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inspecteur morvandieu
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1,5
Publiée le 7 novembre 2024
S'il n'était quelques crimes perpétrés avec sadisme et filmés avec un voyeurisme macabre, le film de Dario Argento s'apparenterait davantage au genre policier qu'au film d'épouvante. Sur les traces d'un mystérieux tueur psychopathe, le témoin d'un meurtre mène l'enquête, encombré d'une journaliste. Ces deux-là n'ont visiblement rien à se dire que des banalités et ne présentent de surcroît aucun intérêt. Dario Argento ne semble pas avoir le souci d'ajouter une atmosphère singulière, aux accents fantastiques ou psychanalytiques, une dose de suspense qui auraient étoffé un peu des investigations bien monotones. Tout juste préserve-t-il l'intérêt de l'intrigue en gardant mystérieuse l'identité du tueur. En revanche, la curiosité suscitée par la nature du sujet disparait au fur et à mesure que se font jour les artifices de la mise en scène, laquelle, pour élégante qu'elle soit, avec sa jolie photographie et ses mouvements de caméra inquiétants, n'en reste pas moins conventionnelle.
Derrière ce titre hautement quelconque se cache Rouge profond, traduction légitime et un brin plus classe de celui que beaucoup considèrent comme le chef d’œuvre du grand Dario. Profondo rosso, c’est deux heures ambitieuses et très travaillées, remplies de trouvailles dans une mise en scène magnifiée par la bande-son jazz-funk des toujours excellents Goblin. Le cinéaste italien a tendance à s’appesantir sur les cadavres et sur les tortures, mais il engendre une atmosphère venimeuse qui ne peut laisser indifférent. On entre dans un rêve éveillé sinistre et magique, souvent contemplatif, parfois déchaîné, et on accroche progressivement à la traque d’un insaisissable tueur, qui nous mène en bateau jusqu’à un final trompeur livré en plusieurs strates. Avec ses images stylées, son scénar tortueux et sa musique mythique, Les frissons de l’angoisse marque un virage bienvenu dans la carrière du metteur en scène, qui se confirmera par la suite avec Suspiria, Inferno ou encore Ténèbres, et l’assiéra définitivement au panthéon du fantastique. Il est comme ça, le père Argento, une filmo très inégale, et quelques sorties devenues des piliers du genre. Celui-là en est sans conteste un.
Ce film est un concentré d'épouvante à l'italienne des années 70... Dario Argento nous propose une vision cauchemardesque, servie par des images très travaillées, des couleurs extrêmement bien choisies, des plans hallucinants et hallucinés, des meurtres savamment mis en scène, une musique obsédante... Je me suis laissé embarquer par cette histoire de tueur, même si le scénario est assez déroutant au final.
Si les amateurs de giallos s’accordent unanimement à reconnaitre Profondo Rosso comme une des meilleures réussites de Dario Argento, c’est sans doute pour l’aspect angoissant avec laquelle cette enquête policière va aborder des thèmes fantastiques, pour son imagerie bariolée bien kitsch mais tellement jouissive et pour ses scènes de meurtres filmées dans le style propre au genre de l’horreur italienne (gros plans sur le couteau et le gant en cuir du tueur anonyme). Ce thriller paranoïaque a pourtant un mal fou à démarrer, donnant dans sa première moitié une place trop grande aux dialogues inutiles entre les personnages de David Hemmings et Daria Nicolodi (surtout dans la version longue!). L’aspect horrifique que va peu à peu mettre en avant la résolution de l’enquête passant par une analyse minutieuse des détails du décor et l’usage de l’excellente musique permettent pourtant à rendre le film palpitant et inventif.
La patine du temps fait son œuvre... En 1975, ce film devait faire son petit effet (et encore, en matière d'ambiance, on avait déjà connu plus fort, rien que l'Exorciste...) mais le style de la mise en scène comme du jeu des acteurs sont extrêmement datés. Je ne connais pas bien la filmographie de Dario Argento, et sans doute cette dernière contient-elle quelques perles du genre, mais les Frissons de l'Angoisse (titre aussi racoleur que mensonger, bravo la VF) n'en fera pas partie. Le rythme du film est beaucoup trop lénifiant, les développements bien trop obscurs ou injustifiés, le récit avance à grand renfort de saccades vers une fin qui n'arrive pas à captiver, en dépit de quelques éclairs inspirés.
Avec "Les Frissons de l'Angoisse", Dario Argento signe un superbe giallo. Le suspens de celui-ci est omniprésent, et la bande son qui l'accompagne est magistrale. Bien que le rythme est assez irrégulier, très lent sur sa première partie, et un peu moins sur sa deuxième, on reste tout de même scotché du début à la fin face à cette mystérieuse histoire. La mise en scène quant à elle est remarquable! C'est d'ailleurs selon moi la meilleur du maitre. Certains plans frisent la perfection. Il y a de nombreuses magnifiques scènes à retenir comme celle spoiler: de la salle de bain , où encore de spoiler: "l'écrasage de la tête par la voiture" . Ne parlons pas des scènes sanglantes qui sont absolument jouissives (j'ai toujours adoré ce sang "vif et très épais" que Argento utilise dans ses films). J'ajouterais aussi que les acteurs sont très convaincants. Bref, un très bon giallo, un bon suspens! A voir si c'est pas encore fait!
Entre les Lucio Fulci et les Dario Argento, je finis par me paumer un peu, d'autant que j'ai du voir tous leurs films (ou à peu près). Il n'en reste que je les ai toujours trouvé très moyens, avec un coté téléfilm légèrement soporifique, et un peu trop "oniriques" pour susciter une angoisse viscérale.
Sublime, entre du De Palma de la grande époque (70's/80's) et de l'Hitchcok meilleur cru... Il y a Dario Argento, avec les faux coupables, les meurtres parfaitement orchestrés, le indices dissimulés, le tout emporté par une réalisation au cordeau, magnifique!
Le film qui propulsa la carrière de Dario Argento, qui avait déjà réalisé plusieurs Giallos mais qui se retrouve ici au sommet de son art. Le cinéaste y impose son style reconnaissable et sait s'y prendre pour soigner son atmosphère, qui devient de plus en plus inquiétante au fil du film. Si le début met un peu de temps à démarrer, la deuxième partie est terriblement efficace et riche en suspense. David Hemmings campe, comme dans "Blow-Up", un personnage qui est confronté à la différence entre la réalité et sa perception et qui va donc enquêter sur une série de meurtres. Si le style Argento a pris un léger coup de vieux, cela n'empêche pas de profiter pleinement du film qui offre son lot de meurtres et de séquences sublimées par la musique de Goblin.
"Profondo rosso" est connu comme l'un des sommets du giallo, genre transalpin à cheval entre le policier et l'horreur. Il est vrai que l'on y retrouve ici tous les ingrédients caractéristiques. Un protagoniste témoin d'un meurtre, qui décide de mener sa propre enquête face à une police semblant profondément dépassée et incompétente. Une enquête qui sera biaisée par sa perception faussée d'un élément du meurtre. spoiler: Là-dessus, Dario Argento nous pond même une scène sacrément osée, dévoilant l'identité du tueur dès le départ pour qui sera bien attentif !
Un tueur violent, pratiquant l'arme blanche, aux mains gantées et caché par son chapeau & imperméable. Des scènes de meurtres sanglantes, et des rebondissements rocambolesques. Le film a beau représenter le fleuron du genre, il souffre tout de même de plusieurs longueurs. Dues principalement aux séquences humoristiques, voire romantiques, entre notre héros et une journaliste. Séquences qui développent il est vrai celle-ci, et contribuent à la ranger parmi les suspects. Mais qui ne font pas avancer l'intrigue, et semblent en décalage par rapport au reste. Il n'est guère étonnant qu'elles aient été coupées de la version américaine. C'est fort dommage, car à côté c'est un vrai régal. "Profondo Rosso" dégage une forte personnalité baroque. Entre la BO singulière de Goblin, des jeux de couleurs sinistres contrastées, et les décors cauchemardesques, Dario Argento se fait plaisir. Une villa art nouveau à l'abandon devient un théâtre inquiétant, les appartements surchargés façon 70's des lieux de menace, une place tranquille se transforme en désert urbain anxiogène. Argento livre des séquences de meurtres particulièrement graphiques et sanglantes, où gros plans, grands angles, et autres compositions ingénieuses sont légions. Tandis que les mouvements de caméra et le montage (ah ces zooms typiques des 70's !) sont des plus angoissants. Rien que pour cette personnalité, le film mérite d'être vu. Et également pour ceux qui voudraient découvrir ce genre cinématographique si particulier, qui a émaillé les années 60/70.
Je n'étais pas vraiment convaincu à l'idée de regarder un film d'horreur italien dont le côté gore kitsch m'a toujours rebuté, mais la présence à l'écran de David Hemmings dans une histoire intéressante me fit sauter le pas. Bonne surprise de découvrir un film intense au suspense Hitchcockien, n'hésitant pas à prendre son temps dans la mise en scène et évitant la facilité de surprendre le spectateur pour le faire sursauter. L'action est toujours captivante et la caméra s'amuse à créer un environnement de paranoïa mettant le spectateur sans arrêts aux aguets. Une atmosphère réussie pour un très bon thriller.
Dans Les frissons de l’angoisse, Dario Argento tend à étirer ses scènes pour atteindre une durée de plus de deux heures. Sans surprise, la tension n’est pas tenue de bout en bout, ni même les frisson et l’angoisse évoqués par le titre. Argento joue à plusieurs reprises moins de l’angoisse distillée petit à petit que de l’effet de surprise. Ce procédé peut satisfaire ou pas de la part du grand maître du giallo. Les spectateurs les plus esthètes pourront regretter aussi quelques séquences au kitch assumé mais désormais daté. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/festivals/la-rochelle/2019-2/
Avec suspiria probablement le chef d'oeuvre d'argento! Une histoire à plusieurs intrigues, plusieurs pistes... Un personnages particulièrement travaillé psychologiquement... Une forme des plus poussives du giallo... Une musique démodé mais incroyablement en phase avec les images... Des morts toujours aussi dérangeantes les unes que les autres on regrette simplement qu'il ne prenne pas le parti pris jusqu'au bout en recréant de la peinture pour le sang...
Épouvante angoisse n est pas ce que je préfère dans le cinéma, toutefois force m est de reconnaître que j ai resssenti des frissons, des sensations de chaud et froid. Le film est donc réussi puisqu’il réussi a provoquer des sensations.
Mais en même temps, le film ne me semble pas chercher à les dépasser, à susciter la réflexion, l intelligence, ...
Il faut passer outre certains dialogues qui tiennent uniquement lieu de remplissage, et se concentrer sur la réalisation tout simplement exceptionnelle ! La musique est elle aussi mythique...