n’était pas ce qu’on m’avait promis, mais foutu pour foutu, allons-y.
Pour être honnête, je ne sais même plus à quel moment j’ai commencé à transpirer de l’œil. Je crois que c’est dès le premier sourire de Pascal Duquenne, alias Georges. Un handicapé mental au grand cœur qui ne va pas laisser le mien tranquille pendant presque deux heures. Et deux heures à chialer, je peux te dire que c’est long et humide.
Toujours est-il qu’il ne s’était pas passé quinze minutes, réellement, que j’avais, contre toutes mes attentes, sorti déjà un mouchoir. Le regard de Georges, si simple, si franc, provoquait l’érosion de la carapace d’Harry (Auteuil) alors que la mienne volait en éclat. Et une fois les vannes ouvertes, je n’ai jamais réussi à les fermer.
Surtout que le film a bien décidé d’appuyer là où ça fait mal. Parce que Georges ne va pas avoir une vie facile dans son rapport aux autres et il suffit qu’une serveuse refuse sa fleur en découvrant son handicap ou que sa propre famille le rejette, pour que je fasse deux aller-retour dans le placard du salon pour renouveler mon stock de mouchoirs. Franchement, c’est bien la première fois qu’un ado remplit autant une corbeille avec ces derniers. Officiellement.
Évidemment, sans te révéler ce qui s’y passe (j’espère que tu l’as déjà vu de toute manière), je peux te dire que la fin m’a littéralement laissé sur le carreau et que je me suis roulé en boule toute la nuit. Ado brisé et asséché que j’étais. Si le but du cinéma est de provoquer des émotions, alors Le Huitième jour constitue pour moi un sacré morceau de cinéma.
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On retrouve dans ce film un tres grand daniel auteuil.(harry) qui vit sans cesse la meme journee metro boulot dodo qui est en train de tout perdre spoiler: il s'ennuye dans sa vie sa femme la quitter ses enfants ne veulent plus le voir qui rencontre par hasard georges un trisomique qui est parti de l'institut ou il faisais sa vie.On va se rendre compte de plusieur s chose spoiler: que sa mere est morte que sa soeur ne veut pas s'en occuper donc harry va devoir le faire Dans ce film on parle du theme du rejet de la difference on a un moment marrant spoiler: la scene du camion ou georges va fermer les porte et se cacher les yeux pour ne pas voir ce qu'il se passe Petit a petit l'amitie entre ces 2 hommes se construira On aura aussi souvent louis mariano qui viendra chanter et rythmera un peu le film je trouve ces passages la beau et poetique