Les Chiens de paille
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232 critiques spectateurs

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Rik13
Rik13

23 abonnés 648 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2012
Dans ce film qui déclencha la polémique à sa sortie en 1971, Sam Peckinpah oppose un placide mathématicien américain, émigré avec sa compagne en Angleterre dans la région des Cornouailles, à une population rurale hostile. La confrontation entre les protagonistes de ce récit va peu à peu s’envenimer pour aboutir dans la dernière partie à un déchainement incroyable de violence. Le mathématicien introverti va se muer en être brutal et déterminé devant l’agression de quelques autochtones. Avec ‘Les chiens de paille », Sam Peckinpah souligne la sauvagerie de la nature humaine, montrant que celle-ci peut se manifester chez des êtres en apparence inoffensifs lorsque les conditions s’y prêtent. Le personnage de Dustin Hoffman, avenant et timide, va ainsi se transformer en être capable de la plus grande violence. Bonne interprétation de Dustin Hoffman et de Susan George. Même si l’image a vieilli, ce film choc de Sam Peckinpah n’a rien perdu de sa force.
DaftCold
DaftCold

26 abonnés 213 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 juillet 2019
Je viens de me prendre une bonne claque. Dustin Hoffman et Susan George forment un duo terriblement efficace qui permettra au spectateur de rester, malgré les horreurs que le film décide de nous montrer. Les deux protagonistes sont très attachants, et on peu vraiment bien s'identifier en eux. La musique accompagne avec brio les actions, les rend plus intenses sans pour autant être de trop. L'histoire est bouleversante, on oscille entre la fascination et l'horreur. Le réalisateur fait ce qu'il veut de ses spectateurs, et il a bien décidé d'en profiter !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 19 janvier 2016
Les chiens de paille, film culte de Sam Peckinpah, n'est pas franchement le genre de film que j'affectionne (j'avais arrêté Orange mécanique au bout de 20 minutes, avant de me forcer à le finir). Mais je me suis dit qu'après tout, si c'était bien fait, ça pouvait être le genre de film qui marque, qui fait réfléchir. Bon, les points positifs sont l'interprétation sans faille de Dustin Hoffman, décidément un immense acteur, la mise en scène très correcte ainsi que la dernière demi-heure qui est un sommet de tension. Le problème du film est qu'il met beaucoup de temps à démarrer. Soit, me direz-vous, mais si c'est pour poser les bases du film, quel est le problème ? Le problème c'est que les personnages ne m'inspirent aucune empathie : le héros est froid, accroché à ses principes et prend toujours les décisions qui le conduiront à faire de mauvaises choses. Sa femme quand à elle est stupide et provocante ( spoiler: bon, c'est vrai que c'est horrible qu'elle se fasse violer, mais se balader devant n'importe qui sans sous-vêtements et même à poil ça n'aide pas
, les villageois sont presque tous des ploucs consanguins (dont un à un rire irritant au possible) sans aucune nuance, l'attardé fait penser à Lenny dans Des souris et des hommes (le côté attachant en moins)... Alors on me dira sûrement que c'est voulu, que c'est pour montrer que l'Homme est mauvais de nature... Soit, mais personnellement je ne prend pas de plaisir à suivre une histoire où les personnages ne m'inspirent rien, voire même m'irritent au plus haut point...
Les chiens de paille est donc un film qui a des qualités, mais auquel je n'ai pas adhéré.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 avril 2007
Un pure chef-d'oeuvre... Certains diront que le film a un peu vieilli... C'est sans doute vrai, mais il garde cependant toute sa force. Quel mot employer pour qualifier ce film ? Inquiétant ? Terrifiant ? Mystérieux ? Impudique ? Diabolique ? Rien de tout cela et en même temps un peu tout cela... Sam Peckinpah entraîne les spectateurs dans les bas-fonds de l'âme humaine. Et là où Kubrick prend le parti pris de la violence gratuite dans Orange Mécanique ( sorti la même année), Peckinpah prend le contre-pied du réalisateur de 2001 en cherchant l'explication de cette violence dans les conditions de vie de l'être humain, dans ses frustrations comme dans son désoeuvrement, comme si cette soif de nuire à autrui n'était pas seulement inhérente à la part animale de l'homme (le point de vue de Kubrick), mais qu'elle se nourrissait aussi de sa confrontation à l'autre. Le viol de Chiens de Paille ne ressemble en rien à celui d'Orange Mécanique, il vient là pour dominer l'autre, pour le soumettre à la loi de son désir. La pulsion vient ici de la frustration. Rien n'est gratuit dans l'oeuvre de Peckinpah, tout vient en réponse aux actes de l'autre. Ce qui en fait une oeuvre plus réussie qu' Orange Mécanique.
Certes Peckinpah n'a pas le génie de la mise en scène de Kubrick et là où ce dernier construit pas à pas chaque plan, le réalisateur de Chiens de paille préfère s'abandonner à sa fulgurance, tel un poète de la pelliculle, un Rimbaud du cinéma. Là réside toute la force de Peckinpah.
vivien-b
vivien-b

65 abonnés 206 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 septembre 2011
De tous les nombreux films qui remettront en question cette longue interrogation sur la violence au cinéma, rare sont ceux qui sont allés vraiment au bout de leur sujet, et de tous ces rares spécimen, encore plus rares sont ceux qui sont arrivé à nous inquièter autant que Les Chiens De Pailles sur la nature de l'homme elle-même. Mais quand on peut caser un film dans ces trois cases-là, elle ne peut pratiquement pas ne pas faire partie d'une autre catégories où cette fois beaucoup plus de classiques injustement incompris sont passés : la controverse, et, dans le cas de Chiens De Paille, pas n'importe quelle controverse car à l'instar d'Orange Mécanique, le film, qui sera en partie pour cette raison un des plus connus du réalisateur (mais pas assez bien malheureusement) est un des films les plus controversés de tous les temps, lui valant comme pour Orange Mécanique une interdiction de visionnage en Grande-Bretagne, à la différence que pour Orange Mécanique c'était Kubrick lui-même qui avait censuré son propre film en Angleterre et ce jusqu'à sa mort en 1999, faisant que comme ce dernier le film de Peckinpah n'eût jamais la reconnaissance auquel il aurait eu droit. En effet, la raison principale serait que ici le cinéaste ne nous livre pas une violence gore comme on peut en voir dans beaucoup de films-chocs de nos jours, mais lui donne plus d'impact en plaçant le spectateur dans une constante attente durant la première heure du film. Dans celle-ci, déjà moins calme qu'on pourrait le croire, on peut tout de même admirer le casting de très bonne facture, Dustin Hoffman s'étant révélé avec ce rôle de jeune mathématicien, David Summer, poussé à bout jusqu'à une explosion de violence finale qui le révélera lui-même ; et il ne faudrait tout de même pas oublier le cadre et les magnifiques paysages campagnard de la Camargue qui sera pourtant le théâtre d'un massacre sans nom et sans précédent. Pour revenir au casting, il ne faudrait tout de même pas oublier Susan Georges, désignée dès le premier plan comme objet de désir pour ces autochones primitifs, qui se débrouille admirablement bien, et arrive même à être très impressionnante dans certaines scènes. Cette première heure, qui est donc, comme vous l'aurez compris très lente dans son déroulement, permet surtout à Peckinpah d'instaure une grande tension envers les personnages, et alors déploie un talent pour la descente aux enfers digne de Martin Scorsese (qui est lui aussi le maître pour mettre en scène les explosions de violence (voir Taxi Driver)). Cette tension, il la fera totalement exploser autant que sa maîtrise du Suspense percutant dans une deuxième et dernière partie incroyable en huit-clos, qui sera alors l'apogée du film, voyant David Summer essayer avant de finalement recourir à une grande violence surprenante pour calmer les ardeurs des paysans. S'ensuit une toute dernière scène, où au moment de voir le générique, le spectateur, en extreme désorientation après ce final sans compromis qui aura sûrement marqué les cinéphiles du monde entier, est envahi de réflexions. Dans cet état de claque extreme, il en vient même à oublier la simplicité du scénario devant les thèmes très complexes que le film fixe, la mise en scène de la dernière partie, la descente aux enfers du couple, le drame humain incroyable qui vient de se dévoiler devant nos yeux ébahis, impressionnés... conclusion : Si on pourra le trouver moins incroyable que Orange Mécanique, Chiens De Paille n'a pourtant pas à crouler à la comparaison face au chef d'oeuvre de Stanley Kubrick : incroyable, soigné, fondé, et... Incroyable, tout simplement...
Serge Riaboukine
Serge Riaboukine

71 abonnés 946 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2010
Excellent, pas besoin d'en rajouter !
Un film comme on en fait plus depuis longtemps...
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 mai 2012
Affolant comme ce film est mal compris! Entre les assoiffés de violence qui ne trouvent pas leur compte ou au contraire ceux à qui le spectacle sanglant a plu, en passant par ceux (moins blâmables) qui n'ont guère compris le propos du long métrage... Ça n'est pourtant pas bien compliqué, Sam Peckinpah part du postulat le plus simple et le plus universel qui soit : l'homme est un animal. Dès lors TOUT son film, tous ses personnages illustrent sa thèse philosophico-sociologique de la façon la plus rationnelle et efficace qui soit (ou tout du moins interrogent le spectateur, en supposant qu'il sache décrypter des images certes dures mais nécessaires, ce film n'étant pas à mettre entre toutes les mains, surtout vu l'incompréhension qu'il suscite!). Imaginez ce que donne la lutte du plus fort (pour s'approprier la femme) : mettez un intellectuel pacifiste et pétri de valeurs (l'être humain accompli? ou justement le plus faible?) au beau milieu d'un village paumé habité par une horde de brutes sexuellement frustrées (l'être humain sous sa vraie nature?). Placez ce mathématicien avec sa femme aguicheuse (LA Femme?) au beau milieu de cette communauté violente et laissez faire les choses. On ne peut pas trouver scénario plus évident, et pourtant Peckinpah le sublime par son approche exigeante (à l'égard du développement irréprochable de son argumentaire s'entend) et il faut bien le dire, par la virtuosité de la mise en scène et du montage, réservant de sévères poussées d'adrénaline! Sans compter sur le talent formidable de Dustin Hoffman que je découvre quasiment avec ce film! Alors bien sûr Peckinpah choisit de montrer plutôt que d'évoquer (quoique), mais reprocher aux «Chiens de Paille» sa violence gratuite (quel rapport avec la vengeance d'ailleurs?) c'est faire preuve de mauvaise foi ou de bêtise... Très riche sur le fond, réussi pour la forme, le genre de longs métrages sur lesquels on peut disserter des heures durant! Un film puissant, noir et génial, tout simplement. [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Totoloinloin
Totoloinloin

13 abonnés 469 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 août 2025
L'ennui n'a pas pointé son nez mais l'excitation non plus. C'est assez moyen, voir pas terrible même si la prestation de Hoffman est bonne. Je comprends tout à fait qu'en 1970 ce film ait pu marquer les esprits. 50ans plus tard c'est moins impactant vu l'évolution du cinéma ( spoiler: notamment la violence bien plus courante)
.
Pascal I

904 abonnés 4 256 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 mars 2012
J'ai fait l'erreur de voir le remake de 2011 avant l'original et en visionnant ce dernier, je me suis terriblement ennuyé. Bien sur, il faut remettre le film à sa période (voilà plus de 40 ans) avec son jeu très théâtralisé, des moyens limités, des voix Française catastrophique, une bande son inexistante et une mise en scène linéaire à souhait. Donc pas de comparaison, ici, avec le remake. Non ! ce qui est le plus mauvais est le déjà le casting : S. George très amatrice, les autochtones sans charisme. Ensuite, les personnalités trop édulcorées, insipides et très typées "Orange Mécanique" avec leur bouffonneries. Enfin, une tension totalement absente (présente dès la première minute dans le remake) où la violence arrive d'un coup, dommage. Bref, un mauvais film 1/5 (voir le remake très bien monté).
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 853 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 juin 2023
« Tu te débrouilles bien… pour une femme. »

Je dois avouer mon inculture concernant le cinéma étasunien des années ‘60/’70, je pensais que Sam Peckinpah était un réalisateur de westerns et de films de guerre uniquement. Quelle ne fut dès lors pas ma surprise de constater que l’action de ce Chiens de paille se déroule dans la campagne anglaise, les Cornouailles en l’occurrence.

Là où je ne me suis pas trompé, c’est que Peckinpah est considéré comme une source d’inspiration par Tarantino et Carpenter pour l’importance jouée par la violence dans ses films. Dès le début de celui-ci, on sent l’ambiance malsaine qui règne dans la première scène, c’est poisseux, tendancieux, malaisant au possible.

Au fil des dialogues impromptus, distillés au compte-goutte, on découvre la personnalité des deux principaux protagonistes, Amy (excellente Susan George à la carrière erratique) et David (Dustin Hoffman) Sumner, un couple moins gnangnan que le laissent paraître les premières images. Notons un toujours aussi parfait et troublant David Warner et un Peter Vaughan (le Mestre Aemon de GoT) en matamore inquiétant.

Au bout d’une demi-heure, une fois que les personnages ont pris de la consistance, on comprend qu’un drame atroce va se produire mais sans savoir qui en sera la victime, qui le bourreau. La tension est ainsi prégnante dans le moindre mot, la plus petite scène, dans un seul regard. C’est du prodige et c’est très difficilement regardable, malgré quelques moments prévisibles (le kitty kitty kitty dans la penderie).

Il y a aussi un clair rapport à la virilité, provoquée par la primalité des habitants (mâles) du village face à la personnalité intello et civilisée de David et aux alertes répétées d’Amy, non sans mentionner la propre dépendance d’Amy aux hommes qui l’entourent, son mari, ses anciens amis. Pamphlet viriliste ou féministe ?

Quoi qu’il en soit, la caméra de Peckinpah se veut objective, crue, elle déballe et c’est à nous de faire le tri. Son regard est profondément ancré dans la symbolique du western.

Et puis, à l’heure de film, on s’aperçoit que c’est une grosse daube qui valorise la culture du viol, la dualité supposée de la femme qui souhaite se faire violer, la prédominance des imbéciles, une bonne grosse merde viriliste avec tous les atours de la toxicité masculine. À gerber.

Poubelle, donc.
Mathias Le Quiliec
Mathias Le Quiliec

80 abonnés 378 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 mai 2014
Quel ennuie. La mise en scène n'est pas crade d'entrée et Dustin Hoffman est plutôt bon. Mais globalement à part la scène du viol (la seule surprise du film, si on peut parler ainsi malheureusement). L'actrice traine ses nibards partout mais surtout devant le groupe de gars suspect composé notamment d'un ex à elle, faut pas pousser le bouchon trop loin mémé. Motivé à l'idée de voir La Horde sauvage du même réalisateur, me voilà bien refroidi ...
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 avril 2015
Un film assez fort sur la violence d'un groupe d'hommes venus "lyncher" comme au temps du western un autre homme innocent avec Dustin Hoffmann au milieu, défenseur de l'opprimé face à la masse brutale. Un film construit comme un énorme crescendo: tout se passe à la fin et la tension monte sans arrêt. Assez puissant.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mars 2026
Controversé pour sa longue scène de viol qui fit tant débat et pour sa violence, l’éprouvant « Les Chiens de Paille » fait partie de ses longs-métrages qui laissent une trace indélébile. Après un démarrage assez lent, ce drame devient de plus en plus tendu, voire malsain, jusqu’à à atteindre son paroxysme durant sa dernière heure. Du pur Peckinpah avec un excellent Dustin Hoffmann et Susan George dans son rôle le plus marquant.
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2022
"Les chiens de paille" est un film troublant, dérangeant et déroutant qui ne s'apprécie pas forcément à sa juste valeur lors du visionnage, mais qui nécessite un moment de réflexion pour se rendre compte de la précision du travail de Peckinpah dans sa réalisation et la qualité de l'écriture du scénario. Le film est clairement découpé en deux parties radicalement différentes : une première lente à la réalisation très pausée qui installe une ambiance lourde et expose des personnages très ambigus, et une deuxième très rythmée et violente au montage très découpé, très dynamique et extrêmement moderne, où la violence explose à l'écran comme jamais à l'époque (on est en 1971). Pour moi, cette deuxième partie marque la naissance d’un sous-genre du cinéma d’horreur, à savoir le film de siège. Peckinpah joue admirablement de la narration visuelle pour soutenir son propos, "Les chiens de paille" est un modèle du genre, et si la lenteur et l'étrangeté de la première partie peut être perçue comme rebutante, elle permet au film d'être parfaitement équilibré et justifie tout ce qui suit plus tard. Mais comme dit avant, "Les chiens de paille" est aussi très perturbant par ses personnages déroutants où on n'arrive même pas à se prendre d'affection pour les gentils, on se questionne sur le comportement trouble du couple, sur les motivations de l'épouse, et déjà à l'époque de la sortie du film son attitude faisait débat (en particulier dans la scène charnière ( spoiler: celle du viol
). Même le héros joué par Dustin Hoffman, d'abord lâche et victime, évolue vers un archétype culturel purement américain qui pose de nombreuses questions, et là encore le film est remarquable dans le déploiement des thématiques chères à Peckinpah sur la violence. Pour conclure, "Les chiens de paille" est un film qui peut ne pas plaire, surtout dans sa première partie, mais est passionnant par sa construction, réalisation, scénario et thématique, c’est un film important qui est une pierre angulaire entre l’ancien et le nouveau cinéma.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2023
Très ambigu ce drame de la violence illustre à la fois la nocivité de l'attractivité féminine voire du jeu inconséquent auquel des séductrices peuvent jouer mais aussi la nécessité absolue de préserver son espace, de défendre les siens, de savoir prévenir la brutalité en montrant de la force. Ainsi le héros se méprend-il dans son attitude avec ceux qui convoitent sa femme dans un rôle de faible naïf (remarquable Dustin Hoffman) avant de se réveiller face à une (fausse) injustice le menant à révéler toute la férocité animale qu'il peut déchaîner une fois acculé, obligé de défendre sa vie, dans une ultime séquence dérangeante de fureur primaire. Cynique, malaisant, saisissant.
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