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Uncertainregard
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5,0
Publiée le 23 septembre 2016
Je n'ai pas encore vu toute sa filmographie mais je pense que c'est le chef d'oeuvre de Mike Leigh. Un drame profond, intense et d'une intelligence inouie. Le casting est parfait, la mise en scène tient du miracle et les dialogues nous touchent au plus profond de nos coeurs interprétés par ces personnages hauts en couleur. La scène des révélations est à graver dans le grimoire de l'histoire du cinéma. Peronnellement je ne supporte pas les secrets et les mensonges qui n'apportent jamais rien de bon, Mike Leigh l'a ici parfaitement démontré...
Mike Leigh, formidable portraitiste, dresse avec la fluidité qui le caractérise, le portrait d'une famille anglaise qui ressemble à tant d'autres. C'est à dire avec des sentiments entremelés, de générosité, de rancoeur, ou d'incompréhension. Flirtant avec le sentimentalisme, à l'image de son héroine mais ne tombant jamais dans les bons sentiments, son sens de la narration laisse surgir la vie dans ce qu'elle peut avoir d'imprévisible. Les scènes importantes arrivent presque par hasard, les rendant d'autant plus naturelles, par exemple lorsque Hortense découvre que sa mère biologique est blanche et s'en va interroger la conseillère, celle-ci ne peut s'arreter et la scène ne dure qu'une vingtaine de secondes. D'autres scènes sont des longs tunnels de dialogues. On remarquera une belle photographie, une non moins belle bande originale et une troupe d'acteurs théatraux remarquable avec mention spéciale à Timothy Spall en frère tentant de concilier les membres de la famille et dont chaque apparition émeut.
Une oeuvre pleinement réussie de la part de Mike Leigh qui montre avec affection et lucidité la vie d'un groupe de gens en apparence seulement simples et les relations qui les lient. L'Histoire est un peu longue à se mettre en place mais cela est vite excusable étant donné que c'est dans l'objectif noble de nous faire mieux les personnages. Les interprétes semblent vraiment être ce qu'ils incarnent vu le naturel plus qu'éblouissant avec lequel ils le font. Une Palme d'or largement mérité pour ce film qui prouve que le cinéma britannique est un grand cinéma et qu'il est imbattable pour décrire la vie des milieux modestes.
Un must du cinéma britannique . Tout d'abord un scénario original à l'idée de base sublime. Il fallait penser à ce thème. Ensuite une narration "border line" toujours à la limite de la rupture. L'émotion est très intense , elle provoque presque la fracture. Mais les deux actrices tiennent à bout de bras cette confrontation. Elles sont toutes les deux excellentes. C'est aussi une fable sur l'identité, qui sommes nous ? Qu'est-ce qui nous façonne réellement? pourquoi la lâcheté? La différence entre l'inné et l'acquis. Et puis, bien sûr cette fable sociale , sur les "low class" anglaises, dans la grande tradition du cinéma anglais de témoignage et de combat à la Ken Loach..
Le film porte vraiment bien son nom, car il traite parfaitement des secrets et mensonges qui envahit la famille . Les interprètes sont parfait, ils joue leur rôle comme si ils était vraiment les personnages et cela change beaucoup du cinéma francais qui se contente de joué un rôle comme au théâtre et ne savent pas rentrer comme il faut dans la peau d'un personnage . Mention spéciale à Brenda Blethlyn, vraiment touchante et à Thimothy Spall qui doit jongler entre sa femme et sa soeur qui porte chacunes un lourd secret et dont les relations s'avèrent plus que nefastes . L'histoire est trés émouvante, les relations familiale sont trés dures, trés pesante, le fait de garder tout ses malheurs en soit rendent les relations et la tension encore plus forte entre mari et femme puis entre mère et fille . Ces choses arrivent dans de nombreuses familles, le sujet est fort, vrai, profond et sensible .
Un film simple et poignant porté par ses personnages. Mike Leigh réalise ici son film chef d’œuvre, couronné de succès à Cannes, et il faut dire qu'on comprend l'engouement que celui suscite encore. Délicat, mis en scène avec classe et sans chichi, toujours sur le bon tempo, Secrets et Mensonges est un modèle. Mais au-delà de sa réalisation et de la peinture si juste de la société britannique, ce sont les personnages qui marquent par leur sincérité et leur justesse. Tous sont touchants et attachants à leur manière et les acteurs le leur rendent bien. La seule limite du film vient d'une certaine lourdeur qui pointe parfois le bout de son nez. Le personnage dépressif de Brenda Blethyn est parfois un brin agaçant, surtout dans une version française catastrophique qui gâche sûrement le plaisir.
Un peu déçu par cette Palme d'Or de Cannes. Certes, tout est humanité et sensibilité, mais le rôle de la mère est surjoué, limite agaçant, certains personnages semblent caricaturaux, et il se dégage un certain parfum désagréable de misérabilisme. Je n'ai pas accroché, car tout cela ne m'a pas paru sonner vraiment juste.
Un vrai grand film et un grand moment de cinéma. Une étude familiale et sociale aussi juste que discrète. Pas d’effet superflu, pas de tape à l’œil, rien que de l’essentiel. Les images sont éblouissantes et les acteurs magnifiés par leurs rôles. À voir et à revoir.
Le cinéma de Mike Leigh met en lumière, avec humour et gravité, le quotidien et l’intimité souvent dramatiques des "petites gens". Doublement récompensé à Cannes en 1996 - Palme d’or et prix d’interprétation féminine pour Brenda Blentlyn - « Secrets et Mensonges » peut être considéré comme le point d’orgue de sa filmographie. Une réussite pleine de sensibilité et touchante dont il faut privilégier la VO plutôt que l’insupportable VF.
Déjà Naked m'avait fait forte impression, de part sa structure et de part son interprétation, et je l'avais ici-même injustement sous-noté. Secrets et mensonges est plus simple, plus linéaire, plus exacte, mais n'en est pas moins intéressant. Le génie de Mike Leigh est d'arriver avec une technique rudimentaire à un quasi chef-d'oeuvre. La façon qu'a Leigh de saisir les réalités sociales et les travers de chacun, s'exprime dans sa direction d'acteurs. Brenda Blethyn est merveilleusement adorable et totalement épuisante. Du côté de l'interprétation du film, rien de compliqué, puisque que Leigh fait un parallèle très clair entre la photo et le mensonge, donc entre le film est la possible révélation des secrets. La scène de la révélation, intervient dans un cadre totalement ubuesque, au beau milieu du mauvais goût incarné, dans un cocon écoeurant. C'est là que tout éclate, et c'est lors de la scène finale que la mère et ses deux filles s'émancipent de ce cocon et respirent dans une atmosphère paisible, baignée de soleil. Quand à l'humour que Mike Leigh pose par touche nuancé, il magnifie son propos. Du très très grand cinéma.
Palme d'Or au festival de Cannes 1996,"Secrets et mensonges" est à la fois le film le plus accessible de Mike Leigh,son plus touchant,et aussi le plus populaire. La méthode du cinéaste britannique,reposant sur l'improvisation de ses comédiens et la description des classes populaires trouve ici sa quintessence. Une mère de famille à larme facile,qui a des relations très compliquées avec sa fille,découvre qu'elle en a une autre,et que celle-ci est noire! Parallèlement,on suit la morne vie de son frère,photographe de mariage,dont l'amour avec sa femme matérialiste semble sérieusement s'étioler. Mike Leigh orchestre des chassés-croisés familiaux qui finissent par se rejoindre lors d'un déjeuner cathartique. Ce qui étonne,c'est le ton,qui part de la tragédie grecque pour aller vers quelque chose de plus solaire et optimiste. Leigh fait tout pour rendre sa mise en scène discrète,en dehors de quelques ellipses,pour laisser libre cours aux performances remarquable de sa troupe de fidèles. Brenda Blethyn,qui ponctue toutes ses phrases d'un "sweetheart" est bouleversante,même si certains la trouvent trop intense. Et on s'agenouille devant le naturel et la gentillesse confondante de Timothy Spall.
Ce film a bien mérité la Palme d'or 1996. C'est un chef-d'œuvre ! D'abord la progression des secrets à la vérité, en dépit des mensonges, est très bien conduite. Tout s'articule autour de la fille cachée d'Hortense. La portée morale de cette production est claire : dire la vérité en toutes circonstances. Les acteurs sont excellents. Brenda Blethyn (Cynthia) est ahurissante et le duo avec Marianne Jean-Baptiste (Hortense) fonctionne parfaitement. À voir et à revoir plusieurs fois !
Un bon drame où tout se décante à la fin, où tous les secrets sont révélés. Même si ça manque de rythme, on ne s'ennuie pas et on s'immisce facilement dans ces histoires. Malheureusement ces mensonges et ces secrets sont mal dévoilés ce qui fait que le spectateur a du mal à s'identifier à ces personnages qui gardent crédibilité et sensibilité de bout en bout.
Par l'apparente inutilité de certaines sous-intrigues (notamment l'ancien propriétaire du magasin photo), le récit souligne sa volonté de dépeindre des destins marqués par une certaine insatisfaction, au-delà de l'audacieuse illustration qu'être adopté peut ouvrir à une vie plus réussie que de rester avec une génitrice toxique, inconséquente, geignarde et qui aurait dû (comme tant d'autres) s'abstenir - que Brenda Blethyn rend parfaitement insupportable. Peignant des relations humaines teintes de jalousies, d'a priori, de blessures et des liens familiaux distendus voire conflictuels, la narration assez discrète pour mettre en avant les émotions des protagonistes se pare pourtant d'une douce lumière, semblant symboliser l'irruption du personnage d'une sensible Marianne Jean-Baptiste - aussi impeccable que le touchant Timothy Spall ou la dédaigneuse Phyllis Logan. Un appel à la vérité - mais qui se pare de stéréotypes moralistes très discutables...