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Gwen R
55 abonnés
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5,0
Publiée le 2 juin 2007
Comme "ma mere "de Honoré, ce film decrit cliniquement des personnages à la sexualité perverse, borderline. Ici des accidentés de la vie qui tripent sur les blessures, les scenes d'accidents. Peu d'actions, surtout des fantasmes vécus par des personnages qu'on a du mal à croire réels et pourtant tres bien joués par les acteurs. On est dans un monde parallèle fascinant qui mélange réel et comportement barges. Ici l'obsession du corps abimé , destructuré peut etre vu comme une ode au corps vrai , pas faussement esthetisé,tronqué, marchandisé un retour à l'instinct animal où la pulsion sexuelle se rapproche de la pulsion de vie et de mort. Mais c'est aussi le portrait de gens qui n'ont que la mort pour vibrer , le sexe devenant non plus une finalité de plaisir mais un intermediaire vers la liberation de l'âme qui se détache du corps.
Eh bien Crash... comment dire ? Il est difficile de donner un avis sur ce film lorsqu'on le voit le première fois. C'est un film extrêmement glauque, très malsain, assez dérangeant. Cronenberg n'y va pas de main morte et n'hésite pas à choquer et à provoquer le spectateur en montrant une abondance de scènes de sexe et tout cela mêlé au culte de l'auto et plus particulièrement à la fascination des accidents de voitures. Très barjot, il est clair que Crash n'est pas au goût de tous et il laissera plus d'un spectateur sceptique, personnellement je l'étais lors de ma première vision mais à la seconde ce film m'a littéralement fasciné (assez déroutant pour moi-même je dois dire) de part ses acteurs glaçants, son image hypnotique, sa musique "métallique", son fond pessimiste. Certains y voient un grotesque film "porno", je les comprends même je ne suis pas de leur avis. Crash est un film à voir pour les curieux qui veulent voir des films originaux, et pour les adorateurs du cinéaste canadien.
Crash est l'un de ces films qui font dans la difficulté en abordant une passion fictionnelle ressentie uniquement par les personnages diégétiques. En tant que spectateurs nous devons donc rester assez attentifs aux différents éléments proposés, de manière à nous retrouver dans cet érotisme assez singulier. Malheureusement, Cronenberg perd son pari en nous présentant des personnages ayant des pulsions multiples et différentes, de sorte qu'on se perd en ne sachant réellement quel désir caractérise chacun de ces caractères. De plus, bien que nous ressentions cette volonté de par les gros plans de nous communiquer cette passion, ceux-ci ne nous renverrons qu'un brève ressenti, chose qui aurait pu être plus aboutie. Donc au final, bien qu'ayant un bon rythme favorisant l'atmosphère planante et ainsi la tension, Crash est une oeuvre qui parle peu d'elle même... et au spectateur. Moyen ... 11/20
Incontestablement,le film le plus spécial que j'ai vu dans ma vie.Il faut dire qu'avec David Cronenberg,il ne fallait pas s'attendre à une ballade de santé.Mais là quand mème,il frappe fort dans le subversif et l'immoralité."Crash"établit une corrélation entre les accidents de la route et la recherche des fantasmes.Un pitch incroyable,d'autant qu'il se base sur une réalité froide,dans une ville désincarnée.Dérangeant,très dérangeant,c'est sur,mais aucun spectateur,mème les plus blasés,ne reste indifférent.Ces 5 personnes(3 femmes,2 hommes)veulent se sentir vivant,et ces expériences extrèmes les aident dans cette tache.L'érotisme qui se dégage des scènes sexuelles est tout bonnement étouffante!!Des actions incomprises par le commun des mortels,avec une image finale choquante.Unique.
David Cronenberg se limite au strict minimalisme et à une réalisation on ne peut plus froide, ce qui est déjà assez déconcertant sans avoir en plus le sujet mortifico-sexuel du film. Mais s'il y a bien une chose que Cronenberg nous a appris, c'est de nous méfier des apparences, et on peut découvrir bien vite la puissance des désirs humains derrière la réalisation glaciale de Crash. Avec une prise de conscience de la mort, de la contingence de notre existence et de notre penchant pour nos pulsions les plus animales, normal que Cronenberg dérange. Mieux vaut cela que l'indifférence...
Crash est à cronenberg ce que showgirls est à verhoeven : un ratage total . Sulfureux ne veut pas dire réussi à ma connaissance et ce film le démontre amplement. Que voit on dans ce film ? des couples aux fantasmes malsains, se complaisant à s'envoyer en l'air , la mort faisant office de stimuli sexuel ( en l'occurence des accidents de bagnoles). C'est le néant scénaristiquement , ne reste plus que les scènes érotiques pour faire passer la pilule.
Un film qui doit en grande partie à ses acteurs, car Cronenberg nous signe l'un de ses moins bon films. En revanche, même si la réalisation est fade, l'audace scénaristique se doit d'être récompensée.
Un film un peu perplexe qui nous plonge dans un univers étrange, mais quelque peu intéressant à suivre. Je n'ai pas accroché du tout, mais suffisamment pour être attiré par la fin du film. Où Cronenberg veut-il nous emmener? Entre tôle froissée et érotisme, le cocktail peut déranger ou fasciner autant par son audace que par son côté perturbant. Il peut aussi dérouter et ennuyer ce qui est plus probable. « Crash » expose des personnalités très intrigantes qui méritent d'être décryptées même si dans l'ensemble on n’est en aucun cas touché par ce film qui reste une énigme infondée.
David Cronenberg réalise avec "Crash" une œuvre d'une certaine intensité, marquante de par son atmosphère, incroyablement calme, dégageant une grande puissance, renforcée par l'aspect étrange de l'histoire, des personnages... "Crash" est un bon film, bien interprété et bien mis en musique, mettant en scène le danger d'une manière tres tres érotique.
Cronenberg c'est toujours une expérience un peu particulière essentiellement basée sur sa propre sensibilité. Mais dans ce "crash" il dépasse vraiment toutes ses limites dans la bizarrerie. Il vaut mieux y être réceptif d'entrée sous peine de passer un très mauvais moment gorgé d'ennui et de se sentir fortement mal à l'aise. C'est probablement le but de l'auteur... et sur moi cela a bien fonctionné.
spoiler: Avec Crash, David Cronenberg ne réalise pas un film : il propose une expérience, une lente descente vers un territoire où l’érotisme et la destruction fusionnent dans un ballet d’acier tordu et de peau meurtrie. Il adapte fidèlement, parfois littéralement, le roman glacial de . Ballard – mais y ajoute sa patte, son regard chirurgical sur le corps humain comme extension technologique, objet de désir et de mutilation.
Ce qui frappe d’abord, c’est la maîtrise formelle. Le film est d’une précision clinique. La caméra effleure les surfaces – tôle froissée, cicatrices, attelles chromées – avec une sensualité presque inhumaine. La musique de Howard Shore, grave et suspendue, soutient ce monde hors du temps, fait de regards vides et de soupirs étouffés. Les dialogues, rares, sont comme suspendus dans le vide : à peine humains, souvent réduits à des phrases cliniques ou des constats de libido mécanique.
Mais derrière cette virtuosité glacée, quelque chose reste en suspens. L’idée – brillante, dérangeante – d’un désir naissant dans le traumatisme, d’une humanité qui ne communique plus que par le choc, n’évolue jamais. spoiler: Le film expose cette obsession sans la développer. Il tourne sur lui-même, répétant les accidents, les rapports sexuels désincarnés, les scènes de voyeurisme technofétichiste, sans jamais en faire éclater le sens ou l’émotion. Tout est à plat – volontairement, certes – mais cette platitude, prolongée sur toute la durée, crée une forme d’engourdissement.
Les performances des acteurs traduisent avec justesse cette froideur : James Spader est fascinant de détachement, Elias Koteas dégage une intensité magnétique, Holly Hunter et Deborah Kara Unger sont autant de silhouettes hantées. Mais ce qui fonctionne dans une scène finit par s’émousser sur l’ensemble. À force d’évacuer le pathos, Crash évacue aussi parfois l’engagement du spectateur.
Il faut reconnaître l’audace du film. spoiler: Son refus obstiné de toute complaisance ou émotion facile, son traitement frontal de la pulsion, du handicap, de la sexualité comme espace de transgression pure, forcent l’admiration. On comprend qu’il ait divisé. On comprend qu’il fascine autant qu’il rebute. Il a cette singularité que seul un certain cinéma ose encore revendiquer. Mais entre la fascination et la frustration, l’équilibre est instable – et Crash oscille constamment sur cette ligne de crête.
Il y a des séquences inoubliables, des idées puissantes, une radicalité rare. Il y a aussi une répétition, un enfermement dans le concept, un manque de renouvellement sensoriel ou émotionnel. C’est un film qu’on admire à distance, plus qu’on ne ressent de l’intérieur.
spoiler: Au fond, Crash n’est ni un ratage ni un coup de génie. C’est une proposition précise, dérangeante, fermée sur elle-même, qui ne tend la main à personne – mais qui laisse, une fois la projection terminée, une sensation persistante : celle d’avoir traversé une zone de non-désir où la friction entre l’humain et la machine ne produit ni chaleur ni lumière, mais un miroitement froid, figé, obsédant.
On sent que Cronenberg maîtrise la réalisation, il arrive à faire passer le moindre sentiment qu'il veux exprimer à travers des acteurs hypers bons ... Après je ne suis pas certain d'avoir la culture générale et cinématographique pour apprécier ce genre de film d'auteur malheureusement ... C'est une catégorie au dessus de la mienne très certainement !!
Cronenberg fait dans l'étrange c'est indéniable. L'histoire d'un couple libertatin qui s'adonne aux plaisirs charnels entre eux et avec d'autres, et qui va découvrir de nouveaux fantasmes radicalement différents à cause d'un accident de voiture.Peut-on connaître autant de plaisirs dans un lit que dans une carosserie défoncée ? Cronenberg filme des fantasmes insoupçonnés et donne lieu à des scènes érotiques et bizarres, des orgies macabres. Il est difficile de regarder ce film et de suivre à fond les personnages, de les comprendre et heureusement pour nous. Ce n'est pas une leçon de cinéma mais ce sont tout de même des images qui marquent.