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Arthus27
127 abonnés
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2,0
Publiée le 14 août 2023
Parfois taxé de "irrévérencieux", Calmos est avant tout un film misogyne qui s'assume comme tel. Alors que le doute est permis en début de film, tant les personnages sont archétypaux, ce constat ne souffre d'aucune ambiguïté au fil du récit. Si on devait sauver quelque chose, c'est le jeu du duo d'acteurs au sommet de leur art. Il est également possible de regarder la première moitié du film au second degré, mais au-delà il deviendra de plus en plus insupportable.
Encore une farce signée Blier qu'il serait impossible de sortir aujourd'hui. Sur un fond totalement misogyne, il nous emmène sur une pente savonneuse de mauvais goût que l'on ne remontera jamais. Le point de départ est une merveille de comédie noire, mais rapidement on s'enfonce dans le vulgos et le crado avec un problème de taille : les dialogues ici ne rattrapent aucunement le coup. Le duo Marielle/Rochefort est très bon mais on s'ennuie rapidement en sombrant dans des élucubrations sans fin. En parlant de fin, celle de Calmos est encore plus barrée que le reste du métrage et pour le coup il y avait de la créativité.
Chef d'œuvre gynécologique absolu, Calmos et ses dialogues ciselés sont une invitation permanente à l'homosexualité platonique. A voir pour le final totalement kubrickien, quelque part entre l'esthétique d'un 2001 et le propos de Orange Mécanique mais en plus sexué.
J'ai beaucoup aimé la première partie . Deux hommes Marielle , Rochefort qui se connaissent pas et on point en commun de ne plus aimer les femmes qui les effrai. Bonne bouffe , petit village de campagne éloigné de tout . Un bon curé de village que Blier joue très bien . Puis comme souvent chez Bertrand Blier le film s'essouffle. On part dans tout les sens sans comprendre tout . La fin est décalée et bien . Au départ c'était Belmondo et Yanne qui devaient jouer le rôle, mais ils ont décliné, tout comme le rôle du chanoine qui avait été proposé à Gabin .....
"Calmos" est tres probablement le film le plus étrange et déjanté de Bertrand Blier... Le tres grand réalisateur français met en scene une douteuse histoire de guerre mondiale opposant les hommes aux femmes. Un film absolument fascinant, débordant de génie et d'imagination, et faisant preuve d'un humour absolument extraordinaire ! Un chef d'oeuvre parmi tant d'autres dans la filmographie de Bertrand Blier...
Avant toutes choses, il faut dire que ce film est à prendre au 8 ème degré tellement il établit une critique des femmes. Avec un casting composé d'acteurs brillants comme Jean-Pierre Marielle, Jean Rochefort ou encore Claude Piéplu et Bernard Blier (à noter une courte apparition de Gérard Jugnot), ce bijou de la comédie absurde considéré comme un nanard est un film aussi drôle que fou ! Amateur de films très original, trop original ! Alors regardez-le !
Hâbleur, trop osé, ce film un peu trop qualifié de toutes les tares est totalement inutile & donc ultra-indispensable: belle antidote à tous ces rustres accros à toute routine ainsi qu'allergiques à toute originalité.
Bertrand Blier est le spécialiste des films méta. Ici il s'agit d'une métahistoire relativement au fait que les hommes matures en ont assez des femmes. Il faut sûrement évaluer le film dans le contexte de la fin des années 70. Mais sur l'ensemble le film fonctionne et contient quelques séquences savoureuses et d'anthologie. Néanmoins ce n'est pas une histoire comme les autres et nous pouvons savourer les dialogues ou certaines scènes, mais l'ensemble est néanmoins un peu décousu. Nos deux personnages principaux que sont Jean-Pierre Marielle et Jean Rochefort, le premier gynécologue qui en a assez de mettre ses doigts et ses yeux dans les vagins de ses clientes, et l'autre qui est visiblement victime des femmes qui le croisent, séducteur à l'insu de son plein gré... Élément qui structure beaucoup le film surtout dans sa première partie et le fait que les femmes sont remplacées par de la bonne bouffe, des plaisirs du palais, avec des nourritures très grasses, très sucrées, avec beaucoup d'alcool. spoiler: La deuxième partie est beaucoup plus méta pour le coup et le film se termine à l'intérieur d'une femme ce qui est bien dans sa logique. En passant par la séquence des extractions industrielle du sperme de nos deux personnages, séquence savoureuse et délirante. Ce n'est pas un film pour toutes les sensibilités, mais il s'agit bien d'un film unique à forte hystérésis. Calmos
On ne parle même pas de choquer ou pousser un pied dans la fourmilière des années 70 car ici la vulgarité qui surnage donne un goût de détestabilité lamentable tellement on est dans la bassesse des échanges humains. A fuir
Pour être honnête, je n'ai aimé que quelques répliques. Le film est loufoque et ne mène nulle part. Il comporte des longueurs et les acteurs ne sont pas toujours géniaux, ni les actrices. Finalement, le film ressemble à un fantasme sexuel où les hommes fuient les femmes et les femmes courent après les hommes pour des plaisirs sexuels. Du grand n'importe quoi, surtout lorsque les femmes partent à la chasse et "utilisent" le gibier 2 minutes chacune.
La bonne époque où le politiquement correct n'était pas de mise. Des répliques cultes, des situations cocasses, d'excellents acteurs qui s'en donnent à coeur joie. Un film comme on en verra, hélas, plus à cause des diktats de la bien-pensance actuelle.
Bertrand Blier, fidèle à son goût pour la provocation, livre ici une comédie grinçante qui prend à contre-pied les discours féministes émergents en adoptant un point de vue résolument masculin. L’histoire suit deux hommes, épuisés par une société qu’ils jugent oppressante, qui décident de fuir pour retrouver une existence plus simple, loin des femmes. Leur escapade bucolique tourne vite à la farce absurde lorsque celles-ci, refusant d’être laissées pour compte, se lancent à leur poursuite avec une détermination quasi-militaire. La mise en scène de Blier, à la fois libre et maîtrisée, joue sur un mélange d’humour absurde et de satire sociale. Si "Calmos" amuse par son audace, il n’échappe pas à une certaine lourdeur dans son traitement, donnant parfois l’impression de forcer le trait au détriment de la subtilité. Derrière son apparente légèreté, le film révèle cependant une réflexion sur la peur du changement et la difficulté des hommes à accepter l’évolution des rôles sociaux.
Comédie érotique, réalisée par Bertrand Blier, Calmos est un long-métrage totalement loufoque. L'histoire nous fait suivre deux hommes surmenés par la présence des femmes décidant ,afin de leur échapper, de partir à la campagne loin de toute présence féminine. Seulement, ces dernières vont les pourchasser et les retrouver alors qu'ils menaient une nouvelle vie paisible. Ce scénario donne le ton dès sa scène d'ouverture complètement saugrenue, qui n'est qu'un aperçue de ce qui nous attend pendant le visionnage. En effet, elle n'est que le point de départ de plus d'une heure et demie de folie intégrale. Plus les minutes défilent et plus les scènes improbables et déjantées vont s'enchaîner, partant totalement en vrille au fur et à mesure de l'avancée de cette intrigue farfelue et délurée finissant en véritable orgie. Malgré toutes ces séquences, le récit comporte tout de même quelques moments poussif, notamment vers le milieu du film. Le ton est subversif et les thématiques se veulent particulièrement virulentes à l'encontre des femmes jusqu'à se transformer en véritable guerre des sexes, même s'il s'équilibre dans sa deuxième partie ou la gente féminine prend sa revanche. Tout cela accouche de passages aussi amusants que perturbants, toujours teintés de nudité. Les deux protagonistes principaux, très bien interprétés par Jean-Pierre Marielle et Jean Rochefort, sont à l'origine de toutes ces péripéties improbables, eux qui ne pensent qu'à manger et boire. Le reste de la distribution comporte d'autres beaux noms bénéficiant de plus ou moins de temps de présence à l'écran comme Bernard Blier, Brigitte Fossey, Gérard Jugnot, Sylvie Joly ou encore Dominique Lavanant. Citer tous les comédiens est impossible tant ils sont nombreux, mais tous ces rôles sont géniaux, même les plus secondaires. Tous ces individus entretiennent des échanges musclés, servis par des dialogues inspirés, aussi grossiers que drôles. L'ensemble est très soigneusement réalisé par Bertrand Blier qui nous offre une mise en scène qualitative et créative évoluant dans des décors naturels agréables, offrant des plans fortement marquants. Un visuel accompagné par une b.o. discrète aux notes appréciables quand elles se font entendre. Cette mésaventure pleine de débauche se conclut sur une fin en totale roue libre aussi inattendue, qu'absurde et démente, hautement mémorable, venant mettre un terme à Calmos, qui, malgré ses quelques défauts de rythme, est un film méritant d'être découvert tant c'est une expérience unique et inoubliable.