Sachant que ce film est l'un des plus mémorables du réalisateur, je me devais de le voir. C'est désormais chose faite. Ce que j'en retiens ? Avant tout une très bonne ambiance musicale et quelques scènes de meurtre bien senties. On reste davantage dans le film d'enquête que dans le véritable slasher, une enquête qui souffre parfois d'un léger manque de rythme et n'aboutit finalement sur pas grand chose de révolutionnaire... En fait, je trouve même la fin un peu trop expédiée et des points obscurs demeurent. Je suis donc bien loin de crier au chef-d'oeuvre, même si j'admets que le film se laisse visionner avec un certain intérêt et que, malgré cette relative lenteur, la mise en scène demeure plutôt fluide. L'angoisse est-elle au rendez-vous ? Oui, mais ce n'est pas une impression constante. Au final, je ne suis pas vraiment déçu parce que j'ai connu nettement moins bon de la part de ce réalisateur. Mais je ne mentirais pas en disant que je m'attendais quand même à mieux... Je ne suis pas de ceux qui font l'éloge d'un film simplement parce qu'il est précédé par sa réputation et signé par un grand nom du cinéma. Je recommande néanmoins de voir celui-ci au moins une fois.
Je n'ai pas eu la chance de voir cette merveille en VO, je me suis donc taper la vieille VF ( rien qu'a voir le titre c'est déjà nul la traduction).Sinon j'ai trouvé l'ambiance tres dure a supportée ( dans le bon sens ) grace aux decors immense, aux plans, aux jeux de couleure et a la musique des gobelins biensur.Un film tres bon et tres angoissant ou l'on ne connait nullement l'identité du tueur jusqu'a la fin.Il faut juste etre tolérant envers les effets spéciaux et apres on ne fait que savourer le film !
Mise en scène magistrale, sujet original, et mené de main de maître. Chef d’œuvre du film d’horreur déguisé en thriller. David Hemmings est excellent de bout en bout, et ce film semble être une réponse explicite au «Blow up» d’Antonioni, revu dans un miroir déformant, un peu expressionniste. Argento n’a jamais caché son admiration pour le film. Image soigné, (l’architecture est un élément de décor imposant très bien intégré). Le montage complexe, à étudier pour comprendre, la caméra choisit tout le temps le meilleur angle, celui qui « impressionne » le mieux l’œil, du très gros plan au zoom avant sur la musique inquiétante de Goblins, à l’apparition de cette journaliste drôle et mystérieuse, comme un grain de sable dans les certitudes de cet homme, elle est plus futé que lui, macho et têtu. J'ai même senti là un clin d’œil au MLF. Pour se rendre compte combien Argento est important, il faut décidément se retourner vers le passé. Il n’y a pas à dire, il a été grand à une époque. Travailler nos peurs et phobies mais en profondeur, c’est le genre de film qui vous marque bien après son visionnage car il est riche, et on ne voit pas tout du premier coup. Ce pianiste qui se prend pour un détective, mais qui est tout le temps en retard, et qui ne voit pas le détail qui «tue», qu’il aurait du voir. Et cette tête qui se décolle du corps comme se brise une statue...C’est du beau, c’est du bon cinéma. Enjoy!
Immense, une enquête policière croisée avec un film d'horreur, donne "Les frissons de l'angoisse". Dario Argento nous plonge dans son univers où se mélange intrigue folle et barbarie sanglante, prenant un, vilain?? plaisir à brouiller les pistes. Des plans extraordinaires qui vous plongeront à la première personne, donc dans la vue d'un meurtrier, particulièrement dérangé. Une série de meutre amenant une certaine excitation, pimentant ainsi l'intrigue qui ne se révélera réellemnet qu'à la fin du film. J'enviens maintenant à la musique, SUBLIME, qui dérange, et où le spéctateur comprend que le monde dans lequel il vient de pénétrer n'est pas celui d'un Walt Dysney. Marcus Daly, est le témoin d'un meutre particulièrement traumatisant où une jeune télépathe se fait transpercer la trachée à l'aide de carreaux brisés. Ce meutre va engendrer de multiples mystères auxquels Marcus va se mêler. Chef d'oeuvre incontesté du cinéma où Argento sait faire monter une tension incroyable. MERCI.
Un mélange pas très subtil de thriller et d'épouvante gore, avec quelques accents de comédie. Usant de gros effets visuels et sonores, Dario Argento (le spécialiste du "giallo", le polar italien) ne fait pas dans la dentelle, même s'il possède un vrai sens pictural. La BO au synthétiseur est particulièrement insupportable. Et David Hemmings (Blow up), doublé en italien, n'apparaît pas très crédible. Au final, le réalisateur italien signe, comme souvent, un film inégal, alternant scènes inspirées et scènes grandguignolesques.
Les frisson de l'angoisse et un classique que pour certain ceci et un film d'horreur de serie B , alors que pour moi ses l'inverse, Dario Argento nous offre la une référence du genre, avec la superbe musique des Goblin, dans se film on poura observer des superbes plans de caméra un très beau decors est un David Hemmings fabuleux aprés son grand sucès " Blow up de antonioni 1966 " . La scène ou david court dans le couloire a la poursuite d'un tueur qu'il ne voit pas et enorme car le jeu de tableau accompagné de se mirroire et vraiment une ide fabuleuse, digne d'un Hitchcock.
"Les frissons de l'angoisse" est le film qui permit à Argento d’être reconnu comme un petit maître, version italienne du grand Hitchcock. L’intrigue est encore fois menée de la même manière que lors des deux premiers films, mais cela importe peu car c’est surtout l’ambiance et le modus operandi criminel qui constitue la marque de fabrique d’Argento. Ici une série de crimes est perpétrée en plein Rome et l’enquête est menée par le témoin du meurtre d’une voyante ayant eu une vision de mort lors d’un spectacle donné quelques heures plus tôt. Le héros s’adjoint les services d’une jeune journaliste avide de pouvoir enfin écrire un article sensationnel. spoiler: Comme le héros joué par un jeune David Hemmings est toujours précédé par le tueur on en vient à soupçonner la journaliste. Un tableau croyant avoir été aperçu sur les lieux du crime avant de disparaître amène Hemmings dans une maison abandonnée ayant été le théâtre d’un crime familial. Les scènes où David Hemmings erre dans la maison abandonnée sont envoûtantes et angoissantes. Au final on découvrira que l’assassin est en vérité la mère de l’ami de Hemmings couverte par son fils . Très bon giallo qui montre qu’Argento maîtrise de mieux en mieux son affaire. A noter les références très nettes à Edward Hopper dans les scènes du début où le héros est filmé devant un bar de style purement américain.
De beaux plans, une belle mis en scène, une belle intrigue, on dirait presque du Hitchcock. Gros bémol, le Jazz et le Blues dans les scènes ayant pour but de nous mettre sous pression, cela plombe l'atmosphère et fait redescendre le trouillomètre à O. Dario aurait du se tenir a ses orgues et synthés habituels. Pour finir, je pense qu'il est parfois plus judicieux de ne pas trop en montrer dans les scènes de meutre surtout quand c'est mal fait...
Tres bon film. Les acteurs sont bon. Les images et le décor sont beau. Le scénario n'est pas con. Le film est bipolaire; une partie est d'horreur, l'autre un peu d'humour.
Le giallo a ses chefs d'oeuvre, Profondo Rosso en fait partie. Remarquable variation du Blow up d'Antonioni, le film vaut pour ses vignettes fétichistes (Hitchcock, Poe mais aussi Hergé...), ses incursions dans la peinture (Hopper, De Chirico...), la beauté mortifère des villas de Turin, le suspense bien mené et un scénario ficelé au poil.
Quel superlatif utilisé pour qualifier cette immense œuvre qu'est Profondo Rosso ? Sublime , fantastique , exceptionnelle , probablement aucun mot ne sera jamais assez fort pour dire a quelle point ce film est un chef d'œuvre .
Après sa trilogie animalière (de très bonne qualité au passage) Dario Argento veut sortir du contexte classique de ses films et livré une vision plus personnelle.
Argento va alors se surpasser et sortir en 1975 le Giallo des Giallos (comme il aime le dire) Profondo Rosso qui rassemble toute la recette qui va lui permettre d'avoir un succès consequent et de nombreux admirateur de par le monde c'est à dire : Intrigue Tordue presque irréel , décors Baroque , meurtre stylisée , élement surnaturel lié au reve et a la fantaisie ,plan superbe , mise en scène opératique , ambiance onirique , obsession de l'art ...
Au niveau de ses giallos suivant Argento ne fera jamais mieux , certes par la suite Argento réalisera de très bon giallos (comme le démontre Tenbrae ou encore Terror at The Opéra) mais jamais aucun de ces autres films n'atteindront la superbe de Profondo Rosso .
Qui sait ? peut qu'avec "Giallo" son prochain film , Argento nous réservent une belle surprise.
Marc Daly, un musicien entend un cri effroyable venant d'un appartement en pleine nuit. Il devient alors le témoin d'un meurtre violent: celui d'une parapsychologue qui avait un peu plus tôt dans la soirée découvert le secret de son futur meurtrier. Quand Daly arrive sur le lieu du crime, il ne parvient pas à trouver le tueur. Un point le trouble cependant: il et certain d'avoir vu un élément capital dans le meurtre avant que n'arrive la police mais n'arrive pas à déterminer de quoi il s'agit. Quelque chose sur la scène de crime a changé. Il va tenter de mener sa propre enquête pour identifier le tueur à l'aide d'une journaliste. Profondo Rosso est un giallo sans doute parmi les plus aboutis de Dario Argento. On retrouve le style habituel du réalisateur, mais cette fois-ci, et en comparaison de films plus anciens, le travail paraît plus achevé, mieux maîtrisé. Ce thriller a en effet une touche de fantastique, et parvient à angoisser suffisamment le spectateur de manière simple. La musique est omniprésente mais pas dérangeante, comme très souvent chez ce réalisateur, et sert assez bien à donner au film son atmosphère particulière. Un soin tout particulier est également accordé aux décors, comme ce le sera encore plus par la suite avec Suspiria ou Inferno. Une des particularités de ce film est que, tout comme Marc Daly, le spectateur peut voir le détail qui a changé sur la scène de crime et qui permettrait l'identification du tueur. Mais à moins d'être très fin observateur (ou d'avoir déjà vu le film), on ne saura qu'à la fin quel était cet élément. Le film a certes un peu vieilli et les dialogues paraissent parfois assez mal écrits, mais la qualité de la mise en scène et de la photographie suffit à faire oublier ces quelques défauts.