385 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
41 critiques spectateurs
5
1 critique
4
4 critiques
3
7 critiques
2
13 critiques
1
9 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 août 2010
Malgré un casting attractif et potentiellement sulfureux, Diabolique est un remake inutile et qui propose des modifications sans intérêt par rapport au film original de Clouzot.
Diabolique fait véritablement parmi de ces thrillers qui sont propres des années 1990, réunissant des vedettes du cinéma, un scénario simple avec rebondissements et une atmosphère travaillée, et c’est bien tout le charme du film, à la manière du "Contrat" avec Schwarzenegger pour la décennie précédente. Le visionnage de ces thrillers devient donc plutôt nostalgique et procure aujourd’hui un grand plaisir. On ne fait plus de films tel celui-ci aujourd’hui, ni même plus tard d’ailleurs, c’est ce que fait exactement le charme du film. Chechik réussit à instaurer une véritable atmosphère sombre et intrigante, mêlant meurtre, manipulation, sexe, éducation et religion, et qui est propice à l’apparition des fantômes, figures vengeresses. Le spectateur est mal à l’aise, notamment à cause du contraste formé par l’école et le meurtre qui est d’autant plus lugubre et violent. La disparition du cadavre suscite un mystère très intéressant ainsi que l’accroissement des psychologies des deux personnages. Les deux femmes sont magistralement interprétées par Sharon Stone et Isabelle Adjani, formant un excellent duo. Elles entretiennent une relation homosexuelle ambigüe, plus platonique qu’autre chose. Le thriller est définitivement féministe et se focalise sur ces deux personnages, leur psychologie, leur pensée. Alors que l’une est plus autoritaire, manipulatrice, l’autre est plutôt naïve et soucieuse, ayant des doutes. On notera le soutien jamais faillible des deux femmes. On regrettera peut-être les quelques petites incohérences du scénario et une interprétation plus décevante de Kathy Bates. La bande-originale est également très propre aux années 1990, proposant de belles pistes mais malheureusement pas celle de la bande-annonce qui était très intéressante.
C'est un remake, alors, on ne peut s'empêcher de comparer ce film au chef d'oeuvre de Clouzot, qui m'avait bien terrifiée lorsque je l'ai visionné et qui figure toujours en bonne place dans ma vidéothèque. Stone cabotine là où Signoret ne laissait rien paraître de son double-jeu, Adjani en fait trop dans son rôle de victime, Cathy Bates n'a rien à faire là, (ou est-elle censée reprendre le rôle de Charles Vanel?) La fin, très hollywoodienne, est grotesque, le comédien censé reprendre le rôle de Paul Meurisse n'a rien d'effrayant, là où Clouzot oeuvrait tout en finesse, on enfile les gros sabots à Hollywood. J'ai voulu voir ce remake par curiosité, mais il m' a laissée de marbre, rien à sauver, c'est un mauvais thriller, même en oubliant " les diaboliques", ce qui est difficile.
La conformité apparente de ce remake américain à son modèle, Les Diaboliques d’Henri-Georges Clouzot, tant il reprend des éléments essentiels du film et du roman, spoiler: allant jusqu’aux détails les plus frappants (la paire de lunettes noires, par exemple) , laisse planer pourtant une ambiguïté, peut-être involontaire : l’absence d’accord de l’adjectif « diabolique » repris du français dans un contexte anglophone fait disparaître le pluriel ainsi que la substantivation, généralise donc l’application de la qualification « diabolique » à tous les personnages voire au long métrage lui-même. Aussi Jeremiah Chechik sonde-t-il le mal ambiant à la façon d’un polar et non plus d’une œuvre fantastique, qu’il retranscrit par une mise en scène maniériste et, à ce titre, très explicite, comme fasciné par les machinations et autres tours de passe-passe remarquables organisés par le roman original, passés à la moulinette de son scénario : le résultat souffre d’incohérences et surtout d’une surcharge de retournements de situation rendant l’ensemble artificiel. Notons enfin l’influence de Possession, où Andrzej Zulawski mettait déjà en scène une Isabelle Adjani spoiler: instable et confrontée au double . La partition originale de Randy Edelman et l’interprétation convaincante des comédiennes principales suffisent néanmoins à rattraper ces défauts et à assurer un spectacle hollywoodien regardable, mais sans plus.
Je vais encore me faire l'avocat du Diable (et c'est le cas de le dire) mais je dois avouer que j'ai plutôt apprécié ce remake américain des "Diaboliques", réalisé par Jeremiah S. Chechik et sorti en 1996. Mais je dois néanmoins préciser une chose ; je l'ai davantage apprécié comme un produit de son époque plutôt que comme un remake. Car oui, il est difficile de détrôner le film de Clouzot tant ce dernier maitrisait son œuvre de bout en bout. Ici, force est de constater que c'est plutôt maladroit et fort peu subtile, par rapport au film original du moins. Néanmoins, j'avoue que je n'ai pas passé un mauvais moment car le film fonctionne plutôt bien comme un thriller semi-érotique, typique des années 90. Le film surfe en effet, à la fois, sur le thriller érotique et le thriller policier, deux genres très en vogue dans les années 90 qui comportent néanmoins beaucoup de navets. En effet, nombreux de ces films ont voulus copiés "Basic Instinct" pour le thriller érotique (alors que le genre avait déjà eu une première apogée dans les années 80, notamment grâce à Adrian Lyne et Brian De Palma) et "Seven" pour le côté thriller policier et nombreux de ces ersatz sont évidemment foireux. Et ici, on est franchement à la limite car le scénario est plutôt grossier, même s'il reprend la trame narrative du premier. Plus grossier car il ne prend pas le temps de se poser, le film démarre très rapidement, la tension n'a ainsi pas le temps de s'installer entre les personnages et nous avons des scènes assez poussives, notamment lorsque Mia se met à prier un peu partout ou alors lorsque Mia et Nicole commencent à se tripoter timidement. Mais c'est ça aussi, paradoxalement, qui fait la force du film, du moins, si nous sommes friands de ce genre d'ingrédients. Car la tension sexuelle entre les deux personnages n'étant que vaguement suggérée dans le film de Clouzot (notamment dû à son époque peu permissive), celui-ci met les pieds dans le plat et adoptant un côté sensuel beaucoup plus appuyé. spoiler: Et nous avons également la fin qui change du tout au tout. En effet, remake américain oblige, la noirceur et le pessimisme du film original sont laissés de côté. Nicole s'étant attachée à Mia et cette dernière n'ayant finalement pas succombé à une crise cardiaque, elles décident de tuer (pour de vrai, cette fois) leur amant tyrannique ensemble. Ce qui est, une nouvelle fois, assez grossier, mais qui a l'avantage de donner la part belle aux femmes, surtout que l'inspecteur est cette fois interprété par une femme. Si le scénario n'est pas aussi halenant que celui du premier, le film parvient tout de même à captiver son spectateur, notamment de par son ambiance mais également par le jeu de Sharon Stone et d'Isabelle Adjani, très charismatiques, qui forment un excellent duo. "Diabolique" est donc un piètre remake mais reste un bon thriller si on le considère comme un produit de son époque.
Une école conservatiste dans une vieille bâtisse, des pièces sombres, des professeurs effacés ou à l'inverse terrifiants : que sert cette ambiance transylvanienne en cours de kitschification ? Entre drame et film d'horreur, Chechik s'essaye à faire revivre le giallo dans un de ces hommages parahollywoodiens où de grands noms trouvaient encore un intérêt à donner de leur personne avant que le filon s'épuise.
L'œuvre a le mérite de savoir se donner de la ressource. Jouant sur des ellipses qui dissimulent beaucoup d'informations, elle sait nous attacher à son mystère même si l'on sait à peu près comment on s'en sortira. Le reste, sans oser se disperser ni bien savoir comment étayer son intrigue de quelques éléments extérieurs, se concentre suffisamment sur l'essentiel pour préserver l'étrange alchimie misandre distillée par Adjani et Stone, puis Bates.
Toutes trois sous-utilisées, elles savent se diriger elles-mêmes assez bien pour que Diabolique ne connaisse pas le sort du navet, même si Palminteri semble faire de son mieux pour que son ouvrage se résume à une série télévisée mal condensée. Expérience de son époque, elle se fait oublier mais demeure une quasi-curiosité du médiocre.
Bon thriller en revanche c'est un mauvais remake, le film original est tellement bon qu'il est difficile de faire mieux. Le duo Stone-Adjani fonctionne très bien en revanche.
Adaptation complètement ratée du film de Clouzot car comme dans le football l'addition de grands joueurs ne forment pas forcément une grande équipe. C'est le cas dans ce remake us qui a voulu associer la brune et la blonde, actrices belles, sexy et bancabales du moment, pensant sans doute ajouter du glamour, du sulfureux et de l'événement à une histoire originale déjà sulfureuse dans son propos. Mais si Sharon Stone est parfaitement à l'aise dans ce cadre us, Isabelle Adjani semble vraiment mal à l'aise, sous exploitée, intruse même dans ce cadre étriqué hollywoodien qui ne lui permet pas d'exprimer son talent, laisser déchaîner sa palette d'émotions et de passion, afadit son charisme . Du coup le tandem, le couple ne fonctionne pas, ne nous tient pas en haleine, les 2 actrices ne jouant pas dans le même registre et parfois même donnant l'impression de ne pas jouer dans le même film avec de plus un scénario et des ajouts ou changements qui n'apportent rien, bien au contraire en apportant incohérence et surtout digression par rapport au sujet principal du film su'est la relation entre les 2 femmes. Un film inutile et poussif .
Le problème des remakes, c'est que les scénaristes se croient généralement obligés d'enrichir le scénario d'origine, quoique certains se contentent de plagier fidèlement. Parfois les ajouts sont bienvenus, mais le plus souvent ils alourdissent l'histoire et la rendent plus confuse, surtout quand il s'agit d'un thriller. Alors que Clouzot, hormis la fameuse scène de la baignoire, était resté très sobre, Jeremiah S. Chechik en a rajouté une louche de gore du plus mauvais goût. Sa version remaniée est non seulement invraisemblable mais incohérente.Le personnage de la femme flic n'est pas mauvais en lui-même, mais on se demande ce qu'il vient faire là. La première partie se voit agréablement grâce au talent et à la présence de Sharon Stone (excellente) et de Adjani, qui a tout de même tendance à abuser des écarquillements d'yeux. Mais la dernière est absolument catastrophique et sombre dans le ridicule. Dommage, les éléments étaient réunis pour réaliser un bon film.
Osé le remake d'un tel chef d'oeuvre était assez casse g... mais finalement celui ci est une très bonne réussite. Moins bien noté car pas très novateur mais subtillment interpréter par tous ces acteurs de talent.
Je n ai pas vu l original mais on ne peut pas dire que ce remake hollywoodien lui fasse une bonne publicité. Diabolique est un thriller amorphe ou on attend désespérément qu il se passe quelque chose de surprenant et qui manque totalement de crédibilité. A l affiche on trouve deux actrices qui entamaient la période du déclin de leurs carrières respectives. Le suspens est absent la relation ambigüe entre ces deux femmes est décrite trop maladroitement pour être intéressante, bref un film largement dispensable.
Bon thriller magnifiquement mis en scène et bien interpreté, le suspense tient la route, et on s"interroge tout au long du film . Je n'ai pas encore le film original, et ne peut donc comparer. Mais je trouve que le duo Adjani / Stone passe très bien. Sans crier chef d'oeuvre, ce film s'avère un très bon thriller