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Un visiteur
5,0
Publiée le 9 février 2008
Dans la première partie du film, une introduction bizarre. Pour la seconde,le film devient vraiment malsain. Les dialogues du film ne sont pas de top niveau mais le scénario et le suspense rattrapent tout. Les dernière scènes avec l'attaque de la maison sont vraiment grandioses. Le personnage interprété par Susan George est vraiment très intéressant. Une oeuvre qui marque par sa violence et son ambiance.
A mon sens le meillleur Peckinpah. Oubliant là les westerns dont il est coutumier, il nous propose ici une réflexion intéressante: la violence est-elle la seule réponse à la violence? Plongé dans une petite ville de Grande-Bretagne pour fuir les faubourgs hostiles américains, Dustin Hoffman, personnage très pondéré et grand mathématicien, se retrouve confronté à des villageois bourrus et à leurs intimidations et moqueries répétées. Quelle attitude adopter? C'est là tout l'intérêt du film qui, s'il présente des scènes de violence extrême, pose néanmoins les bonnes questions et y répond de façon... surprenante ! Un très grand film.
Comment évoquer "Chiens de paille" en quelques mots ? Nous dirons : Plaidoyer machiste à l'ambiguité humaine pas inintéressante. Plaidoyer machiste car pour tirer son epingle du jeu mieux vaut être un homme et avoir des couilles, les deux seules femmes du film se faisant tuée et violée. Ambiguité humaine intéressante car Peckinpah a l'intelligence de mettre en exergue des hommes partagés entre le bon et le mauvais. Le plus évident étant Dustin Hoffman, incarnant un type banal sombrant dans une folie meurtrière décapente, happé par une violence pulsionnelle. Une fois encore je n'adhère pas trop à la mise en scène du cinéaste, et ses plans très courts, ses ralentis sur-utilisés comme dans "La Horde Sauvage" mais l'intérêt est bien présent, les mini-flashbacks répétitifs dans la tête de la jeune femme n'étant pas inintéressants. "Chiens de paille" peut donc s'apprécier differemment selon l'humeur mais il n'en demeure pas moins le film qui en a inspiré beaucoup d'autres, de factures plus classiques, dans les années 90.
Une oeuvre dérangeante et malsaine, avec une mise en scène appliquée et des scènes d'action d'une violence inouie, avec un Dustin Hoffman très bon. Un film culte qui a certe pris une ride, mais le film reste culte.
Je m'efforce de regarder les films dit culte... mais là non. Il parait que la fin est énorme mais se taper presque deux heures d'ennui profond avant, faut le vouloir. Il a sans doute mal vieillit, esperons que le remake sera plus accrocheur.
Peckinpah n'a pas son pareil pour mettre en scène la violence. Certes de nos jours elle est assez light mais cela reste un grand moment de cinéma avec un très bon Dustin Hoffman.
Deux ans après son triomphe de la horde sauvage, western sombre et violent qui lui valut d'être le premier réalisateur à afficher des fusillades sanglantes, Sam Peckinpah se lance dans un thriller psychologique et social où il compte révéler une fois de plus la bestialité et les instincts basiques érotiques et violents. Le film relate l'histoire d'un couple américain expatrié en Angleterre dont la femme affiche son caractère provocateur envers les autres habitants de la ville par ses attitudes coquines et qui stimulent les fantasmes des hommes. L'homme à l'opposé de sa femme est un être timide, sobre ne songeant qu'à ses théories mathématiques. Le film dresse dans un premier temps le portrait psychologique de ces deux acteurs principaux en montrant une femme libérée de toute inhibition et un homme ne se souciant pas du reste. Le réalisateur n'élabore pas ce film dans la dentelle en insérant des dialogues très crus et en installant une ambiance de plus en plus glauque et malsaine autour de cette maison. Le film un peu lent devient le théâtre d'une scène qui rappelle celle d'Orange mécanique sorti la même année mis à part que celle-ci n'épargne pas le spectateur et laisse ressentir la douleur parce qu'elle dure au moins cinq minutes contre quelque secondes dans le film de Kubrick. Le scénario contrairement à certains avis ne démérite pas et si l'intrigue semble simple, oscillant entre viol et meurtres, Peckinpah parvient à la transformer et la transcender par le biais d'une formidable maîtrise et une excellente ingéniosité. Les quarante dernières minutes valent la peine d'attendre, possédant une intensité et une violence ajoutées à une musique tonitruante qui parviennent à enchanter le spectateur. Les acteurs jouent tous fort bien leur rôle et on assiste notamment au changement d'état d'esprit du personnage principal, passant de la non-violence à l'assassinat. Chiens de paille, s'il n'est pas l'oeuvre maîtresse de Peckinpah est tout de même un monument du cinéma.
Un film très controversé. Certes celui ci est lent, l'intrigue n'arrive pas immédiatement mais on est tout de suite mis dans le bain. Plus on avance dans le film, plus le violence est importante pour arriver à une fin absolument géniale. Le film est merveilleusement bien filmé et monté. La scène du viol est insoutenable et pourtant... Les acteurs sont tout a fait réaliste.
Difficile d'accès. C'est du Peckinpah pur jus. Autrement dit: un puit sans fond rempli d'insanités.il faut aimer. Les oeuvres du réalisateur de la Horde Sauvage ont toutefois le mérite de ne pas trop souffrir du temps qui passe car leur force vient surtout de l'ambiance et des questions malsaines qui ressortent de la pellicule.
Un film tout ce qu’il y a de plus malsain. En effet, "Les chiens de paille" se révèle particulièrement misogyne, réac et, si on lis entre les lignes, homophobes. Le sexisme d’abord. On peut déjà noter que les deux femmes du film sont l’une tuée et l’autre violée. Ce dernier personnage, l’épouse du héros (jouée par Susan George), est totalement dénué de finesse psychologique puisqu’elle n’est finalement rien d’autre qu’une femme enfant désirable. Peckinpah semble même penser que toutes les femmes sont des « chiennes » dont le seul désir est d’être possédée pas un homme, un vrai. C’est particulièrement visible lors du viol, plus qu’ambigu. Car bien sûr, la vérité est qu’elle n’attendait que ça ! Les quelques flashs de la jeune femme sensés traduire le traumatisme causé par cet événement relèvent dès lors plus du voyeurisme que de la nécessité. De plus, elle se révèle de la même espèce que les villageois puisqu’elle n’aurait aucun scrupule à leur livrer Henry (l’idiot du village) et qu’elle n’a aucun respect pour son mari (elle méprise son métier de mathématicien, pas assez viril pour elle). Et on arrive alors au deuxième point, l’idéologie réactionnaire. Peckinpah n’essaye même pas de cacher son mépris pour les intellectuels, incarnés ici par Dustin Hoffman. Au début du film, il est présenté comme un lâche, inadapté au monde extérieur à son bureau… Ainsi, on le voit trébucher sur une pierre, être incapable de ramasser une caille qu’il a tué… et comble de tout, n’ose passer ses nerfs que sur son chat. De plus, il faut dire qu’il est indirectement responsable de la mort de l’adolescente qui, amoureuse de lui et déçue par le peu d’intérêt qu’il manifeste à son égard, aguiche un peu trop l’idiot du village. Comme quoi, il ne vaut mieux pas s’enticher d’un intello, ces sous-hommes ! Le mépris des villageois à son égard semble donc légitime. De ce fait, aucun problème à ce qu’ils se moquent de lui quand il tente sans succès de démarrer sa voiture ou jettent un regard ironique sur ses chaussures (les mêmes que sa femme !). Le mépris de Peckinpah pour son personnage se change tout-de-même en admiration lorsqu’Hoffman se métamorphose lui-même en sauvage. Son retour à une certaine forme d’« état naturel » commence dès lors que, pour défendre Henry, il accepte d’user de la violence. Et s’est seulement là qu’il obtient le respect de son épouse, auparavant si méprisante. Il la brutalise, lui tire les cheveux (reproduisant le geste de l’un des « violeurs »)… et occupe enfin sa place d’homme de la maison, dominant sa femme qui le regarde alors avec adoration et lui obéit docilement. La joyeuse musique irlandaise alors que Hoffman tue un des agresseurs avec une barre de fer (qui n’est pas sans rappeler le singe tuant un de ses congénères dans "2001, l’Odyssée de l’espace") célèbre la naissance d’un nouvel homme, le triomphe du sauvage Hoffman sur l’intellectuel Hoffman. La morale du film est donc plus que discutable et rappelle sur de nombreux points "Délivrance" de Boorman : la lente mais inexorable montée de la violence, la dénonciation de l’idée du « bon sauvage » de Rousseau… Mais là ou Boorman montre l’état sauvage dans toute son horreur pour le dénoncer, Peckinpah semble en faire l’apologie. En clair, un film parfaitement méprisable.
Un film machiavéliquement malsain. On sort de cette séance complètement soufflé tant le réalisme est poussé ici à son paroxysme. On constate à nouveau le rôle primordial qu'a joué Dustin Hoffman dans cette période du cinéma américain (rappelez-vous de Marathon Man). Une oeuvre majeure du Nouvel Hollywood. A (re)voir sans faute!
Les chiens de paille est une oeuvre violente à la sauvagerie latente et éprouvante superbement interpreté par Dustin Hoffman dans un de ses meilleurs rôles. La violence froide de son personnage affronte une horde à la violence primitive. Peckinpah realisait un film qui rivalise avec Orange mécanique sorit la même année.
Crue, dérangeant, violent, intriguant, captivant, sont les adejctifs qui qualifient se film, Peckinpah nous refait un western mais cette fois ci campagnard dans l'Angleterre du début des années 70, il réinvente tous les codes pour en tiré une virulente oeuvre qui nous interroge sur la violence. Il fait monter la tension comme une cocotte minute, d'abord elle sera lattente et insinueuse pour qu'à l'arrivée elle explose à l'image, apocalyptique et sanglante, conséquence des non-dits dissimulés par des personnages qui ne savent quels choix prendre pour justement arreter cette spirale malsaine. No coment sur un Dustin impéccable et le reste du casting parfait, de vraix gueules qui correspondent parfaitement à leurs personnages. Encore inégalé, terriblement éfficace et intelligent ce film m'a pris aux tripe du début à la fin.
Un film plein de beauté et d'horreur. Une réflexion sur la violence et sa répercution sur l'esprit de l'homme. Une oeuvre portée par une réalisation et un casting talentueux qui vous feront froid dans le dos.