North Dakota 1987 – Minneapolis / Minnesota. Que de neige ! Si vous souhaitez faire enlever votre riche épouse en échange d’une rançon, ne faites pas appel à deux paumés dont un frappadingue avec une tête d’abruti de la gâchette. Tel est le stratagème de Jerry Lundegaarg (William H. Marcy), époux catastrophe pour le moins maladroit, magouilleur, le parfait looser sauf qu’il en résulte un triple homicide. Une policière locale enceinte et sujette aux nausées se charge de l’enquête. Scénario dramatique et comique avec des personnages aux réactions loufoques. « Le petit avait un drôle d’air, en tout il n’était pas circoncis… Ah bon, vous avez eu des relations sexuelles avec le petit et le deuxième, il était plus vieux, on aurait dit le cowboy Malboro ….Oh oui vas-y, j’entends les cloches qui sonnent, Allez ,c’est bon, , Hein ? continue, t’en es-où ? … C’est pas fini ce bordel, je voudrais dormir, je vais disjoncter si je reste dans ce patelin, et je cherche une relation horizontale...on dirait qu’il va faire froid demain ». Tout va se dérouler à la godille car la bêtise des gangsters n’a plus de limites dans l’horreur. Film référence de l’humour noir et je conseille les séries Fargo qui sont de la même veine.
Encore un film des frères Cohen complètement surcoté. Et dire qu’on élève ce film au rang de chef d’œuvre ! Non mais sérieusement avez vous déjà vu un film de Kubrick ? Et ce que je n’aime pas, c’est que tous les personnages sont méprisables, on se demande pourquoi.
Film prenant avec des acteurs qui ont tous l’air debile et une façon de parler soit niaise , soit extrêmement vulgaire. Du second degré certainement. J’ai beaucoup aimé, une Frances Mc Dormand au top..
Fargo autopsie la bêtise humaine dans une Amérique profonde où l'avidité ordinaire déclenche des catastrophes hors de toute proportion. On est face au miroir de notre propre médiocrité: une vision cynique de l'humain tel qu'il est, mais sans jugement, ce qui la rend d'autant plus juste et dérangeante. Les Coen observent, avec une froideur clinique, et laissent chaque mauvaise décision en engendrer une autre jusqu'au point de non-retour. La neige du Minnesota fait le reste, omniprésente, écrasante, elle n'est pas un décor mais un personnage à part entière, qui donne au film une beauté oppressante et une photographie parmi les plus iconiques du cinéma américain. Les dialogues paraissent plats en surface, mais ils sont acérés, percutants. Les Coen ont ce talent rare de faire dire beaucoup avec peu, et on rit, mais d'un rire mélancolique. Frances McDormand apporte une vraie bouffée d'air dans cet environnement suffocant : calme, charismatique, perspicace, elle est l'axe moral du film sans jamais paraître héroïque, et son Oscar n'est contesté par personne. Buscemi, Macy, Stormare sont excellents comme toujours, chacun à sa place exacte dans cette galerie de losers et de lâches. La dernière scène résume tout le film, malgré le carnage et la bétise humaine, en fin de compte, la vie continue.
Fargo nous plonge dans une ambiance glaciale, à travers une histoire invraisemblable et ridicule. En effet, au milieu de la neige, on va assister à un plan foireux mené par Jerry, un directeur de concession qui veut faire kidnapper sa femme pour extorquer de l'argent à son beau-père, aussi son patron, comme on peut le prévoir, cela ne peut pas bien se passer.
C'est une parodie caricaturale où tous les personnages présentés sont loufoques et embarqués dans cette affaire. L'histoire est barrée et cela va vite tourner au cauchemar. Jerry est dans un tourbillon et tombe de plus en plus bas. Tout est mensonge dans le film : les personnages passent leur temps à mentir et à vouloir s'arnaquer les uns les autres. spoiler: Cela devient même sanguinaire à la fin, où beaucoup vont payer cette arnaque, le tout dans un réalisme froid, au cœur de la neige, où le sang détonne.
La vie de personnes simples a toujours passionné les frères Coen. Il faut reconnaitre qu’ici la collection de personnages avec le QI d'une chaise pliante est impressionnante. Les petites frappes, les petits escrocs, les petits policiers de province, et l'ensemble du monde qui l'entoure sont de la bonne matière pour cette histoire d'arnaque et de casse qui ne se déroule pas comme prévu. Et le froid, qui semble engourdir les mouvements et les cerveaux, donne une patine unique au film. L'ensemble de la distribution signe une performance mémorable. Avec dans le haut du panier William H. Macy, Steve Buscemi, Peter Stormare ou John Caroll Lynch. Frances McDormand est la seule qui semble avoir un cerveau qui semble fonctionner.
Ce film est une histoire vraie... ou peut être pas. Sorti en 1996 et réalisé par les frères Ethan et Joel coen ( The Big Lebowski, No Coutry for Old Men), Fargo est un thriller comique porté par Frances McDormand ( 3 billboards), Steve Buscemi (reservoir dogs) et William . Ce film d'1h37 réalisé avec un petit budget de 7 millions de dollars est la pépite de mise en scène (palme à Cannes) qu'il vous faut pour cet hiver.
Perdu dans l'hiver du Minnesota, à coté de Fargo, Jerry Lundegaard (William ), un vendeur de voitures miséreux demande à un duo de bandits de kidnapper sa femme pour pouvoir ensuite extorquer la rançon à son beau-père. Le plan ne se déroule pas comme prévu et une policière enceinte (Frances McDormand) se retrouve à enquêter sur une affaire de triple meurtre qui ne tarde pas à se mêler à l'arnaque de notre concessionnaire.
Sortez vos chocolats chauds à la guimauve et vos plaids et profitez de l'ambiance du film. On est directement transporté à Fargo entre les diners typiques et les sorties sous la neige. Les plans larges à l’extérieur mettent en valeur le blanc immaculé de la neige qui recouvre les plaines. Ces scènes, souvent dénuées de dialogues, laissent le bruit blanc des crissements des pas sur les couches de flocons nous transir. A l'inverse, les scènes intérieures sont plus accueillantes. Elles sont animées par la chaleur des dialogues et accompagnées par des bruits de fond réconfortants représentatifs de lieux de vie tels que les tintements de fourchette d'un diner aux banquettes rouges. Ces scènes aux couleurs chaudes sont filmées de manière plus resserrée ce qui rend l'atmosphère plus douce. L'ambiance du film ne serait rien sans la bande originale mythique. Elle assure les transitions entre la chaleur et le froid et donne autant envie de s’asseoir au coin du feu que de marcher seul dans la neige.
Ne vous fiez pas aux apparences et ne soyez sûr de rien, vous risquez d'être agréablement surpris. Ce film nous berne sans arrêt, on pense savoir ce qu'il va se passer à tort. Le visionnage commence d'ailleurs avec un texte assurant que l'intrigue est une histoire vraie ce qu'on peut infirmer en faisant des recherches. L’enquêtrice principale est une femme enceinte, bien loin du cliché du policier machiste traditionnel. La construction du film, ingénieuse, nous met dès les premières minutes dans une atmosphère réconfortante. Camouflé par l'ambiance, la violence, insidieuse, s'installe et grandit sans qu'on s'en rende compte. Lorsqu'on le comprend, le film est déjà tombé dans la spirale de la brutalité et le rouge du sang réchauffe le blanc de la neige. La chaleur ambiante du film crée une dissonance avec cette agressivité ce qui participe au comique du film.
Le film expose dans une vitrine sociale une mosaïque de personnages dont les traits de caractères sont poussés à l'extrême. Ces caricatures absurdes sublimées par des acteurs en symbiose avec leurs rôles accentuent le comique du film. Ces personnalités misérables ratent tout ce qu'elles entreprennent et se complaisent fatalement dans l'échec sans pouvoir en sortir. Jerry est un personnage lamentable qui ne se fait respecter par personne. Pour essayer d'élever sa condition, il met en danger son entourage. Composée d'une mère au foyer potache, d'un fils incontrôlable et d'un beau-père étouffant, cette famille est une satire d'un foyer américain classique. On aurait cependant aimé que cette parodie soit exploitée jusqu'au bout. Le décalage entre les personnages est à l'origine de dialogues assez comiques. Ce panel de personnalités est mis en scène de manière burlesque notamment lors des interrogatoires de Marge qui débordent d'absurdité.
En conclusion, ce film est un chef d’œuvre que je vous conseille vraiment de regarder. Le scénario, lauréat d'un oscar, est novateur et a inspiré d'autres films par la suite. Mais l'élément le plus réussi du film est l'ambiance. Vous avez vraiment l'impression d'être au coin du feu lors d'une après-midi neigeuse peu importe la saison à laquelle vous le regardez.
Fargo est un thriller lent mais captivant, parfaitement représentatif du style des frères Coen. Violent, absurde et délicieusement décalé, le film fascine par son ambiance glaciale, ses personnages mémorables et son humour noir. Un film aussi drôle que dérangeant, porté par une mise en scène et une atmosphère uniques.
La saison 5 de Fargo est brillante. À voir absolument. Casting parfait, scénario d’une grande intelligence. Elle ne critique pas « les hommes », mais les formes de pouvoir masculin lorsqu’elles se naturalisent, s’institutionnalisent ou se dérobent à la responsabilité. Face à elles, les personnages féminins ne sont jamais idéalisés : ils sont lucides, contraints, inventifs, profondément humains. C’est peut-être la saison où Fargo regarde le plus clairement le pouvoir — et surtout, où il le nomme. Je recommande vivement.
Un film culte,décaler et décapant qui sans avoir la prétention de vous lover vous transport dans une atmosphère aussi lugubre que cynique;un ravissement un tantinet déluré;mais superbement interprété et machinalement surprenante réalisation qui est le fruit d'une cohésion étonnante des personnages.
Fargo, inspiré de faits réels, est un film dont on saisit immédiatement l’attrait : transposer cette histoire à l’écran était une évidence. L’action se déroule dans le Minnesota enneigé des années 1980, un décor qui installe une atmosphère unique, à la fois glaciale et envoûtante. On y suit Jerry Lundegaard, un vendeur de voitures looser et véreux interprété avec brio par William H. Macy, prêt à tout pour s’enrichir. Pour ce faire, il engage deux malfrats aussi maladroits qu’incompétents : Steve Buscemi en petit gangster naïf et Peter Stormare en criminel terrifiant. Leur mission ? Kidnapper sa femme et extorquer une rançon à son riche beau-père. Mais, comme on peut s’y attendre, rien ne va se passer comme prévu… Côté enquête, Frances McDormand incarne à la perfection Marge Gunderson, cette policière au premier abord naïve, mais bien plus perspicace qu’il n’y paraît. Tous les acteurs brillent dans leurs rôles, portés par une intrigue solide et un scénario savamment dosé. Résultat : un film noir aussi drôle que captivant, à savourer sans modération !