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Nicolas B
119 abonnés
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3,5
Publiée le 7 décembre 2011
Dario Argento le maestro du macabre baroque livre, ici, "Les Frissons de L'angoisse" et sa réalisation très esthétique avec un grand talent, et une musique splendide des Goblin. Toutefois j'ai eu du mal à rester motivé devant cet oeuvre dû à sa lenteur souvent présente dans le film mais qui se rattrape par des décors grandiose, des scenes de meurtres exelente où Argento nous montre que l'horreur peut etre un art avec cette couleur rouge flamboyant en étant accompagné d'une ambiance digne d'un concert d'opéra. Le maitre du macabre marque avec son oeuvre, malgré ses longueure qui m'ont parfois trop fait patienté (mais qui s'est rattrapé avec un final digne de son talent), une date du cinéma d'horreur italien melé au thriller. Un film a conserver, donc, imperativement en dvd dans la collection des Introuvables avec les autres grand films de Dario Argento pour les fans de cette categorie ! 3.5/5
Enfin, j’ai vu ce dernier grand Argento, qu’on m’a vanté comme étant l’un des meilleurs de sa filmographie. D’où ma question : pourquoi tout ce ramdam ? Malgré une intro réussie et un meurtre convaincant (la télépathe attaquée au hachoir), l’intrigue piétine un peu, l’identité de l’assassin demeurant résolument floue. Si il réussit son pari d’instaurer un réflexe pavlovien dès qu’on entend la musique enfantine (à cela près qu’on frissonne plus de plaisir que de peur), l’enquête est un peu trop longue, et le passage dans la maison inutilement long pour ce qu’il s’y passe. La fin remonte un peu le niveau, mais dans l’ensemble, j’ai trouvé ça plus proche d’un polar se la jouant un peu plus auteur que d’habitude. Dommage.
LES FRISSONS DE L'ANGOISSE transcende le genre en utilisant d'abord le thème du piège (notamment visuel pour faire référence à BLOW UP de Michelangelo Antonioni) en enfermant littéralement son personnage dans des volumes ou par l'image. Ce qui entraîne naturellement le personnage dans une fouille minutieuse : voir la scène de la villa où Argento laisse libre cours à son énergie baroque. Argento n'oublie pas non plus les codes meurtriers du giallo et il met en scène un tueur inquiétant dans des scènes au suspens implacable où il joue avec le spectateur, que ce soit avec des hors-champs et contrechamps angoissants (dans le bureau de Giordani) ou des mouvements de caméra inquiétants qui laissent subitement place à un montage vif de gros plans, tout cela rythmé par la musique efficace des Goblin. LES FRISSONS DE L'ANGOISSE est donc un point d'orgue moderne au giallo, extrèmement soigné formellement pour donner des frissons mémorables au spectateur.
A mi-chemin entre le giallo opulent et le thriller ''gore'', Les Frissons de l'Angoisse est une référence du baroque. Sa violence stylisée, son esthétique fétichiste, colorée et presque expressionniste, son rendu presque onirique de la ville de Rome, annoncent le sommet formaliste de Suspiria. Les successeurs de Profondo ressasseront parfois les figures-clés de son univers ; c'est notamment le cas de Ténèbres, ou des dispositions sensiblement réévaluées permettront d'aboutir à un résultat plus complet, plus vaste, bref plus définitif [dont un rôle parallèle, comme améliorée, de la fonction de Daria Nicolodi dans Profondo].
Les films d'Argento ont de menus défauts mais dégagent une atmosphère sans pareille. Exercice de style et véritable ''repère'' de l'oeuvre d'Argento, Les Frissons de l'Angoisse n'est sans doute pas son meilleur. Le film est lent, tendu et brillant dans sa seconde partie mais plus inégal dans la première, il déroutera facilement pour cette raison et on comprendra aisément que ses subtilités échappent à un public peu averti, qui pourrait n'y voir qu'une variation derrickienne faste et haute-en-couleur. Mieux vaut, pour les néophytes, commencer par Suspiria, choc visuel assuré, éventuellement par le délectable et tortueux Ténèbres [mais ou Argento se ''lâche'' particulièrement]. Néanmoins, ses procédés très modernes et purement pervers marquent l'esprit, ses meurtres épatent et son ''twist'' impressionne : accessoirement, la rencontre de l'enfance et de l'horreur est un motif des plus obsédants [la comptine annonçant la mort qui arrive, les créations monstrueuses du témoin].
Un film irrégulier,bizarrement mis en scéne avec des choix de cadrages douteux et une musique pas mal mais qui n'a rien à voir avec ce genre de film.En effet le fim plombe toute l'ambiance,pourtant argento semblait savoir tenir sa camera avec brio tant certains mouvement de caméra sont percutants.Seulement parfois le coté bourrin et poussif du réalisateur se réveille et on a l'impression d'écouter une blague sur les blondes.Le scénario n'aide pas autant il fait preuve de rigueur et de mystéres autant on a droit à des dialogues et des situations des plus nulles.En tout cas les fans de gore et de sang bien rouge y trouveront leur compte.
Avec" Profondo Rosso" (oublions le titre français ridicule), Dario Argento signe un de ses meilleurs films.Il s'affranchit progressivement du simple Giallo pour amorcer un virage qui le mènera vers son oeuvre la plus aboutie :"Suspiria".Son style est à l'apogée du genre, photographie mouvement de caméra ireel, musique ,envoûtante et scénario tout en trompe l'oeil.Son film n'est pourtant pas exempt de longueur et quelques passages plus proche de la comédie Italienne sont dispensables. On retiendra la bonne interpretation de David Hemming et de Daria Nicolodi (que l'on retrouvera plus tard dans le très bon "Opera".).Un excellent film, pas exempt de défauts mais à posséder pour tout amateur de cinéma italien de la grande époque.
Sans conteste l'un des films les plus réussis de Argento aux cotés de "Phenomena" et "Suspiria" ! Un thriller fascinant, dans lequel le suspens est omniprésent, l'atmosphère est saisissante, la mise en scène extraordinaire... Des les premières images on entre dans le film et on en sortira plus ! Et un scenario tres fin et plein de surprises, et qui offre un dénouement assez exceptionnel et inattendu (Dans les films de Argento, le tueur est assez facile a deviner, il faut l'avouer, mais la, chapeau !) ! Un film excellent !
« Les frissons de l’angoisse », en voilà un film qui porte bien son nom tant celui-ci m’a terrorisé. Dario Argento nous propose ici un pur giallo, un polar horrifique magnifiquement construis, filmé et interprété. Le cinéaste italien parvient ici à créer une ambiance morbide qui prend aux tripes grâce à des superbes idées de cadrage ainsi qu’une bande originale tout bonnement géniale. On a beau deviner à l’avance certains rebondissements, je ne peux m’empêcher pour ma part d’être pétrifié à chaque apparition du mystérieux tueur et de cette fameuse musique qui l’accompagne. Même si la construction narrative peut sembler désuète aux yeux d’un spectateur moderne, l’intrigue demeure très efficace et se révèle même assez passionnante pour tous les amateurs de bon polar. Je conçois que l’on puisse ne peux pas être emballé par ce film, qui n’est pas exempt de défauts, mais je raffole personnellement de ce type de long-métrage et je considère « Les frissons de l’angoisse » comme un modèle du genre qu’il investit.
Dario Argento est un maître, il le prouve ici avec une petit chef-d'oeuvre de film d'angoisse, à la beauté esthétique imparable, et à la mise en scène frisant la perfection. Certes tout n'est pas parfait, mais l'essentiel est sauf, avec des scènes d'anthologie, en particulier celle du premier meurtre. La tension et l'angoisse sont bien présents, malgré la légèreté apparente des principaux protagonistes. Les musiques, parfaitement accordées au film, restent dans la tête. Un classique pour tout amateur du genre.
Constituant avec "Suspiria" l'un des films qui a propulsé Dario Argento sur le devant de la scène, "Les Frissons de l'angoisse" se savoure comme un bon vieux polar italien des années 70 (car c'est un peu ce qu'il est...). Sans atteindre le talent scénaristique et la mise en scène de "Suspiria", ce giallo démeure une bonne surprise, surtout avec le temps passé. Autant dire qu'il n'a pris pas énormément de rides et qu'il reste toujours aussi surprenant et évident lors de son dénouement. L'ambiance opressante est moins mis en valeur et Argento rajoute même à son film quelques instants comiques, mélangés à la noirceur de l'enquête. Certes, le speech reste banal, à savoir un sérial-killer s'éclatant à tuer, mais la façon dont le "maître du giallo" met en évidence les indices qui permettent (et ce dès le début!) de savoir qui est le tueur pour que les personnages détournent ces pistes est très ingénieux. On regrettera la première partie, bien trop longue et présentant des dialogues sans réel intérêt, quant à la deuxième, le suspense est à son comble et à ce moment là, on retrouve le Dario Argento auquel on a été habitué, et ses idées plus farfelues les unes que les autres. "Les Frissons de l'angoisse", excepté le premier quart d'heure, est un bon cru sans non plus atteindre le niveau de "Suspiria", qui laisse le spectateur en haleine et à la fois enquêteur à part entière.
Ce film est un mélange de bonnes choses et d'autres moins bonnes. L'intrigue tient la route malgré quelques ramifications tordues, l'interprétation de David Hemmings est juste moyenne, celle de Daria Nicolodi apporte un peu de fraîcheur et d'humour. Les scènes gores sont bien gore. La musique est bonne, les mouvements de caméra sont bluffants mais le plus souvent gratuits et interminables, enfin le film donne l'impression globale d'être tiré à la ligne, 90 minutes au lieu de ces deux heures aurait donné un autre rythme retenant davantage notre attention.
Tout simplement magistral, avec un David 'Blow Up' Hemmings dans son second meilleur rôle après..."Blow Up". Le meilleur de Argento, en tout cas, un de ses cinq meilleurs films avec la 'trilogie animalière' de ses trois premiers films ("L'oiseau", "Le chat", "Quatre mouches") et "Suspiria". Et je le classerai, dans les 5 meilleurs, en seconde position après "L'oiseau". Grand film de suspense et d'angoisse.
Si le scénario peut s’avérer assez insipide et peu accrocheur, Dario Argento comble cette lacune en nous livrant une mise en scène époustouflante, multipliant plans et prises de vue improbables mais toujours parfaits. Une réalisation épatante, qui se voit bien lors des différentes scènes de meurtres, toutes vraiment réussies et immersives. A signaler l’excellente musique des Goblins. En somme un superbe film d’angoisse.
Je ne suis franchement pas amateur de giallo et des films de D. Argento. Ceci dit, je ne sais pas ce que ce film a de différent mais j'ai apprecié "Les frissons de l'angoisse" ainsi que son excellente musique des "Goblin" !
Le giallo est un genre né en italie, qui généralement met en scène une enquête à la Agatha Christie mais de manière démonstrative, avec des meurtres stylisés et une predominance de la couleur rouge. Le genre, dont les prémices eurent lieu avec Mario Bava (La fille qui en savait trop...), apparu au grand jour avec les premiers films d'Argento (L'oiseau au plumage de cristal). S'en suivit une vague de films de la sorte, pour exploiter le filon au maximum, donnant lieu à des films inégaux jusqu'à ce que le genre soit à bout de souffle. En 1975, Argento boucle la boucle en réalisant l'apogée du giallo, Les frissons de l'Angoisse, tout en élevant son film au-dessus de la simple série B (un peu comme Il était une fois dans l'Ouest pour le western-spaghetti souvent léger). Le titre original est d'ailleurs clair sur ce point : Profondo Rosso ("Rouge Profond"). Le film s'apprécie bien sûr en tant que film d'horreur, le suspense fonctionne à la première vision, mais se regarde ensuite comme une oeuvre d'art (baroque, évidemment). Ce rapport à l'art est criant : le héros navigue au milieu de miroirs, de tableaux, de trompes l’œil, découvre des dessins cachés derrière les murs... Plus concrètement, ce côté théâtrale ce retrouve lorsque le héros interroge son ami sur la place publique ou quand les policiers font leur interrogatoire sur une scène de théâtre. Une œuvre baroque, surfaite, exagérée, et quasiment labyrinthique, débordant sur le fantastique (un semblant de château hanté, séance de parapsychologie). En bref, Les Frissons de l'Angoisse est un chef d'oeuvre unique qu'on ne se lasse jamais de regarder, qui hypnotise les spectateurs grâce à la musique des Goblin, les terrifie grâce à l'intrigue en elle-même et les fascine par sa mise en scène. Ma note : 10/10