Je n'ai rien contre les remakes quand ceux-ci apportent un éclairage nouveau sur une œuvre. Mais là c'est un désastre, le film étant plus court que celui de Clouzot, on ellipse à tout va dans la première partie sans se rendre compte que cela va nuire à la compréhension de la suite, on regarde quand même avec un petit plaisir, les deux actrices étant quoiqu'on en dise de très bonnes professionnelles, et ce jusqu'à l'arrivée (particulièrement ratée) du personnage interprété par Kathy Bates, insupportable repoussoir bouffi de suffisance crasse auquel le dialoguiste a cru bon de faire réciter un catéchisme ultra féministe complétement déplacé. L'intrigue se poursuit de façon décousue avec l'adjonction de séquence débiles (la femme enceinte) et on pousse un ouf de soulagement quand Kathy Bates se fait démolir. Puis voilà la fin. On se dit que les auteurs ont voulu faire une fin grand guignolesque qui aurait pu sauver le film sur le mode de la dérision… mais revoilà la mère Bates qui revient définitivement tout gâcher. Au secours !
La maison des horreurs des remakes accouchait ici d'un de ses pires rejetons avec "Diabolique"(1996). Relecture complètement ratée du chef d'œuvre d'Henri-Georges Clouzot,il ridicule constamment Sharon Stone et Isabelle Adjani,dont les carrières respectives étaient déjà sur des pentes savonneuses. Il remplace par une autre femme le rôle de l'inspecteur(pour faire plus sulfureux peut-être?)et évolue constamment au delà des limites avouées par le grand guignol.
Plus de 15 ans après sa sortie, que reste t-il de ce film à l'époque si décrié ? Oublions d'abord toutes comparaisons encombrantes à l'évident classique d'Henri-Georges Clouzot qui ne feraient que nuire bien évidemment au film qui nous préoccupe ici. Jeremiah Chechik a tenté de mettre en place un véritable décor cristallin pour accompagner l'intrigue. L'eau et ses motifs sont récurrents dans tous les décors, jusqu'à la photo du film. Le film possède donc une véritable ambiance. Le scénario n'est pas trop mal adapté, même si la fin est un peu confuse et expéditive. Quant aux actrices, on peut dire que réunir Sharon Stone et Isabelle Adjani était une décision étonnante et excitante. L'alchimie ne fonctionne que partiellement pourtant: Sharon Stone cabotine royalement et n'en fait qu'à sa tête (elle le fait bien); Isabelle Adjani en fait trop dans la fragilité et n'apporte que très peu de nuances à on personnage. Chazz Palminteri est parfait dans un rôle rachitique. Un petit polar sympa, avec pas mal de défauts et des qualités inabouties.
un thriller plutot reussit en grande partie grace a un scenario qui avait deja fait ses preuve par le passé mais aussi le casting grand luxe reunit pour l'occasion "elles sont diabolique a souhait" et le suspens est au rendez vous
la reprise du film ne fait pas la part belle à notre actrice française et n'apporte pas grand chose à l'original. PLV : aux amateurs de Sharon Stone uniquement.
A ce jour je n'ai pas encore eu la chance de voir le film de Clouzot dont est inspiré ce film et peut-être est-ce pour cette raison que je ne l'ai pas trouvé mauvais. Bonne histoire avec un suspense efficace et un joli duo d'actrices mais c'est sur que l'ensemble n'a rien de transcendant.
"Diabolique" est un thriller psychologique captivant et une adaptation du classique de Henri-Georges Clouzot, "Les Diaboliques", qui à son tour était basé sur le roman de Pierre Boileau et Thomas Narcejac, "Celle qui n'était plus". Le film est réalisé par Jeremiah S. Chechik et met en vedette Sharon Stone et Isabelle Adjani, deux actrices talentueuses qui offrent des performances mémorables.
Le film plonge les spectateurs dans un sombre univers de manipulation, de mensonges et de meurtre, tout en explorant les relations complexes entre deux femmes. Voici quelques points clés de la critique du film :
1. Performances d'acteurs : Les performances de Sharon Stone et Isabelle Adjani sont remarquables. Stone incarne la femme séduisante et manipulatrice, tandis qu'Adjani joue le rôle de l'épouse vulnérable. Leur dynamique est intense et contribue à maintenir l'atmosphère tendue tout au long du film. La chimie entre les deux actrices est palpable, ce qui renforce l'intrigue.
2. Réalisation : Jeremiah S. Chechik fait un travail solide en recréant l'atmosphère angoissante du film original de Clouzot. La réalisation offre une esthétique visuelle sombre et oppressante qui convient parfaitement au genre du thriller psychologique. Les choix de mise en scène et de cadrage contribuent à maintenir le suspense.
3. Scénario et intrigue : L'intrigue est habilement construite, et le scénario offre des rebondissements inattendus qui maintiennent l'attention du spectateur. L'exploration des thèmes de la manipulation, du mensonge et du meurtre crée une atmosphère de tension constante. Le film réussit à garder le public en haleine jusqu'à la révélation finale.
4. Comparaison avec l'original : Il est difficile de ne pas comparer cette version à l'original de Clouzot. Bien que le film de Chechik conserve l'essence de l'histoire, il peut sembler moins sombre et intense que l'original. Cependant, il apporte également des éléments modernes et des performances mémorables qui en font une adaptation intéressante en soi.
"Diabolique" est un thriller psychologique réussi qui offre des performances exceptionnelles de la part de Sharon Stone et Isabelle Adjani. Le film parvient à capturer l'essence de l'histoire originale tout en apportant sa propre touche. Si vous êtes amateur de suspense et de manipulation, cette adaptation mérite certainement d'être visionnée.
On mesure bien le désarroi du malheureux Jeremiah Chechik : tourner, avec deux stars vraiment très... vraiment très stars, quoi, le remake du film d'Henri-Georges Clouzot. Comment nous faire avaler la pilule lorsqu'aux expréssions impassibles de Simone Signoret, on substitue les regards en coin de Sharon Stone, dévoilant au grand jour son double-jeu, lorsque les maladresses de la mise en scène trahissent un scénario devenu sans surprise. La catastrophe est sans précédent. A première vue, personne n'a compris ce qui faisait la force du film de Clouzot : la simplicité, la pudeur visuelle. Ou quand ne rien montrer devient percutant d'évidence. Dommage que Jeremiah Chechick n'ait pas su retrouver pareille délicatesse. Car à quoi bon réssusciter un chef-d'oeuvre pour en faire l'exemple type de l'anti-cinéma ? Pari impossible. Pari inutile. Pari perdu.
Malgré une fin à rallonge complétement grotesque et typiquement américaine, l'ensemble se suit avec un certain intéret. Sharon Stone est plutot meilleure que d'habitude.
Qu'est-ce que si passe lorsqu'un réalisateur de mauvais films passés (très justement) sous silence s'attaque à un monument du cinéma pour en faire un remake? Une véritable catastrophe! Mesdames Stone, Adjani et Bates ont beau donner le meilleur d'elles-mêmes, cela ne suffit absolument pas... Et que dire de cette scène finale complètement risible et grotesque? Pourtant, l'effet comique de fin n'était aucunement voulu par le réalisateur. En fin de compte, cette dernière correspond au reste du film : au néant...
Un véritable naufrage ! Stone est dans une toute petite forme, Adjani est énervante et le réalisateur n'arrive pas à nous faire accrocher à l'intrigue, qui pourtant devrait éveiller un semblant de notre curiosité, mais non.