Onibaba
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Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mars 2026
Film esthétiquement très beau, un superbe noir et blanc qui apporte beaucoup de nuances et une musique très prenante. Le film est plutôt long et répétitif. L'interprétation est bonne, avec des scènes plutôt primitives. Le film est sauvé de l'ennui par la dernière demi-heure, qui nous laisse stupéfait
Jean Mariage
Jean Mariage

1 abonné 99 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2025
Ce qui séduit le plus dans Onibaba, c’est qu’il s’agit d’un film de pur cinéma : une œuvre d’une grande beauté plastique, dont l’originalité tient au fait que les splendides compositions picturales, aux cadrages sophistiqués, s’opposent aux comportements agités, voire erratiques, des personnages — des comportements accentués par une musique mêlant percussions frénétiques et bruits naturels, dans un esprit assez proche du free jazz.
Une œuvre singulière à découvrir !
HorrorWatcher
HorrorWatcher

48 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 juillet 2025
"Onibaba" Huis-clos à ciel ouvert qui nous plonge dans la descente dans la folie et aux enfers (sens littéral et figuré) d'une vieille paysanne qui survit aux guerres qui ravagent son pays en pillant les cadavres de samouraïs mourants avec la femme de son fils, mort au combat.

Le film est long, très long pour ce qu'il raconte qui pourrait tenir en une quarantaine de minutes. En réalité un seul évènement nous sort de ce film extrêmement monotone spoiler: L'arrivée du samouraï au masque de démon au bout d'une heure de film.


Autant vous dire que le film entier consiste en des enchaînements de répliques entre des personnages névrosés, au surjeu typiquement japonais et des plans sur des champs de canne à sucre.

C'est un film sur la frustration et la jalousie, qui intéressera probablement ceux qui aiment voir des femmes frustrées sur leur écran pendant 1h40, malheureusement ça n'a pas pris de mon côté.
Acidus

872 abonnés 3 936 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 mai 2025
Bon film de Kaneto Shindô qui séduit autant par son ambiance poisseuse que par la beauté de sa photographie.
La première moitié d' "Onibaba" est incroyable d'intensité et nous plonge dans un japon rural et isolé en pleine guerre féodale. L'atmosphère y est étouffante et nous prend à la gorge. Un sentiment renforcé par les rares protagonistes dont le comportement est quasi-animal, primitif. Les acteurs sont d'ailleurs excellents et la bande son fait le reste.
Malheureusement, cette intensité s'étiole dans la seconde partie à cause d'une certaine redondance.
Un bon long métrage qui mérite que l'on s'y attarde.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 mars 2025
D'une grande justesse dans sa mise en scène dotée d'une photographie sublime, ce drame psychologique narre la lente transformation en onibaba d'une mère ayant perdu son fils, désormais rongée par la jalousie (désirant l'amant de sa bru), par le chagrin (accusant le rescapé d'avoir laissé mourir son enfant), par la crainte de la solitude ou du constat de sa vieillesse grandissante. Image crument réaliste des conséquences de la guerre sur des paysans affamés, le récit montre la force de l'instinct de survie autant que la vérité du métier de soldat mais entremêle habilement la mystique de Thanatos (squelettes du charnier) et la chaleur d'Eros (très belles scènes de sexe). Or, la passion n'apparait pas ici démoniaque, la sensualité y étant sublimée (avec les intenses courses dans les roseaux symbolisant l'envie impatiente) mais en lutte contre l'aigreur du masque vindicatif dont la musique souligne l'effroi provoqué, dû à des superstitions culturelles tournées en dérision par le pragmatique héros masculin bien qu'une aura fantastique plane sur la narration... Constat révolté des horreurs de la guerre, l'histoire ne semble permettre ni rédemption ni espoir pérenne par un propos empli de désespoir. Remarquable.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 avril 2024
La tension permanente qui anime les personnages de ce film magnifique, la moiteur du climat et les incessants ballets dans les hautes herbes créent un ensemble unique, où le désir, l'avidité et la jalousie s'entremêlent constamment.
On est ici en présence de personnages primitifs dont les besoins les plus basiques doivent être satisfaits coûte que coûte. La nourriture et le sexe sont donc au centre des débats, la vengeance des esprits s'avérant impitoyable pour qui ne respecte pas les attirances naturelles.
La fin, terrible, est magnifiée par un montage au cordeau.
White Fingers
White Fingers

29 abonnés 1 237 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 mars 2024
« Onibaba » est un chef-d'œuvre du cinéma japonais, un film d'une beauté envoûtante et d'une noirceur poignante. Ce film m'a véritablement marqué par son ambiance étouffante et sa représentation crue des instincts primaires humains. Et le souffle du vent dans les herbes hautes… Les scènes se déroulant dans les hautes herbes du marais sont d'une intensité rare, capturant à la fois la tension et le désespoir des personnages. La relation complexe entre les deux femmes principales, exacerbée par l'arrivée d'un homme, se dévoile dans un contexte de survie extrême, où la guerre et la faim dictent leur loi. Les images en noir et blanc ajoutent à l'atmosphère oppressante du film, et la mise en scène est à la fois subtile et puissante, en particulier dans les scènes nocturnes et les confrontations avec le masque démoniaque. « Onibaba » est un conte horrifique qui explore les thèmes de la jalousie, de la sexualité et de la mort avec une grande finesse artistique. La musique, les sons naturels et les gros plans sur les visages des personnages contribuent à créer un univers fascinant et terrifiant. Ce film est une expérience cinématographique inoubliable, une plongée dans les abysses de l'âme humaine. Retrouvez mon amour du Far West dans les romans WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
Piermath
Piermath

12 abonnés 297 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 mars 2024
Film trop long et redondant. C’est dommage car l’interprétation féminine est magnifique. À souligner le travail sur le son et la musique.
Saba
Saba

8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 novembre 2023
Vu à la cinémathèque de Nice. Excellent, pour ceux qui aiment le cinéma japonais d'après guerre évidemment. Histoire très intéressante, bien filmé, acteurs qui en font plus que ce qu'il faut mais c'est dans la culture asiatique. Et c'est bien comme ça. Magnifiques gros plans pleins de sueurs. Et puis Jitsuko Yoshimura ! Ah là là ! Qu'elle beauté.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 406 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2023
La filmographie de Kaneto Shindo, cinéaste Japonais ( décédé centenaire en 2012) n'a pas été malheureusement beaucoup diffusée dans l'Hexagone.

Moins cotée que celles du quatuor des maîtres du septième art nippon ( Mizoguchi, Ozu, Naruse, Kurosawa), elle recèle au moins deux titres formidables ( " l'île nue" et " onibaba").

Ce dernier sous titré " les tueuses" ne correspond pas à la traduction du titre original qui signifie " démon à visage de vieille femme".

Situé vraisemblablement au XIII ème siècle ( compte tenu des noms des chefs de guerre cités dans le film), le scénario conte une tranche de vie de deux femmes laissées seules alors que le fils de l'une d'elle et époux de l'autre a été enrôlé pour la guerre.

Réflexion sur le poids des croyances dans les comportements humains, l'importance de la pulsion sexuelle, qui non assouvie conduit à la névrose voire ici à la folie ( les théories du psychanalyste freudo marxiste W.Reich ne sont pas bien loin).

Filmé en scope noir et blanc, " onibaba" présente son meilleur profil dans la première demi-heure ( formidable).

Malheureusement, la suite de l'opus de Shindo perd un peu en intensité, en raison du caractère légèrement répétitif du scénario ( le procédé avait été utilisé avec succès dans "l'île nue" ).

Le piège représenté par le trou ( le symbole mérite la réflexion) sera un artifice métaphorique aussi utilisé dans " la femme des sables" autre film japonais, lui aussi de haute volée, sorti la même année.
bou77
bou77

146 abonnés 597 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 septembre 2023
Ce film est une vaste blague. Je ne comprends absolument pas les critiques élogieuses à son sujet. Il ne se passe quasiment rien pendant tout le film. Le rythme est très long. Seul les 30 dernières minutes sauvent le film, spoiler: avec l'arrivée du samurai au masque de démon...
. Honnêtement, un court métrage de 30 minutes eut été aussi bien. Points positifs : un beau noir et blanc, une jeune paysanne plutôt jolie, de bons acteurs... Voila quoi, pas de quoi crier au chef d'œuvre. Regardez le si vous voulez, ce n'est pas nul en soit, mais quelle déception !!!
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 octobre 2021
Un film marquant. Une femme âgée et sans scrupules achève, avec l'aide de sa bru, des soldats blessés pour les dépouiller puis se débarrasse des corps en les jetant dans un puits. Réapparait alors un voisin qui annonce à la jeune femme que son mari a été tué au combat. C'est un film sur le désir, la frustration, la jalousie. Kaneto Shindo filme les roseaux comme personne. Le marais est d'ailleurs un acteur à part entière ! Les dialogues sont minimalistes mais la mise en scène parle à la place des acteurs : regards soutenus ou fuyants, visages de cire, gestes mécaniques trahissant un trouble... De nombreuses scènes sont au top, comme lorsque la vieille femme se frotte l'entrejambe contre le tronc d'un arbre... mort. Ce personnage est d'ailleurs le plus sombre. Film très maîtrisé qu'il faut voir.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 avril 2020
Parce qu’il se dépouille du superflu de la parole pour mieux saisir le corps comme langage primitif jusqu’alors enfoui sous les convenances sociétales, le geste artistique du cinéaste Kaneto Shindō coïncide avec celui des deux femmes, l’une mère et l’autre épouse du fils, toutes deux veuves, dont le chagrin s’exprime par une renaissance à soi sous la forme d’une frénésie charnelle. Elles mangent goulûment, dorment lourdement, étreignent bestialement. Leur communication relève de l’instinctif : les chasseuses traquent leurs proies dans des étendues de roseaux et de hautes herbes ressemblant à un espace fantastique, à mi-chemin entre le cauchemar éveillé et le rêve sensitif. Onibaba capture un paysage qui constitue le maître absolu : le premier personnage du film, c’est la nature tout entière avec laquelle entrent en communion les femmes, comme poussées dans ses roseaux par un vent originel, un souffle qui équivaut à la fois à une dépossession de soi – l’orgasme – et à une exploration de son désir, d’un désir rassemblant pulsions de vie et de mort. La mise en scène, d’un raffinement délicieux, construit par l’image l’évolution de la relation qui unit les deux femmes : couchées l’une à côté de l’autre dans leur habitat, la poitrine dénudée, elles semblent se refléter avec l’âge en seule différence ; mais bientôt, à mesure que l’envie et la jalousie s’installent, les plans coupent ce rapport d’équivalence, à l’instar de cette branche porteuse du toit qui scinde l’écran en deux volets opposés. Le cinéaste aborde le clivage générationnel par le biais du mouvement : la plus jeune file à toute allure dans les herbes, court rejoindre son amant ; la plus âgée marche lentement, l’envie en cachette, si bien que sa curiosité se transforme en voyeurisme, son apparente indifférence se métaphorise en masque démoniaque apporté par un prétendu samouraï à la dérive. Et la malédiction dont il est ici question ne constitue, en réalité, que la figuration d’un mal causé par la société, elle qui emporte les hommes loin de leur famille pour les engloutir dans des combats que nul ne comprend – deux empereurs en conflit, nous dit-on –, un mal qui use le cœur, qui flétrit la peau, qui altère la beauté. Le masque, comme autrefois le regard, représente la tentation illusoire qu’a la vieille dame de se substituer à sa bru, de s’emparer de l’amant pour recouvrer une jeunesse à tout jamais perdue. L’image du trou creusé dans le sol est intéressante puisqu’en y jetant la mère soucieuse d’accéder à la beauté cachée sous le masque du soldat, le film fait d’elle un cadavre avant l’heure, elle qui est saisie, un temps, par la main de celui qu’elle a tué. Onibaba est une œuvre sur le temps qui passe et les êtres qui demeurent dans l’attente d’un retour qui ne vient pas ; Onibaba est une œuvre sur le temps qui reste et les êtres qui meurent, rattrapés par la brièveté de la vie. L’ombre des herbes sur un ciel plus lumineux dessine un contraste renvoyant au Bien et au Mal, interrogation existentielle qui obsède nos personnages. Le purgatoire est-il réel ? ou alors les morts ne sont-ils que cendres ? Non, le sexe est une pratique millénaire, affirme l’amant. Kaneto Shindō saisit une humanité tourmentée par des normes sociétales et religieuses qui les dépassent et la transgression morale que représente leur évincement. L’humain est un corps désirant, rempli d’un désir qui trouve dans l’annonce de la mort un sursaut existentiel : il faut jouir, refuser le veuvage, jouir. Les derniers mots de la mère résonnent et résonnent encore, préfiguration de l’appel au secours formulé par John Merrick seize ans plus tard : « Je ne suis pas un démon, je suis un être humain ». Chef-d’œuvre.
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 août 2019
Je vous raconte le pitch vite fait. Deux femmes vivent seules dans un paysage de marais alors que les hommes sont partis à la guerre. Pour survivre, elles tuent les guerriers imprudents et affaiblis qui feraient l’erreur de traîner dans le coin afin de les dépouiller et échanger leur matos contre de la nourriture. Elles ne les enterrent pas, elles jettent les corps dans un trou. Pouf, comme ça. Or le trou, c’est pas super pour le repos de l’âme. Enfin, il paraît. Et une âme qui ne se repose pas est comme votre petite dernière quand elle a pas fait sa sieste, elle est irritable. Ici, on est dans un genre typiquement japonais que l’on appelle le kaidan. Kaidan signifie mot à mot « histoire de l’étrange » ou « récit d’apparitions étranges » et c’est un genre très populaire au cinéma mais aussi dans la littérature depuis l’époque Edo soit entre le 17ème et le 19ème siècle. Au cinéma, dans le genre, il y a de grands classiques comme le Château de l’araignée, adaptation de Macbeth par Akira Kurosawa en 1957 ou les Contes de la Lune vague après la pluie de Mizoguchi en 1953, le film qui donnerait un peu naissance au genre au cinoche. Et Onibaba alors ? Et bien nous tenons là un kaidan efficace et surtout assez hallucinant. Par sa musique décalée, par ses portraits, par son rythme syncopé, le style rappelle un peu la nouvelle vague française dont Onibaba est contemporain. Il faut surtout souligner un fabuleux travail du chef opérateur qui donne un éclairage saisissant aux expressions de peur ou aux détails qui comptent. Alors bien sûr, bon nombre de kaidan de cette période sont fortement recommandables mais celui-ci est un vrai coup de cœur !
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 juin 2015
Véritable plongée dans les marécages du Japon du XVème siècle, époque sujette à la guerre engendrant meurtres et famine, deux femmes survivent grâce au pillage des samouraïs égarés, les hautes herbes sont leur terrain de chasse, un traque sans relâche qui demande rigueur et opiniâtreté. Belle-mère et belle-fille se partagent une hutte rudimentaire, elles voient revenir un jour leur voisin Hashi, seul, leur annonçant la mort au champ de bataille du mari de la bru; suite à ses avances de plus en plus insistantes cette dernière ira rejoindre chaque nuit son nouvel amant, entrainant la jalousie de la vieille femme.

Kaneto Shindō prend bien soin de placer l’atmosphère de son récit, en premier lieu par la gestion de l’espace, de la grandeur interminable des marécages foisonnants au confinement de l’habitation des deux personnages féminins, comme un immense piège à ciel ouvert où se comptent les bénéfices dans ce terrier humain. Le caractère brut de l’œuvre ne tient que sur une impression ambiguë, l’introduction de Hashi qui tout d’abord se montre vil et hautin part lui aussi en chasse de quelque chose, l’assouvissement de ses pulsions sexuelles envers la bru, et c’est ici que le film entame son premier virage. Les relations entre les protagonistes se tendent au fur et à mesure, on ressent une certaine tension, celle de la rivalité érotique, c’est presque animal, car il faut dire que c’est une histoire de sauvageons, une nature humaine faite de meurtres, de sexe et de survie, l’amour n’y est qu’assez futile.

Les séquences nocturnes sont remarquablement bien traduites en terme de sensation d’immersion, autant grâce à la maitrise technique de Shindō, que ça soit son travail du cadre et du son, que par le rythme qu’il emploie, on est vraiment dans ces hautes herbes, c’est frappant et quasi inexplicable, j’ai été profondément transporté. De plus la narration est plus que présente pour continuer d’accroitre le malaise ambiant qui parcours ce triangle passionné, on sait que quelque chose va arriver, c’est imminent … Puis c’est l’apparition trouble et cauchemardesque de ce samouraï masqué réclamant assistance auprès de la vieille femme pour retrouver son chemin, haut degré de symbolisme, comme un avertissement divin (ou démoniaque) de la punition se devant d’être infligée. Second virage, le film passe la frontière de l’épouvante.

La dernière partie rime avec cauchemar, celui de la bru qui courant à perdre le souffle se voit barrer la route par une forme spectrale entre un mur de roseaux, à maintes reprises elle s’y prend, sans effet face à la gardienne de l’abstinence, le climat est juste incroyablement lugubre, c’est fantastique. Les bourrasques de vents et les torrents de pluie se joignent à la folie constante des personnages, le chaos règne, le dénouement est proche. Nous sommes en droit de deviner la résolution de ce mystère, mais le film garde un atout dans son jeu pour ne le dévoiler qu'au moment opportun, nullement un twist à proprement parler mais une véritable réflexion, une synthèse astucieuse des enjeux épisodiques pour constituer une morale digne d’une fable macabre et cruelle.

Onibaba est véritablement un grand film, d’une sidérante beauté et d’une infinie noirceur, Kaneto Shindō signe une œuvre magnétique à mi chemin entre un drame passionnel et un conte horrifique, avec également un sens aigu du cadre et de la composition sonore, tout est d'une sublime subtilité. J'ai personnellement vécu une excellente expérience de cinéma, le genre dont on ressort inévitablement marqué.
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