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Un visiteur
1,0
Publiée le 4 octobre 2012
ce film est tellement affligeant, qu'il en est drole par moment, c'est pour ça que je ne mets pas 0.5 mais 1.5. Dialogue completement plat, mise en scène vraiment risible (ralenti toutes les 5 minutes, gros plan sur les scènes en ville pour éviter tout anachronisme...). Ce film m'a également fait pitié par son manque de moyen, les décors sont nuls, on n'a vraiment pas l'impression d'etre au Moyen-Age, pendant les 1h30 on voit le donjon d'un chateau-fort et puis plus rien. De plus pour combler le vide, le réalisateur nous a sorti la bonne vielle recette de la nudité à l'écran pour tenter de garder l'attention du spectateur, on voit Jeanne d'arc a poil plusieurs fois ainsi que 2 figurants qu'on a vu 20 secondes dans le film et qu'on retrouve nu dans les bois dans la scène finale (et j'ai toujours pas compris pourquoi...), bref, certaines scènes étaient sans le vouloir, vraiment illarantes
Cette "oeuvre" prétentieusement intellectuelle ne mérite pas que j'emploie un grand vocabulaire tant le récit est pauvre durant les 1h30 de pellicule, qui paraissent pourtant interminables, voire carrément minables. On a qu'une envie dès le début, c'est que ça se termine. Un récit filmé à la Dardenne façon "Rosetta", soit en gros plans nauséabonds entrecoupés de ralentis ridicules, de larmes faciles, et de dialogues pour le moins incipides. Côté acteurs, Poésy porte plutôt mal son nom, elle est fade et ne dégage strictement rien, si ce n'est une lassitude constante qu'elle traîne durant chaque scène. Amalric, fait de la figuration sans être mauvais, le souci étant que son rôle de pseudo druide pour le moins ridicule ne trouve de sens que dans le but de garnir joliement l'affiche du film. Donc rien à voir avec le reste, c'est bête. D'ailleurs, il n'y a que les premiers et derniers plans qui valent vraiment le coup, soit 5mn du film, lors des deux seules fois où la caméra parvient à se poser en plan d'ensemble fixe, laissant au passage le spectateur enfin respirer. Jeanne est donc bel et bien captive, mais pas captivante pour un sou. Alors gardez le votre de sou, et en un mot : Fuyez!
Franchement moi j'était assez heureux de regarder un Jeanne d'Arc mais ce film-là est vraiment pas terrible.
Les sons souvent décalés par rapport aux images, je n'ai eu tout simplement aucune émotion dans ce film, sauf peut-être une sensation de repos avec le calme quasi-constant qui reste jusqu'à la fin, les décors sont pauvres, les costumes trop "propres" et pas assez variés pour les soldats.
Je mets quand même 2/5 pour la musique qui, je trouve, et vraiment très bien et instaure dès le début une ambiance médiévale.
En conclusion, même pour les puristes comme moi, Jeanne captive ne m'a pas convaincu.
Corps, lumières, ciels, silence... Une oeuvre originale qui vient s'abouter à celle de Dreyer (1927) avec une "Poésy" habitée par la "prophétesse" Pucelle, cette Jeanne, aiguille brulante de foi dont on suit avec félicité, le fil de sa "libération" autour de personnages hauts en couleurs.
A noter, des seconds rôles convaincants (en particulier Thierry Frémont en guérisseur et Mathieu Almaric en moine vaticinateur).
En filmant ses corps et ses visages tels des gisants inscrits dans un marbre cinématographique, Philippe Ramos "ouvre une fenêtre" vers "l'intimité", le "sexuel" de la sainte. Une grace.
Le cinéma français aime tourner autour d’un de ces grands mystères historiques qui abreuvent les réalisateurs en tous genres. Philippe Ramos s’intéresse donc à Jeanne d’Arc dans sa période captive. Cela offre un film intimiste mais très insipide, sans réel rythme ni présence d’acteurs. Ne se détachent alors que la douceur d’une musique médiévale assez récurrente et la beauté de certains cadres. Pas réellement suffisant pour susciter l’adhésion.