Mike Leigh réalise ici un drame familiale très beau et pourtant très simple. Celui d’une rencontre, d’une découverte entre une mère et sa fille qui ne se connaissent pas. Hortense, une jeune femme noire d’une vingtaine d’années décide de partir à la recherche de sa vraie mère et découvre par surprise que celle-ci est blanche. Au départ elle n’y crois pas, pense qu’il s’agit d’une erreur, tout comme Cynthia qui n’imaginait pas avoir eu une fille noire. En effet, elle l’a abandonnée dès sa naissance, sans même la voir, alors cela fut un choc lorsqu’elle la rencontra pour la première fois. Des retrouvailles larmoyantes et timides et qui au final, les réuniront pour toujours. Pourtant le contexte ne s’y prêtait pas, car Cynthia a déjà une fille de vingt ans. Mais le hasard fait bien les choses, puisque cette famille déstructurée se retrouve recomposée, la joie remplaçant toutes les peines. Injustement boudé lors des Oscars (pourtant favoris lors des nominations), c’est finalement lors du 49ème Festival de Cannes en 1996 que Secrets et Mensonges (1996) est récompensé par la fameuse Palme d'Or, ainsi qu’un double Prix d'Interprétation Féminine pour les sensationnelles Brenda Blethyn & Marianne Jean-Baptiste.
Un film minimaliste qui décortique les relations familiales et sociales dans la classe moyenne anglaise de la fin des années 80. Porté par une distribution parfaite, des dialogues précis et des situations marquantes, ce film brillant est un bijou de cinéma avec beaucoup de cœur.
Rarement un mélodrame ne parvient à un tel degré d'émotion, de vraisemblance, d'importance. Le réalisateur joue les funambules : j'ai retenu mon souffle en observant cet équilibre précaire, entre rires et larmes. Mais jamais le film ne bascule, il avance avec grâce sur ce fil tendu, aidé par une interprétation exceptionnelle et bouleversante. Une très grande Palme d'Or !
Vue en VF avec un doublage vraiment nul. J'ai été déçu par ce film. Je m'attendais à beaucoup mieux de part ses nominations à Cannes... La mère à un rôle qui epuise, il est excessif, je n'ai pas ressentit la douleur qu'avait les personnages.
A voir en version original sous titré francais mais eviter la VF.
L'idée est bonne mais tout se joue d'une longueur catastrophique et ce drame devient très vite ennuyeux. 1/5 à éviter tout de même (très typé téléfilm de M6 !!!
Preparez les mouchoirs car "Secrets et mensonges" va faire pleurer dans les chaumières ! Ce drame de Mike Leigh, primé à Cannes en 1996, déborde d'émotions; émotions qui sont parfaitement bien véhiculées par de trés bons acteurs. L'essentiel est donc là mais l'ensemble sonne de manière trés conventionnelle avec une réalisation sobre et sans éclats et une histoire réchauffée et déjà vu mille fois. Aucune originalité mais une efficacité certaine.
Une comédie dramatique poignante et sincère sur la quête identitaire et liens familiaux, portée par une interprétation pleine de justesse. Palme d’Or en 1996. 3,75
Film très touchant, même si la mise en place des situations et des personnages est un peu longue. Certaines scènes sont très touchantes, notamment la scène dans le café, la première fois que la mère et la fille se rencontrent, ou alors le barbecue. Timothy Spall m'a totalement conquise, son personnage est beaucoup mieux que celui de "All or Nothing". A voir en VO, car la VF est tout simplement insupportable, déjà que la mère est un personnage très difficile à supporter, avec la voix de doublage, c'est encore pire.
est LE cinéaste de ce pu**** de puritanisme(qui contrairement à ce qu'on pourrait penser n'est pas propre aux Anglais mais est bien un invariant de la nature humaine)qui fait qu'on préfère se dire des vacheries plutôt que de s'avouer que l'on s'aime,sentiment oh combien honteux,un grand bravo aux acteurs qui portent le film à bout de bras.
Déjà je tiens à dire que je déconseille la VF, tout simplement car le doublage de la mère est absolument insupportable... Pour rester dans les points négatifs, je trouve que la fin est un peu ratée, le passage du déjeuner tombe parfois un peu dans le pathos et n'évite pas certains écueils. A part ça le film est vraiment très bien. On ressent toute la détresse des personnages, tous ceux qu'ils ressentent, toute leur tristesse, leur frustration etc. Mike Leigh n'est pas là pour moraliser, pour être complaisant, il ne fait que raconter une histoire sans parti pris, sans juger ses personnages. Parmi les acteurs, Marianne Jean-Baptiste tire son épingle du jeu. Elle est tout simblement excellente.
La réussite du film (sa justesse dans la définition des personnages, son intensité dramatique) doit beaucoup à sa méthode de création. Bien en amont du tournage, Mike Leigh a travaillé séparément avec chaque acteur sur son personnage. L’évolution de ce travail préparatoire a nourri des portraits ainsi qu’un scénario dont les acteurs n’ont pas eu connaissance dans sa globalité. Les deux actrices principales ne se sont par ailleurs rencontrées que lors de leur première scène commune. Ce mélange de préparation en profondeur et de recherche de spontanéité lors du tournage donne un résultat formidable de naturel, d’autant qu’il est porté par de très bons acteurs. Le tissage narratif, la mise en scène et le montage, habilement orchestrés et rythmés, sont au diapason. Le regard social, fondement du cinéma de Mike Leigh (et du cinéma britannique en général), est bien présent ici et d’une qualité alliant intelligence et sensibilité, empathie et distance, pour évoquer les différences de classes. Mais c’est la dimension de drame familial qui l’emporte largement en termes d’enjeux narratifs : relations entre mères et filles, entre frères et sœurs, entre maris et femmes. Et là encore le cinéaste trouve un juste équilibre entre expressions douloureuses et petites touches humoristiques, entre le dit et le non-dit… C’est fort sans être mélo. Festival de Cannes 1996 : Palme d’or et Prix d’interprétation féminine pour Brenda Blethyn, excellente dans le rôle d’une femme de milieu populaire, marquée par la vie, toujours à fleur de nerfs, maladroite, agaçante et touchante. Sa prestation, lors de la fameuse rencontre entre mère et fille dans un café londonien, est incroyable.
Le film prend son temps pour installer les ingrédients d’une crise familiale à laquelle ne manque que le détonateur (ici, une enfant abandonnée venue retrouver sa mère biologique). Bien qu’il se présente comme une chronique familiale et se rapproche du cinéma social à la Ken Loach, le film vire parfois à la comédie pince-sans-rire, grâce à un décalage irrésistible entre une mise en scène placide (des champ-contrechamp un peu trop systématiques) et l’hystérie qui caractérise tous ces personnages de névrosés. La structure est très habile, malgré une ou deux longueurs, mais ce qui impressionne vraiment, ce sont les quelques plans-séquences qui émaillent le film et auxquels l’immense talent de Brenda Blethyn donne une vérité vertigineuse.
Un chef d'oeuvre. Un très beau film sur la tolérance, la différence. Une réconciliation émouvante entre une mère et sa fille. Timothy Spall joue le photographe et l'oncle de Roxanne. Une belle performance pour trois acteurs. Comme dans La Couleur Pourpre et la Couleur des Sentiments, on a envie de retenir les larmes.