Ma première incursion dans le cinéma de François Truffaut il y'a de cela quelques années ne fume pas un grand succès. Cet oeuvre-ci me réconcilie avec son cinéma, aujourd'hui je commence à saisir l’exigence et le point de vue de cette auteur. Il va falloir que je me replonge dans les long métrages qui m'avais déplu ( Jules et Jim, Le dernier métro et surtout La peau douce ). Pour en revenir à La Mariée était en noir, ce film est à l'image de son actrice, magnifique. Un chef d'oeuvre du cinéma français, une création bouleversante !
Truffaut lui-même n'a fait que peu de cas de son film, l'ayant estimé raté. Et le cinéaste eut deux regrets : de ne pas l'avoir tourné en noir et blanc (ce qui selon lui aurait fait ressortir plus nettement l'aspect dramatique de l'histoire, ce qui n'est pas faux) et d'avoir confié un rôle comme celui-ci à Jeanne Moreau. Je ne suis vraiment pas du genre à remettre en cause les propos de quelqu'un, mais pour le coup je dois bien avouer qu'à titre personnel, j'ai trouvé en cette « Mariée était en noir » l'un des meilleurs films du cinéaste aux côtés de « La sirène du Mississippi » ou de « L'homme qui aimait les femmes ». Et puis, ce film me réconcilie avec Truffaut ayant vécu deux véritables calvaires devant « Tirez sur le pianiste » et « Jules et Jim ». Quel est le sujet ici ? Adapté d'un roman de William Irish (que je n'ai pas lu bien sûr), on y suit la vengeance froide d'une femme impitoyable qui a vu son mari se faire tuer sur les marches de l'église le jour de son mariage. Dès lors, chaque homme lié à cet assassinat succombera à la colère de Jeanne Moreau. Je disais donc avoir aimé ce film. Parfaitement et je l'assume même s'il n'est pas exempt de tous défauts. Ayant parfaitement conscience que certaines mises à morts sont un peu mal fichues (je pense à la première et à la troisième). Et la quatrième est mise un peu trop rapidement en boite, bien qu'elle soit la plus cruelle dans sa phase de préparation. Je crois que ce qui compte ici, c'est cette atmosphère noire que Truffaut met en place. Ce qui compte aussi, c'est de voir jusqu'où cette femme pourra aller pour assouvir sa vengeance. Le film n'est donc pas parfait, mais il m'a plu, c'est ce que je retiens et je le classe parmi les réussites de son réalisateur.
Avec la mariée était en noir, François Truffaut propose un film de genre qui frappe surtout par sa modernité. Le réalisateur pose au début de son récit un mystère qui entoure le personnage, son récit. Le spectateur est ainsi happé par le scénario mais aussi par sa narration avec quelques flash back. Par la suite, le scénario se révèle assez terne et sans surprise. On continue à assister à la vengeance mais sans réel climax. Si on compare avec les deux Kill Bill de Quentin Tarantino, on peut regretter que du côté de François Truffaut il n y a pas les surprises qu'on peut retrouver chez le Tarantino. Mais bon. Même côté mise en scène c'est bien foutu - c'est François Truffaut en même temps - mais il y a certaines lourdeurs par moments. Le film donne continuellement cette impression d'être assez inégal. Il y a des moments de cinéma très réussis, des vraies idées, mais qui sont dilués dans un film qui parfois peine vraiment à emballer complètement. Après je fais un peu la fine bouche, j'adore le cinéma de François Truffaut donc j'ai été un peu déçu par ce film mais il est tout de même plus que pas mal, mais il reste assez mineur dans sa filmographie. En même temps, quelle filmographie...
L'histoire bien classique et invraisemblable passe après une réalisation soignée inspirée du maître du genre. Mais Jeanne Moreau n'est pas saisissante dans son rôle de mariée et le film souffre d'un rythme lent et d'une musique criarde peu adaptée. Un film mineur dans la carrière de Truffaut.
En adaptant le roman éponyme de William Irish, François Truffaut offrait en 1968 à Jeanne Moreau l’un de ses rôles les plus marquants. Débarquant telle une sublime apparition dans la vie d’hommes qu’elle semble ne pas connaître avant de les assassiner froidement, elle ne dévie pas d’un iota de la mystérieuse mission vengeresse qu’elle s’est fixée. La mariée était en noir vaut ainsi très largement pour l’interprétation mythique de l’actrice à la voix si reconnaissable, et de celle de ses victimes : géniaux Claude Rich, Michel Bouquet, Michael Lonsdale dans un rôle proche de celui de Baisers volés sorti la même année, Daniel Boulanger et Charles Denner dans la peau d’un « cavaleur », dix ans avant L’homme qui aimait les femmes. En effet, et même si on ne le dira pas trop fort, le développement de l’intrigue n’est pas toujours crédible, les motivations de l’héroïne sont présentées de manière un peu datée, et certaines séquences tirent en longueur.
Jeanne Moreau joue les tueuses en série pour François Truffaut dans une série noire à la française, c'est-à-dire probabement moins sombre que le roman originel de William Irish. Ce film singulier et brillamment construit dépasse le strict intérêt qu'on porte à l'intrigue par la qualité de ses personnages. Malgré la brièveté forcée de leur rôle, Michel Bouquet, Charles Denner et les autres spoiler: victimes expiatoires de la vengeance de Julie existent pleinement par une commune médiocrité masculine; ils sont, chacun à sa façon, des spoiler: prédateurs de femmes, de sorte que leur élimination par une femme résonne de curieux accents psychanalytiques. Dans chacun des tableaux les présentant successivement, on découvre des personnages, certes typés, mais humains, vulnérables et ludiques, amusants, que Truffaut l'humaniste rend sympathiques en dépit de leur mesquinerie et de leur faute. S'abstenant de jouer à fond la carte du suspense, et c'est là que sa mise en scène découvre son intelligence, le cinéaste dévoile en cours de film le mobile de Julie. Ce qui permet, dans un premier temps, de développer l'intrigue sous son aspect énigmatique et noir puis, dans un second temps, sous un angle plus émotionnel à partir duquel Jeanne Moreau substitue à sa froideur ses scrupules et sa douleur. Malgré la nature du sujet, le ton général est à la fantaisie.
Jeanne moreau étant depuis peu mon actrice préféré toutes générations confondues, ce film constituait également depuis peu pour moi une sorte d'obsession, avec le grand francois truffaut derrière la caméra je ne pouvait qu'avancer confiant ! Ce n'est ni le meilleur film de Truffaut, ni la meilleure composition de jeanne moreau et pourtant il y aurai a dire sur ce film mineur pour certains et majeur pour d'autre ! Je n'aurai rien de nouveau à apporter, Hitchcock inspire Truffaut, et Truffaut inspira Tarantino ça crève l'écran. Mais comme d'habitude Truffaut maitrise son scénario et son propre style généralement composé d'une mise en scène intelligente, de dialogues agréable et d'un scénario toujours suprenant (un peu moins ici c'est vrai), l'influence qu'on eu les films d'hitchcock sur lui est palpable et l'on peux que s'en réjouir.Jeanne Moreau porte suffisament bien le rôle principale pour rendre le film agréable à suivre, le talent de Truffaut pour là diriger comme il l'a fait pour toutes ses actrices rend les choses plus simples également, ce qui se déroule devant nos yeux, scènes après scènes, semble donc très limpide. La brochette d'acteurs masculins de l'époque parlera surement à une autre génération que la mienne. Et le grand Bernard Hermann à la sono ! l'ombre d'hitchcock plane encore ! Avec un air de mariage ultra connu repri des millions de fois par la suite ! Bon ou très bon film, il me faudra surement un second visionnage pour pouvoir trancher. Un Truffaut à ne pas ignorer néanmoins
On assiste à l'histoire d'une vengeance, celle de Jeanne Moreau qui tue un à un les protagonistes de la mort de son mari. Si l'idée est séduisante, avec un dénouement qui parachève intelligemment son projet, on doit toutefois souligner que cette vengeance semble totalement disproportionnée, donnant presque raison à ses victimes ou discréditant le film. Il n'y a qu'un homme qui avait tiré sur son mari, et par accident, donc tuer tous ses potes parait franchement exagéré ! Mais sinon le scénario est tout de même assez bien ficelé, car on comprend progressivement l'envers du décor, et les meurtres successifs et particulièrement sadiques de la femme éplorée nous maintiennent en haleine.
Basé sur un roman de W. Irish, ce film de F. Truffaut est une belle réussite du film noir à la française. Servi par de bons comédiens, tels M. Bouquet, C. Denner, C. Rich, J-C. Brialy, et M. Londasle, le film nous raconte une histoire de vengeance, celle d'une femme, J. Moreau qui va tuer les 5 personnages responsables du meurtre de son mari. Ce film est noir, aux accents Hitchkokiens, et rappelle le film Kill Bill qui sortira des années plus tard. La Marche Nuptiale qui glace le sang revient nous titiller plusieurs pendant le film. Ce n'est pas un mariage heureux pourtant.
Je ne suis pas un grand admirateur de toute l œuvre de Truffaut, mais de cette filmographie, c est pour ma part, le meilleur film de ce réalisateur. En effet j ai été plus sensible, grâce au scenario machiavélique de la mariee etait en noir, un clin d œil a Hitchcock, un réalisateur qui l admirait. L histoire d une jeune femme joue par jeanne moreau, ivre de vengeance car a la sortie de l eglise, suite à son mariage, elle a vu son mari se faire abattre. Elle décida d d'éliminer un par un les responsables de ce meurtre. Ce film a beaucoup inspiré quentin Tarantino, pour preuve, la trame du scenario est très similaire à son kill bill. J ai surtout pas compris son flinguage lors d un interview du travail de Truffaut. Bref un bon film à voir
Un film à l'atmosphère Hitchcock par un réalisateur qui l'admirait. Mais on reconnaît quand même le style Truffaut aux dialogues ciselés. Une histoire de vengeance, un film très féministe où une femme déterminée fait face à des hommes immatures, dragueurs, qu'elle séduit très facilement. Dommage que la clé de la vengeance soit révélée trop tôt, mais le twist final est parfait.
Je n'ai vraiment jamais goûter Truffaut mais j'avais un vague bon souvenir de cette mariée. J'aurais mieux fait de rester sur ce souvenir. Que c'est vieillot ! On me dira : il faut se replacer dans le contexte de l'époque, la révolution de la nouvelle vague. Bernique! Plein d'invraisemblances, acteurs mal dirigés, décor pourris et sales. Je ne sauverai que Charles Denner. Et l'histoire nulle!
Une intrigue assez simpliste du fait qu'on nous en présente l'envers du décor trop rapidement, le mystère est de courte durée dans La Mariée était en noir... Truffaut nous a habitués a bien plus subtil, de même que les morts en elle-mêmes qui sont assez prévisibles et farfelues. La fin s'oublie facilement et les jeux des acteurs ne sont pas des plus inspirés, voilà pour les points noirs du film, à présent le positif : le film jouit d'une ambiance mystérieuse agréable (portée par la musique de Bernard Hermann, connu pour avoir composé les airs mythiques des Hitchcock dont ce film se veut le digne hommage, sans en atteindre malheureusement la finalité) et l'attention portée à l'esthétique du film se reconnaît (décors travaillés, lumières intéressantes, placements des acteurs jamais anodin...). Une réussite en demi-teinte qui n'égale jamais les classiques hitchcockiens dont l'influence se ressent pourtant, surtout à cause de la raison du meurtre du mari qui semble tout bonnement abracadabrantesque. Un peu plus de subtilité et moins de dévoilement dès le départ aurait permis au film d'aller plus loin dans son ambiance mystérieuse.
La ressortie en salle en copie restaurée de certains opus de Truffaut , permet de juger sur pièce de leur qualité et de leur pérennité.
C'est ainsi le cas de " la mariée était noir" film noir adapté de W.Irish dont la simplicité de l'intrigue ne doit pas détourner des grandes qualités de mise en scène et d'interprétation.
Cette histoire de vengeance à l'égard d'un groupe de copains de circonstances, permet au réalisateur de faire quelques clin d'œil sans doute notamment adressés à lui-même.
Peut-être le cinéaste permet il à cette femme de se venger de tous ces hommes ( dont certains ont des traits de personnalité communes avec lui-même) comme s'il s'agissait d'une demande de pardon qui leur ait adressée ?
Beaucoup plus réussi que " la sirène du Mississippi ", " la mariée était en noir" même s'il fait figure des opus grand public du réalisateur et pas de ses films les plus ambitieux, n'est pourtant en rien un film mineur, loin s'en faut.
Magnifiquement interprété par l'ensemble de la distribution et filmé, " la mariée.." ne comprend pas de rupture de rythme et diffuse au spectateur, plus d'un demi siècle après sa sortie un grand plaisir de cinéma.
Très beau film de François Truffaut, grande influence de Tarantino pour KILL BILL, un grand film sur la vengeance dominé par la prestation de Jeanne Moreau incroyable de justesse, certe l'ensemble n'est pas sans quelques longueurs mais certains face à face sont d'une rudesse et d'une tension extrème , beaucoup de suspens mais aussi des pointes d'émotion.Truffaut à travers une banale histoire de violence réalise un magnifique portrait de femme amoureuse jusque dans la mort.Une oeuvre presque intemporelle traversé de moments de grâce quasi_oniriques.A découvrir.