Derniers Avis : Tout va bien, The Kids Are All Right - Page 4
Tout va bien, The Kids Are All Right
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Hastur64
266 abonnés
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3,5
Publiée le 6 janvier 2012
Les films traitant d’un sujet aussi délicat que l’homoparentalité sont rares et sont souvent cantonnés dans la niche des films gays à l’audience réduite et au public déjà sensibilisé sur le problème. En outre le paradigme sous-tendant la plus parts de ces œuvres se fait plutôt sur la difficulté de devenir parents pour les couples de même sexe, voir par exemple la comédie suédoise « Patrik 1.5 » ou le drame français « Comme les autres ». Dans cette comédie américaine le point de vue change puisque l’on part d’une famille homoparentale déjà constituée où les deux enfants du couple, surtout le garçon, s’interrogeant sur le donneur de sperme qui leur a permis de voir le jour vont amener ce dernier dans leur environnement et provoquer l’apparition de tensions sous-jacentes. Le casting du film est grand luxe avec les excellentes Annette Bening et Julianne Moore en couple lesbien un peu usé par le temps et Mark Ruffalo en donneur de sperme, coureur rattrapé par une envie de paternité qu’il ne soupçonnait pas. Le film évoque des problèmes qui ne sont finalement pas spécifique aux couples de même sexe : l’usure du couple, le départ des enfants du foyer, le malaise adolescent, la présence d’une tierce personne dans le cas de fécondations médicalement assistées. Si le début du film amène les choses de façon plutôt bonne, il s’enlise un peu dans les problèmes ainsi créés et ne parvient pas à donner une conclusion du même calibre pour se contenter d’une fin un peu elliptique où les problèmes soit, ne trouvent pas de véritable conclusion, soit s’achèvent de façon abrupte. Un film plaisant et courageux pour son sujet, mais qui a du mal à bien développer un synopsis prometteur.
L'histoire de deux mamans des mêmes enfants et du père unique mais seulement génétique. Vous me suivez ? Si je vous dit que les deux mères vivent dans le même lit ça se clarifie ? Ah ça s'embrouille, alors passez votre chemin. Si le cinéma indé n'existait pas, il faudrait l'inventer pour savourer toutes ces histoires plus abracadabrantes les unes que les autres sur tous les originaux du grand pays du cinéma. Ici, on retrouve nos vieux complices, Bening, Ruffalo et Moore un peu plus vieux mais encore en pleine forme. Les casting des seconds couteaux est bien agréable à regarder également. Le scénario est presque à sens unique tellement tout est fait pour le rire ou l'émotion. Mais si c'est facile, c'est quand même du « easy seeing » bien écrit et fin alors on se laisse faire avec plaisir. D'autant qu'au moment où l'on ne sait plus comment la réalisatrice va finir son film, elle trouve une super remarque qui remet toutes ces grandes envolées à l'étage pragmatique, réducteur mais tellement réaliste. On ne peut passer sous silence le fait que le film parle de l'homoparentalité et que même si le côté Bisounours peut énerver, vue la décomposition dans les familles hétérosexuelles, on ne va pas ouvrir le débat. On peut bien faire un cadeau de temps à autres aux minorités sexuelles sans avoir mauvaise conscience. Les majoritaires n'avaient qu'a plus faire d'efforts depuis 40 ans pour préserver le modèle « unis pour le meilleur et pour le pire » !
Un film sans aucune prétention, qui se veut dans la simplicité et cela lui réussit. L'histoire est bonne, novatrice, originale. Il est rare de voir un couple de lesbiennes élever des enfants au cinéma et cela est assez rafraichissant surtout que le casting accompagne ce scénario divinement bien. Les dialogues sont simples, sans ampleur. Une très bonne surprise que ce Tout va bien, the kids are all right! à voir
Ca me fait presque mal de mettre seulement deux étoiles à ce film indépendant tant il est au fond plein de qualités. Bien joué (Annette Bening et surtout Julianne Moore sont décidément deux actrices exceptionnelles), souvent drôle et assez bien écrit, le film vient au fond presque tout gâcher lors d'un dernier quart d'heure malheureusement terriblement simpliste, pour ne pas dire carrément démago. En effet, alors que le film avait jusque-là réussi à éviter pas mal d'écueils pour nous proposer des personnages sympathiques et même étonnants, Lisa Cholodenko vient bazarder tout cela avec un discours censé être bien-pensant sur le couple et l'homosexualité. Ainsi parce qu'il est un homme (et hétéro?), Paul n'a pas le droit au bonheur avec Jules, et ce alors que celui-ci nous paraît au fond nettement plus tolérant et ouvert que Nic et que cette même Jules. Bizarre. Bizarre qu'en prétendant se montrer tolérant on nous fasse l'éloge de deux lesbiennes et le procès d'un hétéro qui n'avait rien demandé à personne. Dommage, d'autant que le reste du film avait donc vraiment réussi à nous séduire.
Une comédie qui est de bonne qualité. Pas mal de thèmes dans l'air du temps sont abordés avec justesse, les interprètes sont tous parfaits (et Julianne Moore encore plus que les autres). Une jolie histoire qui sent bon le feel-good movie.
Bon film scénario originale un theme assez rarement abordé de bons acteurs. Mais je n'ai pas aimé certaines tournures et j'ai trouvé qu'il manquait quelque chose dans ce film pour qu'il soit très bon.
Un petit film sympa et plaisant avec une belle photo et un casting très crédible mais dont le scénario m'a un peu laissé sur ma fin. C'est assez attendu et ne traite pas vraiment de l'homoparentalité. A voir cependant.
Hormis la présence d'Anette Bening au casting (son personnage est très très agaçant), le reste du casting est excellent, Julianne Moore et Mark Ruffalo sont toujours aussi convaincants. Quant au scénario, il est génial : Il montre la vie de famille de deux lesbiennes qui vont voir arriver dans leur vie le père biologique de leur deux enfants, ce qui va provoquer quelques tensions ! Les scènes sont captivantes, je ne me suis pas ennuyé une seconde. Spoiler : Par contre la fin m'a déçu en ce qui concerne Mark Ruffalo, j'aurai préféré qu'il continue de faire parti de la vie de ses gosses et qu'il ne soit pas exclu malgré ce qu'il a fait, c'est quand même important d'avoir un père.
Je ne comprends pas pourquoi il y a eu tant de mauvaises critiques. Moi j'ai adoré. L'homosexualité est montrée ici avec humour et sincérité. Peu cliché, le film accroche, les personnages sont tous attachants et le duo Bening/Moore est impecc. Ruffalo est vraiment charmant (et sexy je le reconnais), le personnage de Joni est super sympa (Mia Wasikowska est émotionnelle). Prévisible, je l'admet, mais je ne le trouve pas cucul ou rasoir, pas une seule minute. Le scénario de base est bon, et je trouve qu'avec un scénario comme celui-ci, le film aurait pu être une catastrophe, mais Cholodenko a parfaitement maîtrisé le sujet sans en faire trop. On passe un bon moment, et c'est selon moi une bonne comédie.
Un film qui, loin d'être désagréable et ennuyeux, laisse une impression mitigée et ce malgré une fin bien plus juste et convaincante. La réalisatrice manie judicieusement l'humour mais sait également rendre les choses plus sérieuses en les prenant à bras le corps. Et les petits Français que nous sommes regardent ça avec candeur puisque les familles homoparentales sont minoritaires et que le gouvernement se fait une joie de les camoufler ... Bref ... Des choses fort déplaisantes à première vue : Mark Ruffalo (nominé aux Oscars !) joue comme une grosse daube et entre lui, Julianne Moore qui se cherche et le cliché des enfants qui jouent avec Papa, on arrive à une prise de position qui pue la discrimination et la moralisation, ce qui est très dénigrant et très peu objectif. Saluons néanmoins la remarquable prestation d'Annette Benning, en mère stressée et assez envahissante. Mais finalement, est-ce reculer pour mieux sauter ? Probablement, quand on voit une fin touchante, bien plus humaine et juste, qui nous apprend qu'au fond, et surtout dans une sphère sacrée qu'est la famille, la normalité, ça n'existe pas !