Les Chiens de paille
Note moyenne
3,9
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232 critiques spectateurs

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Ryce753
Ryce753

32 abonnés 431 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 août 2011
Un super film de Peckinpah! Avec "Guet-apens" et "la horde sauvage", il fait partie de mes films préféré parmi la riche filmographie du grand Sam. Pour en revenir au film, celui-ci est empreint d'une ambiance unique avec pour cadre naturel les décors campagnards, envoûtant de la Cornouailles. Le scénario est simple mais superbement mis en scène. Dustin Hoffman campe avec beaucoup de talent son personnage d'intello pacifique qui aura malheureusement recours à la violence pour calmer certaines ardeurs de villageois peu scrupuleux et malsains. Mais pour moi, la cerise sur le gâteau est la présence de l'actrice Susan George. J'ai 25 ans et je trouve cet actrice sublime et fort charismatique. Déjà, dans le film "Larry le dingue et Mary la garce", elle m'avait fait beaucoup d'effets mais dans ce film je la "kiffe" trop. Dommage qu'elle n'ait pas eu une carrière plus connue.
lsnico
lsnico

38 abonnés 891 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 mai 2011
Déçu. Peut être un manque de recul par rapport à l'époque mais je ne vois vraiment pas l'aspect psychologique du film... Les acteurs sont à coté de la plaque...D.Hoffman est apathique dans son interprétation et son comportement tout le long du film est insupportable. Le pompon revient à sa femme qui n'a pas l'air vraiment touché par ce qu'il lui arrive ! Avec une mise en scène aussi lente et des acteurs aussi nuls, ça ne peut donner qu'une bouse !
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 20 avril 2012
C'est vraiment mauvais, le réalisateur en fait beaucoup trop, tout est exagéré. La psychologie des persos est naze, il y a beaucoup d'incohérences dans leurs réactions...
fade_away
fade_away

21 abonnés 119 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 mars 2007
un film très violent qu'on peut situer au croisement de midnight express et du film noir ( je n'ai pas d'exemple en tête qui me vient ). On peut juste regretter l'exagération des ouvriers
Angela Ki La
Angela Ki La

65 abonnés 586 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 septembre 2011
Film à placer entre le navet et l’anecdote, bien que le navet prenne le dessus. Dustin Hofman fait ce qu’il peut pour sauver tout ça, mais quand il n’y a rien à sauver et le réalisateur n’est pas inspiré du tout… image horrible, directeur de la photo aux abonnés absents. Histoire peu et pas crédible. Cette milice qui veut lyncher un individu peu recommandable, (qui aime trop les jeunes filles), réfugié chez David ( Dustin Hofman) qui est mathématicien mais il aurait très bien pu être plombier. Et cette milice improvisée n’hésite pas à tout casser, mettre le feu, violer sa femme… ? D’ailleurs l’actrice qui joue sa femme est aussi expressive qu’une page du Wall street journal, elle joue comme un pied. Certaines dont on ne voit pas du tout l’intérêt comme cette partie de chasse, ou David emmené dans une partie de chasse par ses voisins mal intentionnés, tue un volatile, mais le laisse finalement sur place, parce qu’il n’aime pas vraiment la chasse. Résultat j’ai passé mon temps à appuyer sur le bouton avance rapide de la télécommande, c’est pas bon signe pour moi, ennuie et perte de temps. Quand je pense que j’ai trouvé ça au vidéo club du coin, comme vieux films il y a mieux. Si on cherche un pamphlet sur la violence, dont l’action se situe en Angleterre, dans le genre il y a bien mieux quoique plus célèbre.
Gourmetdefilms
Gourmetdefilms

70 abonnés 657 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 novembre 2012
Un Dustin Hoffman très bon mais un film artificiellement dopé par le sadisme et la violence. Il est vraiment lent, plat et long excepté les 30 dernières minutes. En plus ce n'est souvent pas crédible à l'image de spoiler: l'étranglement involontaire du gugus charmeur de jolie jeune fille, ou de la baraque insécurisée et impénétrable!
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Carne
Carne

106 abonnés 1 116 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Les Chiens De Pailles est un film largement en avance sur son temps. L'histoire est passionnante et la mise en scène très inspirée.
Cette oeuvre présente très bien l'instinct animal et de défense de l'Homme dans les pires situations.
Dustin Hoffman nous offre une composition exceptionelle et le final est magnifique de violence et de barbarie.
Vraiment un grand film qui inspira en partie des gens comme Gaspar Noé pour leurs réalisations futures.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 mai 2014
Comme à son habitude, Sam Peckinpah signe ici une oeuvre coup-de-poing, sans concession et crue. Le cinéaste colle à la réalité et n'épargne pas au spectateur des scènes de viol (la censure s'en chargera à sa place) et de violence. Cette violence, on la sent venir dès le début mais celle-ci gonfle progressivement tout au long du film pour éclater à la fin. Pour réussir à accoucher de ce petit bijou cinématographique, le réalisateur est aidé de l'excellent Dustin Hoffman, tout en nuances. "Straw Dogs" fait partie de ces films dont on ne ressort assurément pas indemne.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 septembre 2014
N'en ayant appris l'existence que très récemment et entendu le plus grand bien, je me suis lancé dans le visionnage de ce film, "Les Chiens de Paille" est un thriller réalisé par Sam Peckinpah, il fait d'ailleurs parti, de manière emblématique, de la trilogie de l'ultra-violence du cinéma américain des années 70 avec "Délivrance" et "Orange Mécanique".

Il raconte l'histoire de David (Dustin Hoffman), un jeune mathématicien américain, qui décide d'emménager avec sa femme Amy dans la campagne anglaise, il engage des ouvriers du village pour réparer le toit de sa ferme. Seulement ces derniers vont se montrer moqueurs envers sa faiblesse caractérielle pour en devenir de plus en plus menaçants, un jour ils prétextent une chasse au canard pour s'éclipser et rendre visite à sa compagne dans sa propre maison, avec des intentions peu catholiques ...
Peckinpah maîtrise totalement son sujet, de l'écriture du scénario (il en est en parti l'auteur, en premier lieu c'est une adaptation du roman de Gordon Williams "The Siege of Trencher's Farm") à la réalisation (pas mal d'originalité dans montage d'ailleurs) en passant par la mise en scène (les acteurs sont parfaits), Dustin Hoffman signe une interprétation prodigieuse, c'est véritablement un acteur d'exception au jeu tout en nuances, on croit totalement à son personnage d'intello un peu coincé, introverti et peureux, son évolution dans la dernière séquence est bluffante. Sa nana, jouée par la très charmante Susan George, a de quoi rendre dingue, elle semble profiter de sa gentillesse naturelle en lui faisant tourner la tête par sa malice candide, ils forment un petit couple de "monsieur et madame tout le monde", c'est ce qui va s'avérer efficace pour l'introduction de la tension, car il est au final très attachant.
Le danger malsain que représente cette bande de pèquenots rend limite mal à l'aise au début puis se révélera de plus en plus conséquent, pour arriver à des menaces physiques, la scène de viol est assez marquante et provoquera chez Amy des sentiments étrangement partagés. À partir de ce moment là, la tension va monter et ne plus s'arrêter jusqu'aux derniers plans, cet assaut de la maison de David par les villageois, désireux de se venger de ce type dérangé et accusé du meurtre d'une jeune fille qu'il protège, est carrément scotchant, l'immersion est rendue insoutenable, on ressent profondément l'angoisse du couple.
La présence de la violence est puissamment dosée par Peckinpah, il la met réellement au service du récit et de l'ambiance, rien n'est exagéré malgré l'apparence de certaines scènes chocs et sanglantes, le long métrage se permet même de se conclure sur une note cyniquement ironique.

"Les Chiens de Paille" est un film époustouflant et diaboliquement maîtrisé, un thriller qui tient en haleine comme rarement et qui mériterait certainement une bien meilleure reconnaissance publique, un vrai grand moment de cinéma.
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 décembre 2016
Pour ma 800è, je voulais du lourd, je suis servi avec le remarquable "Chiens de paille" du grand S. Peckinpah. Tout d'abord, ce n'est pas un film de vengeance mais plutôt une réflexion sur la violence, au son bien dissonant et complémentaire de celui d'"Orange mécanique". Leur point commun, se passer en Angleterre. Pour le reste, cette réflexion porte plus sur le côté bestial de la violence, l'instinct de celle ci quand le film de Kubrick analysait cette violence du point de vue de la société. D. Hoffman nous offre une prestation remarquable et S. George trouve sa place grâce à rôle fort, loin de la misogynie dont fût taxée son auteur car elle prend des décisions, sait s'affirmer et son côté sexy est commun à beaucoup de femmes (nous sommes alors en pleine libération des mœurs). La fameuse scène du viol dérange mais la suite est sans ambiguïté. Après avoir fait monter la tension pendant longtemps, Peckinpah la fait exploser au cours d'un final resté dans les annales, barbare, sanglant, maîtrisé de main de maître et particulièrement éprouvant. Le final en laissera plus d'un circonspect (en effet, à notre époque, il n'est pas rare de voir se terminer un film ayant répondu à toutes nos questions) mais cette il est justifiée car il invite au débat. La mise en scène géniale, des acteurs au sommet, un scénario bien construit bref, un classique entre les classiques et la nouvelle d'un remake fait trembler plus d'un cinéphile. D'autres critiques sur
Eldacar
Eldacar

64 abonnés 357 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 octobre 2007
Un film tout ce qu’il y a de plus malsain. En effet, "Les chiens de paille" se révèle particulièrement misogyne, réac et, si on lis entre les lignes, homophobes.
Le sexisme d’abord. On peut déjà noter que les deux femmes du film sont l’une tuée et l’autre violée. Ce dernier personnage, l’épouse du héros (jouée par Susan George), est totalement dénué de finesse psychologique puisqu’elle n’est finalement rien d’autre qu’une femme enfant désirable. Peckinpah semble même penser que toutes les femmes sont des « chiennes » dont le seul désir est d’être possédée pas un homme, un vrai. C’est particulièrement visible lors du viol, plus qu’ambigu. Car bien sûr, la vérité est qu’elle n’attendait que ça ! Les quelques flashs de la jeune femme sensés traduire le traumatisme causé par cet événement relèvent dès lors plus du voyeurisme que de la nécessité. De plus, elle se révèle de la même espèce que les villageois puisqu’elle n’aurait aucun scrupule à leur livrer Henry (l’idiot du village) et qu’elle n’a aucun respect pour son mari (elle méprise son métier de mathématicien, pas assez viril pour elle).
Et on arrive alors au deuxième point, l’idéologie réactionnaire. Peckinpah n’essaye même pas de cacher son mépris pour les intellectuels, incarnés ici par Dustin Hoffman. Au début du film, il est présenté comme un lâche, inadapté au monde extérieur à son bureau… Ainsi, on le voit trébucher sur une pierre, être incapable de ramasser une caille qu’il a tué… et comble de tout, n’ose passer ses nerfs que sur son chat. De plus, il faut dire qu’il est indirectement responsable de la mort de l’adolescente qui, amoureuse de lui et déçue par le peu d’intérêt qu’il manifeste à son égard, aguiche un peu trop l’idiot du village. Comme quoi, il ne vaut mieux pas s’enticher d’un intello, ces sous-hommes ! Le mépris des villageois à son égard semble donc légitime. De ce fait, aucun problème à ce qu’ils se moquent de lui quand il tente sans succès de démarrer sa voiture ou jettent un regard ironique sur ses chaussures (les mêmes que sa femme !).
Le mépris de Peckinpah pour son personnage se change tout-de-même en admiration lorsqu’Hoffman se métamorphose lui-même en sauvage. Son retour à une certaine forme d’« état naturel » commence dès lors que, pour défendre Henry, il accepte d’user de la violence. Et s’est seulement là qu’il obtient le respect de son épouse, auparavant si méprisante. Il la brutalise, lui tire les cheveux (reproduisant le geste de l’un des « violeurs »)… et occupe enfin sa place d’homme de la maison, dominant sa femme qui le regarde alors avec adoration et lui obéit docilement.
La joyeuse musique irlandaise alors que Hoffman tue un des agresseurs avec une barre de fer (qui n’est pas sans rappeler le singe tuant un de ses congénères dans "2001, l’Odyssée de l’espace") célèbre la naissance d’un nouvel homme, le triomphe du sauvage Hoffman sur l’intellectuel Hoffman.
La morale du film est donc plus que discutable et rappelle sur de nombreux points "Délivrance" de Boorman : la lente mais inexorable montée de la violence, la dénonciation de l’idée du « bon sauvage » de Rousseau… Mais là ou Boorman montre l’état sauvage dans toute son horreur pour le dénoncer, Peckinpah semble en faire l’apologie. En clair, un film parfaitement méprisable.
Louis Morel
Louis Morel

61 abonnés 850 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 juin 2013
L'une des clé de voûte du cinéma d'ultra-violence aux états-unis au début des années 7 (avec Orange mécanique et délivrance), le chef-d'oeuvre de Peckinpah est viscéral et transcendant, et surtout violent à souhait. Une peinture traumatisante de la violence présente en chacun de nous...
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2015
Pas vu depuis ma jeunesse… Souvenir pas facile, douloureux… Mais j'avais aimé. Je me rappelle d'une discussion récente avec un détracteur qui fustige la misogynie de Peckinpah (selon lui la femme est décrite comme trop ambiguë au regard de son ami d'enfance revenu la courtiser) et le caractère extrémiste du film (une morale lorgnant du côté de ceux qui préfère donner eux-mêmes la justice)… Je dois le revoir mais j'ai toujours pensé au contraire que le pros du film était à l'exact opposé de cette appréciation. Le film raconte plutôt comment la bête féroce (l'envie, la haine et la violence,…) est tapie en chacun de nous, qu'on soit inculte, sauvageon, rétif à la vie en communauté ou "bien sous tous rapports" avec des années d'études derrière soi. Ici, de la ville, on est rapidement ramené à l'âge de pierre, à la loi du talion, aux règles régissant le monde annal lorsqu'il s'agit de survie bestiale et de défense de territoire !
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mai 2015
Impassible d'abord, étranger à l'environnement malsain dans lequel il évolue, David (phénoménal Dustin Hoffman) est un mathématicien américain qui vient vivre dans la campagne anglaise avec sa femme Amy (Susan George). Ce que filme Peckinpah, c'est un couple dans la tourmente qui va être encore un peu plus bousculé par des autochtones particulièrement détestables. Et si l'atmosphère est pesante d'emblée, la violence morale et physique va constamment s'accentuer pour atteindre son paroxysme lors d'un final barbare qui révèle la pensée nihiliste du cinéaste. En effet, le monde de Peckinpah ne tient pas en une vulgaire opposition gentils/méchants mais en une conviction intime et effrayante: tous sont pourris, à degrés variables, mais tous sont inévitablement rattrapés par leurs pulsions les plus viles. Scènes d'humiliation, de viol ou encore de sadisme: rien ne nous est épargné. Une sauvagerie magistralement mise en scène avec des ralentis aussi singuliers qu'époustouflants et un montage dynamique qui disent la tension continue de ce film hors du commun. Un grand moment de cinéma !
titusdu59
titusdu59

85 abonnés 696 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 mars 2012
Difficile de ne pas faire de rapprochement entre "Les chiens de paille" et "Orange mécanique", sortis la même année, et qui explorent tout deux de manière subversive les origines de la violence humaine. Pour Peckinpah, l'homme n'est qu'un animal éduqué, pour le meilleur et pour le pire. Il développe brillamment ce propos à travers ce film tout à fait bestial, très éprouvant qui plus est. Car le réalisateur crée une échelle montante de violence tout du long du film, et la fait éclater lors d'un final très long, assez spectaculaire et angoissant, au cours duquel le personnage de Dustin Hoffmann, excellent, cède à son instinct de survie pour combattre la violence par la violence. Difficile de ne pas frémir devant ce film osé, provocateur, oppressant, et intelligent. Peut-être Peckinpah allait-il un peu loin lors de la scène de viol... Mais clairement, il s'agit là d'une œuvre phare, essentielle et brillante.
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