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BabsyDriver
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4,0
Publiée le 12 juin 2008
David Cronenberg se limite au strict minimalisme et à une réalisation on ne peut plus froide, ce qui est déjà assez déconcertant sans avoir en plus le sujet mortifico-sexuel du film. Mais s'il y a bien une chose que Cronenberg nous a appris, c'est de nous méfier des apparences, et on peut découvrir bien vite la puissance des désirs humains derrière la réalisation glaciale de Crash. Avec une prise de conscience de la mort, de la contingence de notre existence et de notre penchant pour nos pulsions les plus animales, normal que Cronenberg dérange. Mieux vaut cela que l'indifférence...
Cronenberg nous sort là son film sur les déviances sexuelles qu'on sait réelles mais dont on aurait honte d'apprécier. Parfois plus film de cul que réel film d'auteur, Crash est surtout un film psychologique sur les choses qu'on ose pas dire. Choquant à souhait, Crash reste dans les mémoires de tous ceux qui l'ont vu.
Plus glauque et noir, tu meurt. Ce film est hallucinant par ce qu'il décrit et surtout dans la façon de le mené à l'écran. Ce besoin d'adrénaline pour se sentir enfin vivant laisse froid dans le dos mais est absolument jouissif à voir.
Film dérangeant qui mêle pulsions de mort et de vie d'une manière habile. L'aspect racoleur du film peut faire débat, pour ma part j'ai trouvé que les scènes de sexe étaient intégrées plutôt intelligemment. En tous cas les acteurs sont parfaits dans leur rôle de paumés, qui se cherche une raison de vivre et de mourir.
Adaptation impossible du roman éponyme de J.G. Ballard (lecture conseillée); le film de Cronenberg a été qualifiée à l'époque de grand film malade. Pourtant, passé l'introduction (dans tous les sens du terme...) assez déstabilisante, on est pris par cette ambiance mortifère digne d'un film de science fiction. La photographie, les acteurs et la musique de Howard Shore sont par ailleurs admirables.
Très loin de la démagogie et/ou de la franche débilité d'un Tarantino ; le film ose parler de cette 1ère arme mondiale ttes catégories confondues... ( Toutefois , le film osait beaucoup plus ! )
C'est un Cronenberg qui s'éloigne de son fantastique pour filmer des scènes explicites. Rien d'intéressant, même les acteurs n'aident en rien le film. Le tout traite le sujet de l'ordalie ( épreuve physique décidant du sort de la personne ), et Cronenberg sur ce coup là ne m'a pas fait ressortir le tout en profondeur. Certains on ressentie la chose, pas de mon coté. A la limite jetez vous sur le roman de James Graham Ballard.
Voici un film qui porte bien son nom ! Si j'ai aimé les trois ou quatre derniers longs-métrages de David Cronenberg, ses précédentes réalisations me laissent nettement plus sceptique, celle-ci en particulier. Scandaleux, sulfureux, sensuel, torride, dérangeant, violent, que d'adjectifs ont pu lui être attribué ! Au nom de quoi ? Pas grand-chose finalement, juste quelques scènes érotiques (où on voit les détails certes mais bon, être choqué par cela me paraît difficile à moins de ne pas dépasser les 13-14 ans...) pas bien méchantes : Cronenberg filme des seins ici, des postérieurs là, quelques pubis en passant... Et après ? Du vent, du vent et encore du vent. "Crash" ne semble même pas provocateur dans la mesure où ses idées, sa psychologie ne dépassent jamais le cadre du synopsis : une bande d'obsédés font tous frotti-frotta les uns avec les autres dans des voitures, lesquelles ont dans le meilleur des cas connu des accidents, des morts, des cicatrices... Miam ! Bon ok, l'espace d'un quart d'heure on est intrigué par cette histoire à la base abracadabrantesque, chose engendrant par la suite une frustration d'autant plus grande : le film ne fait qu'inlassablement se répéter, n'ose pas partir dans des délires un peu spéciaux et comporte finalement assez peu de second degré malgré quelques scènes prêtant à sourire, avant que l'on ne recrispe son visage tout de suite après. Et puis on nous re-baratine des accouplements soft ici et là comme si l'on avait décidément pas compris que les automobiles excitaient terriblement la libido de monsieur Cronenberg. Ca se veut dénonciateur des pulsions cachées de l'âme humaine mais ça ne met en scène que quelques nymphomanes ; ça se veut déjanté mais ça ne dépasse jamais une présentation globale du sujet ; ça se veut intelligent mais ça ne creuse aucun caractère. Bref, je ne comprends pas le scandale qui ébranla "Crash" de même que je ne saisis pas l'admiration que certains lui ont porté. Juste long, ennuyeux et un brin prétentieux !
Sexuel, immoral, choquant. Le réalisateur a-t-il oublié que son film doit aussi succiter de l'intérêt chez les spectateurs? Ce film serait-il un "accident" de Cronenberg?
Il m'a fallu trois visionages pour arriver au terme de Crash (c'est la seule fois où j'ai quitté une salle de cinéma en plein film), avec un mélange de fascination, de dégoût, avec surtout un acharnement que je ne m'autoriserais plus aujourd'hui. Tout cela remonte un peu mais je n'ai rien oublié des sentiments qui m'ont traversé pendant le film.
David Cronenberg consacre toute sa filmo de l'époque à la relation homme-machine et aux mutations humaines. ExistenZ finira sur ce thème avec les "joysticks" vivants ou les pistolets squelettes. Avant, il y avait eu le Festin Nu (machines à écrire organisques), Videodrome (les scènes de la VHS qui sort du ventre et a contrario de l'homme qui sort de la TV), La Mouche (les fameuses machines) ou Faux Semblants (les objets gyneco), etc.
Crash avait fait scandale à l'époque, pourtant il est exactement là où il doit être, tant il est dans le moule Cronenberg du moment. La relation homme-machine n'a jamais été aussi évidente, les mutations (ou mutilations ici) humaines également. Continuité donc. Mais jamais Cronenberg n'avait été aussi loin dans le malsain et le glauque, et au final, c'est ça qui fait choc. Il va encore plus loin que dans Faux Semblants ! Quand dans ses autres films, il habillait ses fantasmes de mondes fantastiques ou SF qui autorisaient l'évasion, il nous laisse complètement dans le monde réel avec Crash. Ce qui était fantasmé semble devenir réel, et il faut vraiment s'accrocher pour tenir le choc. En ce sens, Crash est un film modèle, celui qui ose pousser au plus loin les limites du monde de Cronenberg.
Mais à côté de ça, Crash n'a pas de fil conducteur, pas de tempo. Il montre des choses, magnifiquement, mais ne raconte pas assez. Il laisse le spectateur perplexe face à son érotisme froid, sa violence insinuée, son absence de respect des codes. Et il le perd.
Crash n'est pas un film, ou pas vraiment, c'est une expérience. Je pense qu'elle mérite d'être vue, mais clairement, elle ne plaira pas à grand monde. Pour moi, il est impossible de noter quelque chose comme ça. C'est choquant, bouleversant, troublant, hypnotisant, pénible, malsain, glauque, froid, chiant, génial, culte, etc. Voilà, 3 étoiles qui en valent 5 sur certains aspects et 0 sur d'autres.
Insoutenable... Un des rares films qui m'a fait quitter la salle bien avant la fin... Depuis, je n'ai plus revu un seul Cronenberg, tellement celui-ci m'a choqué. Une espèce d'apologie ultra malsaine et défnitivement glauque du plaisir pris dans la vision du corps humain mutilé dasn des accidents de la route... Je n'ai pas saisi le second ou dixième degré de ce film (qui existe forcément, sinon ce réalisateur a un sérieux problème...) et me suis tout pris de plein fouet en pleine figure! A ne pas mettre devant tous les yeux...
Une fois n’est pas coutume, David Cronenberg dérange et choque avec son film. Crash (1996), œuvre hors norme du réalisateur, mettant en scène deux hommes et trois femmes. Tous ont des pulsions sexuelles déviantes (voire même plutôt bizarres). Mêlant accidents de voitures et scènes de sexe, présenté sous cette forme, on se demande bien qu’elle est l’intérêt de ce film ! Car il est vrai, ce film est très étrange, avec ses personnages froids et cette mise en scène lente. Ces hommes et femmes à la sexualité borderline qui réalisent leurs plus grands fantasmes « automobiles » lors de divers accidents de voitures prémédités. On peut retrouver une certaine ressemblance avec le dernier film de Quentin Tarantino, avec son Death Proof (2007) où le héros, Stuntman Mike, cascadeur professionnel, prend un malin plaisir à tuer ses victimes à bord de son bolide. Là, le sexe est omniprésent, n’entendez pas par-là, que l’on a à faire à un film pornographique, non, plutôt érotique/expérimental, avec ce mélange de tôles froissées et de chairs humaines défigurées et balafrées. Cronenberg sidère et interpelle, envoûte et gène à la fois. On appréciera d’autant plus le jeu des acteurs, pas simple mais fascinant, dans une œuvre qui au final, nous laisse sans mot !
Un sujet brulant qui m'avait mis l'eau a la bouche etant donné que je suis un fan de sensations fortes et curiosités en tous genres.....et qui pourtant m'a profondément ennuyé.Je fais partie de la catégorie de spectateurs qui a été tres déçue par ce film de cronenberg qui pourtant avait crée un veritable tollé a cannes en 1996.Les accidents melant sexe et violence ne m'ont pas plus perturbés que cela etant donné que les personnages sont aussi froids que des blocs de glace et que le rythme est tres(trop) lent! C'est dommage car je suis pourtant un inconditionnel de l'oeuvre de cronenberg mais là,je dois dire que ça m'a tres vite lassé.Le personnage mi-humain mi-cyborg interpreté par rosanna arquette etait pourtant interessant,mais si plat