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scorsesejunior54
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2,5
Publiée le 26 octobre 2007
Pour son second long-métrage, le cinéaste (à l'époque tout jeune) John Carpenter réalisait "Assaut", oeuvre culte du cinéma d'action, brillante variation de classiques plus ou moins cités (essentiellement "Rio Bravo"). Produit avec des moyens dérisoires, il s'agit en fait d'une pure série B comme on en produisait dans les années 70, c'est-à-dire marquées d'une évidente et abondante cinéphilie, d'un ton ouvert et libre mais surtout reflets souvent métaphoriques des travers d'une société en pleine crise. Autrement dit, "Big" John, amoureux du Western, se charge de construire un univers décalé à partir de ce qu'il aime, privilégiant la relation frontale avec le spectateur sans ommettre de distiller plusieurs niveaux de lecture assez fins pour subvenir aux envies des plus pointilleux. La narration va dans "Assaut" à l'encontre des clichés du genre : énumération de petites histoires d'apparence banales qui vont toutes se croiser par hasard en un lieu précis que jamais plus elles ne quitteront, soit dit un scénario à première vue très large se recentrant petit à petit dans un huis-clos haletant, aux frontières de l'épouvante. L'ambiance est parfaitement maîtrisée, Carpenter maniant savamment la tension et le suspense, s'amusant constamment avec nos nerfs mis à rude épreuve malgré des rebondissements un brin prévisibles. Plusieurs grosses séquences s'avèrent impeccablement dilatées, dans un état d'esprit jouissif, analysant le comportement de l'homme lorsqu'il est pris dans ses derniers retranchements. On reste cloué à son siège malgré des défauts ou facilités sautant aux yeux : l'interprétation est inégale, les rôles féminins très réducteurs (merci au passage les habits moulants-transparents !), certains effets trop appuyés ou une crédibilité un peu bancale... Ce n'est pas ce qu'il y a de plus important, Carpenter proposant avec dextérité une rencontre de plusieurs genres classiques avec humour et un sens du cadrage absolument fascinant.
John Carpenter se frotte à l'action pure dépouillée de tout fantastique. Et on constate agréablement que ça marche. Plutôt réaliste sur la longueur (seul petit détail un peu dommageable : les fusils qui se rechargent tout seul durant la seconde fusillade). Carpenter joue la logique, en nous faisant vivre le siège pendant une nuit d'un commissariat en déménagement. Là où le film de Carpenter est appréciable, c'est qu'il s'écarte de toute thématique raciste auxquelles on est habitué (dès qu'on parle de guerre de gangs, avec justement ici plusieurs ethnies qui sont rassemblées, on nous ressort des personnages racistes ou intolérents), et préfère s'intéresser au dilemme entraide/survie individuelle. Un choix assez pertinent, et qui fait de ce film, plus de 30 ans après sa sortie, un divertissement d'action de choix.
Pour son deuxième film, que je considérerais comme un bon film d'un réalisateur qui à l'époque affichait un très gros potentiel, Carpenter utilisait déja des thèmes et des procédés qui seront alors récurrents tout au long de sa filmographie : on ressent déja sa volonté d'apporter une touche nihiliste à l'histoire et à ses personnages, et leurs psychologies primitives face à la mort. Ce qui sera développé d'ailleurs dans The Thing quelques années plus tard. Le huis clos également, et tout ces procédés très astucieux du hors champs, qui rendent l'atmosphère et la paranoïa de l'invisible et de l'inconnu très pesantes. Du côté de la mise en scène et du développement de l'histoire c'est vraiment très réussi. Mais ce qui foire parfois dans ce film, c'est l'incohérence de certains personnages, et notamment des gangsters. C'est très juste de faire allusion à un mode "zombie invasion", parce parfois on tombe vraiment dans le burlesque tant l'intelligence des gangsters frise le néant. Entre les types qui entrent par la fenêtre la tête la première, sans se soucier qu'en face t'as un flic qui pointe son flingue à bout portant, et d'autres qui se font dominer par une nana sans armes, y a de quoi rire... Enfin je sais pas si la dose de burlesque était volontaire mais ça tombe parfois dans le ridicule, et ça plombe un peu l'ambiance censée être lourde, du film. Sans parler aussi des quelques erreurs de montages qui montrent que le film a un peu vieilli et aurait mérité quelques retouches. Je fais la fine bouche, mais globalement c'est sympa et y a des trouvailles intéressantes au niveau des relations personnages principaux par exemple, qui sont assez subtiles et plutôt bien traitées pour un film purement d'action il faut dire (et qui ne dure qu'1h25). Pas le meilleur Carpenter, mais plaisant à voir.
que dire de plus de ce qu'il a était dit par ici? assaut est avant tout un hommage aux westerns, un genre qu'affectionne beaucoup john carpenter. pas mal de séquences le rappelle en effet. ensuite on aime ou on aime pas. alors certes, l'époque est un peu révolue et les costumes de ce film ferait passer la série dallas pour une référence mais le jeu des acteurs nous fait tout oublier au moment ou ils commencent à interprété véritablement leurs personnages jusqu'à la perfection. un classique donc pour ma part, qui même en prenant un coup de vieux mérite tout de même encore que on aille y jeté un coup d'œil.
Pour sa deuxième réalisation, John Carpenter décide de ne pas faire les choses à moitié. Malgré un budget limité et un scénario de siège largement emprunté à "Rio Bravo" (film de Howard Hawks que Carpenter admire plus que tout), le cinéaste crée ici une véritable ambiance, créant une tension anxiogène au fur et à mesure qu'un gang (seulement des silhouettes dans la nuit) prend d'assaut un petit commissariat isolé dans lequel s'est réfugié un homme ayant abattu un de leurs membres. Le huis-clos force Carpenter à concentrer sa mise en scène sur l'essentiel : les relations entre les personnages, les balles qui fusent et la mort qui rôde. Le réalisateur maîtrise parfaitement l'espace et livre un découpage appliqué au sein d'une ambiance glaçante dans laquelle même une fillette n'est pas à l'abri des balles (dans une scène qu'on ne verrait plus aujourd'hui). C'est dans ce commissariat désuet menacé par l'inconnu au dehors que des liens se nouent entre policiers et prisonniers en transfert simplement venus faire un arrêt. L'occasion pour Carpenter de célébrer l'amitié masculine si chère à Hawks (entre un policier noir et un dangereux prisonnier nommé Napoleon) et de laisser aux femmes un rôle de poigne, le personnage incarné par Laurie Zimmer ayant un regard perçant et la détente facile. C'est donc dans toute sa simplicité que le film trouve son efficacité, bercé par une partition musicale entêtante composée par Carpenter en personne.
Dans un quartier difficile de Los Angeles. Une nuit. Un ancien commissariat de police est pris d’assaut par tout une horde de voyous sans foi ni lois. Les quelques occupants du bâtiment vont devoir lutter pour assurer leur survie. Pour sa deuxième réalisation et avec peu de moyens entre les mains, John Carpenter signe ce qui sera plus tard l’un des fleurons du cinéma d’action et qui inspirera bien d’autres productions. Je dis bien sera, car lors de sa sortie, le film fut accueilli, aussi bien par la presse que par les spectateurs avec une certaine réserve. Si « Assaut » a servi de chef de ligne et de modèle pour de futurs films, il est évident que lui aussi a été influencé. Notamment par deux classiques du cinéma: « Rio Bravo » et « La Nuit des morts-vivants ». En quoi Big John s’est-il inspiré du film d’Howard Hawks? En reprenant le concept de l’homme étant la cible d’une horde de tueurs. En quoi Big John s’est-il inspiré du film de George A. Romero? En faisant de son film un quasi huis-clos en mettant en scène des personnages confrontés à des adversaires qui n’ont aucune autre motivation que celle de tuer. Quoi d’autre? C’est un homme noir qui organise la résistance ! Un fait comme celui-là peut paraître anecdotique mais à l’époque (années 70) cela signifiait beaucoup. Pierre angulaire de la carrière de Carpenter, « Assaut » contient tout de mêmes quelques défauts: une interprétation qui ne tient pas toujours la route, quelques passages à vide pour ne citer que ceux-ci. Tout cela a vieilli (le manque de budget aidant) mais reste tout de même une série B plutôt bien troussée.
Des méchants voyous qui veulent vous casser la gueule? Ne vous inquiétez pas, Austin Stoker est là pour vous protéger dans un vieux commissariat en abandon. Bon j'exagère un poil. Mais ce film est excellent. Vraiment. Alors en lançant tout ça, on s'attend à du nanar made in années 70, mal doublé et avec du jeu de merde. Après une intro assez calme, on commence à se demander sur quoi on va tomber. Eh bien sur de la qualité. C'est assez étonnant, comment ce film est à la fois apaisant et stressant en même temps. (la zikmu trop d4rk de Carpenter fait son effet, même si y'a toujours des boulets pour la trouver stressante) Et puis la situation dans dans laquelle Bishop et sa clique de bras cassés (coucou Napoléon) se retrouvent est surprenante puisque ils vont d'emmerdes en emmerdes (j'en dis pas plus, sinon on va me gueuler dessus). Un excellent film, un flic noir trop badass, des méchants voyous dirigés par Che Guevera (!) et Cisla (!), spoiler: une gamine tuée pour une glace vanille-fraise, première dans un film, et puis Napoléon quoi. (Z'auriez pas un clope? Si vous en voyez un qui s'promène, piquez-le pour moi voulez-vous.) Parfois la VF est un peu dure à entendre, songez à montez le son.
Je me demande bien pourquoi c’est aussi culte. Il ya pourtant là, tous les poncifs du film d’action de série B bas de plafond. Carpenter nous offre certes quelques scènes « chocs », mais l’histoire reste du niveau d’un épisode de feuilleton policier des années 80. La musique électronique joue un grand rôle dans la tension créé, légèrement artificielle, c’est un constat sur la violence urbaine, sourde, muette, mais cela reste un constat. La violence appelle la violence, et après ? Les policiers et condamnés tous piégés dans ce commissariat à l’abandon ne nous apprennent pas grand-chose, sur les rapports des gens en situation de crise, ça m’aurait intéressé plus que les quelques blagues pour détendre l’atmosphère, en attendant l’hypothétique arrivée des secours. Il y a quelque chose qui se crée entre la femme flic et le voyou, mais on ne va pas plus loin.
Un des tous premiers films du génie Carpenter et un thriller très réussi et rempli de tension qui malgré une fin trop précipitée arrive à maintenir le spectateur en éveil dans l'oppression. Cette phrase n'a pas vraiment de sens mais on peut aussi noter quelques audaces remarquables qui ont gonflé le statut d'œuvre fauchée mais culte du long-métrage, comme une scène surprenante et sèche où l'on assiste à la froide exécution d'une petite fillette blonde ! Il ne manque plus qu'un viol sur le cadavre fraîchement tué et c'est le film parfait !
Largement encensé sur la jacquette du d.v.d,la violence de ce film n'est pas choc et le qualifier d'oeuvre majeure de J.Carpenter est pour moi éxagéré.Certe,c'est pas"Oui-Oui",mais niveau violence,j'ai vu plus trash.La ou par contre,il est performant,c'est au niveau de la mise en scène et la photo qui se rapprochent des standards du fantastique.Les 3/4 du film sont pratiquement à huis-clos,et dégage une tension qui progressivement monte à son paroxysme,mais je n'ai pas grimpé au rideau.Bref pour finir,un convenable film qu'on peut classer thriller et qui ne mérite pas un concert de louanges intempestifs.Il ne sort pas de l'ordinaire.
Deuxième film de John Carpenter, et étonnament, il n'est pas énormément atteint par le poids des années (rappelons qu'il date de 1976). Seules quelques incohérences et une musique à suspenseun peu trop répétitive sont reprochables. Mais quasiment tout le reste est irréprochable: de bons acteurs, des rebondissements correctement orchestrés, le tout sans omettre la réalisation solide de mr Carpenter. Un film qui mérite d'être redécouvert.
Deuxième long métrage du grand John Carpenter, le réalisateur montre déjà tout l'étendue de son talent avec Assaut. Pourtant c'est une histoire simple voir simpliste mais la tension et le suspense sont parfaitement gérés. Un film devenu culte avec le temps et un incontournable dans la filmographie du Big'John.
John Carpenter est un génie!Regardez ASSAUT et vous en aurez la preuve! Avec un budget ridicule et un temps de tournage minime,"Big John" est parvenu a créer un chef d'oeuvre,un chef d'oeuvre ultime souvent copié et jusqu'a présent encore jamais égalé.Cet exercice prouve bien qu'il ne faut pas un budget phénoménal pour réaliser un bon film.Et ça Carpenter l'a bien compris. Alors inutile de venter les qualités de ce film pour des raisons de temps et foncez admirez ce film culte qui en trente années,n'a pas pris une ride!
Le premier film "sérieux" de Carpenter, deux ans avant Halloween et on retrouve tout ce qui fera la renommée de Carpenter dans ce film : - les ennemis qui ne sont que des concepts, pas des personnes/personnages identifiables, juste abstraits -L'ambiance froide, glauque voire dépressive qui fonctionne si bien - Des héros malgré eux qui s'en sortent grâce à leur sang-froid et le contraire.
Pour rester sur Assaut en particulier, il n'y a pas tant que ça à dire si ce n'est que mis à part des facilités scénaristiques ou des actions parfois stupides des personnages, l'âge du film ( il a bien vieilli mis à part quelques scènes) et la lenteur caractéristiques du bonhomme qui peut rebuter. Mis à part ces quelques détails, le film est très bon avec des scènes iconiques, une ambiance pesante, des bonnes scènes d'actions mesurées et suffisamment occasionnelles, des acteurs, sans être géniaux, qui font le taf et un concept plutôt sympa . Le concept qui est un huit-clos ou des personnages que tout opposent doivent s'unir contre une bande de psychopathes, inhumains tellement ils paraissent froids et sans-visage, que l'on pourrait considérer comme des zombies car leur seul but est de tuer les vivants, ici les occupants du "Bâtiment de police" n 13 ( bon ils ne les mangent pas mais bon ) , juste par principe sans plus de raison.
Seul gros reproche en mettant en parallèle la longueur du film ( 1h30 ) et son rythme assez lent ( comme dans la plupart de ses films, ainsi c'est un reproche qu'on pourrait faire à d'autres de Carpenter avec en tête Invasion Los Angeles et New York 1997 ), on se rend compte que le film met du temps à démarrer vraiment ( environ 50 minutes ) ce qui fait que j'ai ressenti de la frustration de ne pas en avoir plus, de ne pas avoir plus de scènes de tension et d'action ( surtout dans Invasion Los Angeles également) et de ce fait, je remarque que le scénario ne doit pas être si long que ça . Je pense que si j'en prend autant compte c'est à cause de ma vision moderne mais pourtant ça me dérange moins dans un Hitchcock ou dans d'autres films de Carpenter comme The Thing.
Aussi non , pour tout fan de Carpenter ou de film de Genre ou même pour découvrir un bon film divertissant ( et pourquoi pas aller voir les autres films de ce réalisateur de génie ) foncez vous ne devriez pas être déçus .
ps : si vous aimez les running gags, celui du prisonnier qui demande tout le temps une clope est plutôt drôle
Super film,un huit clos d'enfer qui à bien veillit.Avec des bon moments d'action. Du très très grand Carpenter (que j'adore ) Bref un film à voir et à revoir surtout en blue-ray